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samedi 20 octobre 2012

Le collectif et le personnel



Equilibre

Notre société a de plus en plus de peine à trouver l’équilibre entre le collectif et le personnel. Alors que tous les systèmes se mondialisent, la place et les droits de l’individu passent de plus en plus inaperçu. Sans pousser la réflexion très loin, un texte biblique a retenu mon attention sur le sujet. Je vous le livre ici :

Lorsqu’un homme sera nouvellement marié, il n’ira point à l’armée, et on ne lui imposera aucune charge ; il sera exempté par raison de famille pendant un an, et il réjouira la femme qu’il a prise : Deutéronome chapitre 24, verset 5.

Application

Il y a des moments où la considération de la situation d’une personne prévaut sur les besoins même de la nation. Le service de la nation ne prime pas sur l’individu au point de le priver de son droit à jouir du bonheur le plus fondamental qu’il possède : celui de réjouir la femme qu’il vient de prendre et de poser ensemble les bases de leur vie future.

Alors que la mondialisation devient le maître mot de la construction politique actuelle, se pose la question de savoir où et comment les droits de l’individu pourront encore être pris en compte. La mesure prescrite ici témoigne de la sensibilité de Dieu pour la personne humaine. Si l’esprit collectif d’une nation ou d’un ensemble est vital pour la bonne marche de ceux-ci, il ne doit pas être totalitaire au point d’éclipser les cas particuliers. L’équilibre entre les deux impératifs, le collectif et l’individuel, doit être trouvé. La justice exige de l’individu qu’il soit, en temps normal, prêt à sacrifier son intérêt, son confort et son aisance personnels pour la défense de ceux de son peuple. Dans des cas particuliers, la justice a aussi le devoir de protéger l’individu contre les abus de pouvoir dont pourrait faire preuve le système.

Il est du devoir de chacun de faire preuve de solidarité avec tous ceux qui composent la nation au sein de laquelle il vit, particulièrement en période de crise et de danger Il est du devoir de la nation de prendre en compte les besoins et les situations de chaque individu pour ne pas devenir une machine infernale à broyer les âmes pour le seul intérêt de ceux qui la dirigent. L'Etat peut avoir des raisons auxquelles la raison de l'individu doit se soumettre. L'individu peut avoir ses raisons que la raison d'Etat doit prendre en compte



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samedi 11 août 2012

L'ennemi n° 1 de la foi : le relativisme


Mais qu’appelle-t-on relativisme au juste ?
Le relativisme soutient la proposition suivante : « Une vérité n'est pas vérité en elle-même, dans l'absolu, mais seulement du point de vue relatif de la personne qui l'énonce ou qui y croit. »
Ainsi, toutes les opinions se valent, car elles s'expliquent toutes par le point de vue d'une personne. En conséquence, les opinions, les idées n’ont pas de valeur en soi, mais sont seulement relatifs à l’environnement (à la période historique, à la culture), aux goûts ou aux dégoûts, aux humeurs personnelles, etc.[1]
Pour le relativiste, toutes les vérités sont complètement relatives et provisoires car le relativisme nie l’existence d’une vérité objective ; il se laisse « flotter et emporter à tout vent de doctrine » (Eph. 4, 14), par tous les courants idéologiques. Pour lui, la vérité n’est qu’une affaire de croyances.
Il s’exprime dans des phrases du type :
    • « Tout se vaut. »
    • « Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. » Oui mais faut-il étendre cette maxime aux pensées ?
    • « Toutes les religions se valent. » Cependant, il arrive souvent que ceux qui énoncent de telles affirmations ne connaissent ni les religions, ni ce qui les distingue.
    • « Si ta foi te fait du bien alors c’est très bien pour toi. » Remarquez le peu de souci de la vérité. L’objet de la foi est ramené au bien-être qu’on en tire. Et Dieu dans tout ça ?...
Le relativisme croit que nous pouvons choisir nous-mêmes notre propre vérité, sous le faux prétexte que la vérité comme un absolu est trop confinée, qu’elle enferme, qu’elle emprisonne et qu’elle est donc à rejeter.
Transposé au domaine de la foi chrétienne, il mène à des opinions, à des doctrines confuses et floues et à la « petite voix intérieure personnelle » sans cohérence avec le contenu intégral de la Bible. Dit autrement, il mène à la confusion mentale et spirituelle. Parfois aussi, à la secte, par la préférence de certains versets à d’autres.
Le relativisme s’inscrit parfaitement dans le consumérisme.
On choisit sa vérité comme on choisit un produit sur une gondole de magasin : « je prends ce qui me plaît et je vais d’une boutique à l’autre ».
Les pensées deviennent des articles d’hypermarché. Je prends ce que je veux sur l’étalage ; c’est au choix et « A chacun ses goûts ! », « A chacun ses opinions ! »
Une telle attitude ne demande ni réflexion, ni discernement. N’oubliez jamais qu’un consommateur ne pense pas, il dépense, il est manipulé dans ses choix.
L’individu formaté par le consumérisme se laisse porter par « le flux mouvant et bigarré de l’opinion »[2]. Il ne pense pas par lui-même : il recourt au prêt-à-penser ambiant devenant ainsi conformiste.
Il est évident que « le relativisme postmoderne est en fait porté par une complète indifférence à l’égard de la question de la vérité. »[3] car il procède du culte de l’égo : S’il n’y a que « moi » qui m’intéresse, je ne peux évidemment pas m’intéresser à la vérité qui est toujours au-delà de « mes opinions ». L’ultime mesure est mon égo et mes désirs.
La "dictature" du relativisme
Le relativisme prétend être une attitude ouverte et tolérante mais :
  • Il ne supporte pas une foi claire qu’il définit comme du fondamentalisme. Toute affirmation, toute conviction, toute foi est une« intolérance » : La tolérance, c’est le relativisme absolu ![4] Or, le « relatif absolu » est un oxymore. Il est donc intellectuellement insoutenable.
    A bien y regarder, la tolérance souhaitée est l'adhésion à la pensée dominante. Bienheureusement, des hommes se sont opposés aux idéologies destructrices appréciées par la majorité, tel Dietrich Bonhoeffer face au nazisme.
    La véritable tolérance amène à penser : « Vous avez tort mais je vous respecte » et non « si vous me contredites quand je dis que toutes les opinions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à combattre par tous les moyens … Si vous n’êtes pas d’accord, taisez-vous ! »
    • Le relativisme s’impose comme une norme absolue, comme la plus dogmatique de toutes les idéologies. Il n’attend comme unique attitude que celle qui consiste à « suivre sa volonté propre et à être une girouette allant dans toutes les directions selon tous les vents »[5].
    • Dans sa forme totalitaire, il exclut parfois de manière violente toute idée de vérité. Ainsi, au plan politique, ne pas être relativiste, c’est être absolutiste – vouloir rétablir la monarchie absolue (de droit divin) ou la dictature – et, au plan religieux, c’est être prêt à partir en guerre de religion et vouloir rétablir l’inquisition.
Lors du congrès Lausanne III, Carver Yu, professeur de théologie dogmatique à Hong Kong et membre de la commission théologique de l’Alliance évangélique mondiale, affirmait : « Avec un zèle 'évangélisateur' et une hostilité sans précédent, le relativisme fait désormais la guerre à la religion en général, et au christianisme en particulier. » Il « réduit au silence toute proclamation de vérité supérieure qui serait vraie pour l’ensemble des êtres humains et des cultures. »
Le relativisme est une des difficultés principales de la prédication de l’Evangile dans un monde pluraliste et globalisé. De plus, si les chrétiens décidaient de relativiser la vérité ou de la diluer, l’Eglise s’affaiblirait dangereusement.
Le défi est donc de professer la vérité de l’Evangile du Christ et de « ne pas succomber à la tentation du relativisme ou de l’interprétation subjective et sélective des Écritures. »[6]
·         1] Source : http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/verite3.htm
[2] Expression de Günter Anders
[5] Source : article « Benoit XVI parle du danger du relativisme... Qu’est-ce que c’est ? » http://v.i.v.free.fr/spip/spip.php?article2119
[6] Benoît XVI le 26 mai 2006, lors de son passage à Varsovie.

samedi 9 juin 2012

Les voies étranges du bien et du mal (2)

Nous avons vu dans le dernier post le paradoxe étrange des voies parallèles que suivent le bien et le mal. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

1ère leçon

La première leçon que je retiens de ce constat est qu’il n’est facile pour personne de distinguer en toutes choses la nature de ce qui se produit. Ronald Dunn qui a perdu un fils par suicide le dit dans son livre remarquable « Quand le ciel est silencieux » : « Le bien et le mal empruntent des voies parallèles et aboutissent souvent ensemble. » Un fait anodin, vécu il y a quelque temps, l’illustre. J’avais placé sur le trottoir qui se situe devant notre lieu de culte un présentoir avec de la littérature et des bibles. Chacun était invité à se servir gratuitement. Un groupe de jeunes garçons turbulents passa et renversa volontairement le présentoir. Il y eut un peu de casse de matériel. Pendant que je ramassais les livres éparpillés, deux jeunes filles s’approchèrent et se mirent à m’aider. Je ne les connaissais pas. Le travail fini, je les remerciai en leur donnant un DVD du film Jésus et un Nouveau Testament qu’elles prirent avec joie. Le bien et le mal avaient emprunté des voies parallèles, certes, sans se toucher, mais dans une proximité et une ressemblance étonnantes.
2ème lecon

La seconde leçon que je retiens de ce constat est que le mal n’est jamais éloigné du bien et vice-versa. La haine, dit-on aussi, est proche de l’amour, comme le verso d’une pièce n’est jamais loin de son recto. Il y a toujours peu de marge ou de distance pour qu’un bien se transforme en mal, s’il n’est pas vécu ou reçu comme il le devrait. Tel homme reçoit un héritage important qui pourrait assurer son avenir, mais il le dilapide de manière insensée. Tel couple commence sur de bonnes bases… jusqu’à ce que l’un trahisse l’autre en le trompant. L’inverse aussi peut se produire. L’histoire de Joseph, trahi et vendu par ses frères en Egypte, l’illustre parfaitement. Devenu, après des années de galère et suite à l’action mystérieuse de Dieu, premier ministre du Pharaon d’Egypte, il sera l’instrument qui sauvera de la famine et de la mort toute sa famille. « Vous aviez médité de me faire du mal, dira-t-il à ses frères. Dieu l’a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux : Genèse 50,20. »

Cette proximité et, parfois, cette ressemblance étrange entre le bien et le mal doivent nous interpeller. Elles nous invitent à deux choses. La première consiste à être vigilant. Le bien ne reste le bien que s’il ne se dénature pas. Dévier une chose de son sens, du but pour laquelle elle a été faite, et le bien se change immédiatement en mal. La seconde consiste à ne jamais désespérer. La Bible est le livre par excellence des échecs transformés en réussite. La croix de Jésus-Christ, crime suprême de l’humanité, en est la plus forte démonstration. Tous, d’une manière ou d’une autre, nous portons la responsabilité de la mort du Fils de Dieu. Car, tous, nous reproduisons les attitudes et nous cultivons les raisons qui ont poussé ceux qui l’ont condamné à l’exécuter. Crime commis par les hommes, la crucifixion de Jésus, son Fils, est cependant le moyen que Dieu utilise pour nous offrir le pardon. Car, au-delà des hommes, c’est de manière volontaire et en accord avec son Père que Jésus meurt en portant lui-même dans son corps le poids de nos fautes. Le paradoxe est si étrange qu’il fera dire, au jour de la Pentecôte, à l’apôtre Pierre dans la même phrase : « Que toute la maison d’Israël le sache : Dieu a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié : Actes 2,36.

Conclusion

La dernière leçon que je retiens de cette proximité du bien et du mal, de la mort et de la vie est qu’il n’est pas nécessaire de courir les mers et les océans pour la connaître. Elle se trouve là dans notre cœur. Ici, au plus profond de chacun, se trouve l’aiguillage qui le mènera dans l’éternité aux antipodes de l’une ou l’autre des destinées qu’il choisira. A la croisée des chemins, il suffit d’un oui ou d’un non prononcé à une certaine heure et à un certain endroit pour que se décide pour toujours un sort définitif.


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samedi 2 juin 2012

Les voies étranges du bien et du mal (1)

Bien et mal

Il est habituel, dans la pensée courante, de séparer et d’opposer de manière radicale le bien et le mal. Effectivement, qu’y a-t-il de commun entre le gant dont se sert le meurtrier pour ne laisser aucune trace permettant de l’identifier, et celui du chirurgien qui opère en vue de sauver la vie de son patient ? Mis à part l’accessoire qui habille la main de l’un et de l’autre, rien ne les regroupe. Dans la vie de tous les jours cependant, on constate déjà que le mal et le bien ne sont pas toujours si éloignés que cela. Croyant faire le bien, il arrive qu’on fasse mal et que la situation soit pire qu’avant. Victime d’un mal, on voit parfois la situation se retourner à notre avantage. Du mal qui nous a atteints est finalement sorti un bien.

Ce lien étrange qui semble tenir le bien et le mal dans une certaine cohabitation n’est pas étranger à la Bible. De plusieurs manières, l’Ecriture situe le bien et le mal dans une proximité et une ressemblance étonnantes. Quelques exemples nous en convaincront :

Cohabitation

Commençons avec la genèse, le 1er livre de la Bible, celui des commencements. Après la création de la terre, des cieux, du monde végétal, animal et de l’homme, nous sommes projetés dans une vision du paradis. Le paradis est un jardin rempli d’arbres magnifiques de toute espèce. L’auteur ne nous décrit aucun d’entre eux. Il s’attarde plutôt sur deux arbres, l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal situé tous deux au centre du jardin. Le premier, l’arbre de vie, a pour objet de conférer à l’humanité, si elle choisit l’obéissance à Dieu, la vie éternelle. Le second, l’arbre de la connaissance du bien et du mal, nous est présenté comme le danger maximal auquel ont à faire face nos premiers parents. Dieu est clair à son sujet : pour qui prend et goûte à son fruit, c’est la mort assurée.

Quel manque de sagesse de la part de Dieu, pourrait-on penser ! Si l’arbre de la connaissance du bien et du mal est si dangereux, pourquoi donc le mettre au centre, si près de l’autre arbre. Ne valait-il pas mieux le reléguer dans le coin le plus obscur du jardin pour le soustraire à tout regard ? La proximité de la mort et de la vie, au centre du jardin, est pourtant la marque de la volonté délibérée de Dieu. Oui ! Dieu le veut : les questions qui touchent au bien et au mal, à la vie et à la mort, doivent être au centre de la préoccupation de chaque vie !

Comme dit plus haut, la proximité entre le bien et le mal n’est pas le seul élément troublant. Il y a encore la ressemblance. Alors que le roi Salomon écrit ses proverbes, il a à cœur d’utiliser une métaphore pour décrire ce que sont la sagesse et la folie. Il compare ainsi la sagesse à une femme assise sur les hauteurs de la ville et qui invite les stupides à entrer chez elle pour manger de son pain et boire de son vin. Puis, décrivant la folie, il lui donne les traits d’une femme bruyante assise devant sa maison et hélant les passants en disant : « Que celui qui est stupide entre ici ! Les eaux dérobées sont douces et le pain du mystère est agréable ! » Même apparence et, à s’y méprendre, quasiment même message !

Un autre exemple de cette proximité et de cette ressemblance entre le vrai et le faux nous est donné par Jésus lui-même. Parlant de ce que va devenir le christianisme qu’il est venu fonder, Jésus utilise une parabole. Il raconte que le royaume de Dieu dans ce monde ressemble à un champ dans lequel a été semé deux semences : du blé (par le propriétaire du champ) et de l’ivraie (par un ennemi). Au début, personne ne voit rien. Mais lorsque les épis se mettent à pousser, les serviteurs s’aperçoivent du coup tordu fait au propriétaire. Le problème est que, non seulement l’ivraie et le blé se ressemblent, mais que leurs racines sont si entremêlées les unes aux autres qu’il est impossible d’arracher la mauvais plante sans déraciner la bonne. La seule solution est d’attendre la moisson où, pour toujours, blé et ivraie seront séparés.

Quelles leçons tirer de cet étrange paradoxe entre le bien et le mal, la vie et la mort ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine !

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samedi 26 mai 2012

Les Edwards et les Jukes


Bénédiction et malédiction

La bénédiction et la malédiction de Dieu existent-elles ? Dans la loi que Dieu donna à Moïse, elles y figurent clairement. Avant d’énoncer les dix commandements, sa loi morale, Dieu énonce les deux principes qui présideront à la destinée des générations. « Moi, le Seigneur, ton Dieu, je suis un Dieu à la passion jalouse, qui fais rendre compte aux fils pour la faute des pères, jusqu’à la 3ème et la 4ème génération de ceux qui me détestent, mais qui agis avec fidélité jusqu’à la  1000ème génération envers ceux qui m’aiment et qui observent mes commandements : Exode 20,5-6. »

Deux familles américaines et leurs lignées, qui ont fait l’objet d’études et de commentaires de toutes sortes, illustrent la réalité de l’existence de ce principe. Jonathan Edwards était le père de la première lignée, Max Jukes, le père de la seconde. L’histoire de leurs vies et de leurs descendances démontrent de manière flagrante, si besoin est, qu’elle n’est pas vaine la parole de Dieu qui, à la fois, promet et menace.

Famille Edwards

Jonathan Edwards
Jonathan Edwards, né en 1703 à Windsor, est reconnu par certains comme le plus grand de tous les théologiens et philosophes américains. Animé d’une conscience exceptionnelle de la grandeur de Dieu, Edwards fut à l’origine d’un réveil spirituel qui secoua les hommes de son temps et les fit sortir de leur torpeur spirituelle. De l’union avec sa femme Sarah Pierrepont, qui partageait sa passion religieuse, naîtra 11 enfants (8 filles et 3 garçons) qui furent enseignés dans la même foi. Toujours, les enfants Edwards manifestèrent un grand respect pour Dieu et leurs parents.

Parmi leurs descendants, 285 furent diplômés d’études supérieures. 13 devinrent présidents d’écoles supérieures, 65 professeurs et plusieurs, directeurs d’académies importantes. 45 universités américaines et étrangères comptent d’anciens élèves parmi les descendants de Jonathan Edwards. Les Edwards étaient des gens respectueux de la loi. On compte parmi eux plus de 100 juges et avocats et un Edwards considéré comme probablement le plus éminent professeur de droit des Etats-Unis en son temps.

Les Edwards jouirent quasiment tous d’une bonne santé et d’une longue vie. Ils ont aussi beaucoup fait pour alléger les souffrances de leurs contemporains. On compte parmi eux 60 médecins. De même, les Edwards étaient tous des hommes pieux. Plus de 100 d’entre eux seront pasteurs, missionnaires et professeurs de théologie, parmi les plus éminents.

80 membres de la famille Edwards recevront des postes honorifiques. Plusieurs seront législateurs pour de nombreux états ou représenteront les Etats-Unis à l’étranger. D’autres seront élus membres du Congrès, trois seront sénateurs et un vice-président des Etats-Unis.

Plusieurs descendants Edwards s’illustrèrent dans la littérature. 35 livres réputés portent leurs noms. 18 revues et périodiques importants émanent d’eux.

Famille Jukes

Max Jukes, qui vivait à la même époque, était un criminel hollandais paresseux. Il épousa une femme qui n’était pas plus croyante que lui. Max Jukes et son épouse ne donnèrent aucune éducation à leurs enfants. Sur 1200 descendants recensés, peu connurent une formation même modérée. Seulement 20 d’entre eux apprirent un métier dont 10 dans une prison d’état.

Les Jukes étaient de célèbres transgresseurs de la loi. Parmi les descendants de Max Jukes, 310 moururent pauvres, 150 furent des criminels, 7 des meurtriers, 100 des ivrognes et plus de la moitié des femmes des prostituées.

Les Jukes ne jouirent pas d’une santé resplendissante. 440 d’entre eux furent gravement malades. Aucun d’eux n’exerça jamais une charge publique. Non seulement les Jukes n’écrivirent jamais rien, mais la plupart restèrent illettrés. Alors que la descendance Edwards se dispersa dans le monde, les Jukes ne bougèrent pratiquement pas de leur lieu d’origine.

L’étude faite sur les deux familles aboutit à ce constat. Les 540 descendants de Max Jukes ont coûté à l’Etat américain un million et quart de dollars. Les descendants de la famille Edwards n’a pas coûté un seule centime aux Etats-Unis. Au contraire, par leur piété, leur droiture, leur rigueur et leur intelligence, ils ont contribué à sa richesse.

Conclusion

Il ne faudrait pas tirer de cette comparaison de fausses leçons. Je ne crois pas au déterminisme qui voudrait que, dès sa naissance, chacun serait programmé pour la réussite ou l’échec selon son origine. Je crois à la vérité de la Parole de Dieu qui affirme qu’il y a une moisson à ce qui est semé par une vie. La Bible affirme cependant que, pour qu’il nous soit fait grâce, quelqu’un a moissonné pour nous la conséquence de nos péchés et de ceux de nos pères. Il s’agit de Jésus-Christ. Paul dit de lui que, sur la croix où il meurt, Jésus a été fait malédiction pour nous. Par Lui, la malédiction qui résulte du péché de nos pères peut être ôté. Le Christ est mort pour nous racheter de la vaine manière de vivre héritée de nos pères, dit Paul. Un nouveau départ donnant naissance à une nouvelle génération bénie peut naître de quiconque reconnaît sa faillite et vient à Christ dans la foi pour recevoir une vie nouvelle. La Bonne Nouvelle de l’Evangile s’adresse, non d’abord à ceux qui sont bénis, mais aux maudits. Je suis témoin de ce nouveau départ dans ma propre vie, et de la puissance de la bénédiction de Dieu capable de briser les chaînes de péché des générations passées. Que cette expérience soit aussi la vôtre !


Sources : Vie de Jonathan Edwards  - Les Edwards et les Jukes


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samedi 4 février 2012

Le bien marié au mal


Les deux biens


La cause du mal peut être le bien, et vice versa

Il est de coutume pour beaucoup de gens, y compris les croyants, de penser que le bien vient de Dieu et le mal du diable. Au risque de nous surprendre, la Bible ne présente pas les choses de cette manière. Elle affirme dès ses premières pages que le bien comme le mal sont entrés dans le monde avec la chute. S’il y a un bien qui vient de Dieu, il existe une autre conception du bien qui n’a rien à voir avec lui. Ne pas différencier la source et l’origine des deux biens, c’est inévitablement se fourvoyer sur l’état réel de l’homme et le remède à lui apporter.

L’esprit de la chute

Alors que nos premiers parents vivaient en relation directe avec Dieu, la chute, selon la Bible, n’a pas uniquement consisté à les séparer de leur Créateur. La proposition de Satan visait non seulement à briser la communion, mais aussi à modifier leur mode de fonctionnement. Jusqu’alors on ne parlait ni de bien, ni de mal. Ce qui était vrai, réel, était ce que Dieu disait. La Parole de Dieu était la norme et le cadre de référence suffisant à la pensée et au comportement de nos premiers parents.

Ce cadre ôté, il fallait en donner un autre. Le bien et le mal vont désormais remplacer la Parole divine. Ce qui compte désormais n’est plus le vrai, comme point de référence moral, mais le bien et le mal. Apprenant à penser hors de Dieu, le bien et le mal correspond au système autonome à l’intérieur duquel chacun va décider de sa conduite. Le prophète Esaïe ne s’est pas trompé en donnant sa définition singulière du péché. « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie : Esaïe 53,6. Dit autrement : chacun faisait ce qui lui semblait bon ou bien ! Il y a donc un « bien » que l’homme fait qui procède du mal.

Nature des deux biens

Quelle différence y a-t-il entre le bien selon Dieu et le bien issu du mal ? Elle est considérable. Le bien selon Dieu est inséparable de Dieu, de son caractère, de sa volonté. Il est remarquable à ce sujet que Jésus, l’homme qui a fait le plus de bien sur terre, n’en a jamais parlé. Jésus était préoccupé d’une chose : non faire le bien, mais faire la volonté de son Père qui était dans les cieux. Tout le reste s’alignait à cette priorité. Il ne niait pas par ailleurs le fait que, sans Dieu, les hommes puissent faire le bien. « Méchants comme vous l’êtes, disait-il, savez donner de bonnes choses à vos enfants : Matthieu 7,11. » Ce bien là, cependant, n’avait rien à voir avec celui que Dieu désigne comme tel.

Rien n’est peut-être plus sournois pour l’homme que le bien qui procède du mal. A quoi sert-il ce bien, sinon à le tromper sur lui-même, et sur son état ? Sans conteste le Malin, en introduisant dans l’humanité le bien aux côtés du mal, a réussi un coup de maître. Aucune autre idée ne justifie autant le nom de rusé qu’il porte. Car désormais les hommes peuvent le dire. Certes, ils sont mauvais, mais ils sont aussi capables de faire le bien. Les multiples associations caritatives sans lien aucun avec Dieu qui existent dans le monde n’en sont-elles pas la preuve ?

Le bien issu du mal est inséparable de lui

Il y a cependant une faille à l’exercice du bien issu du mal. C’est que ce bien là est aliéné au mal. Il ne peut s'en séparer et, tôt ou tard, il finit par le servir. Dans la cohabitation du bien et du mal, ce n’est pas le bien qui a le dessus : c’est le mal. Les exemples abondent. Animés par le désir du bien, les hommes cherchent à s’affranchir de ce qu’ils estiment un mal. Ils le renversent. Pour se faire, toujours au nom du bien, ils estiment que la fin justifie tous les moyens. Le mal donc peut être un outil possible au service du bien. Arrivés à leurs fins, les révolutionnaires du bien se trouvent dans l’obligation de l’imposer. Ils combattent donc à leur tour tous ceux qui en viendraient à contester le bien pour lequel ils ont combattu… jusqu’au jour où, devenus à leur tour le mal, ils se font renverser par de nouveaux révolutionnaires du bien ! Le bien et le mal sont comme Docteur Jekill et Mister Hyde : les deux faces d’un même être !

Pensé hors de Dieu,  le bien inévitablement évolue. Dieu seul, en effet, est un point fixe, immuable. Lui seul peut donner une juste définition du vrai, du juste, du bien. L’homme étant plein de confusion en lui-même, le bien issu de lui le reflète. Telle chose qui était bien hier (préserver la vie, par exemple) ne l’est plus aujourd’hui. De la catégorie du mal auparavant, avortement et euthanasie sont rangés dans la catégorie du bien. Impensable autrefois, l’évolution de la notion de bien en vient à justifier ce qui, toujours, a été considéré contre nature. Bientôt, il sera bien de marier des personnes homosexuelles et de leur ouvrir le droit à l’adoption ! Le bien du passé est devenu désuet et le mal du passé porte les habits de la respectabilité.

Le bien issu du mal est une telle illusion qu’il en est devenu la justification à toutes les horreurs. Un ami me le rappelait récemment. C’est au nom du bien, et non du mal, que toutes les guerres, les pires horreurs, les génocides ont été perpétrés dans le monde. A tel point qu’au procès de Nuremberg, les nazis n’ont, pour la plupart, fait part d’aucun sentiment de regret devant leurs juges. A leurs yeux, ils n’ont fait qu’obéir. Or, qui peut dire qu’obéir n’est pas bien ?

Solutions

S’il faut trouver une solution aux maux du monde, il nous faut changer radicalement notre façon de penser et de l’aborder. Non ! Le mal seul n’a pas à être combattu. Ce qu’il nous faut changer, c’est toute notre manière de fonctionner. Tant que nous pensons en-dehors de Dieu, le bien ne pourra conduire qu’au mal. C’est le retour vers Dieu qui est la source du rétablissement du vrai et du juste dans le monde.

Nous avons eu tort, en tant que croyants, de ne mettre l’accent que sur le mal. Pour Jésus, le bien que les gens faisaient autour de lui étaient aussi dangereux que le mal. Jésus s’en est pris avec sévérité aux pharisiens qui étaient prompts à condamner les voleurs et les prostituées, mais qui ne voyaient pas à quel point le mal était mêlé au bien qu’ils prétendaient faire. La réforme de l’homme ne passe par la correction de ses plus pires défauts. Il lui faut changer de mentalité, de façon de penser. Il lui faut s’aligner au point de vue de Dieu, un point c’est tout. C’est ce que Jésus et Jean-Baptiste appelaient la repentance.

Jésus et les apôtres l’ont dit. Il existe dans la vie des hommes des œuvres bonnes qui sont mortes. Elles sentent le soufre. Le bien véritable n’est pas en nous. Il vient lorsque nous reconnaissons devant Dieu que la source de tout mal tire son origine de notre déconnexion de Lui. « Chacun suit sa propre voie, dit le prophète. » Puis il ajoute : Mais l’Eternel a fait retomber sur lui (Jésus) la faute de nous tous : Esaïe 53,6.

Tant que nous voulons vivre et penser en-dehors de lui, aucun bien n’aura un quelconque poids devant Dieu. Par Jésus, une vie nouvelle est possible pour chacun en communion avec Lui. Nous entrons alors dans des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour nous afin que nous les pratiquions : Ephésiens 2,10.


P.S : Après réflexion, il m'apparaît que c'est donner à Satan une intelligence créatrice trop grande de le faire auteur du système parallèle du bien et du mal comme substitut à celui de la Parole suffisante de Dieu comme cadre de comportement pour nos premiers parents. L'arbre qui portait le fruit de la connaissance du bien et du mal faisait partie du jardin d'Eden. Il était présent avant la chute. La prouesse du Malin n'a pas été de l'inventer, mais de convaincre nos parents du fait qu'il était meilleur que l'autre. Il n'empêche que ce nouveau système n'est pas le cadre dans lequel Dieu voulait que nous évoluions !
 

samedi 14 janvier 2012

Quand les fondements sont renversés...

Fondements

Toute la notion du bien et du mal existant dans ce monde, comme celle de la justice, repose sur des fondements. Ces fondements moraux sont comparables en mathématiques à ce qu’on appelle des axiomes. Des axiomes sont des propositions évidentes en elles-mêmes, et qui n’ont nul besoin d’être démontrées. C’est sur elles, à partir d’elles, que se font tous les calculs et les opérations qui font des mathématiques une science. Comme en mathématiques, l’équilibre moral d’une société ne peut se maintenir que s’il se construit sur la base de vérités évidentes en soi, donc intouchables. Le noyau dur de ces vérités est en premier lieu, l’idée sensée que nous ne sommes pas le produit du hasard, mais l’œuvre d’un Créateur personnel et tout-puissant à qui, un jour, nous sommes tous appelés à rendre compte de nos vies. Seul un stupide, dit le roi David, affirme : Dieu n’existe pas ! : Psaume 14,1.

Si l’œuvre première du Mal est  la négation de Dieu, elle ne se résume pas à cela. Il en est une autre, beaucoup plus sournoise et insidieuse, qui, souvent à l’insu de ses victimes, se fait dans le secret de leur âme. Cette œuvre consiste à saper en eux les fondements sur lesquels repose toute la notion de justice et de jugement, seuls capable de les modérer dans leur folie. Le Mal le sait : l’homme mauvais se précipite d’autant plus vite dans le mal que sa conscience ne lui reproche rien à ce sujet ! Aussi, le Mal considère-t-il comme étant son œuvre principale de fournir à la conscience les raisons et les arguments rendant justifiables, et dignes d'approbation, les actes les plus condamnables au regard de la loi morale donnée par Dieu. Puisque la loi affirme que telle chose est bonne et son contraire mauvais, le premier travail du Mal sera de changer la loi qui régit la conscience : il faut que ce qui était défini par Dieu comme le mal devienne bien, et vice versa. Pour atteindre son but, le Mal ne manque pas de moyen, le premier étant le relativisme, arme qui fera tomber Eve : Gen 3,1. Le relativisme est l’art de nier les absolus, de tout niveler à valeur égale, de réfuter la gravité de la transgression , de tout banaliser, bref, de tout inverser… Le relativisme est devenu la doctrine morale de la majorité, tandis que la foi en des absolus a hérité du nom discriminatoire d'étroitesse d'esprit et de sectarisme.

Quand il n’y a plus de fondements…

Le psaume 12 pose la question : quand les fondements d’une société sont renversés, que peut le juste : Psaume 12,3

Deux réponses sont apportées :

1ère réponse : la confiance en la justice souveraine de Dieu

Quand bien même tous les hommes diraient, pour se rassurer dans le mal, « Dieu n’existe pas ! », cela ne l’empêche nullement d’exister ! L’humanité peut, dans sa négation de Dieu et sa "bonne conscience" dans le mal, atteindre un point de non-retour ! Celui qui décide in fine de la façon dont se conclut l’histoire est Celui qui en est l’initiateur. C’est sur lui, l’axiome de l’existence de Dieu, que la foi du croyant doit, plus que jamais en période de nihilisme, s'appuyer ! Car, que les hommes le croient ou non, Dieu se lèvera et son jugement viendra. Ce n’est pas le mal, mais la rétribution de Dieu, qui est le point final de l’histoire de tous, et, surtout, de celle des justes ! Inlassablement, posons et reposons les fondements renversés ! Rétablissons-les ! Affirmons ! La tolérance ne se vit bien que dans le cadre sécurisé de la vérité !

2ème réponse : la confiance en la fiabilité des paroles de Dieu :

Si toutes les paroles dites dans ce monde ont perdu toute fiabilité, il y en a d’autres qui, tout au long de l’histoire, restent sûres, parce que liées à la Personne qui les prononce : les paroles de Dieu ! Nous n'avons pas à craindre que les paroles de Dieu soient fausses. Elles ont été mises à l’épreuve dans de multiples circonstances, par de multiples personnes, sans jamais faillir ! C’est sur elles que, seules, le croyant doit ancrer sa foi. Elles seules constituent le terrain sur lequel il est en parfaite sécurité ! Le relativisme porte en lui-même le dard de sa propre ruine ! Car si rien n’est sûr, comment les idées qui émanent du doute et de l’appréciation de chacun le seraient-elles ? Selon Pascal, l’homme est un sujet trop plein d’erreurs pour ne pas avoir besoin d’une norme extérieure objective pour lui dire ce qui est bien ou mal. La seule norme objective, en matière de justice et de moralité, est celle donnée par Celui qui est à l'origine de tout : le Créateur. Comment pourrait-il en être autrement ?

Nouveau départ

La dernière réponse se trouve dans le pardon que Dieu offre. De même que l’on ne peut transgresser les lois physiques sans se blesser (la loi de la pesanteur, par exemple), il est impossible de jeter par-dessus bord la loi morale de Dieu et s’en sortir indemne. C’est là, dans la récole inévitable de ce que l’on a semé, que Dieu nous attend… avec une bonne nouvelle. Un nouveau départ est possible. Jésus, qui a dit qu’il ne disparaîtra pas un seul trait de lettre de la loi tant que le ciel et la terre seront, est venu pour prendre à son compte le poids et les conséquences de nos fautes. Il nous propose de reconstruire notre vie sur un nouveau fondement : celui d’une vie nouvelle qu’il communique par Son Esprit à tous ceux qui reconnaissent leur faillite. Une société nouvelle ne peut se faire qu’avec des vies nouvelles. Jésus seul a le pouvoir de transformation nécessaire à ce but.

Annonce : rejoignez-nous le dimanche 22/01 à Paris, place de la République à 14 H 30, pour la 8ème Marche pour la vie !

samedi 26 novembre 2011

Sacré et profane

Actualité


Trois faits différents ponctuant l’actualité récente ont retenu dernièrement mon attention. Bien qu’ayant plusieurs traits communs, je n’ai, à ma connaissance, entendu aucun journaliste établir de parallèles entre eux. Le premier fait s’est produit dans la petite ville de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Le maire, Jean Vila, apparenté communiste, a procédé le 12 novembre à un mariage entre Guillaume et Patrick, deux homosexuels. Bien qu’illégal, le mariage se voulait « un acte de révolte » destiné à interpeller les candidats à la présidentielle sur le sujet. Le second fait est l’attentat perpétré par des islamistes contre les bureaux de Charlie Hebdo dans la nuit du 2 au 3/11, suite à la publication de leur journal au titre provocateur « Charia Hebdo, avec le prophète Mahomet en couverture. Le dernier fait est la publication récente des affiches scandaleuses de la marque Bénetton montrant des personnalités opposées ou proches s’embrassant sur la bouche, dont le pape et l’imam de la mosquée Al Azhar.

Beaucoup de bruit et de réactions différentes ont entouré ces trois faits. Sous la pression du Vatican, l’affiche représentant le pape et l’imam a été retirée des panneaux publicitaires. Toute la presse et les politiques de tous bords se sont empressés d’apporter, au nom de la liberté d’expression, leur soutien au journal satirique. Quant à l’initiative de Jean Vila, elle n’a suscité que peu de réactions… comme si la cause était déjà gagnée et le fait inéluctable sous peu.

Que penser de ces trois événements ? Que révèlent-ils ? Quelle position le chrétien que je suis doit-il avoir à leur sujet ? La réponse de ce billet est, sans doute, personnelle. A la lumière de la Parole de Dieu, j’y lis un parallèle fort avec la description que la Bible donne du climat moral qui prévaudra dans « les derniers jours ».

Sacrilèges

Sache, dit l’apôtre Paul à son jeune collaborateur Timothée, que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, SACRILEGES… Alors que le terme n’apparaît que trois fois dans toute la Bible, il est intéressant de noter qu’il se situe justement ici, dans la liste des qualificatifs qui décrivent l’état moral de la société des derniers jours. Qu’est-ce qu’un sacrilège ? De quoi est-il l’indicateur ?

Le sacrilège est liée à la notion de sacré. Si plus rien de sacré n’existe, le sacrilège n’a pas lieu. Le sacré est désigné tel par opposition au profane ou au commun. Par le sacré est défini, pour une société donnée, tout ce qui possède une vertu supérieure, empreinte de dignité ou de noblesse. Le sacré appelle le respect. Il se situe dans le cadre d’un système séparé du profane. Le sacré exige la plus haute considération. La division sacré/profane sépare ce qui, par nature, peut être touché, modifié au gré du temps et des circonstances (le profane), et ce qui ne doit pas l’être (le sacré). Toucher au sacré c’est commettre un crime de « lèse-majesté ». C’est attenter à ce qu’il y a de plus noble, de plus royal dans la société humaine. C’est mériter la pire sanction.

Le sacré

Qu’est-ce qui définit ce qui est sacré ? A cette question, les athées et les humanistes sont bien incapables de répondre. Si tout est le produit du « hasard et de la nécessité », tout se vaut. Il n’est alors pas plus coupable de tuer un animal qu’un être humain, puisque tout est matière. Aucun athée cependant ne se comporte de fait d’une telle manière. D’où vient la conscience du sacré qui habite l’athée si Dieu, l’entité morale suprême, n’existe pas ? Indubitablement, la conscience du sacré, présente dans tous les cœurs et les esprits humains, est une des preuves les plus fortes de l’existence du divin. Le sacré témoigne qu’il y a en l’homme des valeurs supérieures à l’homme lui-même : la vie, la propriété d’autrui, la foi religieuse, la dignité de la personne. Or la Bible le dit : la génération des derniers jours va abolir la frontière entre profane et sacré. Désormais, on peut toucher à tout, rire de tout, tourner en dérision qui on veut. Tout est nivelé. Il n’y a plus ni noblesse, ni dignité, ni hauteur morale, ni profondeur. Les trois faits cités ci-dessus en témoigne. Jean Vila le dit officiellement : la distinction entre homme et femmes n’existe plus. Charly Hebdo le publie : le respect de la foi des autres n’a pas lieu d’être. Bénetton l’affiche : la dignité du rang et de la fonction d’une personne est à mettre au placard. Avec quelles conséquences ? ? ?

La source du sacré

Pour le chrétien, Dieu est la source du sacré ! Les visions rapportées dans la Bible témoigne qu’il existe dans le monde spirituel un respect extrême du sacré. Esaïe témoigne par exemple que les anges qui sont les plus proches de Dieu se couvrent la face devant la gloire de sa Personne. Jude rapporte que les anges de Dieu ne s’autorisent pas à injurier le diable. Tout esprit déchu qu’il est, il est toujours le possesseur, en tant qu’esprit, d’une dignité originelle. C’est à Dieu et à Son jugement qu’ils font appel pour le maudire. Dans sa loi (les dix commandements donnés à Moïse), Dieu établit ce qui est sacré à ses yeux. Il y a d’abord ce qui touche à sa personne : le respect qui lui est dû, la représentation que l’on se fait de lui, le sabbat (jour du repos qui lui est consacré), l’utilisation de Son nom. Il y a ensuite ce qui touche aux relations entre les êtres humains, faits à Son image : l’honneur qui doit être rendu aux parents, le respect de la vie, le respect du mariage, le respect du bien d’autrui, la vérité dans les paroles que l’on prononce… Aucune de ses lois qui définissent et enferment le sacré n’est aujourd’hui respectée !

Jugement

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, dit Salomon. Là commence le respect du sacré. La profanation du sacré est sans nul doute l’une des tares qui précipitera bientôt le jugement de Dieu sur le monde. Dieu est saint, sacré. Tout ce qu’Il nous a donné, et qui est constitutif des fondements de la vie, l’est aussi. Dieu ne laissera pas indéfiniment l’homme profaner, piétiner, ce qui a si grande valeur à Ses yeux. La plus grande colère de Jésus s’est produite dans le temple de Dieu. Prenant un fouet, il a chassé tout ceux qui avaient fait de la maison de Dieu une maison de commerce. Jésus n’a pas supporté la profanation éhontée de ce lieu sacré. Ne rions, ni n’applaudissons aucun des actes de profanation, de quelque nature qu’il soit, qui sont perpétrés dans le monde ! Prenons acte : Dieu est trois fois saint ! «Je ne laisserai plus profaner mon saint nom. Et les nations sauront que je suis l’Eternel, le Saint en Israël : Ezéchiel 39,7. »

P.S : Dans la même tendance du sacrilège, mentionnons aussi : la dernière trouvaille de Toys'r'us : une poupée qui dit des jurons, la pièce de théâtre provocatrice Golgotha Picnic, ou le dernier tube de Lady Gaga : Judas

Autre article sur le sujet : http://ab2t.blogspot.com/2011/11/romeo-castellucci-et-la-merde.html

samedi 19 novembre 2011

La foi véritable

Blondin

Jean-François Gravelet (1824-1897), plus connu sur le nom de Blondin, était un équilibriste et acrobate très connu. Il s’est surtout rendu célèbre pour ses nombreuses traversées au-dessus des chutes du Niagara. Il accomplissait cet exploit sur une corde de 335 mètres de long, tendue à 50 mètres de haut au-dessus des chutes. Des foules venaient l’admirer. Il commençait d’une façon relativement simple en se servant d’une perche qui l’aidait à se tenir en équilibre. Puis il jetait sa perche et commençait à stupéfier son public. Un jour, en 1860, des membres de la famille royale d’Angleterre sont venus avec des invités pour admirer ses prouesses. Il traversa une première fois la corde sur des échasses. Ensuite, il recommença les yeux bandés. Puis il s’arrêta au milieu de la corde et se fit une omelette qu’il mangea. Enfin, il traversa avec une brouette sous les applaudissements de la foule. Il recommença avec un sac de pommes de terre dans la brouette sous les cris délirants de la même foule. Après tout cela, il s’approcha de la famille royale et posa cette question au Duc de Newcastle : « Pensez-vous que je sois capable de faire traverser un homme dans cette brouette ? »

« Oui », dit le Duc.

« Montez ! » répliqua Blondin. La foule se fit soudain silencieuse. Mais le Duc refusa de relever le défi.

« Y a-t-il quelqu’un ici qui pense que je suis capable de le faire ? » reprit Blondin. Personne ne se porta volontaire. Finalement, on vit une vieille dame s’avancer et s’installer dans la brouette. Blondin lui fit faire un aller-retour au-dessus des chutes. Cette vieille dame, c’était sa mère, la seule personne qui avait bien voulu remettre sa vie entre ses mains.

Il en va ainsi de la vraie foi. Elle ne se limite pas à une démarche intellectuelle. Elle implique aussi un engagement concret : celui de nous remettre à Jésus, en toute confiance. Etes-vous prêts à monter "dans la brouette" avec Lui ?

Tiré de Bible Online