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samedi 12 mai 2012

Pas de second tour à cette élection !

Second tour

François Hollande, le candidat du parti socialiste, a été élu dimanche dernier Président de la République française au second tour des élections. Ce second tour donne une chance d’être élu aux deux candidats arrivés en tête lors du premier tour. Sur le plan politique, il existe donc deux occasions d’être élus.

Sur le plan spirituel, certains voudraient croire qu’il existe aussi un second tour. Se sachant imparfaits, mais pas si mauvais que bien d’autres, des croyants pensent que, s’ils ne remplissent pas tout à fait les critères requis pour aller tout droit au ciel, ils auront une seconde chance. Pour valider leur espoir, l’église catholique a créé de toutes pièces le purgatoire. Le purgatoire n’a aucun fondement biblique. Il était encore inconnu au 5ème siècle, comme l’atteste les paroles de Saint Augustin, que l’Eglise catholique considère cependant comme l’un de ses pères : « Il n’existe point de lieu mitoyen, dit-il ; celui qui n’habite point avec Jésus-Christ ne peut être ailleurs qu’avec le diable. ». L’idée est née à la fin du 6ème siècle sous l’impulsion du pape Grégoire le Grand. Elle ne fut cependant introduite dans le culte public que bien plus tard, en 998 sous les papes Jean XVII ou Grégoire V. Enfin, le concile de Trente la ratifia en 1563, en faisant du purgatoire un article de foi imposé à tous les fidèles catholiques.

Un seul tour

La Bible est cependant formel : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27. L’histoire du riche et de Lazare, racontée par Jésus lui-même dans les Evangiles, ne laisse place à aucune ambiguïté : Luc 16,19 à 31. Le sort de chacun est scellé au moment même où il rend l’esprit.

La question se pose : Dieu est-il donc si dur qu’il ne donne pas de seconde chance ? Réfléchissons ! Tout notre salut repose sur une seule chose : non nos mérites, nos œuvres, mais sur le fait que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a porté nos péchés devant Dieu, son Père, sur la croix. Pour se faire, Jésus a effectué un incroyable parcours. Il a quitté la gloire du ciel, a revêtu l’humanité, s’est exposé à toutes les formes possibles de tentation. Il a vécu un parcours humain sans faute pour finalement, s’offrir en sacrifice volontaire pour ôter le péché du monde entier. Pour que nous accédions au salut, Dieu a simplifié les choses au maximum. Ce qu’il nous demande, n’est pas de nous améliorer, de faire des efforts, de gravir des sommets de moralité. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous reconnaissions notre impuissance à atteindre les critères de justice tels qu’ils sont définis dans sa loi (les dix commandements) et que nous misions entièrement sur ce qu’a fait Jésus pour nous. Par lui, le pardon immédiat et une justice parfaite nous sont offerts.

Si donc le salut est si simple d’accès, qu’a à faire ici une seconde chance ? Si, dès le début, nous ne sommes pas sauvés sur la base de nos efforts ou d’un niveau de purification exigé, quelle logique pousserait Dieu à revenir à un tel système ensuite? Le salut s’offrirait donc gratuitement au 1er tour, et il faudrait le gagner au second, en se soumettant à un travail de purification intense ? Non ! Pas de second tour ! Le principe de la grâce, principe selon lequel tout vient de la bonté gratuite de Dieu, source de notre salut, l’interdit.

Dès le premier tour, vous pouvez être élus… par Dieu… en Christ ! Ne laissez pas passer l’occasion !


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samedi 17 mars 2012

L'atmosphère céleste

L’air du ciel

Nous avons vu dans le précédent billet comment la Bible décrit le ciel. Plus que la richesse qui s’y trouve, ce qui différencie le ciel du monde dans lequel nous vivons est l’air qu’on y respirera. L’atmosphère spirituelle dans laquelle nous baignons aujourd’hui est saturée de l’influence maléfique du diable. Convoitises, orgueil, violence, haines, divisions en sont les caractéristiques majeurs. Tout autre sera le climat du ciel, débarrassé des relents pestilentiels du mal. Le ciel sera le lieu :

a. de la gloire de Dieu :

C’est le lieu où la beauté de la Personne de Dieu rayonnera dans toutes ses facettes. Indescriptible, la gloire de Dieu sera partout, sur tout et en tout. Rien ne sera en sa présence laid, repoussant, sujet de tristesse et de déception. Tous seront transformés à l’image de Dieu et exprimeront au plus haut point dans leur personnalité une facette de Sa sagesse infiniment variée.

b. de la sainteté :

« Saint, saint, saint est le Seigneur ! s’écriaient les être célestes glorieux que le prophète Esaïe eut en vision : Esaïe 6,3. La sainteté de Dieu signifie que rien de souillé ni d’impur n’entrera dans la cité de Dieu. Il n’y aura plus ni corruption, ni perversité, ni duplicité nulle part. Tout respirera noblesse, droiture et justice. Enfin !

c. de l’immortalité

Dieu seul possède l’immortalité ! Il la partagera cependant avec tous ceux qu’il aura racheté pour lui par Jésus-Christ. La vie éternelle que Dieu nous promet ne touche pas qu’à la question de la durée. La vie éternelle est en fait une vie aux possibilités infinies. Ce qui tend à vouloir dire que ceux qui vivront avec Dieu connaîtront la plénitude de ce qu’Il leur réserve de façon exponentielle et sans limite. Aucune mort n’existera nulle part, ni dans aucun domaine. Imaginez !

d. de l’unité parfaite

Tout en Dieu est harmonie et unité parfaite. Jamais Dieu n’est, n’a été et ne sera en conflit avec Lui-même. Lorsque le Père décida de juger son Fils à notre place, la Bible nous dit qu’il n’y eut ni conflit, ni discussion entre eux. Le Fils répondit au projet du Père : Me voici ! Je viens, ô Dieu, pour faire Ta volonté : Hébreux 10,7. D’aucuns pourraient penser qu’un monde totalement uni manque d’intérêt. L’unité de Dieu n’est pas l’uniformité. Elle se manifestera dans une diversité infinie comme le montre déjà ses œuvres dans la création, toute originales. C’est le péché qui a introduit le chaos, la souffrance, le déchirement et l’ennui dans le monde, non Dieu !

e. de la perfection

Tout ce qui vient d’être dit le souligne. Aucune chose de ce monde n’est, quoi qu’on en dise, parfaite. Notre connaissance des choses reste partielle. Nous sommes sujets à l’erreur. Nos jugements sont partiaux, rarement émis en toute connaissance de cause. Aucun gouvernement, aucun système politique n’est parfait : cela se saurait ! Toute cette imperfection, qui est source de tant de malentendus, conflits et séparations dans ce monde, n’existera plus. Chacun connaîtra entièrement, exercera pleinement ses responsabilité, le tout dans une harmonie et une unité sans faille.

f. de l’amour absolu

Paul l’a dit : les prophéties, les langues, la connaissance même prendront fin un jour : 1 Corinthiens 13,8. Pas l’amour ! A l’image de Dieu, porté sans cesse vers le bien d’autrui, son royaume sera peuplé de gens habités du même esprit et de la même mentalité. Chacun aura pour but de sa vie d’aimer, Dieu en premier, puis tous ceux qui portent son image autour de lui. « Moi d’abord ! » n’existera plus ! Ce sera Lui en premier, puis les autres, pour le plus grand bonheur de soi ! Joie, bonheur et paix parfaite seront l’atmosphère permanente du ciel, sans nuage ni cause, même éphémère de chagrin ou de tristesse.

Activités

Le ciel sera-t-il un lieu ennuyeux ? Sûrement pas ! Quoique discrète sur les activités qui attendent les rachetés de Dieu, la Bible nous donnent quelques indications. Au ciel,

- nous régnerons avec Dieu. nous serons co-gestionnaires de l’immensité de sa création, des nouveaux cieux et de la nouvelle terre où nous habiterons !

- nous adorerons Dieu, éblouis par la gloire qui émane de Sa Personne. Nous aurons à chaque moment un accès direct à sa Personne. La musique sera présente dans les cieux et des concerts incroyables auront lieu, remplissant l’univers des échos de la joie de tous.

- Nous le servirons et nous sous servirons mutuellement, avec plaisir, bonheur. La Bible précise que le ciel sera aussi un lieu de repos, où nous vivrons le renouvellement de notre être de manière permanente.

La liste n’est sans doute pas exhaustive ! Mais que personne ne s’inquiète. Il n’y aura plus ni chômeurs, ni de « Pôle emploi » pour trouver un travail. Chacun sera pleinement à sa place, pour faire exactement ce pour quoi il a été fait. Une seule chose m’inquiète en concluant : Vous verrais-je au ciel ?


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samedi 10 mars 2012

Visite aux portes du ciel

Approche du ciel

Si Marcel Poggioli (voir billet précédent) a eu l’horrible vision de l’enfer, l’apôtre Paul, quant à lui, a connu le privilège d’une visite aux portes du ciel. Il nous la relate dans une des lettres qu’il adresse à l’Eglise de Corinthe. Paul, pour ne pas se citer lui-même, semble parler de quelqu’un d’autre. Il agit avec humilité, mais c’est bien de lui qu’il s’agit :

« Je connais un homme, un disciple du Christ qui, voici quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel — fut-ce dans son corps ou sans son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait. Je sais seulement que cet homme fut enlevé au paradis et qu’il entendit des choses ineffables qu’aucune lèvre humaine ne saurait redire - je le répète : je ne sais si c’est corporellement ou dans l’extase qu’il fut ravi. Dieu seul le sait : 2 Corinthiens 12,2 à 4 »

Comme Marcel, Paul est incapable de dire comment la chose a pu se faire. Etait-il dans son corps ou hors de lui : il ne le sait. Ce qu’il sait, c’est qu’il était conscient et que c’est bien lui qui a fait cette visite extraordinaire.

Si l’Ecriture décrit en grandes lignes ce qui se passe en enfer, elle n’est pas sans parole pour dire ce qui se trouve au ciel, dans le Royaume de Dieu. Elle reste cependant succincte, vu, comme le dit Paul, que les réalités qui s’y trouvent sont impossibles à appréhender maintenant.

Description du ciel

L’Ecriture utilise plusieurs expressions pour décrire le ciel.

1. Un nouveau ciel et une nouvelle terre

La création première, souillée, avilie par le péché, aura disparu. C’est dans un monde neuf que seront les rachetés de Jésus-Christ. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront des lieux où la justice habitera, précise l’apôtre Pierre.

2. Une nouvelle Jérusalem : Apocalypse 21

La seule ville de ce monde qui retrouvera son nom dans cette nouvelle création sera Jérusalem. C’est la ville royale dont Dieu Lui-même est l’architecte et le constructeur. La ville sera faite d’or pur, de perles et de pierres précieuses de toutes couleurs. La ville sera entourée d’une muraille de jaspe haute de 70 mètres. La ville aura douze fondements qui porteront le nom des 12 apôtres du Christ (Judas ayant été remplacé par un autre). Les dimensions de la ville sont considérables. La ville forme un cube de 2 000 kms de côté. La ville a 12 portes d’entrée, trois de chaque côté, aux noms des 12 tribus d’Israël. La place de la ville est également d’or pur. La ville n’a pas de temple, Dieu Lui-même y étant présent et accessible à tout moment. La nouvelle Jérusalem est constamment illuminée par la gloire et la présence de Dieu. Elle n’a besoin ni de soleil, ni de lune pour l’éclairer.

3. Un nouveau paradis : Apocalypse 22

C’est le lieu que Paul a vu. Il se situe dans la nouvelle Jérusalem. On y trouve un fleuve d’eau de la vie qui coule du trône de Dieu et du Christ. Partout où elle passe, cette eau porte la vie. Un arbre de vie se tient au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve. Il suffit pour entretenir la vie de tous les habitants du ciel. Les fruits de l’arbre sont produits chaque mois et ses feuilles assurent la santé perpétuelle de chacun.

4. Le tabernacle de Dieu avec les hommes

Le premier tabernacle, construit par Moïse, l’avait été selon le modèle de celui du ciel. Le premier tabernacle nécessitait l’offrande de sacrifices sanglants pour expier le péché. Après sa mort, Jésus est entré directement dans la présence de Dieu avec son sang. Il a aboli pour toujours le besoin de sacrifice, son sang versé ôtant le péché du monde. Le tabernacle est la maison de Dieu, un lieu de bonheur perpétuel pour eux qui y entrent : Psaume 23,6. Jésus, après sa mort, est remonté au ciel pour nous y préparer une place : Jean 14,2

5. Autres noms

D’autres noms sont donnés au lieu que la Bible appelle le ciel ou le paradis. Ce lieu est la patrie céleste de tous les vrais croyants depuis Abraham, la montagne de Sion où se trouvent les myriades d’anges : Hébreux 12,18 à 24. C’est le royaume de Dieu et la demeure du Très-Haut.

Après sa description, nous verrons la prochaine fois dans quelle atmosphère ceux qui auront la grâce d’y vivre évolueront !


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samedi 3 mars 2012

Visite aux portes de l'enfer

Approche de l’enfer

A quoi ressemble l’enfer ? Qu’a-t-il de si horrible ? Qu’y éprouve-t-on ? Alors que la mode est de rendre le concept sympathique, la Bible nous le présente comme le premier endroit à éviter. L’enfer, ou le feu éternel, n’a pas été préparé, au départ, pour l’homme, mais pour le diable, présenté comme le pire ennemi de Dieu. Seuls les hommes qui épousent sa cause partageront son sort. Pour tous ceux qui veulent revenir à Dieu, le pardon, une justice gratuite nous est offerte par Jésus-Christ, seul Juste, mort pour les injustes que nous sommes.

Un homme, Marcel Poggioli, a vécu l’approche de l’enfer. Il a écrit un livre rapportant son vécu. Cet homme était, d’après ses propres dires, une tête brûlée. « J’ai connu, dit-il, la haine, la délinquance et la folie. J’ai vécu la drogue, l’enfer et le suicide. J’ai rencontré des démons et des anges. J’ai parlé au diable et à Dieu. J’étais psychiquement détruit ; je serai spectaculairement guéri. L’expertise médicale viendra confirmer le miracle. »

Après un geste qu’il pensait ultime, Marcel témoigne de la vision cauchemardesque qu’il a eue : une approche de l’enfer à vous hérisser le poil. Quand soudain on se trouve à ses portes, déshabillé pour l’enfer…

Témoignage

1. Deux en un

Les dés étaient jetées ou plutôt, cinquante doses d’acides avaient été ingurgitées. Il était trop tard. La mort allait revenir. Peut-être m’attendait-elle déjà au bout d’une terrible agonie ? Mais je le savais, elle ne serait pas la fin de tout. Simplement une porte, un passage vers une autre réalité qui m’apparaissait bien pire. Quand on fait face à l’éternité, on se sent terriblement seul. Ni les moqueurs, ni les amis, ni les parents, personne ne peut nous délivrer de cette détresse, cette terreur qui s’empare de nous. Je me débattais avec des sentiments intolérables. Et puis soudain, je basculai dans le vide. Une trappe s’ouvrait au-dessous de moi. J’étais aspiré dans les profondeurs de la terre. J’allais faire la plus épouvantable des expériences : j’allais en enfer.

Cela peut paraître invraisemblable, mais je l’ai vécu ainsi. Il semblerait que nous soyons deux en un, une âme dans un corps. Deux identités qui fusionnent pour n’en former qu’une. Nombreux sont ceux qui ont relaté l’expérience, à un certain moment, d’une dissociation des deux. C’est ainsi que cette nuit-là, j’étais conscient d’être couché sur un lit d’hôpital et qu’en même temps, je vivais un incroyable parcours.

2. Déshabillé pour l’enfer

Je sombrai dans une sorte d’abîme. Ce n’était plus un leurre ; le masque était tombé. Tout ce qui avait contribué à ma vie et au bien-être de celle-ci, semblait sortir et se détacher de moi. La joie avec toutes ses formes, l’amour et ses expressions, la douceur, l’honneur, la paix. Tout cela me quittait, se séparait de moi. Ces capacités m’avaient été données, mais elles appartenaient à l’esprit. Et l’esprit s’en allait vers une autre éternité. Probablement celle que je n’avais pas su choisir. J’expérimentai alors la plus effroyable, la plus horrible des sensations : être déshabillé pour l’enfer.

3. Souffrances

Je poursuivis ma chute et me retrouvai devant une ouverture, celle d’une immense caverne. La lumière qui éclairait l’endroit était froide et sinistre. A l’intérieur, je pouvais voir une sorte de fournaise avec des êtres humains qui étaient affligés par de terribles souffrances. Ce feu était différent de celui que nous connaissons, car il n’y avait là ni combustible, ni oxygène. Le mal était le combustible et ne se consumait pas. Au contraire, il entretenait le tourment de ceux qui en étaient prisonniers. J’avais remarqué aussi l’absence d’eau, jusque dans mes veines. Cette eau qui normalement permet et entretient une agréable sensation de vivre. Il n’y en avait pas dans cet endroit. Pas plus qu’il n’y avait de vie ni d’espoir. C’est ce qui en faisait un tel lieu de désolation, de damnation. J’étais terrifié.

4. Les habitants de l’enfer

Autour de moi m’observaient d’étranges créatures que je distinguais mal, à cause de la pénombre. Hideuses et d’une extrême méchanceté, elles se mirent à m’insulter et m’ordonnèrent d’entrer dans la caverne où il y avait le feu. Je les identifiai comme étant les démons qui peuplent l’enfer. Je réagis violemment, j’étais désespéré. Je leur criai que je n’étais pas encore mort, que je n’avais pas été jugé. Je refusai de leur obéir. J’étais conscient d’être toujours relié à mon corps et donc à ma vie, par cette sorte de fil que le destin suprême n’avait pas coupé. J’implorai alors la grâce du Tout Puissant. Le raisonnement était simple : si l’enfer existe, Dieu existe.

5. Réponse

Je criai vers lui, argumentant que mon sort était injuste, parce qu’on m’avait laissé croire que la vie s’arrêtait à la mort et que celle-ci devait être l’anéantissement de toutes choses. Peut-être même devait-elle être le passage inconditionnel vers une autre existence des plus heureuses. Je suppliai qu’on ne m’abandonne pas à un destin aussi cruel, une éternité si effroyable.

Alors, tout aussi surprenant que cela puisse paraître, j’entendis Dieu me parler. D’une voix douce, puissante et claire, il me dit de me tourner vers Jésus-Christ et que lui seul pouvait me secourir.

Je fus surpris par ces paroles. Dans ce même hôpital, juste après mon accident, j’avais réfléchi sur l’existence historique de Jésus-Christ. J’avais alors pensé qu’il devait être un homme sage, un prophète. Mais comment pouvait-il aujourd’hui me secourir, alors qu’il était mort depuis si longtemps ?

6. Nouvelle vision

Je vis soudain s’ouvrir une fenêtre, faisant place à une sorte de vision. Je voyais un homme humilié et souffrant beaucoup. Il ployait sous un lourd fardeau. Je le voyais de profil et je voulus me saisir de lui comme d’un secours, afin de pouvoir sauver ma peau. Mais je n’y arrivai pas. Je réalisai, consterné, que cela m’était impossible. Mon âme s’y refusait. Je me sentais impuissant face à une réaction hostile et violente qui se manifestait en moi contre cet homme, son humiliation et sa souffrance.

Puis, dans cette même vision, le personnage s’est retourné. Là, je demeurai stupéfait face à la révélation d’un amour incommensurable qui émanait de lui. Dans son regard, je pouvais comprendre qu’il me connaissait et qu’il souffrait pour moi. C’est ce qu’il y avait de plus grand et de plus insupportable. Il souffrait à cause de moi.

7. Révélation

Soudain, je réalisai que j’avais basé ma vie et mes choix sur une fausse conviction. Je m’étais trompé : l’Amour véritable existait et moi je l’ignorais. C’est Dieu lui-même qui l’avait introduit dans ce monde. Une sorte de bonheur fugace m’effleura. Maintenant, j’avais la réponse que je cherchais désespérément. En fait, ce pouvoir diabolique qui m’avait terrassé et vaincu ne dominait pas l’univers. C’est l’amour qui était victorieux et cet amour venait de Dieu. !

Même si pour moi ça ne changeait rien au triste sort qui m’attendait, j’éprouvai quand même une sorte de soulagement. Je ne voulais plus mourir. Ce que je venais de découvrir était trop important, pour moi mais aussi pour les autres. J’essayai alors de marchander avec Dieu. Je promis que s’il m’épargnait, je parlerais au monde entier de son amour victorieux et de la réalité de l’enfer. Je me portais volontaire en quelque sorte, pour servir d’agent de prévention pour la cause du Tout Puissant.

8. Epilogue

Je ne sais pas si mon argument a été convaincant mais, cette nuit-là, j’ai survécu à l’absorption d’une cinquantaine de doses d’acide lysergique. Et cela demeure humainement impossible. Dieu m’accordait un sursis.

Tiré du livre « la Tête brûlée » de Marcel Poggioli : Emeth Editions. Avec l’aimable autorisation de l’éditeur.



Revenu de l'enfer, Des témoignages par Introcrate

samedi 4 décembre 2010

La retraite... et l'après-retraite

Une réforme contestée

Depuis des mois, toute la France ne bruit que de la réforme des retraites. Si chacun s’accorde pour estimer qu’elle est plus ou moins indispensable, tous s’accordent plus encore pour déclarer inacceptables toutes les propositions mises sur la table – trop avantageuses et ruineuses pour l’Etat de l’avis des uns, trop chiches et calamiteuses pour les travailleurs de l’avis des autres ! Quant aux propositions alternatives, elles se font plutôt rares et floues, tant il est vrai que, si la critique est facile, l’art – si tant est que la réforme des retraites relève de l’art ! – est difficile.

Il est vraiment des périodes où je suis soulagée de ne jamais avoir été nommée ministre, ni, à fortiori, présidente de la république ! – encore que le risque n’ait jamais été bien grand ! – et de n’avoir jamais eu à prendre, pour le bien du pays, de décisions radicales de quelque ordre qu’elles soient.

La bonne question à se poser

Mais je ne peux m’empêcher de constater – et bien plus qu’un constat, c’est pour moi un sujet de profond affliction – que si toute la France se préoccupe de la réforme des retraites, pas un Français ne semble s’interroger sur l’après-retraite. Pour tous nos concitoyens, tout semble s’arrêter à la retraite, comme si c’était là l’ultime étape de la vie des hommes. Comment, d’ailleurs, s’étonner d’une telle attitude de la part d’une société à ce point athée et matérialiste ? Pour elle, le problème des retraites prend fin devant la tombe : une fois la dernière pension de retraite versée, tout est définitivement réglé. Mais n’est-ce pas pourtant alors que se pose le problème infiniment plus grave de l’après-retraite : qui, parmi ses millions de retraités et futurs retraités de France et d’ailleurs, pense à la nécessité de la « réforme » incomparablement plus urgente qu’appelle cette nouvelle étape ? Il ne s’agit d’ailleurs plus cette fois de « réforme », mais de changement radical, et d’un changement radical qui ne concerne plus ce que doit recevoir le retraité, mais ce qu’il doit être. Qui pense au fait que le « retraité » doit se transformer en « racheté » pour pouvoir aborder cette nouvelle étape avec assurance et sérénité ?

Pourquoi ne pas simplement poser la question à ceux qu’indigne la réforme des retraites : « Et l’après-retraite, vous y avez pensé ?

Article signé Sylvette Rat, tiré du périodique "Le lien fraternel " Octobre 2010


2ème edition du livre "le Grand visiteur" : nouveau look, nouvelle couverture :

En vente sur : http://www.blfeurope.com/boutique/livres/partager-sa-foi/le-grand-visiteur

samedi 18 septembre 2010

Après la mort : l'envers !



Texte biblique :

Evangile de Luc, chapitre 16, versets 22 à 31

Le pauvre mourut et fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut et fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein. Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre dans cette flamme. Abraham répondit : (Mon) enfant, souviens–toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie et que de même Lazare a eu les maux, maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. En plus de tout cela entre nous et vous se trouve un grand abîme afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne puissent le faire, et qu’on ne parvienne pas non plus de là vers nous. Le riche dit : Je te demande donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères. Qu’il leur apporte son témoignage, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourment. Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts.

La mort : suite et fin

Arrive pour Lazare comme pour le riche (la richesse n’est ici d’aucun secours) le moment inéluctable de la mort. Jusque dans la mort, l’inégalité qui a marqué la vie de Lazare et du riche continue. Il est à noter que c’est Lazare, sans doute usé et prématurément vieilli par la dureté de la vie, qui mourra le premier. On le sait tous : l’espérance de vie est toujours plus grande pour les habitants des pays riches que pour ceux des pays pauvres. Nul doute aussi que la cérémonie d’enterrement des deux hommes fut fort différente. Que n’a-t-on pas dit et que n’a-t-on pas fait pour le départ du riche : homme prospère, qui a réussi, qui a tant fait profiter de sa richesse à ses amis… En silence, dans l’indifférence la plus complète, le pauvre est parti. Il a quitté la société des hommes de la même manière qu’il a vécu au milieu d’elle : dans l’inexistence la plus totale. Vient alors la suite…

La porte du tombeau à peine fermée que déjà s’ouvre pour chacun celle de l’au-delà. Tout soudainement s’inverse. Le riche qui était dans le confort et l’aisance connaît le tourment et la souffrance. Le pauvre qui passa son temps ici bas à souffrir est maintenant consolé. Lazare étant comblé, Jésus donne la parole au riche. S’il y a quelqu’un de qui les vivants, pour acquérir bon sens, sagesse et intelligence, peuvent apprendre, c’est bien de celui qui, parti avant eux, a raté son passage dans l’au-delà. N’ayant que ce texte dans la Bible pour nous en parler de manière aussi explicite, il revêt pour nous qui sommes encore ici-bas, une importance accrue ! Ecoutons donc avec attention la parole du riche, message venant de l’au-delà servant d’avertissement à nous qui n’y sommes point encore !

a. 1ère surprise : le riche fait l’expérience que, bien que mort, il ne l’est pas. Il vit toujours. Il peut voir, sentir, parler. Il est conscient et en pleine possession de ses moyens. Il sait qui il est et se souvient avec exactitude de toute sa vie passée. Nul doute que cette surprise sera la première et la plus grande pour tous ceux qui, athées, se réveilleront, après leur mort, aussi vivants, si ce n’est plus, qu’avant !

b. 1ère constatation : le riche et Lazare, comme il en fut du temps de leur vivant, ne sont pas dans le même lieu. Tandis que Lazare est dans le sein d’Abraham, vers lequel il a été porté par une cohorte d’anges, le riche est dans le séjour des morts, en attente de son jugement.

c. Seconde surprise : le riche voit Lazare dont il se rappelle. Alors que, sur terre, il n’avait fait de lui aucun cas, il lui porte soudainement une grande attention. Dans son malheur, il a la chance de connaître quelqu’un qui est dans le séjour des bienheureux. Peut-être peut-il faire quelque chose pour lui !

d. Seconde constatation : pour la première fois de sa vie, le riche se met à prier. Lui qui n’en a jamais fait preuve durant toute sa vie terrestre envers Lazare, il demande qu’on ait compassion de lui et que Lazare lui soit envoyé pour le soulager dans ses souffrances !

Si quelqu’un venait à douter de la réalité de la souffrance des perdus, le contenu de la demande du riche devrait suffire à elle seule pour le convaincre de la réalité de son acuité. Le riche demande que Lazare lui apporte ce qui, ici-bas, est pour nous la chose la plus vitale et la plus courante : de l’eau. Oui ! Jésus l’atteste ici sans ambiguïté : l’enfer avec ses flammes dévorantes, sa souffrance, insupportable, ses remords et ses tourments existent bien ; et rien n’est prévu dans ce lieu pour qu’ils soient soulagés ! La leçon de l’histoire aboutit, dans le cadre du sujet de la richesse, à une terrible conclusion : mieux vaut, dit en quelque sorte Jésus, mendier du pain sur terre et finir au ciel que de mendier de l’eau en enfer après avoir été riche sur terre !

1ère réponse d’Abraham à la prière du riche :

Le riche ayant prié Abraham, Jésus le fait répondre à la demande pressante de compassion que celui-ci lui a adressé. Si un tel dialogue a lieu dans l’histoire que Jésus raconte, nous ne devons pas penser qu’il existe en réalité. Ce dialogue existe pour qu’une fois pour toutes, morts comme vivants, nous sachions et comprenions pour quelles raisons la rétribution qui attend les perdus est ce qu’elle est : une souffrance à la fois intense et irréversible.

La réponse d’Abraham à la prière du riche tient en deux points :

- le 1er est une justification de la raison de la souffrance que le riche éprouve. Abraham renvoie le riche à ce qu’a été sa vie ici-bas et aux choix qui l’ont présidée. Il lui explique ainsi qu’une loi unique préside à notre destinée : notre éternité ne sera pas quelque chose de neuf, mais la récolte, la moisson de ce qu’ici-bas, nous aurons semé. Si toute notre vie sur terre était centrée sur le fait d’y trouver ici et maintenant la satisfaction, c’est ici et maintenant que nous la connaîtrons. Le riche ne doit donc pas s’étonner de ne rien recevoir ou récolter dans l’au-delà : il n’a rien semé, ni préparé dans ce but.

Par le rappel au souvenir de ce qu’a été la vie du riche, Jésus nous révèle aussi ce qui sera la principale cause de tourments des damnés : la mémoire de leurs fautes et de leurs choix. Si Dieu, par Sa grâce, ne se souvient plus de nos péchés, les damnés, quant à eux, ne les oublieront jamais !

- Le second est une mise au point. Aussi ardente soit la prière du riche dans le séjour des morts, il est impossible à Lazare d’y répondre. La situation du riche comme celle de Lazare, dans les lieux où il se trouve, est définitivement fixée. La séparation qui a existé du vivant des deux, entre le monde dans lequel vivait le riche et celui dans lequel vivait Lazare, est définitivement entérinée. Quand bien même il le désirerait, Lazare ne pourrait porter secours au riche, et le riche quitter son lieu de tourment. Inutiles sont tous les efforts entrepris de la terre pour changer la condition de ceux qui, avant nous, sont partis vers l’au-delà : il est, dit l’Ecriture, réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27.

Suite et fin du dialogue :

Réalisant le malheur qui le frappe et dont, ici-bas, il n’avait pas eu, selon lui, assez conscience, le riche adresse une seconde demande à Abraham pour les 5 frères qui lui restent afin, qu’au moins, eux ne viennent pas le rejoindre dans ce lieu de tourments. Etonnant de voir comment, à la lumière de l’éternité, les vraies priorités s’ordonnent. Alors qu’ici-bas il ne se souciait aucunement de son âme, voilà soudain que le riche se découvre dans l’au-delà une mission d’évangéliste, nous révélant par là même, si l’on devait établir un ordre de priorité, quelle est l’activité le plus urgente à laquelle les hommes devraient sur terre se donner.

Comme la précédente, la requête du riche, qui était que Lazare soit envoyé du ciel pour témoigner à ses frères de l’urgence pour eux de se préparer à l’éternité, n’est pas reçue. Si ici-bas, toutes nos prières peuvent être entendues, Jésus montre ici qu’aucune de celles que pourront adresser les damnés ne le sera. C’est avant notre mort qu’il nous faut prier et demander à Dieu d’exercer Sa grâce pour nos vies ou celles des autres. Après il est trop tard !

La raison du refus de l’exaucement de la demande du riche n’est cependant pas qu’affaire de principe. Elle tient à une réalité : c’est le fait que les frères du riche ont, selon Abraham, déjà à leur disposition tout ce qui leur est nécessaire pour savoir ce qu’il en est pour leur avenir éternel. Car eux aussi sont, comme le riche, des enfants d’Abraham, des juifs, peuple qui, depuis toujours, est au bénéfice de la Révélation de Dieu, du témoignage de la Loi et des Prophètes : cf Rom 3,1-2 ; 9,4-5. Abraham l’atteste avec une totale certitude : s’ils n’écoutent pas le témoignage que Dieu a rendu de Lui-même dans Sa Parole, témoignage qui a traversé les siècles, ils ne se laisseront pas davantage persuader quand bien même quelqu’un reviendrait des morts pour leur parler !

Conclusion :

A la lumière de la fin du dialogue fictif que Jésus a établi entre Abraham et le riche, deux conclusions s’imposent à nous, croyants :

- la 1ère, déjà soulignée, est que rien n’est plus urgent pour nous dans ce monde que le fait d’être des évangélistes, des témoins actifs de la Bonne Nouvelle. S’il y a une chose que le riche aurait aimé faire, si la possibilité lui était donné de revenir sur terre, c’est de s’acquitter de cette mission auprès des vivants. Croyons bien aujourd’hui que si un Gainsbourg ou un Coluche revenaient ici-bas, ils ne nous parleraient avec insistance que d’une seule chose : l’urgence de se réconcilier avec Dieu !

- la seconde est que la Bible, la Parole de Dieu, est le moyen par excellence que Dieu nous a donné pour croire à la Bonne Nouvelle. La foi, dira Paul, vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend de la parole du Christ : Rom 10,17.

Allons donc et, par la force que Dieu nous donne, témoignons ! Nous ne serons jamais plus au centre de la volonté de Dieu qu’en faisant cela !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus