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samedi 3 décembre 2011

Chrétien écolo !

Enjeux

Les écologistes les plus radicaux considèrent que la disparition de l’être humain pourrait favoriser la biodiversité, puisqu’il est la principale cause des désordres actuels dans la nature. D’autres, plus modérés, proposent de multiples solutions propres à résoudre tous les problèmes ! Leur motivation est le plus souvent inspirée par la peur du changement climatique et d’un accident industriel majeur et de leurs conséquences. Cette crainte est en partie fondée, mais elle ne peut être le seul motif d’un comportement « écologique. »

Bible et écologie

La vision biblique du monde n’est pas centrée sur l’homme ou sur la nature : elle est « théocentrique ». Dieu est bien le Seigneur, le maître de cette terre. C’est donc en référence à Dieu et non à l’homme que nous pouvons vivre et ajuster notre comportement. Hélas, cela n’a pas toujours été le cas de bien des chrétiens, loin s’en faut !

Il est bon d’adopter certaines mesures pour préserver notre planète, mais nous aurions tort de nous en contenter pour nous donner ainsi bonne conscience. Ce n’est pas tant la « compensation carbone », par exemple dont les bases de calcul restent parfois nébuleuses, qui favorisera la diversité des espèces. C’est la réorientation de nos choix, individuels et collectifs, pour vivre, consommer, et nous déplacer autrement dans le temps et dans l'espace de notre belle planète, qui contribuera à sa sauvegarde.

Face à l’avenir, les chrétiens vivent plus ou moins bien la tension entre le présent et l’avenir, spécifique à leur foi. Ils ont parfois tendance à mettre l’accent sur les dernières phrases du Credo, le retour de Jésus-Christ et le jugement dernier, la « dissolution de toutes choses » évoquée par l’apôtre Pierre dans sa deuxième lettre, la « fin du monde » ! Tout doit disparaître ! Après moi, le déluge ! Cela est aussi vrai pour ceux qui placent leur foi en la déesse consommation et qui vénèrent le dieu tout-puissant de l’argent-roi. Les conséquences d’une telle attitude sont sensibles, en particulier pour les êtres humains les plus faibles et démunis, et pour les espèces animales ou végétales les plus menacées.

Respect de l’environnement

La foi chrétienne demeure une source de motivation puissante pour se conformer davantage aux exigences d’une vie plus respectueuse de l’environnement. Nous pouvons, certes, cultiver notre foi en un Dieu souverain et providentiel, sur qui nous avons le privilège de nous reposer avec confiance, afin de rester en paix même en temps de crise. Ce n’est pas un prétexte au gaspillage, ni à éviter nos responsabilités pour vivre de façon responsable. Les chrétiens sont appelés à manifester leur amour et leur respect pour le Créateur.

Quel être humain se réjouirait de voir son œuvre méprisée, foulée aux pieds, détruite ? Et nous prêchons l’amour du prochain : n’est-ce pas nous contredire que de détruire l’environnement, où chacun vit et dont il tire aussi sa subsistance ?

Nous avons enfin une espérance particulière, enracinée en Dieu qui un jour renouvellera cette création toute entière : Romains 8,18-23. Cela doit nous conduire, comme un signe de cette espérance, à prendre soin de notre corps, bien qu’il soit mortel, et à préserver ainsi, avec tous nos contemporains, la plus grande diversité des espèces vivantes et des ressources naturelles.

Article de Frédéric Baudin, membre fondateur d’A Rocha France. Paru dans le N°2-2010-1

samedi 9 juillet 2011

Vive le sable !

Vacances : vive le sable !


Juillet est là ! Enfin ! La transhumance pour les vacances va pouvoir commencer ! Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le même appel retentit : le soleil, la mer, les plages de sable fin ! ! ! Ce sable qu’on aime tant, sur lequel il fait si bon étendre sa serviette… Il est si commun qu’il ne nous est peut-être jamais venu à l’idée qu’il pourrait nous dire quelque chose. Arrêtons-nous et prenons le temps de la réflexion ! Rien ne presse : nous sommes en vacances !

Que de sable !

Ce qui, d’emblée, est frappant lorsqu’on pense au sable est sa quantité. Partout, au bord de toutes les mers et tous les océans, sur tous les continents, le sable est là. Pas étonnant dès lors que, pour souligner la quantité considérable d’une chose, Dieu utilise l’expression « aussi nombreux que le sable qui est au bord de la mer. » Il l’a fait à plusieurs endroits. A Abraham le premier, il promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable qui est au bord de la mer : Genèse 22,17. Il tiendra promesse. Abraham est l’ancêtre des juifs, mais aussi de tous ceux qui sont animés de la même foi que lui : la foi en un Dieu unique qui sauve ceux qui placent en lui leur confiance.

L’abondance du sable évoque pour le roi David une autre réalité : la quantité considérable des pensées de Dieu. « Que tes pensées, dit-il, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que la somme en est grande ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable : Psaume 139,18. » On comprend dès lors que nul dans ce monde n’est apte à connaître et comprendre Dieu dans la totalité de ce qu’il est et de ce qu’il fait. Peut-être que certains d’entre nous se posent la question de savoir ce que les élus de Dieu pourront bien faire dans l’éternité ! La réponse est ici : découvrir l’immensité de Dieu, une immensité telle qu’elle dépasse tous les grains de sable de la terre !

Le matériau

Roche sédimentaire meuble, le sable, les maçons vous le diront, est trop fluide et mouvant pour servir seul à la construction d’un mur. Lié à du ciment et de l’eau, il devient, par contre, le matériau idéal pour construire des gratte-ciel gigantesques et robustes. Le sable est à l’image de ce que nous sommes. Après avoir donné un enseignement conséquent à la foule, Jésus conclut en utilisant, comme il l’a souvent fait, une parabole : « Quiconque entend de moi ces paroles et ne les met pas en pratique, dit-il, sera comme un fou qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison : elle est tombée, et sa chute a été grande : Matthieu 7,26-27.

Le parallèle utilisé par Jésus entre le sable et nos vies est limpide. Le sable n’est ni un élément de fondation, ni de construction. Notre vie bâtie sur nous-mêmes, nos pensées, nos sentiments, n’a pas plus d’avenir qu’une maison bâtie sur le sable. Il faut, pour en assurer la solidité, mêler le sable au ciment. Mêlée à la Parole du Christ, arrosée par son Esprit, notre vie prend de la consistance. Elle demeure solide, non seulement face aux épreuves du temps, mais jusque dans l’éternité.

Autres vertus et qualités du sable

Parfois si pollué, le sable est l’élément idéal pour filtrer et purifier l’eau. Le sable, sur lequel on perd son temps, peut aussi servir à le mesurer. Si léger que le moindre vent le soulève, il est aussi si pesant qu’on l’utilise pour lester les montgolfières, les bateaux ou le pied des parasols. Légèreté qui peut devenir lourde, le sable est associé dans la Bible aux humeurs mauvaises des gens stupides : lourde est la pierre, pesant le sable, mais plus lourd qu’eux, le dépit du fou : Proverbes 27,3. Oui ! Dans notre monde devenu fou, superficiel, il arrive souvent à l’homme, pénétré du sens du sacré et du sérieux de l’existence que les légèretés des autres deviennent pour lui aussi pesantes que le sable.
Vous êtes cet été sur le sable ? Profitez-en bien ! Peut-être est-ce ici l’occasion de prendre avec vous l’Evangile, la parole du Christ ! Allongé sur le sable, c’est le bon moment pour vous de faire connaissance de celui qui veut bâtir votre vie sur le roc… pour que jamais plus elle ne soit ensablée, enfouie, prisonnière du passé.


D’après une idée d’Alain Monclair.

samedi 25 juin 2011

Sécheresse

Signes de Dieu

La sécheresse est un thème très présent dans la Bible. Habitué que nous sommes au cycle des saisons, nous avons perdu de vue que les éléments qui font notre climat sont porteurs de messages de la part du Créateur envers ses créatures. Jésus le rappelle : Dieu, dans le ciel, dit-il, fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait pleuvoir sur les justes et les injustes : Matthieu 5,45. C’est ce qu’on appelle en théologie la grâce commune, une faveur que Dieu accorde à tous sans distinction.

Ayant fait alliance avec Israël, la grâce commune se transforme en signes de la bénédiction de Dieu ou de Sa réprobation. Plusieurs textes le soulignent vivement :

« L’Eternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains : Deutéronome 28,12. » Le ciel ouvert, déversant la pluie, est signe de bénédiction. A l’inverse, le ciel fermé est signe de réprobation :

Si Israël s’avise à se détourner de Dieu pour se tourner vers les idoles, Moïse avertit : « La colère de l’Éternel s’enflammerait alors contre vous ; il fermerait les cieux, et il n’y aurait pas de pluie ; le sol ne donnerait plus ses productions, et vous péririez promptement dans le bon pays que l’Éternel vous donne : Deutéronome 11,17.

Les prophètes

S’appuyant sur Moïse, les prophètes qui lui ont succédé ont suivi la même ligne. L’un des plus connus, Elie, qui exerçait son ministère sous le règne du roi impie Achab, le prend à témoin. « L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ! Il n’y aura ces années–ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole : 1 Rois 17,1. Trois ans et demi passeront, suite à la parole du prophète, avant que la terre d’Israël reçoive à nouveau de l’eau ! Le ciel fermé, la sécheresse, étaient le signe concret de la rupture entre Dieu et son peuple, une façon pratique utilisée par Dieu pour dire sa réprobation.

Après Elie, d’autres prophètes reprennent la thématique. Le plus descriptif de la souffrance qu’engendre la sécheresse est Jérémie :

Parole de l’Éternel qui fut adressée à Jérémie à l’occasion de la sécheresse : Juda est dans le deuil, Ses villes sont épuisées, sombres, (abattues) par terre, et les cris de Jérusalem s’élèvent. Les puissants envoient les petits chercher de l’eau, ceux–ci vont aux citernes, ne trouvent pas d’eau et retournent avec leurs cruches vides ; dans leur honte et leur confusion ils se voilent la tête. En effet, la terre est crevassée, parce qu’il n’y a plus eu de pluie dans le pays, alors les laboureurs dans leur honte se voilent la tête. Même la biche dans la campagne met bas et abandonne (sa portée), parce qu’il n’y a pas de verdure. Les ânes sauvages se tiennent sur les crêtes, aspirant l’air comme des chacals ; leurs yeux languissent, parce qu’il n’y a point d’herbe : Jérémie 14,1 à 6

Remarquons ici que Dieu ne laisse pas souffrir son peuple et subir le fléau qui le frappe sans explication. La suite du chapitre énumère les nombreuses raisons qui ont poussé Dieu à prendre cette mesure à l’égard d’Israël.

Aujourd’hui

L’alliance de Dieu avec Israël est unique. Il ne serait pas juste de plaquer la réalité décrite dans ce cadre à toutes les situations. Il n’en demeure pas moins vrai pour autant que les éléments célestes restent porteurs de messages pour les hommes. Dieu fait toujours pleuvoir sur les justes et les injustes : il manifeste sa bonté envers tous sans distinction. Jésus avertit aussi que plus la lumière de l’Evangile éclairera le monde, plus celui-ci devra compter avec les jugements de Dieu s’il la repousse. Dans sa célèbre prophétie sur les temps derniers, Jésus dit : Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, par endroit, des famines et des tremblements de terre : Matthieu 24,7. Jésus ne parle pas ici de sécheresse, mais de famines. Or, la famine a souvent pour cause les aléas climatiques. Tremblements de terre, famines, guerres incessantes seront le commencement des douleurs d’un monde nouveau qui mettra un terme à l’ancien ordre.

Terminons en rappelant une dernière prophétie énoncée dans l’Apocalypse. Elle concerne la partie finale de l’histoire. Deux anciens prophètes vont réapparaître à Jérusalem, causant un trouble immense parmi les nations. «Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe pas de pluie pendant les jours de leur prophétie, et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toute espèce de plaie, chaque fois qu’ils le veulent : Apocalypse 11,6. Ils nous font immédiatement penser à Elie et Moïse, les représentants de la loi et des prophètes dans l’Ancien Testament. Ils vont rappeler au monde de manière ultime que tout ce que nous avons, tout ce dont nous jouissons, de la plus simple chose à la plus précieuse, nous vient de Dieu. Puissions-nous nous en souvenir chaque jour !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 24 juillet 2010

Foi et mystères

Faux conflit entre raison et mystère


Dans le siècle qui vient de s’écouler, et dans le nôtre encore, rien n’a excité contre le christianisme une défaveur plus forte, que les nombreux mystères qui s’y rencontrent. Ce n’est point la faiblesse de ses preuves, ce n’est point le caractère de son auteur, ce sont ses dogmes, où le raisonnement ne peut atteindre, qui ont offensé un âge, où la raison était en quelque sorte déifiée. Il semble que l’on aurait consenti à le recevoir sans murmure, s’il avait consenti lui-même à n’enseigner que ce que chacun pouvait également apprendre sans lui. 

Cette opinion, naguère si universelle, et si commune encore de nos jours, n’est pourtant qu’un préjugé. Elle part d’une vue superficielle de l’homme et de la nature. Une réflexion plus profonde à la fois et plus modeste en aurait bientôt fait justice.

L’homme est entouré de mystères ; il est un mystère lui-même. Il serait bien étonnant qu’il n’en trouvât point dans la religion, la plus mystérieuse assurément de toutes les choses mystérieuses.

L’utilité du mystère


Rien de plus juste, rien de plus sain même, pour l’homme, que de chercher à expliquer toutes les choses qui l’entourent et toutes celles qu’il sent, par leurs rapports à d’autres choses qui lui sont connues, et par les lois qu’il est en état d’en abstraire. C’est ainsi qu’il étend la sphère dans laquelle il est limité. C’est ainsi qu’il agrandit son être, qu’il fortifie ses facultés morales, et qu’il se crée par son intelligence une puissance nouvelle, pour agir sur la nature.

Le caractère incontournable du mystère


Mais l’homme aura beau faire, il ne pourra jamais tout éclaircir. Il aura beau étendre sa sphère, il ne la rendra jamais infinie ; et tout ce qui sera hors de cette sphère, tout ce qui dépassera ses moyens actuels de connaître, demeurera pour lui un mystère.

De tout, il ne conçoit jamais qu’une partie ; le reste lui échappe. Il est borné dans ses forces physiques ; il l’est également dans ses facultés morales. Mais toutes les choses et lui-même dans la continuité de leurs rapports, arrivent à se perdre dans l’infini. Il y aura donc toujours pour lui un point où il sera forcé de confesser son ignorance, et où commencera le mystère. Et ce point, il ne pourra pas s’empêcher de le sentir ; ce mystère, il ne pourra pas venir à bout de se le dissimuler, parce qu’il y sera conduit infailliblement par la liaison des choses qui lui sont claires, et par les besoins irrésistibles de son intelligence.

Interaction entre le connu et le mystère


L’infini, dont nous sommes entourés, qui nous presse de toutes parts, se manifeste à nous par quelques parties en rapport avec notre constitution actuelle, avec nos sens, avec notre intelligence, avec notre cœur. Nous nous emparons avec avidité de ces premières manifestations d’un monde, dont la grandeur et la beauté nous étonnent. Nous saisissons avec joie ces premiers fils qui sont fournis à notre pensée pour l’exercer et la diriger. D’abord ils cèdent sous le doigt et se roulent sans peine. Mais, à mesure que nous les attirons à nous pour nous les approprier, ils deviennent, ils se montrent et plus prolongés et plus lourds ; bientôt ce sont des câbles énormes, dont le poids nous écrase, et dont la longueur incommensurable effraie notre imagination. Il faut les abandonner, sans savoir où ils se terminent.

Au-delà du mystère perceptible


Sans doute, il est dans l’univers une foule d’objets de toute nature, qui ne sont en rapport avec nous par aucun côté. Tous les fils de ce monde immense ne viennent point aboutir à notre pauvre individu. Ces objets sont pour nous comme s’ils n’existaient pas. Dans notre état actuel, ils ne sont pas pour nous un mystère, puisque nous ne soupçonnons même pas leur existence. Le mystère n’a lieu que pour les choses dont une partie nous est manifestée, et dont l’autre nous est cachée. C’est une chaîne de montagnes, dont nous voyons le premier coteau, avec les villages et les cultures qui le couvrent, dont une croupe bleuâtre nous dérobe le reste, et laisse à notre imagination le soin d’y creuser des vallées, d’y faire couler des torrents, et d’y mener paître de nombreux troupeaux.

Le mystère est partout


Or, ce n’est pas le christianisme seul, qui nous présente un côté clair et un côté obscur ; qui montre à notre esprit une portion d’une existence non équivoque, pour en laisser voiler une portion plus vaste encore ; qui nous manifeste des vérités sensibles, premiers anneaux d’une chaîne immense qui remonte de la terre au ciel, mais qui rompt bientôt sous nos doigts, dès que nous essayons d’en dérouler toute la longueur : c’est la nature toute entière ; ce sont en apparence les sciences les plus sûres et les plus claires, que dis-je, ce sont les objets les plus familiers, les lois les plus vulgaires de la nature, et d’après lesquelles nous agissons tous les jours avec le plus de sécurité.


Extrait d’un sermon du pasteur Samuel Vincent, né à Nîmes en septembre 1787, mort à Nîmes en juillet 1837


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 juillet 2008

L'or bleu

Essentielle à la vie

A l’approche de l’été, on pense au soleil, aux vacances, à la baignade. Mais moins souvent à la sécheresse ou aux restrictions d’eau. L’eau essentielle à la vie, est une image spirituelle fréquemment utilisée dans le langage biblique. Elle est synonyme de vie, de purification, de rafraîchissement, de renouveau… Le manque d’eau, la soif, le désert, la pollution des eaux expriment l’insatisfaction, la déception ou la souffrance. Des images actuelles qui valent bien un billet de réflexion.

L’or bleu

Il y a trente ans à peine, l’eau était encore considérée comme un don de la nature, une ressource inépuisable. Aujourd’hui, à cause de sa rareté ou de sa mauvaise utilisation, elle est devenue un enjeu économique, géopolitique et environnemental majeur. Au point qu’on l’appelle « l’or bleu ».
Selon l’économiste italien Riccardo Petrella, 1,5 milliard de personnes dans le monde n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable. Près du double consomment de l’eau sans traitement sanitaire. Plus grave encore : chaque jour 30 000 personnes meurent de maladies dues à la mauvaise qualité de l’eau. Dans certains pays d’Asie ou d’Afrique, un litre d’eau coûte plus cher qu’un litre de carburant… L’eau est indispensable à la vie. C’est pourquoi elle est le grand défi du XXIème siècle. Les organisations intergouvernementales développent de nombreux programmes pour gérer cette ressource naturelle précieuse. Une journée mondiale lui est même consacrée chaque année en mars. L’Unesco a déclaré la décennie 2015, la Décennie internationale d’action « L’eau, source de vie ».

Risque de pénurie

L’eau est un composé chimique présent sur toute la terre, essentiel pour tous les organismes vivants. Près de 70% de la surface du globe est recouverte d’eau. Elle constitue 65% du corps humain. Pour satisfaire ses besoins fondamentaux, l’homme doit pouvoir accéder chaque jour à une quantité d’eau pure comprise entre 20 et 50 litres. L’activité humaine qui consomme le plus d’eau traitée est l’agriculture, notamment pour l’irrigation, avec 68% de la consommation, puis la consommation humaine (24%), l’industrie (5%) et la production d’énergie (3%). Ces activités conduisent à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. La menace croissante d’une pénurie des ressources mondiales en fait un bien stratégique. Les enjeux sont ceux de la survie : de la terre même, de la matière, et surtout de l’espèce humaine. Sans eau, pas de vie !

Une source d’eau vive inépuisable

En nous accordant l’eau, Dieu prouve sa bienveillance envers les hommes : « Car tu prends soin de la terre et tu l’abreuves. Tu la combles de richesses ! Dieu, ton ruisseau est plein d’eau : tu fais pousser le froment pour les humains en fertilisant la terre[1] ». Sur le plan physique, les hommes ne peuvent vivre sans eau. De même, sur le plan spirituel, leur cœur éprouve une autre soif, lancinante… Et si, sans le savoir, nous avions tous soif de Dieu ? Pascal n’a-t-il pas dit qu’il y avait dans le cœur de tout homme un vide qui a la forme de Dieu ? Dans le Nouveau Testament, Jésus se présente comme la source d’eau vive. Il propose aux hommes de leur offrir une eau qui désaltère, purifie, comble tous les besoins et ne tarit jamais. Une eau qui donne la vie éternelle !

L’eau qui purifie

Jésus, une eau qui désaltère, soit ! Mais une eau qui purifie ? Comment cela ? Le verdict de Dieu est sans appel : « Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné, moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes, des citernes fendues qui ne retiennent pas l’eau[2] ». Cette sentence est accompagnée d’une promesse : « Je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous deveniez purs, je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles ».[3] Il suffit de regarder l’état du monde pour reconnaître que nous avons abandonné Dieu. Pour satisfaire ses besoins spirituels, l’homme moderne va puiser à toutes les sources imaginables, sauf… à celle qui donne la Vie.

Jésus est l’accomplissement de la promesse de purification que Dieu fait aux hommes. Quand il est mort sur la croix, il a payé pour nos souillures. Comme une source d’eau pure, son sacrifice nous lave de nos péchés et nous donne la vie éternelle. L’eau qu’offre Jésus est gratuite. « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Et même vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ! Venez acheter sans argent, oui, sans paiement, du vin, du lait ![4] » Et elle est intarissable : « Celui qui boit de cette eau, aura de nouveau soif. Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Bien plus : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle[5] ».

Et vous, à quelle source puisez-vous ? Une seule est véritable : le Christ. Reconnaissez que vous avez besoin d’être lavé de vos péchés. Laissez-vous purifier par lui. Vous serez comblé et vous n’aurez plus jamais soif.

Paru dans le Message Essentiel, d’après Sandrine Laporte.

[1] Psaume 65,10
[2] Jérémie 2,13
[3] Ezéchiel 36,25
[4] Esaïe 55,1
[5] Evangile de Jean 4,13-14


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 21 juin 2008

La signature de Dieu

Cristaux de neige !

Mr A.J. Pace, portraitiste, raconte un de ses entretiens avec un microphotographe, Wilson J. Bentley, expert dans l'art de photographier à travers un microscope.

Pendant plus d'un tiers de siècle, ce technicien photographia des cristaux de neige. De l'observation de ses milliers de clichés photographiques se dégagèrent trois constantes mystérieuses tout autant que fascinantes :

- Jamais il ne trouva deux cristaux de glace identiques : chacun d'eux se distinguait nettement des autres par le jeu de ses curieuses pointes, de ses boucles, de ses délicates ciselures ou de ses bords biaisés.

- Tous, cependant possédaient cette même beauté vertigineuse de complexité géométrique.

- Il nota enfin leur parfaite symétrie de construction, toujours se développant en six branches à partir d'un axe central.

Explication

S'expliquait-il ces phénomènes ? : "Naturellement, personne ne le peut, excepté Dieu, mais voici ma propre théorie. Comme vous le savez, les cristaux de neige sont formés de vapeur d'eau à une température au-dessous du point de congélation. L'eau est composée de molécules de 3 atomes, 2 d'hydrogène combinés avec un d'oxygène. Chacune de ces molécules est chargée d'électricité positive et négative dont la tendance est de se polariser aux côtés opposés. Le nombre 3, vous le voyez, entre en action dès le départ. "

Mais comment expliquer toutes ces constantes, demanda Mr Pace ?

Wilson Bentley haussa les épaules : "Seul l'Artiste qui leur a attribué un but et les a façonnées ainsi sait comment".

Géométrie

Sa remarque sur le nombre 3 me laissa pensif. Se pouvait-il qu'après avoir modelé sa création, Dieu eût voulu y apposer sa signature, comme le ferait un artiste dans son oeuvre. ? Le Dieu de la Trinité signerait-il sa création dans les fragiles étoiles des cristaux de neige ?

On constate que le réseau directeur de la constitution du cristal de glace est celui de l'hexagone, figure à six côtés. C'est une figure unique dans tout le royaume de la géométrie par le fait que le rayon de la circonférence est exactement de la même longueur que chacun des six côtés de l'hexagone.

Ainsi, disposons-nous de six triangles, parfaitement équilatéraux, dont les sommets se touchent au point central et dont tous les angles sont de soixante degrés, un tiers de toute l'étendue d'un côté d'une ligne droite. Quel excellent symbole d'une unité divine en trois personnes. Ici, l'unité est présente - le triangle, - mais associée à trois lignes, chacune essentielle à l'intégrité du tout.

Bible et symétrie

Par curiosité, je m'employai à examiner dans la Bible les références concernant les cristaux de glace. Comment Dieu, dans sa Parole, employait-il sa signature ?

Basant mes recherches sur le mot neige, je découvris la même unité de base 3 !

- L'Ancien Testament contient 21 (3 x 7) références au mot neige.
- Le Nouveau Testament : 3.
- Par 3 fois, le terme est associé à la " lèpre blanche comme la neige ". Ex, 4.6
- Par 3 fois, le terme est comparée à la neige qui purifie du péché.
- Par 3 fois, il s'agit de vêtements ayant " la blancheur de la neige ".
- Par 3 fois encore, c'est l'apparence du Fils de Dieu qui est associée à la blancheur de la neige.

De curiosité en curiosité, il me fut donné d'aller plus loin dans ma connaissance biblique du chiffre 3.

C'est un fait généralement peu connu que les Hébreux et les Grecs, ne possédant pas de chiffres, se servaient des lettres de leur alphabet en guise de nombres. Le mot que l'hébreu utilise pour le concept de neige est sheleg :

- La première lettre du mot, correspondante à notre SH est en hébreu utilisée pour désigner le nombre 300.

- La deuxième consonne L a la valeur décimale de 30.

- La troisième correspondant à notre G vaut... 3.

Additionnez ces trois nombres et vous obtenez 333.

Curieux, n'est-ce pas, cette façon qu'a la boucle de se boucler ?

Les prodiges de Dieu

Pourquoi ne pourrions-nous pas attendre une exactitude mathématique dans un ensemble de livres s'ils sont pleinement inspirés et merveilleux comme le monde que Dieu a créé ? Il est dit de Dieu : "Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas. Il dit à la neige : Tombe sur la terre !" Job 37 : 5-6.

J'ai tenté pendant deux jours entiers de dessiner d'après son modèle six cristaux de neige avec une plume d'encre et je me suis affreusement fatigué. Combien Il fait tout facilement ! " Il DIT à la neige ". Il parle et c'est fait !

Imaginons les millions de milliards de cristaux de neige qui tombent sur un arpent de terre en une heure de temps.

Imaginons, si nous le pouvons, le fait étourdissant que chaque cristal est une individualité propre, un modèle unique, sans duplicata dans cette tempête ou dans une autre.

Imaginons combien éphémères sont ces oeuvres.

Imaginons leur invisibilité.

Comment concevoir que l'ultime but de cet impensable exploit est de créer de la Beauté, dans ce qu'elle a de plus idéal, de plus pur, de plus offert à l'homme. " Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. " Psaume 139 : 6.

En réfléchissant à un tel aboutissement, multiplié en d'innombrables variations, peut-on circonscrire l'existence et l'ouvrage d'un Auteur dont les capacités se mesurent seulement par l'infini ? Un Dieu qui peut faire cela peut tout faire, même façonner et modeler nos vies, pour en faire des créations de beauté et d'harmonie.


(d'après Myer Pearlman, "Aux sources de la vérité biblique" p.42-44, 1937, Traduit par les éditions "Les Assemblées de Dieu", Bruxelles,1967)



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 30 juin 2007

Soleil, soleil

Oh soleil soleil


Quand le ciel sera moins gris
Il me tendra les bras
Un jour comme un ami
Il nous reviendra


Mais je veux déjà
Chanter pour toi
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil


Viens sors enfin de la nuit
Et l'hiver s'en ira
Viens toi qui fait de la pluie
Un grand feu de joie


On attend que toi
Réveilles-toi
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil

Nana Mouskouri



Le soleil ayant brillé par son absence ce mois de juin, je vous propose de vous réchauffer ici à ses rayons. « Le soleil change souvent d’horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève », a dit Balthazar Y Morales. Savez-vous que la Bible compare Dieu au soleil ? Quelles ressemblances l’astre brillant a-t-il avec son Créateur ? Quelle différences aussi ? C’est ce que je vous propose de découvrir.

Le soleil : l’astre du jour

Dès sa création, la Bible souligne la raison d’être du soleil. Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans le ciel pour séparer le jour et la nuit ! Qu’ils servent de signes pour marquer les rencontres festives, les jours et les années. Le soleil est un signe qui sépare deux mondes : celui du jour et celui de la nuit. Lorsque le soleil se lève, c’est le jour qui paraît. Lorsqu’il se couche, la nuit arrive. Les mêmes effets se produisent avec Dieu dans la vie individuelle et collective des hommes. Dieu, le Dieu de la Bible présent, c’est toute la vie, avec ce qu’elle a de meilleur, qui s’éclaire. Dieu chassé, exclu, ou ignoré, les nations, comme les hommes, ne tardent pas à tomber dans la plus horrible nuit. Or, la nuit, nous le savons, est le moment le plus propice à tous les abus, tous les crimes et toutes les lâchetés. Qui craindre si Dieu n’existe pas ? « Ta lumière, ô Dieu, voilà ce dont nous avons besoin ! »

Le soleil : l’astre aveuglant

Qui peut de ses yeux fixer le soleil ? Ceux qui ont assisté à l’éclipse du 11 août 1999 s’en souviennent. Des lunettes spéciales étaient nécessaires pour l’événement. La seule vue du soleil suffit à rendre aveugle. A Moïse qui voulait Le voir, Dieu répondit : Tu ne peux Me voir en face, car l’être humain ne peut me voir et vivre. Comme pour le soleil, impossible à quiconque de supporter la vision de l’éclat de Dieu. La beauté du soleil n’est pourtant pas inaccessible. Il suffit d’une pluie pour que sa lumière, invisible, se décompose soudain en un magnifique arc-en-ciel. Personne, dit la Bible, n’a jamais vu Dieu. Dieu a trouvé cependant un objet, une personne dans laquelle toutes les nuances de Sa personnalité peuvent se projeter : Jésus-Christ. « La connaissance de la gloire de Dieu resplendit sur le visage du Christ, dira l’apôtre Paul. « Montre-nous le Père ! demanda Philippe à Jésus. » « Il y a si longtemps que Je suis avec vous, et tu ne Me connais pas, Philippe ? Celui qui M’a vu a vu le Père ! répondra Jésus ».

Le soleil : l’astre bienfaisant

Pouvez-vous imaginer un monde sans soleil ? Adieu la chaleur, les fruits savoureux, l’éclat des couleurs… Le paysage devient morne, la vie insipide, l’atmosphère triste. Les psychiatres le savent bien. Les longs mois d’hiver sont les plus propices aux dépressions. Rien de telle qu’une bonne cure de soleil pour remonter le moral. Telle est, trop souvent, la vie sans Dieu : une routine débilitante, un ras-le-bol croissant, un chemin de mort. « Moi, dit Jésus, Je suis la lumière du monde ; celui qui Me suit ne marchera jamais dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Toutes Ses paroles sont comme les rayons bienfaisants du soleil. « Venez à Moi, vous qui peinez sous une charge trop lourde ; Je vous donnerai du repos ». « Celui qui vient à Moi n’aura jamais faim, et celui qui met sa foi en Moi n’aura jamais soif ». « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu ». Quel qualificatif décrit le mieux votre vie aujourd’hui : fade, terne, vide, décevante ? Gorgez-vous, cet été, des paroles du Christ : le soleil de Dieu, avec sa lumière et ses rayons, ne tardera pas à entrer dans votre âme !

Le soleil : l’astre terrible

Les 10 000 victimes françaises de la canicule de l’été 2003 nous le rappellent. Le soleil peut être terrible. Sa chaleur est telle qu’elle dessèche tout. Sous ses rayons, ce qui était vivant hier, dépérit aujourd’hui et meurt demain. La Bible prévoit, sous l’effet du soleil, des jours futurs difficiles. « Le quatrième ange répandit sa coupe sur le soleil. Il lui fut donné de brûler les humains par le feu, et les humains furent brûlés par une chaleur torride. Ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a le pouvoir sur ces fléaux, et ils ne revinrent pas pour Lui donner gloire. » . On a trop souvent tendance, au sujet de Dieu, de ne parler que de Sa bonté. La Bible dit aussi qu’Il est un feu dévorant et que c’est une chose terrible de tomber entre Ses mains. Après avoir patienté des siècles, le Christ, dit Paul, reviendra comme un feu flamboyant pour faire justice . Une seule chose, précise la Bible, permet à l’homme de se mettre à l’abri du feu de la colère de Dieu : sa foi dans le pardon offert par le Christ. Comment allez-vous rencontrer Dieu ?

Le soleil, l’astre universel

Le soleil n’appartient à personne. Il est à tous. Petits ou grands, noirs ou blancs, riches ou pauvres, tous peuvent en bénéficier. Dieu, dit l’Evangile, fait lever son soleil sur les mauvais et les bons. C’est un cadeau qu’Il fait à tous, sans distinction de valeur, de mérite, de niveau intellectuel ou de condition sociale. Il nous rappelle ce qu’est le Christ pour l’humanité : un don gratuit de Dieu offert à tous. Le soleil se lève à l’Orient, puis poursuit sa course jusqu’à l’Occident. Après avoir fait le tour de la planète, il revient à son point de départ. Telle est aussi la Bonne Nouvelle de l’Evangile du Christ. Partie d’Israël, elle s’est mise en route pour illuminer le monde. Eclairant les régions les plus ténébreuses, elle apporte, partout où elle est reçue, vie et espoir. Est-elle entrée chez vous ? Avez-vous ouvert les volets de votre cœur à Ses rayons bienfaisants ? Vous pourrez alors dire comme l’aveugle guéri par Jésus : « Je sais une chose ; j’étais aveugle et maintenant je vois. »

Le soleil, un astre provisoire

Le jour vient où le soleil n’existera plus. Parlant de la ville de Dieu au ciel, la Jérusalem nouvelle, l’apôtre Jean écrit : La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour y briller, car la gloire de Dieu l’éclaire, et sa lampe, c’est l’Agneau (le Christ)… Il n’y aura plus de nuit. Le soleil, avons-nous dit, a été créé pour marquer les époques. L’éternité arrivée, il ne sera plus, comme toutes choses liées au temps. Deux subsisteront : Dieu et vous-mêmes. Réfléchissez-y ! Bonnes vacances sous le soleil de Dieu !


P . S : cette semaine dans le journal l’Express, page courrier des lecteurs, des extraits du billet intitulé ci-dessous « Pauvre Bible » et la réaction du médiateur du journal.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus