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samedi 7 janvier 2012

Les impossibilités de Dieu !

Impossible à Dieu ?

Rien n’est impossible à Dieu, dit-on ! N’est-il pas le Tout-Puissant, celui qui fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut ? La Bible présente pourtant 3 choses qui sont pour Dieu du domaine de l’impossible !

1ère impossibilité : sauver un incrédule

Nous le sommes tous par nature. Dans la culture rationaliste qui est la nôtre, les athées sont comme des poissons dans l’eau. Ils se rassurent mutuellement : qui est assez niais en 2012 pour croire en Dieu ?

La Bible dit que c’est celui qui a perdu le bon sens qui nie que Dieu existe. Sur le plan de la raison et des probabilités, il y a beaucoup plus de chance que l’univers soit le produit d’un Créateur intelligent que le fruit du pur hasard. La foi en Dieu nécessite de mettre de côté le prêt-à-penser soit disant moderne dans lequel les occidentaux, en particulier, s’enferment.

Croire que Dieu existe ne suffit pas pour le connaître. Encore faut-il prendre au sérieux le témoignage qu’il a donné de lui-même dans l’histoire. On ne peut connaître de Dieu que ce qu’il veut bien montrer de lui. A ce sujet, nous ne sommes pas dépourvus d’indications. La Bible qui a traversé les siècles et Jésus-Christ sont les témoignages éloquents de Dieu. Jésus est l’image même de Dieu, l’empreinte de sa personne, l’expression exacte de sa réalité. Prenez-le temps d’examiner les faits, de vous faire une opinion solide sur Jésus. Dieu fait dépendre dans la Bible votre salut éternel de lui. C’est tout ou rien ! Il serait dommage, par négligence, paresse ou conformisme de passer à côté du Merveilleux ! Rappelez-vous : la foi ne naît pas par miracle ! Elle vient de ce qu’on entend, du témoignage rendu ! Prenez et lisez !

2ème impossibilité : mentir

La Bible l’affirme à plusieurs reprises : Dieu ne peut mentir. C’est une impossibilité liée à sa nature. Parce qu’il en est ainsi, il est le seul point de repère fiable de l’univers. Il est aussi le mètre étalon de toutes les valeurs qui existent. En matière de justice d’abord. On sait combien les lois humaines fluctuent, changent selon les modes, les lieux, les cultures, les influences. Dieu, lui, ne change pas. ce qu’il dit était vrai hier, l’est aujourd’hui, le sera demain. Le mal n’est pas ce que la majorité décide, mais ce que Dieu désigne comme tel. Il est beaucoup plus grave que tout ce que nous pouvons concevoir.

Le fait que Dieu ne ment pas est à la fois effrayant et rassurant. Effrayant pour celui qui, tel le caméléon, s’adapte au monde environnant pour établir ce qui est normatif ou pas. Dieu ne relativise jamais. Il pense les choses en fonction de sa nature exempte de toute ombre de variation. Rassurant pour celui qui fait confiance à Dieu, ses promesses. Dieu ne saurait faire défaut, être une source décevante. Il ne peut se renier lui-même. Ce qu’il promet, il le tient sûrement. Il sauvera tous ceux qui croient en Jésus-Christ et en la valeur de sa mort pour leur rachat.

3ème impossibilité : tout pardonner

Cela vous surprend sans doute. Mais je ne dis pas ici autre chose que ce que Jésus lui-même a dit. Dieu pardonne tout, sauf une chose : le péché contre le Saint-Esprit. Qu’est ce ? Jésus a dit cette parole à une catégorie d’hommes bien précise : les pharisiens. Il l’a dit au sujet d’une parole précise. Ceux-ci disaient de lui qu’il avait partie liée avec les démons. Jésus a alors épinglé avec sévérité leur malhonnêteté. « On reconnaît l’arbre à son fruit, leur a-t-il dit. Si le fruit est bon, l’arbre l’est aussi. Si le fruit ne l’est pas, l’arbre non plus. »

Le péché contre le Saint-Esprit est celui de ceux qui savent pertinemment où se trouve la vérité, mais qui, délibérément, choisissent de la nier ou de la refuser. Ils ne sont pas ignorants, mais éclairés. Ils ont été acculés au devoir de choisir. Ils ont choisi de la refuser. S’ils persévèrent dans cette attitude, Jésus l’affirme : c’en est fait d’eux. Il n’y a plus de recours possible, ni de grâce. Le pardon n’est efficace que pour ceux qui reconnaissent leurs fautes, leurs erreurs. Pour les autres, il n’y a qu’une attente : celle du jugement définitif et irrévocable de Dieu.

Peut-être y a-t-il encore d’autres choses qui sont du domaine de l’impossible pour Dieu ! Ces trois là sont suffisantes pour provoquer en nous une crainte salutaire. Or, la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Puisse-t-elle vous habiter cette année !

samedi 26 novembre 2011

Sacré et profane

Actualité


Trois faits différents ponctuant l’actualité récente ont retenu dernièrement mon attention. Bien qu’ayant plusieurs traits communs, je n’ai, à ma connaissance, entendu aucun journaliste établir de parallèles entre eux. Le premier fait s’est produit dans la petite ville de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Le maire, Jean Vila, apparenté communiste, a procédé le 12 novembre à un mariage entre Guillaume et Patrick, deux homosexuels. Bien qu’illégal, le mariage se voulait « un acte de révolte » destiné à interpeller les candidats à la présidentielle sur le sujet. Le second fait est l’attentat perpétré par des islamistes contre les bureaux de Charlie Hebdo dans la nuit du 2 au 3/11, suite à la publication de leur journal au titre provocateur « Charia Hebdo, avec le prophète Mahomet en couverture. Le dernier fait est la publication récente des affiches scandaleuses de la marque Bénetton montrant des personnalités opposées ou proches s’embrassant sur la bouche, dont le pape et l’imam de la mosquée Al Azhar.

Beaucoup de bruit et de réactions différentes ont entouré ces trois faits. Sous la pression du Vatican, l’affiche représentant le pape et l’imam a été retirée des panneaux publicitaires. Toute la presse et les politiques de tous bords se sont empressés d’apporter, au nom de la liberté d’expression, leur soutien au journal satirique. Quant à l’initiative de Jean Vila, elle n’a suscité que peu de réactions… comme si la cause était déjà gagnée et le fait inéluctable sous peu.

Que penser de ces trois événements ? Que révèlent-ils ? Quelle position le chrétien que je suis doit-il avoir à leur sujet ? La réponse de ce billet est, sans doute, personnelle. A la lumière de la Parole de Dieu, j’y lis un parallèle fort avec la description que la Bible donne du climat moral qui prévaudra dans « les derniers jours ».

Sacrilèges

Sache, dit l’apôtre Paul à son jeune collaborateur Timothée, que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, SACRILEGES… Alors que le terme n’apparaît que trois fois dans toute la Bible, il est intéressant de noter qu’il se situe justement ici, dans la liste des qualificatifs qui décrivent l’état moral de la société des derniers jours. Qu’est-ce qu’un sacrilège ? De quoi est-il l’indicateur ?

Le sacrilège est liée à la notion de sacré. Si plus rien de sacré n’existe, le sacrilège n’a pas lieu. Le sacré est désigné tel par opposition au profane ou au commun. Par le sacré est défini, pour une société donnée, tout ce qui possède une vertu supérieure, empreinte de dignité ou de noblesse. Le sacré appelle le respect. Il se situe dans le cadre d’un système séparé du profane. Le sacré exige la plus haute considération. La division sacré/profane sépare ce qui, par nature, peut être touché, modifié au gré du temps et des circonstances (le profane), et ce qui ne doit pas l’être (le sacré). Toucher au sacré c’est commettre un crime de « lèse-majesté ». C’est attenter à ce qu’il y a de plus noble, de plus royal dans la société humaine. C’est mériter la pire sanction.

Le sacré

Qu’est-ce qui définit ce qui est sacré ? A cette question, les athées et les humanistes sont bien incapables de répondre. Si tout est le produit du « hasard et de la nécessité », tout se vaut. Il n’est alors pas plus coupable de tuer un animal qu’un être humain, puisque tout est matière. Aucun athée cependant ne se comporte de fait d’une telle manière. D’où vient la conscience du sacré qui habite l’athée si Dieu, l’entité morale suprême, n’existe pas ? Indubitablement, la conscience du sacré, présente dans tous les cœurs et les esprits humains, est une des preuves les plus fortes de l’existence du divin. Le sacré témoigne qu’il y a en l’homme des valeurs supérieures à l’homme lui-même : la vie, la propriété d’autrui, la foi religieuse, la dignité de la personne. Or la Bible le dit : la génération des derniers jours va abolir la frontière entre profane et sacré. Désormais, on peut toucher à tout, rire de tout, tourner en dérision qui on veut. Tout est nivelé. Il n’y a plus ni noblesse, ni dignité, ni hauteur morale, ni profondeur. Les trois faits cités ci-dessus en témoigne. Jean Vila le dit officiellement : la distinction entre homme et femmes n’existe plus. Charly Hebdo le publie : le respect de la foi des autres n’a pas lieu d’être. Bénetton l’affiche : la dignité du rang et de la fonction d’une personne est à mettre au placard. Avec quelles conséquences ? ? ?

La source du sacré

Pour le chrétien, Dieu est la source du sacré ! Les visions rapportées dans la Bible témoigne qu’il existe dans le monde spirituel un respect extrême du sacré. Esaïe témoigne par exemple que les anges qui sont les plus proches de Dieu se couvrent la face devant la gloire de sa Personne. Jude rapporte que les anges de Dieu ne s’autorisent pas à injurier le diable. Tout esprit déchu qu’il est, il est toujours le possesseur, en tant qu’esprit, d’une dignité originelle. C’est à Dieu et à Son jugement qu’ils font appel pour le maudire. Dans sa loi (les dix commandements donnés à Moïse), Dieu établit ce qui est sacré à ses yeux. Il y a d’abord ce qui touche à sa personne : le respect qui lui est dû, la représentation que l’on se fait de lui, le sabbat (jour du repos qui lui est consacré), l’utilisation de Son nom. Il y a ensuite ce qui touche aux relations entre les êtres humains, faits à Son image : l’honneur qui doit être rendu aux parents, le respect de la vie, le respect du mariage, le respect du bien d’autrui, la vérité dans les paroles que l’on prononce… Aucune de ses lois qui définissent et enferment le sacré n’est aujourd’hui respectée !

Jugement

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, dit Salomon. Là commence le respect du sacré. La profanation du sacré est sans nul doute l’une des tares qui précipitera bientôt le jugement de Dieu sur le monde. Dieu est saint, sacré. Tout ce qu’Il nous a donné, et qui est constitutif des fondements de la vie, l’est aussi. Dieu ne laissera pas indéfiniment l’homme profaner, piétiner, ce qui a si grande valeur à Ses yeux. La plus grande colère de Jésus s’est produite dans le temple de Dieu. Prenant un fouet, il a chassé tout ceux qui avaient fait de la maison de Dieu une maison de commerce. Jésus n’a pas supporté la profanation éhontée de ce lieu sacré. Ne rions, ni n’applaudissons aucun des actes de profanation, de quelque nature qu’il soit, qui sont perpétrés dans le monde ! Prenons acte : Dieu est trois fois saint ! «Je ne laisserai plus profaner mon saint nom. Et les nations sauront que je suis l’Eternel, le Saint en Israël : Ezéchiel 39,7. »

P.S : Dans la même tendance du sacrilège, mentionnons aussi : la dernière trouvaille de Toys'r'us : une poupée qui dit des jurons, la pièce de théâtre provocatrice Golgotha Picnic, ou le dernier tube de Lady Gaga : Judas

Autre article sur le sujet : http://ab2t.blogspot.com/2011/11/romeo-castellucci-et-la-merde.html

samedi 7 mai 2011

Les silences de Dieu

Le silence de Dieu

Jean-Paul Sartre disait : Dieu se tait, donc il n’existe pas pour l’homme. Si la parole de Dieu peut être dérangeante, son silence, pour certains, l’est davantage encore. Le silence de Dieu, à leurs yeux, le rend coupable. Comment Dieu peut-il se taire alors que tant d’horreurs se passent sur notre terre ? Comment peut-il rester muet alors que ceux qui se revendiquent comme étant son peuple sont mis à mal, persécutés, tués dans le monde entier ? Le silence de Dieu justifie l’athéisme des hommes, disait Sartre ! Que dire, que penser du silence de Dieu ?

Tout parle de Lui !

La 1ère chose que la Bible dit est que, sans parole, la perception de qui est Dieu se voit à travers sa création. Le ciel (le cosmos, l’infini) raconte la gloire de Dieu, dit le roi David. Depuis la création, ajoute l’apôtre Paul, les œuvres de Dieu parlent à la pensée et à la conscience des hommes de ses perfections invisibles. Certes, il n’y a là ni parole, ni langage. Mais le sens esthétique, la diversité, l’originalité de chaque création, l’intelligence, l’ordre : tout cela témoigne des attributs du concepteur.

Chacun de nous sait que les mots ne sont pas la seule forme de communication entre les êtres. La musique, la peinture, le mime, des gestes, le comportement, le visage sont autant de révélateurs expressifs de ce qui habite les humains. Dieu a donné dans ses œuvres suffisamment de lumière pour ceux qui veulent le voir, mais aussi assez d’obscurité pour ceux qui ne le veulent pas. Je ne poursuivrai pas ma réflexion sur les autres moyens par lesquels Dieu parle. Un autre article du blog traite le sujet. J’aimerais plutôt revenir sur le silence de Dieu. Il est une réalité biblique comme sa parole. Pour trois raisons, Dieu privilégie par moments le silence à la parole!

Le choix du silence

1. le silence : un cadre

La première raison est que le silence offre souvent le meilleur cadre pour entendre Dieu. Alors que le prophète Elie était sur le mont Horeb, découragé, il eut droit à la visite de Dieu. la Bible raconte qu’un grand violent, suivi d’un puissant tremblement de terre et d’un feu passa devant lui. Mais, dit le texte, Dieu n’était pas dans ces élément puissants et bruyants. Puis Elie entendit un murmure léger, le bruissement du silence. Et il entendit la parole de Dieu.

Nous n’aimons pas, en général, le silence. Nous lui préférons le bruit qui nous empêche de faire silence pour entrer en nous-mêmes. Aucune relation profonde avec Dieu n’est possible sans silence. Jésus l’a dit : « Si tu veux prier, va dans la pièce la plus reculée de ta maison. Là enferme-toi et adresse-toi à ton Père qui est dans le secret… Le silence étant le cadre privilégié de l’écoute de Dieu, Il travaille souvent pour en produire les conditions. Il nous fait sortir de notre train-train quotidien, nous force à l’isolement, nous conduit dans l’échec parfois pour que nous soyons plus réceptifs à sa parole. Dieu aime la joie, pais aussi le silence. Et le silence est le meilleur prélude à la joie qu’il veut nous donner !

2. le silence : un choix

Tout la Bible est l’expression de ce que Dieu a dit durant des siècles. Dieu a parlé de plusieurs reprises et de plusieurs manières, dit un auteur (voir article blog). Cette parole n’a pas été continue. Comme en musique, elle alterne avec des temps de pause, de silence qui lui donne son rythme. Il faut faire remarquer ici que, si Dieu parle, il ne nous dit que ce que nous avons besoin d’entendre, rien de plus. Nous aimerions parfois spéculer sur les silences de Dieu sur certains sujets. Acceptons le fait que, dans sa sagesse, Dieu sait ce qu’il fait. Ce que nous avons de Dieu suffit pour que nous lui fassions confiance au sujet de ce que nous ignorons.

Certains commentateurs hébreux de la genèse ont fait remarquer que le premier mot de la Bible commence par un B : Béréchit = au commencement. Avant le B, il y a le A de Alpha. Or, l’Alpha, c’est Dieu ! Si nous pouvons connaître les choses à partir du B, il y a une partie des choses qui touchent au A que nous ne pourrons jamais connaître. Elles font partie du silence de Dieu, un silence que nous devons respecter, le silence qui exprime et exprimera toujours l’infinie distance qui sépare la créature de son Créateur !

Dieu est un peu (avec tout le respect que je lui dois !) comme la lune. Il a une face lumineuse et une face cachée. Moïse nous précise la raison de cette ambivalence divine : les choses cachées sont à Dieu, les choses révélées sont à nous… pour que nous les mettions en pratique

3. le silence : un signe

Si la Parole de Dieu est, en majorité, signe d’espoir, le silence de Dieu est souvent signe de sa colère ou de son abandon. Dans la période du juge Samuel, la parole de Dieu était rare. C’était le temps où chacun faisait ce qui lui semblait bon… sans se soucier aucunement de ce que Dieu pensait. Si la plupart de nos contemporains n’entendent pas Dieu, la raison principale n’est-elle pas, qu’au fond d’eux-mêmes, ils n’ont aucune envie de l’entendre ?

Après avoir désobéi maintes fois, le roi Saül voulut consulter Dieu. Il utilisa tous les moyens à sa disposition pour cela. Mais Dieu ne répondit pas. Il y a un temps où Dieu parle, et on ne l’écoute pas. On passe allègrement sur ce moment qui nous invite à faire silence. Ce peut être la mort qui frappe de près, une souffrance qui nous déstabilise, quelque chose qui trouble notre paix et notre conscience… Vient le moment où, tout à coup, nous aimerions entendre Dieu… et nous n’entendons rien. Aujourd’hui, si tu entends sa voix, n’endurcis pas ton cœur !

Jamais cependant le silence de Dieu n’aura été plus dramatique dans l’histoire qu’au moment où Jésus est sur la croix. Alors que toute sa vie d’homme, un dialogue ininterrompu animait la relation entre le Père et le Fils (Jésus est appelé la Parole), le silence s’abattit soudain sur lui. Jésus, à la croix, dit Paul, incarne le péché, notre péché. La rupture est consommée. D’où la détresse du Fils se traduisant, face au silence du Père, par ce cri déchirant : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ? Maltraité, affligé, dit le prophète, il n’a pas ouvert la bouche ; semblable au mouton qu’on mène à l’abattoir, à une brebis muette devant ceux qui le tondent, il n’a pas ouvert la bouche. Le jugement qui devait tomber sur nous, à cause de notre rébellion, est tombé sur lui.

Le silence qui accompagna la mort de Jésus nous rappelle que la détresse la plus grande de l’homme sera de ne plus être au bénéfice d’une seule parole de Dieu. La mort, le lieu de l’éternité sans Dieu, est appelée dans la Bible la demeure du silence : un silence juste interrompu par les pleurs, les cris, le remords rongeur de ceux qui se souviendront de leur folie de ne pas avoir écouté en temps voulu… la parole qui voulait les sauver !

Bons luvres sur le sujet :
- l'exil de la parole : André Neher
- le silence dans la Bible : Luc Pelsy (les cahiers de "Christ seul")


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 30 avril 2011

L'oeil de Dieu

Un regard satellite

Les systèmes de positionnement par satellites actuels sont, dit-on, d’une précision si remarquable qu’ils permettent de donner la position géographique de leurs récepteurs à quelques mètres près. Preuve en est les GPS qui, guidés du haut du ciel, nous indiquent avec exactitude notre position sur la route. Si l’utilisation de cette technique a des avantages qui facilitent la vie quotidienne, elle interroge également. Chacun de nous, qu’il en soit conscient ou pas, est suivi à la trace. Vous pouvez nier vous être rendu à tel ou tel endroit… sauf que votre position a été trahie d’en haut.

Dieu, dit la Bible, regarde du ciel. Il voit tous les humains : Psaume 33,13. Il est fort possible que, dans quantité de situations, vous pensiez être seuls. Vous n’êtes pas fiers de ce que vous avez fait et, s’il y a une chose que vous espérez, c’est que personne ne le sache. « Ni vu, ni connu, vous rassurez-vous ! » Détrompez-vous ! L’œil de Dieu voit tout.

Alors qu’il venait de faire la connaissance de Jésus, Philippe rencontra un ami, Nathanaël. Enthousiaste, il lui dit d’emblée sa certitude que Jésus était le Messie annoncé et attendu par les prophètes. Nathanaël est sceptique ! Philippe ne cherche pas à le convaincre davantage. Il l’invite à faire lui-même la connaissance de Jésus. A peine Nathanaël arrive-t-il que Jésus fait l’éloge de sa droiture de cœur. Nathanaël s’étonne : d’où me connais-tu, demande-t-il ! Jésus lui répond : Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ! Convaincu, Nathanaël se met à son tour à suivre Jésus.

Que faisait Nathanaël sous son figuier ? L’Evangile ne nous le dit pas ! Ce qui est certain est qu’il était seul à ce moment-là. Ce qui s’était fait sous le figuier était un secret pour Nathanaël seul. Peut-être, celui-ci était-il en train de prier, de demander à Dieu quelque chose de précis ? Peut-être était-il en train de méditer et de prendre devant Dieu une décision solennelle ? Ou de penser à quelque chose de bon qu’il allait faire pour son prochain ? Nathanaël était un homme droit. Quoi qu’il en soit, il n’a pas pu garder son secret pour lui seul. Avant même qu’il connaisse Jésus, celui-ci l’a vu. Du premier coup d’oeil, il fut capable de dire tout ce qui était en lui.

La question se pose : sous quel figuier suis-je ? Et que fais-je sous ce figuier ? Le fait que Dieu connaisse tout de moi peut, d’une part, être rassurant. Dieu connaît ce que les autres ne voient pas : mes motivations, le bien que je peux faire incognito… Mais Dieu sait aussi tout ce que je fais de mal, de mensonger, d’inique en secret. Il connaît les pensées qui m’habitent, les projets que je conçois, les magouilles et les coups bas dans lesquels je trempe ! La précision du regard de Dieu dépasse de loin celle des satellites. Ceux-ci peuvent me situer physiquement. Ils ne peuvent deviner ce qui se trame en moi.

S’il est effrayant pour le pécheur, l’œil de Dieu est, par contre, toujours rassurant, pour le juste. Dans le même psaume, il est dit : l’œil du Seigneur est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui attendent sa fidélité, afin de les délivrer de la mort et de les faire vivre pendant la famine : Psaume 33,17-18. Celui qui veut marcher dans la vérité, la droiture, la justice ou l’intégrité doit le savoir : Dieu le voit. Comme pour le méchant, l’œil de Dieu le suit à la trace. Cette hyper surveillance de Dieu sur le juste a un but : lui assurer toute la protection et le soutien dont il a besoin dans l’effort qui le porte.

Quel sentiment provoque en vous l’idée que Dieu vous voit, qu’il connaisse exactement votre position à cet instant ? Plus encore, qu’il connaisse vos états d’âme, vos pensées, ce que vous mûrissez au plus profond de vous-mêmes ? Les yeux de l’Eternel sont en tout lieu, observant les méchants et les bons, dit Salomon : Proverbes 15,3. Que cette conscience du regard pénétrant de Dieu vous pousse à reconnaître vos fautes devant Lui ! Il vous dira alors ce que Jésus a dit lorsqu’il a vu la femme adultère : Je ne te condamne pas. Va, et ne pèche plus : Jean 8,11 !


La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,

Echevelé, livide au milieu des tempêtes,

Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,

Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva

Au bas d'une montagne en une grande plaine ;

Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine

Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »

Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.

Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,

Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,

Et qui le regardait dans l'ombre fixement.

« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.

Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,

Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.

Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.

Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,

Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,

Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève

Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.

« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.

Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »

Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes

L'oeil à la même place au fond de l'horizon.

Alors il tressaillit en proie au noir frisson.

« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,

Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.

Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont

Sous des tentes de poil dans le désert profond :

« Etends de ce côté la toile de la tente. »

Et l'on développa la muraille flottante ;

Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :

« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,

La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;

Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »

Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs

Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,

Cria : « je saurai bien construire une barrière. »

Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.

Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »

Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours

Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.

Bâtissons une ville avec sa citadelle,

Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »

Alors Tubalcaïn, père des forgerons,

Construisit une ville énorme et surhumaine.

Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,

Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;

Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;

Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.

Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,

On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,

Et la ville semblait une ville d'enfer ;

L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;

Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;

Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »

Quand ils eurent fini de clore et de murer,

On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;

Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !

L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.

Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »

Alors il dit: « je veux habiter sous la terre

Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;

Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »

On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »

Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.

Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre

Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,

L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

VICTOR HUGO



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 juin 2010

Place à Dieu !

Qui est Dieu ?

Personne, dit la Bible, ne l’a jamais vu. La raison en est simple : personne ne l’aurait supporté. C’est pour notre bien que Dieu nous protège de sa vue. Même les créatures supérieures les plus élevées, montre la Bible, se voilent la face devant Lui. Est-ce à dire pour autant que l’on ne peut avoir aucune notion de lui ? Non ! dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, il a été donné à un homme de voir le trône de Dieu, Celui qui était assis dessus, et les éléments comme les créatures extraordinaires qui se trouvaient dans son entourage. Retour sur une vision incroyable à laquelle chacun de nous ferait bien de se préparer : Apocalypse 4.

Le trône de Dieu

Monté, enlevé au ciel, la vision immédiate qui s’imposa à Jean fut celle du trône de Dieu. Le trône de Dieu dans le ciel est, pour nous enfants de Dieu, la réalité qui est la cause la plus certaine de la garantie de la victoire de notre foi. Bien des despotes assis sur des trônes tyrannisent aujourd’hui le monde et les croyants. Mais ce qui donne aux croyants de tous les temps la force de résister et de tenir ferme dans la foi, c’est qu’il y a un Dieu au ciel qui a un trône.

La vision du trône de Dieu par Jean à cette étape de la révélation n’est pas due au hasard. La référence au trône de Dieu est quasiment toujours liée dans l’Ecriture au temps du jugement : Psaume 9,5.8 ; 11,4 ; 29,10 ;45,4 à 7 ; 47,9 ; 89,14 ; 99,1. Avec la vision du trône commence donc l’ère du jugement, c’est-à-dire, l’heure où, après avoir patienté envers les peuples et les nations rebelles, Dieu entre dans Son règne. Le temps du règne de Dieu est celui de la fin de Sa patience. Si la venue de Jésus a inauguré l’année de grâce du Seigneur, celle-ci, dit le prophète, sera immédiatement suivi du Jour de Sa colère. Juste retour des choses où après avoir laissé les hommes bafouer ses droits autant qu’ils le voulaient en leur offrant la possibilité du pardon et de la réconciliation, Dieu rétablit l’ordre de l’univers en prenant la place légitime qui lui revient de droit.

Celui qui est assis sur le trône

Plus que le trône lui-même, c’est la Personne qui y siégeait et les êtres qui L’entouraient qui impressionnèrent Jean. Tous, à leur manière et dans la façon avec laquelle ils sont décrits, témoignent du temps nouveau qui s’ouvre ici.

1. Celui qui est assis sur le trône : Dieu le Père : Son apparence

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe, dit Jean. La caractéristique du jaspe est la transparence totale : Apoc 21,11.18. Le jaspe témoigne de la totale pureté et de la totale sainteté qui habitent en Dieu. Dieu, avait dit Jean, est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres : 1 Jean 1,5. L’éclat de la sainteté de Dieu est telle que ni Esaïe, ni les créatures célestes qui entourent le trône de Dieu ne purent la supporter : Esaïe 6,1 à 3. Rien, a dit Jésus, ne peut rester caché, secret ou obscur dans la présence de Dieu : Luc 8,17 ; 12,2. Tout est à découvert et à nu devant Celui à qui nous aurons à rendre compte : Hébr 4,13. Le jaspe qui caractérise Dieu caractérise aussi toute la muraille de la ville dans laquelle les rachetés habiteront avec Lui, ainsi que son premier fondement : Apoc 21,18-19.

Il avait aussi l’aspect de la sardoine. C’est de la ville de Sardes, où elle se trouvait en quantité, que la pierre appelée sardoine tire son nom. Alors que la jaspe était transparente comme le cristal, la sardoine se caractérise par le rouge ardent, la couleur de la justice et du jugement. La sardoine mêlée à la jaspe nous rappelle que, avec la sainteté, ce sont la justice et le droit qui sont à la base de Son trône : Psaume 89,14 ; 97,2. Dressé et établi pour le jugement, le trône de Dieu et l’aspect de Celui qui y siège témoignent que le jugement de Dieu est l’heure où chacun reçoit quelque part le salaire, jusqu’ici impayé, de ses œuvres : Apoc 16,4 à 6.

2. L’entourage du trône

a. l’arc-en-ciel

Si celui qui est assis sur le trône incarne la sainteté et la justice absolue, le trône tout entier apparaît dans la vision de Jean entouré d’un arc-en-ciel émeraude. La présence de l’arc-en-ciel, symbole, depuis le déluge du temps de Noé, de la grâce de Dieu pour l’humanité entière : Genèse 9,12 à 17, environnant le trône du Juge, rappelle le fait que jusqu’à ce que la justice soit entièrement passée sur le monde, la grâce et le pardon de Dieu restent offerts par Dieu à l’humanité. Aujourd’hui encore, l’arc-en-ciel de Dieu brille sur notre humanité à bout de souffle, prête à s’entre-tuer. Car, dit la Bible, ce n’est pas la volonté de Dieu, Son désir, qu’un seul d’entre nous périsse loin de Lui. Mais prenons garde ! D’autres trônes viennent d’être installés près du trône de Dieu ! Les membres du tribunal de Dieu approchent. Asseyez-vous et taisez-vous ! La parole ne vous est pas donnée…

Suite la semaine prochaine...


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 13 mars 2010

Dieu existe... et vous le savez !



L’instinct de Dieu

Il ne fait pas de doute que, de nature et d’instinct, les hommes ont en eux le sens du divin. Car, afin que nul ne puisse prétexter l’ignorance, Dieu a imprimé en nous le sentiment de son existence, qu’il nous rappelle sans se lasser. En sorte que, étant tous avertis qu’il y a un Dieu et qu’il nous a créés, notre propre témoignage nous accuse de ne pas l’avoir honoré et de ne pas lui avoir consacré nos vies… C’est Cicéron, un païen, qui dit qu’il n’y a pas de nation si barbare, ni de peuple si sauvage qu’ils n’aient, enracinés en eux, la certitude de l’existence de Dieu… Puisque, depuis le commencement du monde, il ne s’est trouvé aucun pays, aucun foyer sans nulle trace de religion, on voit bien que le sentiment du divin est inscrit dans tous les cœurs.

Absurdité des arguments contre l'existence de Dieu

Il est donc absurde de prétendre, comme le font certains, que la religion a été inventée par l’astuce et la finesse de quelques gens subtils pour exploiter la naïveté du peuple… Il est vrai que des gens fins et rusés ont introduit dans la religion des inventions grossières pour égarer la dévotion des gens simples, leur inspirer de la crainte et les rendre soumis. Mais ils ne seraient pas parvenus à leurs fins si le besoin d’adorer un Dieu n'avait été ancré dans l’esprit des gens… Car il ne s’agit pas d’une doctrine enseignée dans les écoles. Chacun possède cette connaissance dès le ventre de sa mère et, bien que beaucoup d’hommes fassent tous leurs efforts pour l’oublier, leur nature même les en empêche… Il n’y a que la religion qui nous rende supérieurs aux bêtes. C’est par elle que nous aspirons à l’immortalité.

Les vrais causes de l’athéisme

Quoique l’expérience montre qu’il y a une semence de religion dans le cœur de tous les hommes, il s’en trouvera à peine un sur cent qui s’efforcera de la faire germer et ils ne s’en trouvera pas un seul chez qui elle portera du fruit ou même se développera. Les uns se perdent en folles superstitions, les autres se détournent de Dieu de propos délibéré ; tous s’égarent loin de toute véritable connaissance de Dieu, en sorte qu’il ne reste aucune piété réelle dans le monde…

Nous en voyons beaucoup qui, pécheurs, audacieux et endurcis, s’efforcent rageusement de rejeter la pensée de Dieu, que leur instinct naturel ranime sans cesse en eux… Ils ne se soucient de Dieu que s’ils y sont forcés et ne s’approchent de lui que sous la contrainte. Ce qui les pousse alors, ce n’est pas une crainte volontaire inspirée par la majesté de Dieu, mais une peur servile, extorquée par le jugement de Dieu, qu’ils redoutent et haïssent à la fois, sachant qu’ils n’y peuvent échapper…

Ce sentiment de l’existence d’un Dieu, semence inarrachable, est toujours présent, mais cette semence est à ce point corrompue qu’elle ne produit que de mauvais fruits. Ce qui confirme ce que je soutiens : l’idée de Dieu est gravée dans le cœur des hommes, puisque la nécessité contraint les plus mauvais à la manifester. Tant qu’ils ont le vent en poupe, ils plaisantent et se moquent de Dieu, ils jurent, ils bravent son pouvoir ; mais quand le désespoir les presse ils cherchent secours en lui et il leur vient des bribes de prières. Il est bien clair qu’ils n’ignorent pas Dieu, et que ce qui aurait dû se manifester plus tôt a été réprimé par leur rébellion perverse.

Extrait de l’Institution chrétienne de Jean Calvin, réformateur.

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samedi 23 mai 2009

La preuve par la négative

La preuve par la négative

Il y a, nous le savons, différentes manières de prouver l'existence d'une chose. Si la manière la plus simple est de la montrer, on sait que, suivant le lieu où l’on se trouve, la chose n’est pas toujours possible. Il y a quelques années, un tchadien est venu habiter dans les Vosges. Il avait déjà entendu parler de la neige, mais, pour la première fois, il la vit tomber du ciel. La neige existait depuis toujours, mais dans son contexte, il était quasiment impossible de lui en apporter la preuve physique.

Si l’on ne peut pas apporter la preuve de l’existence d’une chose par la démonstration, il nous reste, certes à un degré moindre, une autre possibilité. C’est de la prouver en quelque sorte par la négative, c’est-à-dire par le fait que, privé d'elle, on se rend en quelque sorte compte de son existence. Telle est, par exemple, la preuve qu’est la mort pour l’existence de la vie. Le mort ne dit rien, ne respire plus, ne communique plus. Quelque part son état témoigne du fait que quelque chose l’a quitté. Ce quelque chose est la vie. Si, quelque part, il existait un univers dans lequel il nous faudrait prouver l’existence de la vie, la vue d’un mort, certes, ne serait peut-être pas suffisante. Mais cette vue, comme le négatif d’un film, recèlerait en elle-même cependant un embryon de preuve. Elle témoignerait de l’état dans lequel un être se trouve lorsqu’il est privé de la vie.

Absence de Dieu

Je ne suis ni le premier, ni le dernier à penser que le monde dans lequel nous vivons, tel un mort, est de façon criante la preuve par la négative de l’existence de Dieu. C’est au philosophe Pascal que l’on attribue le plus souvent cette pensée célèbre : Il y a dans le cœur de tout homme un vide en forme de Dieu. La proposition de Pascal n’est ici pas autre chose qu’une démonstration par la négative.

Avant lui, un autre croyant, Saint Augustin, utilisera dans ses Confessions la même méthode de démonstration. Je vous propose ici d’en méditer un extrait :

" Il se trouve dans les vices mêmes une image obscure, ou plutôt une ombre des biens solides qui trompe les hommes par une fausse apparence de beauté. Ainsi l’orgueil n’a pour but que la grandeur et l’élévation : mais vous seul, mon Dieu, êtes souverainement élevé au-dessus de toutes choses. L’ambition aspire aux honneurs et à la gloire : mais vous seul méritez un honneur suprême et êtes environné de gloire dans l’éternité. La cruauté des tyrans ne tend qu’à se faire craindre : mais qui mérite d’être craint que vous seul, mon Dieu, dont le pouvoir absolu comprend si généralement tous les temps, tous les lieux et toutes les créatures…L’amour infâme se veut rendre agréable par ses caresses : mais il n’y a point de douceur ni de tendresse égale à celle de votre amour… La curiosité veut passer pour la science, parce qu’elle désire tout savoir : mais vous seul, mon Dieu, savez tout, et rien n’est caché à votre lumière… La paresse semble ne désirer que le repos : et où se trouve le repos assuré et véritable que dans le Seigneur ? Le luxe et la superfluité veulent passer pour richesse et abondance : mais vous êtes seul la source abondante et inépuisable d’une douceur toute céleste et incorruptible. La profusion veut paraître libérale et magnifique ; mais c’est vous qui répandez toutes sortes de biens sur les hommes avec une libéralité et une magnificence vraiment divines. L’avarice veut posséder de grands trésors : et vous les possédez tous. L’envie dispute de la prééminence et de l’excellence : et qu’y a-t-il d’éminent et de sublime qui ne soit bas en comparaison de vous ?…

Ainsi l’âme devenant adultère se sépare de vous qui êtes son Epoux unique pour s’abandonner à l’affection des créatures, et elle s’efforce de trouver hors de vous les biens qu’elle ne peut posséder tout purs et sans mélange que lorsqu’elle retourne à vous. "

Témoignage

Rien n’est sans doute plus difficile pour le croyant en Jésus-Christ d’établir la preuve qu’il a trouvé, dans la relation spirituelle qu’il a avec Lui, la réponse à toutes ses aspirations. Pour ma part, je peux en témoigner. Je savais ce à quoi mon cœur insatisfait aspirait. Ce que je ne savais pas, c’était où se trouvait la Source à laquelle je devais puiser pour étancher ma soif. Jésus l’a dit à une femme qui avait connu 5 maris et qui vivait en concubinage avec un 6ème homme : " Quiconque boit de cette eau aura encore soif. " Jésus lui dit en quelque sorte que tout son parcours est la preuve par la négative qu’en-dehors de Dieu, elle ne saurait trouver ce après quoi son cœur soupire. Puis Il ajoute : " Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif. " Après la preuve par la négative, Jésus se présente comme la Source même à travers laquelle ce à quoi son cœur aspire peut avoir accès. Aucun être plus que Jésus n’a démontré de visu ce que cela signifie que d’avoir une vie pleine de sens, de bonheur et de signification. Il est par l’affirmative ce que nos échecs, nos frustrations, nos souffrances sont par la négative : la preuve que c’est en Dieu seul que peuvent être comblées toutes nos aspirations.

Je ne sais ce à quoi, au travers du dédale de vos expériences vous soupirez, ni ce que vous recherchez. Sachez seulement que tout ce que vous trouverez ne peut être que l’ombre, le négatif de ce que Dieu seul par Jésus-Christ peux vous apporter. " Je suis venu, dit Jésus, pour que mes brebis aient la Vie et qu’elles l’aient en abondance ! "


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samedi 7 février 2009

La colère de Dieu !

Un sujet hors de propos !

S’il y a bien un sujet qui soit, dans notre monde, hors de propos, étranger à la pensée contemporaine, c’est bien, je crois, celui-ci : le sujet de la colère de Dieu. Pour le croyant que je suis, le débat que je peux mener avec des contradicteurs se porte toujours ailleurs. Le site sur lequel vous êtes, avec son intitulé, en témoigne. Le recul de l’évidence de l’existence en Dieu est aujourd’hui tel que, plus que des évangélistes, c’est d’apologistes dont notre monde a besoin : des personnes dont la tâche et le but premier seront d’apporter les preuves de la pertinence et du bien-fondé de la foi en Dieu. Car pour l’apologiste chrétien, cette foi n’est pas qu’une vue de l’esprit. Elle repose sur une révélation, une manifestation dans l’histoire et par des faits d’un témoignage par lequel, de manière indubitable, Dieu se rend évidemment digne d’être cru. L’apologiste chrétien ne pense pas seulement que Dieu existe. Il le sait, il le voit dans la saga historique (qui n’a rien de légendaire) que retrace la Bible depuis la création, en passant par l’épopée pittoresque du peuple juif, jusqu’à la venue de Jésus-Christ, des hauts faits de Dieu dans le monde.

Or, s’il y a un sujet dont la Bible parle fréquemment à propos de Dieu, c’est le sujet de Sa colère. A l’évocation de ce terme, je vous entends déjà. " S’il nous faut croire en Dieu, alors, au moins, que ce Dieu là soit tout entier pétri d’amour ! La religion s’est assez servie dans le passé de la colère de Dieu pour asservir les peuples par la crainte ! Voulez-vous nous faire retourner des siècles en arrière, dans l’obscurantisme, mère de toutes les exploitations et de toutes les superstitions ? " Je vous comprends ! Admettez cependant avec moi que, dans le rejet, nous adoptons rarement une position équilibrée ! Que vous rejetiez l’exploitation que la religion a faite de l’idée de la colère de Dieu, soit ! Pour autant, cette idée fait partie intégrante du portrait que nous dresse la Bible à Son sujet ! Aussi, un peu de clarté sur ce point ne sera pas superflu !

La colère de Dieu : proportions

Bien que Dieu soit capable de colère, disons tout de suite que ce n’est pas d’abord sur ce trait de caractère de la Personne de Dieu que la Bible bâtit sa réputation. Alors qu’il était sur le mont Sinaï, Moïse, le grand conducteur d’Israël, eut l’insigne honneur d’une rencontre personnelle avec Dieu. Le Seigneur, nous dit le texte, passa devant lui et déclina pour lui, sous la forme d’une carte de visite, les caractères de Son identité. Si la mention de la colère, expression de la rétribution de Dieu à l’égard du mal, y figure, nous notons que ce qui est mis derechef en avant est Sa clémence, Sa compassion, Sa grande fidélité, Sa disposition outrancière au pardon. La colère ne vient et n’est citée par Lui qu’en dernier ressort, comme pour dire que ce n’est qu’après avoir épuisé toutes les ressources de Sa patience qu’elle se met à l’œuvre. Oui ! Dieu est un Dieu de colère, mais, souligne la Bible, un Dieu lent à la colère !

Cette place dernière de la colère est mise en relief par un autre texte de l’Ecriture, et d’une autre manière. Prophétisant sur la venue du Christ, près de 7 siècles avant les faits, Esaïe dit de lui qu’il vient pour " proclamer une année de grâce de la part du Seigneur et un jour de vengeance. " Une année de grâce pour un jour de vengeance ! La proportion suffit à elle seule pour nous dire à quel point, dans l’usage qu’il peut faire de Sa colère, la disposition du cœur de Dieu est toute entière d’abord tournée vers la paix et la réconciliation ! Je le répète ici : ce n’est que contraint que Dieu, voyant toutes les ressources de Sa patience épuisée par notre rébellion incorrigible, en vient à la colère !

La colère de Dieu : 2 nécessités

Si l’idée de la colère de Dieu nous révulse, sachons cependant qu’elle est nécessaire pour l’humanité pour deux raisons :

1. A ne jamais être confronté à la colère de Dieu, les méchants, dit la Bible, en viennent à tirer de fausses conclusions à Son sujet. " Quoi, dit Dieu au méchant, tu te plais avec les voleurs, tu détestes l’instruction, ta part est avec les adultères, tu uses de ta langue pour tromper et médire… Et parce que j’ai gardé le silence, tu t’es imaginé que j’étais comme toi ! "

La réflexion de Dieu sur les fausses conclusions que tire sur Lui le méchant, objet de trop d’indulgence, est instructive. Elle nous enseigne l’existence d’un principe qui a à faire avec notre conscience. Ce principe est que, moins un homme craint les conséquences de ses actes mauvais, moins il trouve aussi de raisons pour se corriger. Tous les jours, il me semble, nous pouvons vérifier la justesse de cette pensée. Aussi, à l’heure où l’on débat en France de la possibilité de l’édit d’un décret de loi sur l’interdiction de la fessée, ferait-on bien d’y penser (ce thème sera le sujet d’un prochain billet)

Si la perversion de notre conscience fausse notre appréciation de la gravité de nos actes en société, combien plus tragiquement en est-il à l’égard de l’idée que nous nous faisons de Dieu ! D’où la nécessité de la 2ème raison, ci-après énoncée, justifiant la manifestation de la colère de Dieu !

2. La manifestation de la colère de Dieu est le moyen par lequel Il rétablit, parmi Ses créatures, Son honneur baffoué.

Tu t’es imaginé que j’étais comme toi, reproche Dieu au méchant ! Sans doute aucun de nous ne réalise-t-il suffisamment à quel point Dieu est le Tout Autre. Car, non seulement sur le plan moral, mais sur tout autre point, nous sommes à des années lumière de ce qu’Il est. Regardons simplement l’univers dans lequel nous vivons, ses dimensions, sa complexité, son infinité… et nous aurons une petite idée de Dieu. Sachons-le bien : si Dieu ne privilégiait qu’un seul instant Sa colère au détriment de Son amour, aucun de nous ne subsisterait !

Aussi Jésus, enseignant Ses disciples à prier, utilisa-t-il le mot juste pour parler de nos fautes à l’égard de Dieu. Pardonne-nous, dira-t-il, nos offenses… notre comportement si prétentieux et si blessant à Ton égard ! L’heure vient où Dieu va ôter de devant Lui le paravent qui nous empêche d’être directement exposé à sa colère. Ce paravent a pour nous la forme de la croix sur laquelle Jésus-Christ, a subi, à notre place, la colère de Dieu. Dieu patiente aujourd’hui encore. Il ne veut pas qu’un seul homme périsse. Il désire au contraire que tous prennent la mesure de la gravité de leur situation éternelle, changent de mentalité et retournent vers Lui. Avant qu’il ne soit trop tard, nous vous en supplions : soyez réconciliés avec Dieu !

Suite lors d'un prochain billet : les 3 niveaux de la colère de Dieu !

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vendredi 23 mai 2008

Un monde uni : secret d'avenir !

Récapitulatif

Nous avons vu dans le billet précédent que c’est à l’extérieur de l’homme, dans la Personne de Dieu, que se trouve le point d’équilibre de l’univers, point sur lequel repose le principe unificateur de l’humanité. Fort de cette constatation, la question se pose de savoir qui est ce Dieu duquel dépend l’équilibre de tant de choses. Quelles qualités possède-t-Il ce Dieu pour que Sa Personne seule (et les qualités qui la caractérise) suffise pour garantir l’unité et la cohésion de tout ? Pour le savoir, il nous faut nous tourner non vers l’intelligence et les déductions philosophiques de l’homme, mais vers la connaissance mise à notre portée par la Révélation. Comme nous l’avons déjà dit, la révélation que Dieu nous donne de Lui-même n’est pas une option, mais une nécessité pour Le connaître. Nous pouvons spéculer autant que nous le voulons sur qui pourrait être Dieu. Tant que Lui ne parle pas et ne se révèle pas, ce n’est qu’à tâtons que nous avançons dans cette entreprise.

Vision
Le désir de voir Dieu est un désir récurrent de l’humanité. Dès les temps anciens, il a été formulé par les plus grandes figures spirituelles que compte l’humanité. Parmi elles, la Bible mentionne Moïse, le conducteur d’Israël, et Elie, la tête des prophètes. A tous deux, il a été répondu que voir Dieu face à face leur était impossible. Moïse dut, pour voir la gloire de Dieu passer devant lui, se cacher dans le creux d’un rocher. Puis, au moment où cette gloire passa, Dieu dut cacher de sa main Moïse. Ce n’est que lorsque l’Eternel sera passé que la main sera ôtée pour que Moïse voit l’Eternel par derrière et non de pleine face. Car, précise le texte, l’être humain ne peut voir Dieu et vivre. Elie vivra quant à lui un scénario quasi similaire.

Un homme eut cependant le privilège, au travers d’une vision, de voir Dieu. C’est Esaïe (ou Isaïe) le prophète dont l’œuvre écrite dépasse celle de tous les autres. La Bible nous rapporte en détail son expérience :

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
Des séraphins se tenaient au–dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !
Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.
Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai–je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie–moi.

Triple révélation

Ce qui d’emblée frappa Esaïe fut la vision fulgurante de la sainteté de Dieu. Une sainteté telle que, même les créatures célestes les plus proches, sont mises au même rang que Moïse et Elie. Elles peuvent côtoyer Dieu, mais ne peuvent Le voir face à face. Saisies par l’éclat de Dieu, elles ne cessent, comme pour se le rappeler constamment, de se dire et de se répéter : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toutes savent pertinemment que c’est de l’oubli de la nature de Dieu que naît toute chute et tout fractionnement dans l’univers. Lucifer, devenu Satan, l’adversaire, qui autrefois vivait dans la présence de Dieu, en est le triste exemple…

Esaïe témoigna ensuite d’une réalité de base de la relation avec Dieu. Alors qu’il regardait le temple de Dieu, le lieu de Sa présence et du rendez-vous de Dieu avec Son peuple, il vit que le bas du vêtement de Dieu le remplissait. Autrement dit, ce n’est que couvert par le vêtement de Dieu Lui-même que l’accès et le contact avec Dieu est possible pour les créatures. Aucun d’entre nous, par les efforts qu’il fournit, la religion qu’il suit n’est en mesure par lui-même d’accéder à Dieu. Notre accès dans la présence de Dieu n’est possible que par une initiative de Dieu, le fait que ce soit Son vêtement, Sa justice qui nous couvre.

C’est là, en germe, la vérité que l’Evangile, qui rapporte ce qu’a été Jésus-Christ, développe dans toute sa portée. Le message central de l’Evangile est en effet celui d’un dépouillement suivi d’un revêtement. C’est du côté de Jésus-Christ que se trouve le dépouillement : dépouillement de Sa condition divine pour devenir homme ; puis dépouillement de sa justice propre pour être mis au rang des pécheurs et des coupables. Sur la croix, Jésus change d’habit. Il quitte l’habit de juste qui a été le Sien de toute éternité pour endosser celui du péché. Le revêtement se trouve du côté des bénéficiaires de l’acte de dépouillement dont Jésus a été l’objet. Incapable de se réformer lui-même, de se présenter dans un état acceptable par Dieu, l’homme pécheur se voit gratifier, par la foi en Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu, d’une justice qu’il était incapable de produire. Lui aussi est dépouillé et revêtu : dépouillé de ses vêtements sales et revêtu des habits propres de la justice de Dieu.

Saisi par sa laideur, son impureté face au caractère immaculé de la sainteté de Dieu, Esaïe ne peut que confesser sa propre perdition. Lui qui, auparavant, avait 6 fois de suite annoncé à Son peuple le malheur qui l’attendait à cause de ses péchés, s’écrie : Malheur à moi ! A la lumière de Dieu, aucune de nos vertus ne paraît éclatante. Tout se confond avec le gris, le sale, le mauvais ! Condamné, Esaïe devient un candidat à la grâce. Sa confession à peine formulée, un ange est aussi dépêché pour lui faire entendre la bonne nouvelle (l’Evangile). Ta faute, Esaïe, est enlevé, ton péché est expié ! Quelqu’un a payé de sa vie de juste pour toi et tu es au bénéfice de Son engagement !

Equilibre

Revenant à notre sujet, la vision d’Esaïe nous stupéfie par le modèle d’équilibre qu’elle nous présente dans la Personne de Dieu. A la sainteté absolue se mêle en Dieu une justice absolue et une miséricorde absolue, sans qu’aucune de ces composantes de la personne de Dieu ne soit privilégiée aux dépens de l’autre. Pour réconcilier les hommes avec Lui en toute légalité, sans amputer la justice, Dieu a trouvé le moyen en lui-même de condamner de manière totale le péché, source de toutes les séparations, tout en sauvant totalement le pécheur !

Bien des conceptions de Dieu circulent dans le monde. Mais, toutes sont défaillantes sur un point ou sur un autre par rapport à celle que nous présente la Bible. Le cadre de cet article est trop restreint pour développer longuement ce sujet. Mais, mis à part les athées qui disent contre le bon sens que Dieu n’existe pas, toutes les représentations humaines de Dieu sont inférieures à celle que nous donne la révélation biblique. Soit Dieu n’est qu’une force, soit il est mêlé à sa création, donc inconnaissable. Soit Sa sainteté est minimisée : Il est alors un Dieu faible, le Dieu de Polnareff qui fait entrer sans distinction aucune tout le monde au paradis ; soit Sa miséricorde est passée sous silence : Dieu apparaît alors uniquement sous les traits de la sévérité, un Dieu qui décide arbitrairement qui Il accueille et qui Il rejette. Pas étonnant dès lors que les visions du monde, toujours teintées de spiritualité, qui habitent l’humanité les fractionne en partis toujours prêts à en découdre les uns avec les autres ! C'est dans la perfection du Dieu de la Bible que se trouve le secret du parfait et, à fortiori, de l'unité qui en découle !
Unité retrouvée

C’est de ce processus de réconciliation, présent de toute éternité dans la Personne de Dieu, que découle pour l’avenir, l’unité retrouvée de l’humanité. Dès le début, la fin est annoncée. A Abraham, que Dieu choisit comme père des croyants et qui porte en ses reins le Christ, Dieu dit : " Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai… Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ! " Annonçant le règne futur du Messie, Esaïe prophétise : Il sera juge entre les nations, il sera l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre ! " Anticipant la fin de l’histoire, l’apôtre Paul écrit : le dernier ennemi qui sera réduit à rien, c’est la mort… Et lorsque tout lui sera soumis, alors le Fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout soumis, pour que Dieu soit tout en tous ! Dieu tout en tous : tel est le secret de l’unité éternelle du monde. Puisse aujourd’hui chacun de nous trouver, dans le Christ-Jésus le chemin de la paix et de notre réconciliation ! Plus les hommes de toutes races se rapprocheront du Christ et de sa croix, plus ils se rapprocheront les uns des autres (Dr Billy Graham).


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samedi 1 mars 2008

La gloire de Dieu



Une réalité pénétrante

La soif de gloire, avons-nous vu dans le dernier billet, est si chevillée au cœur de l’homme que, sans qu’il s’en rende compte, elle noyaute la plupart de ses ambitions. Il ressort du constat de cette réalité une évidence : nous n’avons pas été fait pour la médiocrité, mais pour la gloire. Quel que soit l’objet qu’il poursuit ou la façon avec laquelle il espère y parvenir, chaque homme témoigne à sa manière, par sa recherche et l’ardeur qu’il y met, de cette vérité : la gloire est l’objectif fondamental pour lequel chacun vit. Une aspiration qui remonte à nos origines et, à sa manière, nous parle de Dieu. Car

Dieu et la gloire

Sont intimement liés. L’un, témoigne la Bible, ne va pas sans l’autre. Partout, dans tous les lieux où Il s’est révélé, la gloire, dit l’Ecriture, accompagnait Dieu. Dans le désert, Dieu va ordonner à Moïse de construire une tente : la tente de la Rencontre. Elle sera le lieu par excellence du contact, de l’habitation de Dieu parmi son peuple. L’ouvrage achevé, la nuée couvrira la tente, raconte l’exode, et la gloire de l’Eternel la remplira[1]. Le signe de la présence de Dieu était la manifestation de la gloire (qu’on appelait aussi la shekina).

Des siècles plus tard, alors qu’Israël est devenu idolâtre, les philistins vont leur voler l’arche de l’alliance, élément central des objets disposés dans la tente. A cette nouvelle, la femme d’un des fils du grand-prêtre de l’époque, va accoucher prématurément d’un garçon, à qui elle donnera le nom d’I-Kabod (la gloire est partie)[2]. Là où la gloire était, Dieu était. Plus tard, dans des visions fantastiques, le prophète Ezéchiel verra la gloire de l’Eternel quitter définitivement le temple. Nous sommes à l’époque de l’exil et de la déportation d’Israël à Babylone…

La gloire de Dieu

Si la gloire est l’expression de l’excellence et du parfait, on comprend pourquoi, dans le langage biblique, Dieu et la gloire sont inséparables. « Dans son palais, tout s’écrie gloire, écrit le roi David[3]. Et encore : la splendeur et la magnificence sont devant sa face, la gloire et la majesté sont dans son sanctuaire.[4] La gloire de Dieu, c’est la manifestation de la beauté, la majesté, la magnificence qui entoure Sa personne. Il n’y a dans la présence de Dieu ni médiocrité, ni grisaille, ni inachevé. Tout est parfait, magnifique, accompli, excellent : tout est glorieux ! Et, c’est de cette gloire dont nous avons soif. C’est à elle que nous aspirons derrière la vaine gloriole que nous poursuivons.

L’objet de gloire

Dieu manifeste sa gloire de bien des manières. Les cieux, dit encore David, racontent la gloire de Dieu.[5]La création est une expression si forte de la puissance et de l’intelligence de Dieu que les hommes qui ont sous les yeux le spectacle de ses œuvres, et qui refusent de Lui rendre gloire, sont, dit Paul, inexcusables.[6]C’est cependant au travers d’un objet autre que l’univers que la gloire de Dieu va se révéler dans toute sa beauté. Oui ! La Parole (on pourrait aussi dire la Sagesse éternelle de Dieu) a été faite chair. Elle est venue dans ce monde sous les traits d’un homme. Elle a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.[7] Le Dieu qui, à la création, a dit : la lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la connaissance de sa gloire sur le visage, la face du Christ.[8] L’Ecriture est formelle. Nous pouvons parcourir les océans, visiter le monde entier, rencontrer tous les humains de la terre : nous ne trouverons personne qui égale la beauté, l’excellence, la sagesse, l’autorité, la puissance qui habitaient Jésus-Christ.


D’où la difficulté pour beaucoup d’accepter les témoignages rendus en leur temps à son sujet. Une telle gloire paraît impossible, fabriquée, inventée. Mais, « dirons-nous, écrit Jean-Jacques Rousseau dans l’Emile, que l’histoire de l’Evangile est inventée à plaisir ?... Ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. » Oui, ajoute Ernest Renan, en conclusion de sa Vie de Jésus, tous les siècles proclameront qu’entre les fils de l’homme, il n’en est pas né de plus grand que Jésus !

Le point d’orgue de la gloire

Si la vie de Jésus est glorieuse, rien ne surpasse la gloire attachée à sa mort suivie, trois jours plus tard, de sa résurrection. C’est ici, en effet, livré au bon plaisir de ses adversaires, délaissé par son Père, qu’il révèle l’immensité du désir de Dieu de nous faire partager sa gloire. La rupture avec Dieu s’était faite sur un mensonge : celui qui consistait à dire qu’en se séparant de Dieu, l’homme pouvait devenir dieu lui-même, c’est-à-dire, accéder à une gloire supérieure que ce qu’il possédait. Ayant choisi de sortir du projet de Dieu pour lui, l’homme s’est trouvé du coup privé de la gloire de Dieu.

Puisque l’homme a voulu être Dieu et a déchu, Dieu va choisir en Jésus-Christ de déchoir à son tour en devenant homme. Il va opter de prendre à son compte, sur lui, toutes les conséquences de la rupture et, dans un habit d’homme, souffrir corps, âme et esprit, à la place de tous les hommes, comme si lui-même avait choisi la révolte, l’autonomie, l’indépendance, la vaine recherche de la gloire… Telle est la manifestation la plus grande de la gloire de Dieu. Dieu prouve son amour envers nous en ce que, alors que nous étions ses ennemis, le Christ est mort pour nous[9]. Dieu accepte ainsi pour un temps de perdre Sa gloire, d’être mis au rang d’un vil criminel, pour que nous n’ayons pas à payer le prix de nos forfaits, mais que, pardonnés, nous ayons à nouveau accès à Sa gloire…

Participer à la gloire

Voulez-vous participer à la gloire de Dieu ? Renoncez à la recherche de votre propre gloire ! Reconnaissez votre orgueil, votre vanité insensée. Et croyez en Jésus, Celui qui est mort pour vous ! Il a en réserve une gloire éternelle qu’Il a préparée pour vous. La gloire de ce monde passe, celle de Dieu dure éternellement !



Un aperçu de la gloire de Dieu au travers des âges : http://donnelavie.com/gloire/


[1] Exode 40,34 à 38
[2] 1 Samuel 4,20-21
[3] Psaume 29,9
[4] Psaume 96,6
[5] Psaume 19,2
[6] Epître aux romains, chapitre 1, v 20-21
[7] Evangile selon Jean, chapitre 1, v 14
[8] 2 Corinthiens 4,18
[9] Epître aux Romains, chapitre 5,8

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus