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samedi 25 janvier 2014

La réussite des méchants (3)

Secoue-toi !

Alors qu’il se lamentait sur l’épreuve qui l’atteignait tandis que les méchants éclataient de vigueur et de santé, Asaph fut invité par Dieu à considérer leur fin. Il lui fut dit que le présent n’est pas la vérité, mais que celle-ci doit être examinée à la lumière de l’éternité. C’est le lieu où nous passerons l’éternité qui dit si notre vie ici-bas a été réussie ou non. Place devant le même dilemme, Habakuk reçut de Dieu l’injonction de marcher non par la vue, mais par la foi. C’est la confiance en Dieu qui est le rocher de la paix et de la sécurité du juste. Car si les temps et les circonstances changent pour les jutes comme pour les méchants, Dieu ne change pas.

Prophète solitaire en un temps de jugement imminent, Jérémie eut aussi à déplorer la force des méchants.
Après Job, le prophète en viendra à regretter le jour de sa naissance : Jérémie 20,14-15. Face à son désarroi, le message de Dieu sera tout autre que celui qu’il donna à Asaph et Habakuk. Sur un ton proche du reproche, Dieu secouera Jérémie : « Si tu cours avec des hommes à pied et qu’ils te fatiguent, comment pourras-tu te mesurer à des chevaux ? Et si tu n’es en sécurité que dans un pays paisible, que feras-tu dans les fourrés du Jourdain ? : Jérémie 12,5. L’objectif de Dieu est clair. Ce n’est pas l’heure pour Jérémie de se morfondre et de s’apitoyer sur lui-même. Le message de Dieu pour lui est un appel, non à la résignation, mais à la virilité.

Aux armes, citoyens célestes !

Autant nous avons besoin de la réponse de Dieu à Asaph et Habakuk, autant celle donnée à Jérémie nous est nécessaire. Dieu ne nous appelle pas à vivre dans le rêve, mais dans le réel. Or, pour tous les croyants authentiques dans ce monde, le réel est dur, parfois très dur. Il est si dur que, parfois, le croyant peut être amené à se poser la question s’il a fait le bon choix, ou si ce qu’il croit est sûr. Il n’y a jamais de secours et d’aide dans la foi dans la négation de la réalité. Nous pouvons soupirer, pleurer, souhaiter tout ce que nous voulons. Nous devons nous faire à l’idée que le monde dans lequel nous vivons est une jungle impitoyable. Jésus le savait. Il l’a plusieurs fois dit à ses disciples. Il sera fait prisonnier, livré aux principaux chefs du pays qui le condamneront et le feront mourir. Parce qu’il avait une juste vision du réel, il eut aussi la force de l’affronter, dans la communion avec son Père, lorsqu’il se présenta.

Trop de croyants vivent aujourd’hui dans leur bulle. Ils se retirent du monde et font de leur communauté un milieu protégé. Le danger qu’ils courent et qu’au jour de l’adversité, ils se retrouvent sans arme. Il n’est pas dans la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi. Aussi Dieu leur envoie-t-il dans leur tranquillité certaines épreuves pour qu’à travers elles ils apprennent à se battre et soit armé pour affronter le pire. Or, soyons-en sûrs ! Par les temps qui courent, le pire n’est pas pour cette génération derrière nous, mais devant. Il serait bon que les pasteurs, enseignants et dirigeants spirituels prennent à cœur de proclamer au peuple de Dieu le message que reçut Jérémie.

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mardi 14 janvier 2014

La réussite des méchants (2)

DILEMME

Nous avons vu dans le dernier billet que la réponse apportée par Dieu à Asaph, quant à la question épineuse de la réussite des méchants, était de considérer quelle sera leur fin. Deux autres hommes de Dieu ont été, à un certain moment de leurs vies, confrontés au même dilemme. Le premier, Habakuk, vivait en un temps de crise. Juda, le dernier vestige du royaume d’Israël, est prêt de tomber, à cause de son idolâtrie récurrente. Dieu révèle au prophète qu’il va susciter les Chaldéens, un peuple impitoyable pour juger Juda. La révélation pose à Habakuk une question de fond : comment Dieu peut-il se servir d’un peuple méchant et cruel comme outil pour châtier un peuple qui l’est moins que lui ? Où se trouvent ici la logique et la justice ? Dieu ne va pas disserter de longues heures avec Habaquq. Sa réponse va tenir en cinq mots.

UN PRINCIPE

Dieu tient à éclaircir sa position au prophète. Le fait qu’il utilise les Chaldéens pour corriger Juda ne signifie pas qu’il cautionne cette nation. Dieu ne pactise pas avec les Chaldéens. Il laisse simplement se poursuivre le cours de l’histoire sans la retenir. La protection de Juda tient à Dieu et, lorsque Dieu se retire, Juda est sans défense contre les projets conquérants des puissances mauvaises qui l’entourent.

Dans cette situation de désarroi, Dieu dit au prophète comment le juste peut vivre : le juste vivra par la
foi : Habakuk 2,4. La foi n’est pas affaire de logique humaine. Elle est confiance en une Personne que l’on sait fiable. Il est compréhensible qu’Habakuk ne voie pas, dans la liberté que Dieu donne aux Chaldéens d’envahir Juda, de logique. Mais la connaissance que le prophète a de Dieu devrait suffire à lui faire comprendre qu’il ne fait pas d’erreur.

Dès la genèse, Dieu a établi la foi comme le principe moteur de la marche et de la relation avec lui. C’est par la foi qu’Abraham obéit après l’appel qu’il reçut de quitter son pays d’origine pour se rendre à Canaan, le pays promis. Par la foi, il vit Isaac, son fils naître de Sara, sa femme trop âgée et stérile. Par la foi, il se montra prêt à offrir Isaac en sacrifice sur la demande de Dieu. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, mais aussi de vivre avec Dieu. Qui commence à cheminer avec lui aura souvent à faire face à des faits, des situations qui, à vue humaine, pourra le désorienter. Nous n’avons pas encore eu à souffrir physiquement à cause de notre foi. Les gospels que les esclaves noirs écrivirent au temps où ils étaient sur les galères témoignent à quel point la foi soutient l’âme de celui qui n’a pour horizon que la mort.

Tout le livre de Job est aussi la démonstration que seule la foi permet de triompher de l’incompréhensible. Les amis de Job ont prétendu défendre la justice et l’honneur de Dieu face aux propos critiques de Job à son encontre. Ils avaient tort. Ce qui nous arrive ne s’explique pas toujours. La théologie ne répond pas à tout, surtout celle qui veut tout expliquer. La foi permet de continuer à naviguer, alors que l’obscurité nous entoure. Elle porte ses regards au-delà de ce qui est visible pour s’attacher à l’invisible. Que la réponse de Dieu à Habakuk nous aide à nous préparer à ce qui peux se produire de si déconcertant que toutes nos certitudes en sont chavirées !


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jeudi 3 octobre 2013

Là où ça fait mal...

Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens : Matthieu 19,21-22

Là où ça fait mal !

Je me suis réveillé une nuit avec une douleur insupportable au dos. Lorsque le médecin arriva, il chercha
la cause du mal. Savoir que je souffrais du dos ne lui suffisait pas. Il fallait qu’il mette le doigt sur le point précis où le nerf coincé provoquait la douleur. Ce travail d’investigation de mon médecin est le même que celui de Jésus avec le jeune homme riche. Celui-ci n’arrivait pas à voir où il était pécheur, c’est-à-dire en opposition avec Dieu. Il ne se voyait coupable de rien. Il n’avait ni tué, ni volé, ni commis adultère. Il ne mentait pas, honorait ses parents. Jusqu’au moment où Jésus a mis le doigt sur l’idole secrète de son cœur : son amour de l’argent.


Beaucoup de gens sont comme ce jeune homme. Ils ne sont pas trop à l’aise avec l’idée de l’éternité, mais ils ne voient pas en quoi ils sont mauvais. Ils ont besoin que la Parole de Dieu les touche là où ça fait mal. Le jour où j’ai vu mon vrai visage devant Dieu, j’ai compris aussi pourquoi Jésus a dû mourir. Il l’a fait pour moi, pour effacer ce péché qui est en moi, pour que j’accède à la vie éternelle. Le sacrifice de Jésus est pour le péché, votre péché. Quel nom porte-t-il chez vous ?

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samedi 16 février 2013

LE TEXTE CLE !

Un vieux texte

Comment comprendre le monde dans lequel nous vivons ? Ses composantes, sa façon de penser, sa spiritualité, sa mentalité, sa religiosité... ? De nombreux spécialistes, érudits dans leur domaine, ne cessent de se pencher sur le sujet : sociologues, philosophes, scientifiques... Leurs analyses sont utiles. Elles ne rendent pas toujours compte cependant d'une vue fondamentale des choses.  Aussi étonnant que cela paraisse, il n'est nul besoin de lire des milliers d'ouvrages pour comprendre la cause de ce qui fait le monde dans lequel nous vivons ! Un vieux texte, court, suffit à lui seul pour tout expliquer. Lisons-le :

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures..."

Ce texte est un texte de la Bible. Il se trouve dans la Genèse, le premier livre qui la compose. Décortiquons-le pour nous faire une idée de ce qu'il contient. A sa lumière, nous verrons qu'en lui se trouve toutes les racines de ce que nous voyons développé de mille manières autour de nous !

Les valeurs du monde

1ère valeur : le relativisme

Le relativisme est la première valeur introduite dans le texte. Jusqu'à l'épisode relaté, nos premiers parents n'avaient qu'une seule conception de ce qui était bien et mal. Ils s'en tenaient à ce que Dieu, le Créateur, leur avait dit à ce sujet. Ils ne réfléchissaient pas de façon relative, mais absolue. Dieu, d'ailleurs, leur demandait de penser ainsi. Alors qu'Il leur avait ouvert un champ de possibilités quasi infinies (ils pouvaient manger de tous les arbres du jardin...), Il leur avait interdit une seule chose : goûter au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La transgression de l'interdit était clairement formulée : elle leur vaudrait la mort. Il n'y avait donc pas de demi-mesure. La façon de vivre à laquelle Dieu les appelait n'était pas une option parmi d'autres. Le pluralisme des points de vue n'avait pas cours.

Mais voilà que s'introduit une nouveauté ! Quelqu'un aborde nos premiers parents en mettant en doute le caractère absolu de la parole du Créateur : Dieu a-t-Il réellement dit ? Tout se joue sur ce mot, une nuance ! "La réalité n'est-elle pas différente de ce que vous avez compris ? Ne prenez-vous pas trop la parole de Dieu à la lettre ? Dieu n'a pas réellement voulu dire ce qu'Il a dit ! Il faut apprendre à être large, ouvert, tolérant, pluriel dans sa façon de penser et de voir les choses. N'avoir qu'une seule façon de voir la réalité, c'est être borné ! C'est limiter la vie, la réalité à bien peu de possibilités !"

Le relativisme, cher à notre époque, était né. C'est peut-être en notre temps qu'il porte ses fruits les plus visibles. On le voit dans le combat actuel pour imposer à nos concitoyens une vue plurielle des choses, dans tous les domaines. "Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire qu'une chose est vraie et son contraire faux. La vérité que vous défendez est votre vérité, un point c'est tout ! Car il n'y a pas de Vérité avec un grand V. Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire que tel comportement correspond à la réalité ! C'est votre réalité, mais pas celle des autres ! Un homme n'est pas forcément un homme, une femme une femme. Ils sont tous du genre humain, mais peuvent choisir ensuite d'être ce qu'ils veulent ! En imposant votre point de vue, Monsieur, Madame, vous faites preuve de sectarisme, d'intolérance. Vous jugez les autres ! Vous faites preuve d'un esprit borné !"

Dieu a-t-il réellement dit ? S'il n'y a pas une instance extérieure à nous qui, de façon absolue et qualifiée, peut nous dire ce qui correspond à la réalité, que nous reste-t-il ? Le choix de naviguer à vue selon l'air du temps, l'évolution des modes et des moeurs... Qui peut encore interdire quoi que ce soit, user de répression, qualifier que tel comportement est mauvais ou bon ? Qui va décider des limites et au nom de quoi, de qui ? Là se trouve toute la problématique du relativisme !

 2. L'occultisme

Ce deuxième élément apparaît peut-être moins nettement. Mais il s'y trouve bel et bien ! En introduisant une nouveauté dans le mode de penser de nos premiers parents, le serpent n'a pas pour seul but de les faire douter de Dieu, de Sa parole. Il cherche à les conduire sur le chemin d'une connaissance vers laquelle Dieu leur a interdit l'accès. "Vous serez comme des dieux (ou comme Dieu)..." Autrement dit, vous allez connaître le développement exponentiel de vos capacités. Vous allez avoir accès à des pouvoirs que vous ne connaissez pas encore. Vous allez vous affranchir de la contrainte que vous impose le fait d'être de simples créatures ! C'est exactement ce que propose les sciences occultes (mot qui signifie secret ou caché). la définition de l'ésotérisme confirme l'assertion du serpent dans la genèse. L'ésotérisme désigne un ensemble de mouvements et de doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ».

Ne cherchez-plus où se trouvent les racines de la voyance, la divination, l'astrologie, l'hypnose, la médiumnité, des pouvoirs du guérison, du spiritisme... C'est ici, dans la séparation avec Dieu et la sujétion au serpent ! Le monde entier est sous la puissance de dominations spirituelles qui exercent leur influence au travers de multiples sociétés secrètes. Leur objectif est ici clairement affiché : s'affranchir de Dieu pour créer un homme nouveau : un homme-Dieu ! Elles ne vont pas tarder à atteindre leur but... pour la perte du monde !

Suite de l'article d'ici peu !

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vendredi 23 novembre 2012

La réalité sombre du lobby homosexuel



La source spirituelle

La révolution sexuelle et les revendications diverses du mouvement homosexuel s’inscrivent dans un mouvement organisé pour déconstruire activement la société actuelle. Dans cette optique, Lawrence Olivier, professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, spécialiste de l'œuvre de Michel Foucault, et défenseur des droits homosexuels confirma ce but bien spécifique : « Seule la communauté homosexuelle est libératrice, c’est-à-dire, capable de transformer la société »

 Cette mouvance découle en réalité de la philosophie du Nouvel-Âge (ou New Age en anglais). Il n’est qu’à comparer leur étendard pour le voir : tous deux utilisent l’arc-en-ciel qui représente, pour eux, le pont entre l’âme humaine individuelle et le « grand esprit universel » (Lucifer soi-même). Ce symbole a été détourné de son origine biblique qui représente l’alliance offerte par Dieu après le déluge à "tous les êtres vivants" (Genèse, chapitre 9, versets 12 à 17). On retrouve la même tactique  de déformation du message divin que celui du serpent dans le jardin d’Eden.

Dans le Nouvel-Âge, le culte élevé à la déesse mère de l’hindouisme s’inscrit à l’encontre du Dieu « mâle » du judaïsme, du christianisme et de l’islam. Les mouvements Wicca et « Women’s spirituality » poursuivent aujourd’hui cette bataille contre le christianisme « patriarcal ». Plus encore, il est dans l’ordre des choses de combattre la dualité sexuelle qui est, comme toute distinction, une « hérésie » de l’âge du Poisson. Le Nouvel Âge, lui, cultive l’hermaphrodisme, c’est-à-dire le principe de l’existence des deux sexes, ou des caractères qui leur sont liés, dans une même créature humaine ; le Ying /Yang est le symbole de cette fusion des contraires dans une même unité.

Le but caché de la pansexualité

La pansexualité, tout comme le panthéisme, est une résultante de cette philosophie du Nouvel-Âge. Le panthéisme, en affirmant que Dieu est tout,  transforme les hommes en Dieu à la manière de Satan qui disait à Adam et Ève « Vous serez comme des dieux » (Genèse 3 : 5). La pansexualité se définit comme étant l’attirance pour toutes les personnes sans tenir compte de son sexe. Le partage de la sexualité avec tous ses voisins. La sexualité ne serait donc plus réservée à ce qu’il y a d’intime mais bien plus à ce qu’il y a d’universel. Certains blogs présentent la chose comme morale en déformant le message divin encore une fois à la manière de Satan dans le jardin d’Eden : « Il est important de ne pas réprimer notre pansexualité et de la vivre librement et avec bon sens. La répression et l'interdiction de l'instinct naturel créent la frustration, qui se traduit souvent en comportement antisocial et violent. Le bon sens est contenu dans l'expression: "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît!" »

Les revendications homosexuelles donnent donc de l’eau au moulin du malin pour faire croire aux hommes qu’ils sont dieu (et ne sont donc plus dépendants d’une certaine morale) et pour détruire l’ordre naturel créé par Dieu, notamment l’identité sexuelle. Une sorte de nihilisme social en quelque sorte. Mais cela va même plus loin.

 Le but spirituel de cette révolution sexuelle est d’asservir l’homme encore plus et non de le libérer comme le prétendent ceux qui la soutiennent. Aldous Huxley, membre de l’élite mondiale et en ce sens connaisseur des buts définis pour les décennies à venir (aux dépens des hommes politiques soumis à cette élite), écrivit dans son livre Le meilleur des mondes (1948): "Au fur et à mesure que la liberté politique et économique diminue, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître à titre de compensation. Et le dictateur sera bien avisé d'encourager cette liberté. S'ajoutant au droit de rêver sous l'influence de la drogue, du cinéma, de la radio, elle contribuera à concilier avec l'esclavage ceux dont il est le destin." Aujourd’hui la liberté politique et économique des citoyens se réduit de jour en jour aux dépens d’une étatisation constante et d’une mondialisation grandissante. Il est important ici de réaliser ce but qui n’est pas du tout visible dans les colonnes de nos médias car eux-mêmes ne le réalisent pas (ou ne veulent le divulguer). L’asservissement des hommes est donc au cœur du projet.

L’enfant objet

En institutionnalisant le mariage entre homosexuels, l’Etat et les bâtisseurs de la Nouvelle Babylone brisent le lien entre le don de la vie  et la relation amoureuse durable. De plus, le droit à l’enfant remplaçant le droit de l’enfant, l’étape suivante est logique. L’embryon humain va devenir l’objet des manipulations les plus sacrilèges. La dissociation entre l’amour et la fécondation cache une autre rupture : celle entre l’âme humaine et la matière en laquelle elle s’incarne que veulent imposer sournoisement les ennemis de la foi en Dieu. Déni orgueilleux du caractère spirituel et donc sacré, de la personne, réduite à un amas de cellules. La révolution sexuelle a ainsi pour but de détruire le plan de Dieu sur l’amour humain et la procréation. En 1986, il y a donc plus de 45 ans, Elisabeth Badinter annonçait déjà dans L’un et l’autre : « Aujourd’hui, on peut être enceinte sans faire l’amour, emprunter un ovocyte à X, du sperme à Y, féconder le tout in vitro, se faire réimplanter l’embryon, ou le faire porter par une autre. Il n’est peut-être pas loin le temps où une mère artificielle pourrait se substituer à une mère de chair et de sang, car elle veut voir créer un nouvel être humain. »

 Mais comme l’écrit l’apôtre Pierre, le diable rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5 : 8), qui n’est jamais rassasié de ses revendications immorales. Ainsi, à propos du lobby homosexuel Marianne écrivait le 15 Mars 2003 : « Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu’il ne peut plus éprouver l’excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre ». Contrairement à ce que prétendent les militants gays, l'indifférence que la société manifesterait est leur plus grande angoisse.

 Le mensonge et l’omerta sont les plus grandes armes de déstabilisation de ce mouvement. Déformation des statistiques, mise en sourdine des conséquences de l’adoption par des couples homosexuels sur les enfants, refus de parler des problèmes psychologiques des homosexuels, entêtement pour ne pas réaliser les conséquences de la transformation de l’institution du mariage, etc.[1]

Fausse tolérance

Le problème, le vrai, c’est cette exigence, cette obsession du droit-de-l’homme héritée des « Lumières » vacillantes, qui s’attache à un égalitarisme universel dont on ne voit pas où pourrait se fixer la limite. Untel est chinois, j’ai le droit d’être chinois ; un tel est riche, j’ai aussi le droit d’être riche ; etc. Et si je n’y parviens pas, c’est à la société, à l’Etat, de satisfaire mon exigence. La tolérance est leur cri de ralliement mais la tolérance à leur manière. Ainsi eux ne l’appliquent pas quand il s’agit de respecter la foi des chrétiens[2].

 En conclusion, le mouvement homosexuel est un mouvement ayant pour but d’aliéner les hommes pour mieux les manipuler en changeant leur identité sexuelle, leur lien avec leur Créateur, et en brisant la famille. La philosophie qui se cache derrière est une philosophie sombre qui prend ses racines dans le Nouvel-Âge, plateforme où est louée Lucifer. En ce sens,  le but de cette mouvance de recréer un homme en se prenant pour le Créateur n’est donc pas surprenant. Il s’agit donc de reconstruire une nouvel ordre social en détruisant le mariage traditionnel. Margaret Sanger, féministe et pro-avortement disait d’ailleurs : « le lit du mariage est l’influence la plus délétère de l’ordre social ».


[1] Pour des détails chiffrés et spécifiques, on se réfèrera au livre « De la Dictature du Mensonge à la Libération » http://sionway.blogspace.fr/1787101/Livre-De-la-dictature-du-Mensonge-a-la-Liberation/


 Source : SIONWAY

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samedi 9 juin 2012

Les voies étranges du bien et du mal (2)

Nous avons vu dans le dernier post le paradoxe étrange des voies parallèles que suivent le bien et le mal. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?

1ère leçon

La première leçon que je retiens de ce constat est qu’il n’est facile pour personne de distinguer en toutes choses la nature de ce qui se produit. Ronald Dunn qui a perdu un fils par suicide le dit dans son livre remarquable « Quand le ciel est silencieux » : « Le bien et le mal empruntent des voies parallèles et aboutissent souvent ensemble. » Un fait anodin, vécu il y a quelque temps, l’illustre. J’avais placé sur le trottoir qui se situe devant notre lieu de culte un présentoir avec de la littérature et des bibles. Chacun était invité à se servir gratuitement. Un groupe de jeunes garçons turbulents passa et renversa volontairement le présentoir. Il y eut un peu de casse de matériel. Pendant que je ramassais les livres éparpillés, deux jeunes filles s’approchèrent et se mirent à m’aider. Je ne les connaissais pas. Le travail fini, je les remerciai en leur donnant un DVD du film Jésus et un Nouveau Testament qu’elles prirent avec joie. Le bien et le mal avaient emprunté des voies parallèles, certes, sans se toucher, mais dans une proximité et une ressemblance étonnantes.
2ème lecon

La seconde leçon que je retiens de ce constat est que le mal n’est jamais éloigné du bien et vice-versa. La haine, dit-on aussi, est proche de l’amour, comme le verso d’une pièce n’est jamais loin de son recto. Il y a toujours peu de marge ou de distance pour qu’un bien se transforme en mal, s’il n’est pas vécu ou reçu comme il le devrait. Tel homme reçoit un héritage important qui pourrait assurer son avenir, mais il le dilapide de manière insensée. Tel couple commence sur de bonnes bases… jusqu’à ce que l’un trahisse l’autre en le trompant. L’inverse aussi peut se produire. L’histoire de Joseph, trahi et vendu par ses frères en Egypte, l’illustre parfaitement. Devenu, après des années de galère et suite à l’action mystérieuse de Dieu, premier ministre du Pharaon d’Egypte, il sera l’instrument qui sauvera de la famine et de la mort toute sa famille. « Vous aviez médité de me faire du mal, dira-t-il à ses frères. Dieu l’a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux : Genèse 50,20. »

Cette proximité et, parfois, cette ressemblance étrange entre le bien et le mal doivent nous interpeller. Elles nous invitent à deux choses. La première consiste à être vigilant. Le bien ne reste le bien que s’il ne se dénature pas. Dévier une chose de son sens, du but pour laquelle elle a été faite, et le bien se change immédiatement en mal. La seconde consiste à ne jamais désespérer. La Bible est le livre par excellence des échecs transformés en réussite. La croix de Jésus-Christ, crime suprême de l’humanité, en est la plus forte démonstration. Tous, d’une manière ou d’une autre, nous portons la responsabilité de la mort du Fils de Dieu. Car, tous, nous reproduisons les attitudes et nous cultivons les raisons qui ont poussé ceux qui l’ont condamné à l’exécuter. Crime commis par les hommes, la crucifixion de Jésus, son Fils, est cependant le moyen que Dieu utilise pour nous offrir le pardon. Car, au-delà des hommes, c’est de manière volontaire et en accord avec son Père que Jésus meurt en portant lui-même dans son corps le poids de nos fautes. Le paradoxe est si étrange qu’il fera dire, au jour de la Pentecôte, à l’apôtre Pierre dans la même phrase : « Que toute la maison d’Israël le sache : Dieu a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié : Actes 2,36.

Conclusion

La dernière leçon que je retiens de cette proximité du bien et du mal, de la mort et de la vie est qu’il n’est pas nécessaire de courir les mers et les océans pour la connaître. Elle se trouve là dans notre cœur. Ici, au plus profond de chacun, se trouve l’aiguillage qui le mènera dans l’éternité aux antipodes de l’une ou l’autre des destinées qu’il choisira. A la croisée des chemins, il suffit d’un oui ou d’un non prononcé à une certaine heure et à un certain endroit pour que se décide pour toujours un sort définitif.


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samedi 2 juin 2012

Les voies étranges du bien et du mal (1)

Bien et mal

Il est habituel, dans la pensée courante, de séparer et d’opposer de manière radicale le bien et le mal. Effectivement, qu’y a-t-il de commun entre le gant dont se sert le meurtrier pour ne laisser aucune trace permettant de l’identifier, et celui du chirurgien qui opère en vue de sauver la vie de son patient ? Mis à part l’accessoire qui habille la main de l’un et de l’autre, rien ne les regroupe. Dans la vie de tous les jours cependant, on constate déjà que le mal et le bien ne sont pas toujours si éloignés que cela. Croyant faire le bien, il arrive qu’on fasse mal et que la situation soit pire qu’avant. Victime d’un mal, on voit parfois la situation se retourner à notre avantage. Du mal qui nous a atteints est finalement sorti un bien.

Ce lien étrange qui semble tenir le bien et le mal dans une certaine cohabitation n’est pas étranger à la Bible. De plusieurs manières, l’Ecriture situe le bien et le mal dans une proximité et une ressemblance étonnantes. Quelques exemples nous en convaincront :

Cohabitation

Commençons avec la genèse, le 1er livre de la Bible, celui des commencements. Après la création de la terre, des cieux, du monde végétal, animal et de l’homme, nous sommes projetés dans une vision du paradis. Le paradis est un jardin rempli d’arbres magnifiques de toute espèce. L’auteur ne nous décrit aucun d’entre eux. Il s’attarde plutôt sur deux arbres, l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal situé tous deux au centre du jardin. Le premier, l’arbre de vie, a pour objet de conférer à l’humanité, si elle choisit l’obéissance à Dieu, la vie éternelle. Le second, l’arbre de la connaissance du bien et du mal, nous est présenté comme le danger maximal auquel ont à faire face nos premiers parents. Dieu est clair à son sujet : pour qui prend et goûte à son fruit, c’est la mort assurée.

Quel manque de sagesse de la part de Dieu, pourrait-on penser ! Si l’arbre de la connaissance du bien et du mal est si dangereux, pourquoi donc le mettre au centre, si près de l’autre arbre. Ne valait-il pas mieux le reléguer dans le coin le plus obscur du jardin pour le soustraire à tout regard ? La proximité de la mort et de la vie, au centre du jardin, est pourtant la marque de la volonté délibérée de Dieu. Oui ! Dieu le veut : les questions qui touchent au bien et au mal, à la vie et à la mort, doivent être au centre de la préoccupation de chaque vie !

Comme dit plus haut, la proximité entre le bien et le mal n’est pas le seul élément troublant. Il y a encore la ressemblance. Alors que le roi Salomon écrit ses proverbes, il a à cœur d’utiliser une métaphore pour décrire ce que sont la sagesse et la folie. Il compare ainsi la sagesse à une femme assise sur les hauteurs de la ville et qui invite les stupides à entrer chez elle pour manger de son pain et boire de son vin. Puis, décrivant la folie, il lui donne les traits d’une femme bruyante assise devant sa maison et hélant les passants en disant : « Que celui qui est stupide entre ici ! Les eaux dérobées sont douces et le pain du mystère est agréable ! » Même apparence et, à s’y méprendre, quasiment même message !

Un autre exemple de cette proximité et de cette ressemblance entre le vrai et le faux nous est donné par Jésus lui-même. Parlant de ce que va devenir le christianisme qu’il est venu fonder, Jésus utilise une parabole. Il raconte que le royaume de Dieu dans ce monde ressemble à un champ dans lequel a été semé deux semences : du blé (par le propriétaire du champ) et de l’ivraie (par un ennemi). Au début, personne ne voit rien. Mais lorsque les épis se mettent à pousser, les serviteurs s’aperçoivent du coup tordu fait au propriétaire. Le problème est que, non seulement l’ivraie et le blé se ressemblent, mais que leurs racines sont si entremêlées les unes aux autres qu’il est impossible d’arracher la mauvais plante sans déraciner la bonne. La seule solution est d’attendre la moisson où, pour toujours, blé et ivraie seront séparés.

Quelles leçons tirer de cet étrange paradoxe entre le bien et le mal, la vie et la mort ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine !

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samedi 4 juin 2011

DSK : Radiographie d'une chute

Chuter

Qui dit chute dit auparavant hauteur. Une chute ne se comprend que par la perte de la position élevée que l’on occupait. Plus la position était élevée, plus la chute à des effets dramatiques, catastrophiques, ruineux, pour celui qui en est l’objet. Si en escalade, on peut chuter par accident, nos chutes dans la vie ont d’autres causes. Au-delà de la souffrance qu’elle entraîne chez ceux qu’elle concerne, la chute d’un être est peut-être la chose la plus triste de la création. Certes, toutes les chutes ne sont pas les mêmes. Elles n’ont pas toutes la même portée. Nous chutons tous fréquemment et de plusieurs manières. Avec l’aide de Dieu, nous verrons qu’on peut s’en relever. La chute peut être une chance, une opportunité, l’occasion unique de prendre acte d’une faiblesse, puis d’apprendre… Il y a cependant des chutes dont on ne se relève pas. Elles sont irréversibles, de l’ordre du suicide. C’est de ce type de chute dont j’aimerais parler.

Anatomie de la chute

La chute a pour première cause un mensonge auquel on a cru. Qui a vécu sait à quel point l’homme peut se tromper, s’illusionner sur lui-même… au point où il en devient complètement aveugle. Le piège est là, tendu sous ses pieds. Mais il a tellement pris l’habitude de minimiser, banaliser sa conduite dangereuse qui l’amène à marcher de plus en plus près du bord du précipice, qu’un jour il chute. C’est un fait réel que, à force de justifier et d’excuser le mal, notre conscience s’émousse. La chute mortelle ne se produit pas du premier coup. Elle est souvent précédée de multiples autres pour lesquelles on a tiré aucune leçon. Certes, le relativisme ambiant n’aide pas. « Les autres le font bien », pense-t-on ou, « après tout, ce n’est pas si grave ». Petit à petit, insidieusement, le mensonge gagne du terrain. Il conquiert l’une après l’autre les positions de défense de l’être… jusqu’au jour où les portes lui sont grandes ouvertes. De maître du jeu, l’homme passe alors à jouet de ses propres passions…

La chute est un renversement. Pas seulement physique ou social, mais, plus encore, un renversement du bon sens. Alors que le bon sens nous dit que la position de hauteur que nous occupons est le privilège le plus grand que nous possédons dans la vie, un renversement se produit. Tous les atouts, toutes les richesses que celui-ci nous octroie sont soudainement éclipsés pour une seule chose qui, plus qu’obsédante, nous hypnotise. Comme un fou qui a perdu la raison, nous fonçons et nous plongeons. Tous les scénarios de chute évoqués dans la Bible se ressemblent. Ils ont tous conduits ceux qui les ont suivis au même choix : brader l’excellent au profit du moindre ou du médiocre… dont ils n’ont d’ailleurs jamais pu jouir vraiment.

La première chute remonte à loin, avant que l’homme soit né. C’est la chute de l’ange magnifique, l’ange de lumière, Lucifer. Non satisfait de la gloire et du rang que Dieu lui avait donné, il voulut plus. Il convoita la gloire qui appartenait à Dieu. Il a tout perdu : son rang, sa beauté, son bel esprit pour un destin où il finira comme ruine. Puis, il y a la chute de nos premiers parents, Adam et Eve. Placés dans le jardin d’Eden, environnés d’arbres avec toutes sortes de fruits, ils se sont laissé séduire par le serpent infernal. Ils n’ont plus vu que le fruit défendu, à leurs yeux plus beau et meilleur que tous les autres. Ils ont cru accéder à une plus grand liberté et sont devenus déchus. Il y a Judas, choisi entre tous comme compagnon par Jésus. Mais Judas avait un autre dieu : l’argent. Il trahit son Ami pour 30 pièces d’argent… pour se suicider quelques heures plus tard. Le scénario de toutes les chutes se recoupent : foi en un mensonge, aveuglement et choix qui s'incarne dans un acte mortel.

Radiographie de la chute

La chute ne se produit pas par hasard. Elle révèle au grand jour ce qui jusque là était caché. Elle est comme la pointe de l’iceberg qui ne représente que la plus petite partie de la réalité. La chute met à jour le véritable visage de l’homme. Elle le défigure aux yeux de ses amis médusés. Tout bûcheron le sait : l’arbre finit par chuter du côté où il penche. La chute est le résultat d’un penchant non combattu, mais entretenu. Si l’homme est seul à chuter, ses proches, loin s’en faut, ne sont pas toujours innocents de ce qui se produit. On a bien vu le penchant invétéré, mais on a rien dit. On s’en est amusé… jusqu’au jour où la plaisanterie s’est transformée en drame. Jusque là, l’homme debout, qui penchait dangereusement, était respecté. Maintenant qu’il est à terre, ses amis, l’un après l’autre, l’abandonnent.

Je m’interroge et me permet de vous interroger. Dans quel domaine de ma vie suis-je fragile ? Ai-je un ami à qui je peux en parler ? Suis-je prêt à me faire « soigner », accompagner ? Est-ce que je reconnais le danger auquel ma faiblesse m’expose ? Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber, dit la Bible.

Relèvement

S’il y a des chutes irréversibles, sans retour, il y en a d’autres, très nombreuses qui sont salvatrices. Qui chute en montagne se montre plus vigilant dans la suite de sa randonnée. Il fait plus attention là où il pose son pied. Il apprend de sa chute. Si la Bible montre l’homme tel qu’il est, elle révèle aussi quelle personne est Dieu. Dès le début, elle le présente comme le Dieu qui a compassion de l’homme à terre, qui le secourt et le relève. Pour être au bénéfice de la main salvatrice de Dieu, plusieurs conditions sont à remplir :

1. Ne pas se chercher d’excuse, mais reconnaître sa pleine responsabilité dans l’état dans lequel nous sommes. Qui se justifie n’a pas appris la leçon. C’est comme responsable et coupable qu’on se présente à Dieu. Toute autre posture nous disqualifie pour le relèvement. La chute est l’occasion unique qui nous est offerte pour ouvrir les yeux sur la bêtise de notre autosuffisance, de notre orgueil ou de notre égoïsme. D’aveugle que nous étions, elle nous rend de nouveau lucide. Nous revoyons les choses dans leur juste perspective et, non plus, d’après le point de vue formé par l’invasion de nos convoitises.

2. Faire appel à la grâce de Dieu. la grâce n’a d’efficacité que pour les coupables. Dieu peut l’octroyer à tout homme qui se reconnaît tel qu’il est devant Dieu. La grâce de Dieu ne consiste pas simplement à passer l’éponge ou fermer les yeux sur le mal commis. Elle n’est possible que parce que la sanction méritée pour la faute a été portée par Jésus-Christ, le Fils de Dieu sans faute. Par Lui, Dieu offre à chaque être déchu de commencer une histoire nouvelle, d’écrire un nouveau livre de vie.

3. Inviter Jésus-Christ à prendre désormais les rênes de sa vie. Il est celui, dit la Bible, qui peut nous préserver de toute chute. L’apprentissage sera peut être long. Mais quiconque vit et marche avec Jésus-Christ dans sa vie fait l’expérience d’une force qu’il ne possédait pas. C’est elle qui oriente nos désirs vers des choses nouvelles, nobles, élevées et nous soutient, lorsque harcelés par le monde environnant ou notre propre nature, nous risquons de glisser. Qui a Jésus-Christ dans sa vie ne combat plus seul contre lui-même. Il n’a d’ailleurs plus besoin de combattre, mais de s’attacher à développer ce qu’il a reçu.

Mis à part Judas, Pierre, un autre compagnon de Jésus, l’a renié. La chute de Pierre n’a pas fini par la mort. Elle a été le tremplin qui l’a propulsé dans les hauteurs d’une vie nouvelle, spirituelle. Si Judas est dans le gouffre insondable de la perdition, Pierre est dans la présence de Dieu dans les lieux très hauts. Que son sort puisse aussi être le vôtre !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 26 mars 2011

Guérisseurs : attention danger !

Les nouveaux guérisseurs, au-delà du secret

« Avec les progrès de la science et de la médecine, on pensait les guérisseurs en voie de disparition. C’est tout le contraire ! Confrontés à la souffrance, à la maladie, les Français sollicitent plus que jamais, en parallèle avec la médecine traditionnelle, les hypnotiseurs, rebouteux, coupeurs de feu, énergéticiens… Quelles raisons motivent ce détour par l’invisible ? Qu’en pensent les médecins et les scientifiques ? »

Après un an d’enquête, France 3 nous a offert ce mercredi un documentaire riche d’intérêt sur le sujet de ces « médecins » pas comme les autres. Autour de 15 000 en France, les guérisseurs, magnétiseurs et autres rebouteux sont depuis toujours perçus comme une alternative possible à la médecine traditionnelle. Une question se pose : si, parmi eux, on compte un certain nombre de charlatans, d’où vient le don de ceux dont la pratique semble efficace ? A qui ou à quoi a-t-on réellement à faire ? Je vous propose pour y réfléchir une réflexion et un témoignage.

Les guérisseurs

Tous les guérisseurs ne se ressemblent pas. Ils diffèrent en premier lieu par les moyens qu’ils utilisent pour pratiquer leur science. Si tel guérisseur opère sous hypnose, tel autre agit par simple concentration. Pour son collègue, il suffit de tenir le malade aux poignets pour déterminer sa pression sanguine et, à partir de ce fait, établir un diagnostic et prescrire des remèdes. Beaucoup de guérisseurs, mais pas tous, utilisent un pendule soit sur tout le corps du patient, soit sur l’urine, le sang, une mèche de cheveux, un vêtement ou une simple photo du malade. Puis, sur la base des indications reçues, ils déterminent le remède approprié.

La plupart des guérisseurs estiment avoir reçu un don, appelé parfois fluide. C’est le fluide qui, par imposition des mains, passe magnétique ou effleurement de la peau, opère sur le mal détecté. Le fluide sert pour certains de transfert de la maladie de la personne malade sur le guérisseur lui-même. Si beaucoup pensent avoir un don naturel , d’autres prétendent le tenir d’une autre source. Certains guérisseurs allient clairement leur diagnostic à des pratiques occultes déclarées, telles la chiromancie, l’astrologie ou la médiumnité spirite. D’autres, par contre, sont convaincus que leur privilège est d’origine divine. Après tout, le Christ n’était-il pas un guérisseur, le plus grand que le monde ait connu ?

Quoique provoquant l’étonnement, les guérisseurs d’aujourd’hui n’ont rien trouvé d’inédit, pas plus, du reste, que les radiesthésistes. Les Grecs, les Romains, et plus tard les Scythes et les Germains avaient aussi recours aux radiesthésistes. La Bible, en les condamnant, fait référence à ces pratiques païennes qui, à ses yeux, relèvent de la science divinatoire. Mon peuple, reproche Dieu à Israël, interroge son morceau de bois, c’est son bâton qui lui parle ; un souffle de prostitution les égare, ils se prostituent loin de Dieu : Osée 4,12. Le terme employé par le prophète pour dénoncer ici la pratique de la radiesthésie n’est pas anodin. Sur le plan spirituel, la prostitution est le fait pour le peuple de Dieu, de communier à d’autres esprits, de s’unir à d’autres sources de puissance que celles de Dieu.

Pour qui n’y connaît rien au domaine du nucléaire, le plus sage est sans nul doute de se tourner vers un expert. N’est-ce pas là d’ailleurs ce que nous faisons tous aujourd’hui, à l’écoute de la catastrophe qui se passe au Japon ? S’il y a bien quelqu’un qui soit un expert en ce qui concerne le domaine caché, invisible des puissances spirituelles, c’est Dieu Lui-même. De même que nous avons foi en la parole d’un expert dans quelque science que ce soit, la chose la plus intelligente que nous puissions faire pour discerner ce qui vient de l’invisible est de nous adresser à Dieu. Lui seul, parce qu’Il est l’Esprit le plus élevé, est en mesure de nous guider et de nous garder de tous les pièges tendus sur le chemin de quiconque s’aventure naïvement dans les voies de l’occultisme. Ouvrons donc la Bible, la Révélation qu’Il nous a laissé. Elle est le mètre étalon fiable par lequel se mesure la validité de toute expérience spirituelle.

Divination : danger mortel !

La divination cherche à connaître le cours de l’histoire passée, présente ou future, que cette histoire concerne la société ou un homme en particulier. Elle use de moyens si nombreux qu’il est impossible de les citer tous. Les plus connus sont l’astrologie, la cartomancie ou la chiromancie. Mais on pourrait citer aussi l’alphitomancie (divination par le pain d’orge), l’anthropomancie (divination par l’inspection des entrailles), la cléromancie (lire la bonne aventure par le sort jeté), l’oomancie (divination par les œufs), la pégomancie (divination par l’examen des eaux de fontaine), l’oniromancie (divination par les songes), la pyromancie (divination par la couleur et la forme des flammes) ou la divination dans le simple marc de café. Toutes ces « mancies » sont détaillées dans de nombreux manuels adéquats, pratiquées et enseignées par des milliers de personnes. Toutes font plus ou moins appel à trois choses :

1. la clairvoyance, c’est-à-dire la perception sans l’intermédiaire d’aucun sens connu, la prévision sans indice rationnel, d’un fait passé, présent ou futur, ignoré du devin, mais aussi parfois du consultant. C’est ce que les occultistes appellent parfois le 6ème sens.

2. L’utilisation de moyens techniques : cartes, boules de cristal, position des astres, lignes de la main, pendules…

3. Les rites magiques : formulation de paroles apparentées à des invocations, des prières ou des gestes religieux destinés à mettre le devin dans un état particulier et à rendre favorables les puissances spirituelles mises en cause par la magie.

Or, la Bible est claire sur l’attitude que nous devons avoir à l’égard de toutes ces pratiques. Qu’on ne trouve chez toi, dit Dieu à l’adresse d’Israël, personne qui fasse son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Dieu : Deutéronome 18, 9 à 12. La Bible est ici impérative : quiconque pratique l’occultisme se place inévitablement sous la dépendance de puissances célestes mauvaises. De nombreux autres passages bibliques, outre celui-ci, vont dans le même sens. Une guérison peut apporter un bien temporaire. Mais la Bible avertit : à côté de Dieu se trouve une hiérarchie puissante d’esprits déchus à la tête de laquelle se trouve une puissance qu’elle appelle Satan. Or, Satan est le singe de Dieu. Il l’imite pour mieux séduire et tromper. Ses victimes ou ceux qui, en toute bonne foi, ont recours à lui, sans savoir que c’est de lui qu’ils reçoivent leur mieux être, finissent toujours par en payer le prix. S'il y a guérison momentanée, des observations sérieuses ont permis d'établir le constat que, à plus ou moins longue échéance, de nombreux troubles affectent ceux qui se sont livrés aux pouvoirs des guérisseurs : états d'angoisse, cauchemars, crises d'épilepsies, affaiblissement de la volonté, dépression, instabilité, modification de l'humeur, brusques colères... Le corps est peut-être soulagé, mais l'âme, le psychisme sont affectés !

Il se peut que mes lecteurs ne soient pas convaincus par mes arguments. Je leur donne rendez-vous la semaine prochaine avev Walter Vappiani, ancien guérisseur. Son parcours est proprement stupéfiant !

Bibliographie :

- la Bible

- Spirites, radiesthésistes, guérisseurs, devins et magiciens à la lumière du Christ : Maurice Ray (1959)

- Attention guérisseurs : A. Hunziker


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 18 décembre 2010

L'impunité des méchants

Pourquoi Seigneur ?

S’il y a une question qui perturbe les incroyants, mais aussi parfois les croyants, c’est bien celle de la permissivité apparente de Dieu envers le mal. Que ce soit les prophètes ou les psalmistes, plusieurs, dans la Bible, n’hésitent pas à faire part à Dieu de leur perplexité face à l’impunité dont semble jouir les méchants. « J’étais jaloux des vantards, avoue Asaph, en voyant la paix des méchants ! Car ils sont exempts de souffrances, ils ne pensent pas à la mort, leur corps est en bonne santé : Psaume 73,3 et 4. » La perplexité est d’autant plus grande pour le croyant lorsque, à contrario du méchant, celui-ci passe par des moments difficiles. « Tous les jours, je suis maltraité, se plaint le même auteur, je sui châtié chaque matin : Psaume 73,14.

Au-delà du sort du croyant, une question d’une autre nature se pose : cette impunité dont jouit le méchant ne dessert-elle pas Dieu ? N’encourage-t-elle pas le méchant à poursuivre dans la voie du mal ? Ne discrédite-t-elle pas l’idée de la justice divine ? J’aimerais par ce billet apporter, non toute la réponse, mais trois éléments, peu souvent abordés, mais décelables dans la lecture de l’Ancien Testament !

1er élément de réponse :

Si le méchant poursuit dans la voie du mal, il n’a nul besoin pour cela de l’encouragement de Dieu. Sa persévérance dans cette voie n’est due qu’à une chose : le fait que lui-même se persuade, par de faux raisonnements,  soit de l’inexistence de Dieu, soit qu’il n’aura pas à Lui rendre compte de ses actes. « Comment Dieu saurait-il ? pense le méchant ? Y aurait-il même de la connaissance chez le Très-Haut ? : Psaume 73,11. » « Le méchant, d’un visage hautain, déclare : « Dieu n’existe pas. » Il ne va pas chercher plus loin, c’est là le fond de sa pensée : Psaume 10,4.  Notons que, pour poursuivre tranquillement dans la voie du mal, le méchant n’a d’autre choix que de détruire en lui l’idée de Dieu telle que nous la présente l’Ecriture : un Dieu vivant, omniscient, devant qui nulle créature ne saurait rester cachée.

2ème élément de réponse :

Si, comme le pense, pour se rassurer, le méchant, Dieu n’existe pas ou ne voit rien, la question se pose : pourquoi, pour atteindre ses buts, le méchant agit-il toujours dans les ténèbres, de manière rusée et sournoise ? Pourquoi n’a-t-il pas toute liberté pour accomplir, au grand jour, ses funestes desseins ? Pourquoi doit-il constamment recourir à la ruse, au mensonge, à la dissimulation ou la tromperie ? C’est que, même s’il veut éliminer Dieu de sa pensée, il ne peut complètement l’évacuer de son être ! Sa conscience, reflet de cette voix de Dieu qui le condamne, est là pour lui dire qu’il existe une justice transcendante qui, qu’on le veuille ou pas, pèse et soupèse chacune de nos actions pour en donner avant l’heure le verdict. « De là, dit l’apôtre Paul, ces raisonnements par lesquels on se cherche des excuses, ces pensées qui tantôt accusent, tantôt absolvent ; de là aussi ces jugements qui approuvent ou désapprouvent la conduite d’autrui : Romains 2,15. » Ainsi donc, ce n’est pas Dieu qui, en premier, condamne le méchant. C’est lui-même qui le fait en agissant intentionnellement contre la loi de Dieu écrite en lui, loi qui le désapprouve dans ses actes.

3ème élément de réponse :

Tous les méchants font les mêmes erreurs. Bien qu’ayant déjà sous leurs yeux de multiples témoignages de la rétribution dont ont été l’objet avant eux d’autres méchants, ils continuent de croire, contre les faits, que leurs péchés ne les atteindront pas. Certes, le méchant peut aller loin et commettre beaucoup de mal avant que n’arrive pour lui la ruine. Mais, s’il ne se repent, celle-ci, quoi qu’il fasse, l’atteindra. C’est cette réalité, plus que toute autre, qui mettra fin au dilemme dont souffrait la foi d’Asaph quant à l’impunité apparente du méchant. « Je me suis mis à réfléchir. Longtemps, j’ai cherché à comprendre, c’était un tourment à mes yeux. Jusqu’au jour où je suis entré dans le dessein secret de Dieu, et où j’ai fini par comprendre le sort final qui les attend. Car tu les mets, certainement, sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont détruits et finissent dans l’épouvante. Comme un songe après le réveil, Seigneur, quand tu te léveras, tu chassera leur vaine image. Oui, quand j’avais le cœur amer et tout mon être déchiré, j’étais un sot, un ignorant, comme un animal sans raison : Psaume 73,16 à 22 .

Conclusion :

La conclusion est qu’en toutes choses ce qui pousse le méchant à poursuivre dans sa voie est l'aveuglement dont il est l'objet. Avant les victimes de ses méfaits, il est lui-même la victime d’une puissance d’égarement qui le trompe et l’illusionne. Tous les mensonges auxquels il croit sont ceux par lesquels, dès l’origine, le diable réussit à convaincre  Eve de désobéir à Dieu. « Tu ne mourras pas, lui a-t-il soufflé ! Gen 3,4. » Autrement dit : « Dieu oublie, Il ne jugera pas ! Il menace, mais c’est pour effrayer ! Ses jugements ne viendront pas ! »

Que le faible, le pauvre, l’opprimé, la victime de l’injustice le sachent. Il y a un Dieu au ciel qui, un jour, demandera compte à chacun de ses actes. Qu’ils mettent leur espoir en Lui. Il rendra justice à l’orphelin, aux veuves et à tous ceux qui sont écrasés afin que l’homme tiré de la terre ne continue plus à faire trembler d’effroi : Psaume 10,18.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus