Affichage des articles dont le libellé est Bien-être. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bien-être. Afficher tous les articles

vendredi 3 janvier 2014

La réussite des méchants

La réussite des méchants

L’apparente réussite dans la vie de ceux qui ne font preuve d’aucune crainte de Dieu peut parfois
désorienter le croyant. Comment se fait-il, pense-t-il, que ceux qui se moquent chaque jour des lois morales et ne pensent qu’à tirer de cette vie le meilleur profit pour eux-mêmes s’en sortent aussi bien ? La question n’est pas d’hier. Elle a fait cogiter bien des hommes mûrs dans la foi. La Bible nous en donne trois exemples : Asaph, Habakuk, Jérémie. Pour chacun d’eux, la réponse de Dieu à la question posée a été différente. Faisons connaissance avec les dilemmes et les éléments de réponse que chacun d’eux a reçus.

Asaph

Asaph était le chef des chantres dans le temple de Dieu. Il devait entraîner le peuple de Dieu à la louange et l’adoration. Cet homme proche de Dieu et de Sa parole souffrait d’un mal personnel qui le tourmentait chaque jour. A côté de lui, des méchants s’engraissaient et prospéraient, faisant preuve d’une santé reluisante. Petit à petit, le doute, l’incompréhension se mirent à ronger Asaph. Honnête avec lui-même, Asaph nous livre dans un psaume le fruit de ses réflexions :

Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le cœur pur. Pourtant, il s’en fallut de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais. J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants. Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort, ils ont santé et embonpoint. Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes. Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains. Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure. Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer. Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre. Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles, tout en disant : « Dieu ? Que sait-il ? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ? »Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.

Le constat posé, la réflexion d’Asaph ne s’arrête pas là. Il s’interroge :

Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin ! Si je disais : « Parlons comme eux », alors je trahirais tes fils. Je me suis mis à réfléchir : j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela bien trop injuste…

C’est en vain ! Le mot est lâché. Il exprime toute la frustration d’Asaph. Asaph avait cru qu’il allait tirer quelques dividendes personnels de sa foi, une vie de qualité meilleure que ceux qui ne se soucient pas de Dieu. Et c’est l’inverse qui se produit ! Alors qu’il passe son temps à magnifier la gloire de Dieu, ceux qui n’en ont rien à faire se portent mieux que lui. Que dire ? La difficulté fut grande aux yeux d’Asaph jusqu’à un moment précis. Ecoutons la suite du témoignage :

Jusqu’au jour où je suis entré dans le Temple de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend. Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit. Comme les images du rêve s’évanouissent, après le réveil, ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.

Le moment où Asaph a été guéri de sa frustration fut celui où il considéra la situation de chacun sous l’angle de l’éternité. A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme, demandera Jésus. Dans son parcours présent, le croyant ne doit jamais oublier que le dernier mot de la pièce de théâtre dans laquelle il est l’acteur principal ne se dit pas dans ce monde, mais face au trône du jugement de Dieu. Cette conscience lui sera d’un grand secours face aux injustices apparentes dont il semble être la victime. C’est ici la première réponse de la Bible au dilemme que pose la réussite terrestre et momentanée des sans-Dieu.

Conclusion

Laissons le mot de la fin à Asaph :

Oui, quand j’avais le cœur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison. Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi ? Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi ? Mon corps peut s’épuiser et mon cœur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours. Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours près de Dieu. Oui, j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses œuvres (Psaume 73).


Nous étudierons dans les articles suivants la réponse de Dieu à Habakuk et Jérémie. Puis nous verrons comment la venue de Jésus a définitivement réglée la question. Pour l’heure, en ce début d’année où nous sommes prompts à nous souhaiter tous une vie heureuse et en pleine santé ici-bas, n’oublions pas le témoignage d’Asaph ! Le vrai bonheur est en Dieu, non dans les choses d’ici-bas !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 15 décembre 2012

Problèmes réels et dérivés



Illustration biblique

Alors que les Israélites souffraient de la domination des Madianites, le livre des Juges rapporte que Dieu envoya auprès d’eux un prophète porteur d’un message : Juges 6,1 à 10. Curieusement, le prophète ne parle jamais des Madianites. Il s’adresse à Israël en révélant où se situe le vrai problème qui est à l’origine de leur situation. Le prophète n’a pas pour but de nier que les Madianites existent et font souffrir les Israélites. Ce qu’il veut mettre en valeur est que ceux-ci ne sont que les conséquences d’un problème sous-jacent qui est la vraie cause du malheur que vivent les Israélites. Et c’est à leur relation avec Dieu qu’à à faire ce problème.

Apparence et réalité

Deux types de problèmes existent dans nos vies. Les premiers sont les problèmes apparents, ceux qui sont visibles à la surface de notre être. Les seconds sont cachés. Ils sont plus profonds et ne sont pas immédiatement détectables au regard. Ces problèmes, que je qualifierai de vrais, sont la cause des autres que j’appellerai plutôt dérivés. Les problèmes dérivés ont leur utilité. Ils sont les symptômes visibles d’un mal plus grave, caché. Dans le contact avec une personne qui a un problème, nous ne pouvons commencer qu’avec les problèmes dérivés. C’est à cause de ceux-ci que, souvent, les personnes concernées consultent psychologues ou psychiatres. Une analyse sérieuse met rapidement en lumière le fait que ce n’est pas là que se situe la vraie difficulté, mais dans le rouage complexe des sentiments, raisonnements et faux systèmes de défense et de protection qu’a construits une personne autour d’une difficulté fondamentale.

Exemple

Imaginons un cas pratique fictif  pour mettre en lumière cette réalité : le cas d’Eric 

Eric est reconnu par son entourage comme quelqu’un de compétent, consciencieux et fidèle dans ce qu’il fait. Pourtant, manifestement, il n’en juge pas ainsi. Eric est peu sûr de lui. Il a constamment besoin d’être rassuré, approuvé. S’il sent qu’il est mis en question, Eric s’effondre. Il baisse les bras, ressasse des pensées négatives envers lui-même et n’est pas loin de démissionner. Eric se rend bien compte que cette pitié de lui-même qui s’empare de lui ne l’aide pas. Mais il ne sait pas comment réagir autrement.

En creusant plus à fond dans la vie d’Eric, on se rend compte que sa réaction a des causes. Eric a eu une jeunesse difficile. Il a grandi avec des parents qui n’ont jamais su lui montrer qu’ils l’appréciaient. Pire, il a toujours entendu des jugements dévalorisants à son encontre. L’image négative que porte Eric sur lui-même constitue le soubassement sur lequel s’est construit sa personnalité.  Ce soubassement agit en lui comme une caisse de résonnance. Dès qu’Eric entend une remarque négative, même minime, celle-ci fait immédiatement écho à son passé… et confirme en lui les mots qu’il a toujours entendus le concernant. Qu’est-ce qui peut aider Eric ? 

Une nouvelle identité

Comme les Israélites ne pouvaient se sortir de leur situation hors du cadre de leur relation avec Dieu, il est impossible à quiconque de se sortir de ses problèmes émotionnels et réactionnels hors de ce cadre. Les problèmes de chacun, comme ceux d’Eric, ont tous à faire avec la perception que chacun a de son identité profonde. Tant qu’Eric vivra sur la base de ce qu’on a dit de lui, il lui sera impossible de se détacher des réactions de défense que son Moi blessé a construit autour de lui.

Ce dont Eric a besoin est d’entendre une nouvelle parole, une parole libératrice. Cette parole doit dépasser, aller plus loin que celle qu’il a entendue de ses parents. Elle doit venir d’une instance supérieure, une instance qui a l’autorité d’effacer ou de corriger ce qui était faux dans les paroles entendues et les réactions engendrées. Cette parole libératrice ne peut venir que d’une seule source : Dieu, le Créateur suprême d’Eric.

Que va-t-il lui dire, ce Dieu qui a créé Eric ? Deux choses essentielles. La première pourrait être décourageante, mais elle est nécessaire à entendre de la part d’Eric s’il veut apprécier à sa juste valeur la seconde. La première parole de Dieu est que, si Lui, Dieu, devait juger Eric sur sa vraie valeur, Son jugement serait d’une gravité bien supérieure à tout ce qu’il a entendu. La première chose qu’Eric doit accepter et reconnaître est qu’il est pécheur. Eric peut à la rigueur satisfaire les attentes de ses parents envers lui. Il est, par contre, incapable de satisfaire par lui-même celles de Dieu. Il n’y a aucun avenir paisible pour Eric s’il continue à chercher en lui-même ou chez les autres le fondement sur lequel il pourra construire son acceptation de lui-même.

La seconde parole que Dieu fera entendre à Eric est que, bien que le connaissant parfaitement dans tous les détails de son être, Dieu l’aime et l’accepte sans condition. Cette acceptation gratuite de Dieu porte un nom magnifique dans la Bible : la grâce. Si la grâce de Dieu est inconditionnelle pour nous, elle n’est pas gratuite pour Dieu. Elle n’est possible que parce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, après avoir vécu la seule vie humaine qui réponde aux attentes de Dieu, a pris à son compte tout ce qui aux yeux de Dieu nous rendait détestables, haïssables. Désormais, Eric n’a plus besoin de combattre pour trouver sa vraie valeur. Il l’a trouvé au travers du Christ. Il peut savoir qu’il ne sera jamais rejeté par Dieu, quand même il se décevra et décevra encore les autres !

Conclusion

De quelle nature est votre problème apparent ? Est-ce un problème avec les autres ? L’autorité ? L’argent ? De quoi, au fond de vous-mêmes, avez-vous peur ? Quel besoin, quel manque recherchez-vous réellement à satisfaire ? Quel qu’il soit, sachez que tant que vous vous débattrez avec vous-mêmes ou les autres, vous ne trouverez pas la paix ! Reposez-vous sur Christ seul ! Il est votre sécurité, le fondement sur lequel vous pouvez construire une image juste de vous-mêmes : ni écrasée, ni surévaluée ! C’est à Lui seul que je dois mon salut !


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 5 novembre 2011

Une juste estime de soi

Rétrospective

Dans le précédent billet, nous avons vu les dangers d’un message qui tourne autour d’une fausse recherche de l’estime de soi. Faire de soi le centre de sa pensée conduit toujours, d’une manière ou d’une autre, à de tristes déconvenues. Le moi est-il améliorable ? Telle est toute la question qui gravite autour de cette problématique. Oui, disent les psychologues séculiers ! Non, répond la Bible. Est-elle pour autant fataliste, sans solution au problème du penchant mauvais de la nature humaine ? Tout le sens de l’Evangile et de la venue de Jésus-Christ a pour ligne de mire cette question. Si Dieu ne devait recevoir dans son ciel que des gens parfaits, il n’y aurait jamais que Lui. Pourtant, la Bible le promet : de nombreuses personnes, y comprises parmi les pires que la terre aura portées, seront rendues parfaites et passeront l’éternité en compagnie de Dieu. Comment concilier les deux réalités ? Quelle importance la solution biblique a-t-elle sur l’estime de soi ? Perspectives de réponses !

Que faire de soi selon la Bible ?

Eclairé par la Parole de Dieu, je ne peux que témoigner que la personne que je trouve la plus haÏssable au monde est bien… moi. De ce cœur qui m’habite, de l’imagination folle qui, souvent, accapare ma pensée, je dois le dire : les pires vilenies peuvent naître. Le monde qui m’entoure, certes, ne m’aide pas. Produits de l’imagination pervertie d’autres hommes, toutes sortes de spectacles nous sont proposés gratuitement et facilement pour nourrir les côtés les plus impurs et brutaux de notre nature. La société, dit Alexandre Vinet, n'est pas autre chose que l'individu multiplié. Certes, comme dit dans le billet précédent par C.S Lewis, les convenances sont un frein qui bride les élans de la nature. Nous sommes capables des pires choses, mais nous n’avons pas envie que notre voisin le sache. Le diagnostic de Jésus est cependant juste : il n’y a rien qui, de l’extérieur, entrant en l’homme puisse le souiller. La souillure est à l’intérieur. Preuve en est que, vivant dans le même monde que nous, Jésus ne s’est jamais souillé !

Le moi est haïssable, disait Pascal… et pourtant, il est aimé. Aimé de Dieu qui n’avait pas pour objectif, lorsqu’il créa, que l’homme devienne ce qu’il est devenu. Dieu aime donc l’homme, non à cause de ce qu’il est, mais à cause du projet qu’il a pour lui. Ce n’est que lorsque le pécheur que je suis a compris le projet que Dieu avait pour moi (faire de moi une personne à son image, pleine de noblesse) que j’ai pu aussi aimer ma vie. L’estime que j’ai de moi ne dépend plus dès lors des performances dont je suis capable, mais, par la foi, de la vision de ce que Dieu peut réaliser dans ma vie.

Nouveaux fondements

Un des fondements généraux d’une estime correcte de soi vient du sentiment d’utilité que l’on trouve à sa vie. Tous les psychologues le disent : toute personne qui ne sait pas pourquoi elle vit, à quoi elle sert, à une piètre estime d’elle-même. A ce sujet, éclairée par la lumière de Dieu, la vie du croyant est la plus susceptible de développer une estime satisfaisante de soi. Car, dans la communion avec Dieu, le croyant découvre mille et une manière d’être utile aux autres. Il sait de plus que le bien qu’il fait n’est pas de son ressort. Il est le fruit de cette vie nouvelle qu’il a reçu de Dieu, le jour où il a cru au pardon de Dieu par Jésus-Christ pour sa vie. L’estime de soi naît de la redécouverte de sa dignité, dignité que seule la grâce de Dieu peut nous permettre de retrouver.

Certes, la Bible désigne les personnes qui vivent sans Dieu comme des pécheurs. Pécher signifie rater le but, passer à côté de la cible, vivre en-dessous de ce qui est prévu. Mais la Bible ne s’arrête pas à ce vocable. Réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ, le pécheur est devenu enfant de Dieu, saint, bien-aimé de Dieu, fils et fille de Dieu… et tant d’autres choses. Lisez la Bible : aucun des termes par lesquels Dieu et Jésus appellent ceux qui croient n’est négatif. Tous témoignent de la grande valeur que Dieu leur donne. A tel point que l’on peut dire que, s’il y a quelqu’un qui se dévalorise, c’est le croyant lui-même, mais jamais son Dieu.

Si l’humilité est de mise dans notre relation avec Dieu, il n’est pas dans la pensée de Dieu que le chrétien se déprécie. L’orgueil, disait un homme de Dieu, est juste un défaut de perspective. L’humilité est naturelle lorsqu’on se trouve à sa place devant Dieu. Jean-Baptiste, qui se refusait à baptiser Jésus en est un bel exemple. Comme lui, il n’y a aucune bataille intérieure avec l’estime de soi pour le chrétien qui sait ce qu’il est, par nature, et qui sait qui est Dieu. Tout est vu, vécu, perçu comme un privilège venant de la grâce de Dieu, non comme un moyen de briller et de se faire valoir à ses propres yeux ou à ceux des autres. Aussi, le chrétien fidèle a-t-il mille raisons, dans sa communion avec Dieu, d’être satisfait. Sa vie n’aura pas été inutile. Il peut, à la fin de sa vie, se retourner et dire avec vérité que, s’il n’avait vécu, il y a une partie du monde qui aurait été pire que ce qu’elle a été. « Il y avait, dit William Kirk Kilpatrick, dans l’univers une place spéciale que lui seul pouvait tenir. »

Pouvez-vous le dire ? Sinon, commencez avec Dieu le chemin là où il commence. En vous courbant devant Lui, en reconnaissant l’échec qu’est votre vie. C’est de cet échec que, par Lui, peut naître un nouveau destin dont la finalité éternelle ne pourra être que la réussite. Lève-toi a souvent dit Jésus à ceux à qui Il tendait la main. Le même ordre nous est donné. Levons-nous ! Cessons de nous apitoyer sur nous-mêmes, de tourner autour de nous-mêmes. Dieu, par Jésus-Christ, nous relève toujours !



samedi 29 octobre 2011

La fausse estime de soi

S’aimer soi-même

« Il est important de s’aimer soi-même ». « Celui qui ne s’aime pas ne peut aimer les autres. » Combien de fois n’avons-nous pas entendu dire comme allant de soi de telles affirmations ? Le message, pensent certains chrétiens, est en accord avec la Bible. Le commandement de l’amour ne prescrit-il pas d’aimer les autres comme soi-même ? La relation entre l’amour du prochain et l’amour de soi est ici évidente, dit-on. En apparence seulement ! L’amour du prochain est bel et bien un élément constitutif de l’Evangile. L’amour de soi est, par contre, le pur produit de la psychologie moderne. L’idée va à l’encontre même du message de Jésus. Cela nécessite cependant quelques explications.

Fausses idées autour du principe

1ère fausse idée : l’homme serait bon…

L’idée qui est autour du principe énoncé est que les gens qui ont conscience de leur valeur personnelle ne ressentent pas le besoin de faire des choses laides ou méchantes envers autrui. Plus votre estime de soi est élevée, plus vous serez sociables, dit-on. Pour vous améliorer, il vous suffit donc de travailler à l’estime de vous-mêmes, l’image que vous avez de vous. Meilleure elle sera à vos yeux, meilleur vous serez dans votre relation avec les autres.

Sans le dire, cette idée repose sur un autre principe contraire à la conception qu’a la Bible de l’homme. L’amélioration de votre être par une meilleure estime de soi repose sur l’idée d’une nature humaine qui serait bonne et qui ne devrait ses carences qu’à l’environnement. La Bible dit quant à elle le contraire : la nature humaine est déviée, perverse, et le fait de s’aimer soi-même ne peut ôter cette inclinaison innée du cœur. Nous devons nous regarder en face pour avoir une juste appréciation de nous-mêmes. Et, pour qui est honnête, l’image n’est pas belle.

2ème fausse idée : le bonheur sans cadre…

La recherche qui est derrière l’idée de l’amélioration de l’estime de soi est celle du bonheur et de l’épanouissement. Cette recherche est légitime, mais elle comporte nécessairement des limites. Il arrive bien souvent que, contre le projet qu’a un enfant de chercher à faire quelque chose qui le satisfasse, les parents doivent intervenir d’autorité pour l’arrêter. Refuser de le faire, c’est ne pas aimer son enfant, mais construire sans doute son malheur futur. Sans boussole, la recherche de la satisfaction de soi, base de l'estime de soi, peut partir dans toutes les directions, les pires comprises.

Là encore, le désir d’être heureux se heurte à l’obstacle déjà cité. Certes, si la nature de l’homme était spontanément altruiste, toute recherche de satisfaction s’inscrirait dans le cadre du bien fait aux autres. Mais la réalité est totalement différente. Nous ne sommes pas par nature altruistes, mais égocentriques. Les autres sont davantage pour nous des objets que nous manipulons et qui servent à nos intérêts que des êtres humains que nous servons. Freud lui-même le disait : l’homme est un loup pour l’homme (la Civilisation et ses mécontents). « Une grande part de la « preuve » de notre bonté est fondée, non pas sur ce que nous faisons véritablement, mais sur ce que nous croyons que les gens devraient faire. Nous sommes tous meilleurs commentateurs que joueurs : William Kirk Kilpatrick. »

3ème fausse idée : nous sommes ce que nous montrons…

L’idée que les gens ont de nous-mêmes n’est que la demi-version de la réalité. L’autre moitié se compose de toutes les choses que nous n’avons pas faites, mais que nous aurions faites si le regard des autres ne nous y empêchait. Le comportement de beaucoup dans l’anonymat d’une grande ville diffère grandement de celui qu’ils ont devant les gens à qui ils sont associés ordinairement. « Tout homme, écrit C.S Lewis, doit vivre selon l’apparence extérieure d’autres hommes : il sait qu’il y a telle chose en lui, qui est encore bien plus basse que son comportement en public le plus négligé, son langage le plus relâché. Et nul autre ne pourrait deviner, combien ces choses sont familières à votre âme, voire de la même nature qu’elle, combien cela forme un tout (C.S Lewis : The Problem of Pain : 1962).

Autrement dit, nous sommes bien plus mauvais que ce que nous montrons. « Méchants comme vous l’êtes, disait Jésus, vous savez pourtant donner de bonnes choses à vos enfants : Matthieu 7,11. » La vérité est là. Notre nature est mauvaise ; ce qui sort de bien de nous est plutôt une exception que la règle. Nos enfants suffisent à le prouver. « S’emparer brusquement de jouets, refuser de partager, frapper la petite sœur et mentir effrontément pour tout couvrir, cela débute suffisamment tôt dans la vie de l’enfant pour laisser supposer que l’imperfection fatale n’est pas imputable à la société mais à la nature : W.K.K. Le côté visible de notre personne n’est que la pointe de l’iceberg. La plus grosse partie est cachée. Nous seuls (et Dieu) la connaissons.

Conclusion :

Je suis conscient que le sujet mériterait d’autres développements. Il n’est qu’une entrée en matière. Dans le prochain article, je m’attacherai à montrer la vision et la raison bibliques que doit avoir le chrétien de l’estime qu’il a de lui-même. Elle seule le libère de cette recherche à laquelle nous invite la psychologie moderne, recherche qui aboutit si vite à l’attention portée à son égo, à l’autosuffisance, à la manipulation ou à l’arrogance.




Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 30 juillet 2011

Etre quelqu'un

Etre quelqu’un

On a tous besoin d’être quelqu’un. Créé avec, d’une part, une conscience de soi et celle de faire partie d’un ensemble, il n’y a aucune vanité à cela. Le désir d’être quelqu’un vient de la nécessité d’avoir une identité. D’où la souffrance de ceux qui ne savent pas d’où ils viennent, qui sont orphelins ou ont été abandonnés.

A peine sommes-nous venus au monde que le combat pour être quelqu’un commence. Très tôt, le nourrisson veut compter. Il fait tout pour qu’on le considère en tant que personne, dans ses besoins. Avec la fratrie, le besoin d’être quelqu’un s’accentue. L’enfant se met alors à comparer. Qui est le privilégié ? Sur quoi repose l’estime des parents ? Quelle est sa place dans la famille ? Très tôt, sur la base des réponses qu’il se fera, se fonderont l’image et l’estime qu’il a de lui-même.

Les paramètres

Différents paramètres forgent l’opinion que l’on a de soi. Si l’attente, dite ou non-dite, de l’entourage est première, il y a, avec le temps, aussi notre propre ambition. Chacun, disait Blaise Pascal, cherche à avoir des admirateurs, des gens qui font l’éloge de ce que nous sommes. Le fait qu’il y ait un fort décalage entre ce que nous souhaiterions être aux yeux des autres (ou ce qu’ils attendent que nous soyons), et ce que nous sommes, va profondément marquer l’image que nous aurons de nous-mêmes. Plus nous serons réalistes avec nous-mêmes, mieux nous assumerons la réalité de notre identité. Il n’y a rien de pire, de plus ravageur pour la personnalité, que d’être dans le déni de soi ou la mésestime permanente de soi.

Plusieurs éléments psychologiques favorisent une image de soi saine. Contrairement à l’habitude, je pense qu’il est préférable d’utiliser l’adjectif saine plutôt que celui de bonne. Une bonne image de soi suppose une satisfaction de ce que l’on est. Une saine image de soi approche davantage le réalisme et l’objectivité.

Le premier élément est sans nul doute l’amour inconditionnel. L’amour inconditionnel est le fait de signifier à l’autre que notre attitude avec lui n’est pas dépendante des aspects les plus déficients de sa personne. L’enfant a besoin de le savoir, l’adulte, le mari, l’épouse aussi. Le second élément est, à mes yeux, la vérité. Etre vrai, c’est avoir le courage de confronter l’autre à ce qui n’est pas juste, correct, qui porte la marque de l’égoïsme, de l’intérêt dans sa vie. Nous avons besoin d’être aimés, mais aussi d’entendre ce qui est vrai sur nous-mêmes pour être lucide sur ce que nous sommes. Vérité et amour ne s’excluent pas. ils doivent au contraire se combiner. La vérité doit être dite dans l’amour, et l’amour doit obliger à la vérité. Beaucoup d’autres facteurs, derrière ceux-ci, influencent l’opinion que chacun se forge de lui-même : la reconnaissance ou son absence, l’acceptation de ses propres limites, la perception de ses forces, de ce pour quoi nous sommes fait, les réussites, les échecs…

Identité et foi

Si beaucoup luttent avec la question de leur identité, au point parfois de préférer la mort à la vie pour n’avoir pas trouvé la réponse, la foi en Dieu est d’un apport considérable au sujet. Trois affirmations bibliques sont des éléments structurants incomparables ce qui forge l’identité.

1. le concept de la création

Il est le premier élément vital et déterminant quant à la question du « qui suis-je ? » Le seul fait de savoir que mon existence est due au dessein bienveillant d’un Créateur élimine d’emblée un bon nombre d’angoisses existentielles. Privés de ce point de départ, nous sommes livrés aux incertitudes que partage Pascal :

« Je ne sais qui m’a mis au monde, ni ce que c’est que le monde, ni que moi-même ; je suis dans une ignorance terrible de toutes choses ; je ne sais ce que c’est que mon corps, que mes sens, que mon âme et cette partie même de moi qui pense ce que je dis, qui fait réflexion sur tout et sur elle-même, et ne se connaît non plus que le reste.

Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu’en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m’est donné à vivre m’est assigné à ce point plutôt qu’à un autre de toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m’enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois mourir mais ce que j’ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter.

Comme je ne sais d’où je viens, aussi je ne sais où je vais ; et je sais seulement qu’en sortant de ce monde je tombe pour jamais ou dans le néant, ou dans les mains d’un Dieu irrité, sans savoir à laquelle de ces deux conditions je dois être éternellement en partage. Voilà mon état, plein de faiblesse et d’incertitude. Et de tout cela, je conclus que je dois donc passer tous les jours de ma vie sans songer à chercher ce qui doit m’arriver ! »

Pas étonnant, au vu de l’incrédulité massive dont font preuve nos contemporains à l’égard de Dieu, que l’absurdité domine la pensée de notre jeunesse et de la société en général ! Déconnectée de Dieu, la question « qui suis-je ? » reste sans réponse !

2. le concept du péché

La Bible dit que nous sommes tous pécheurs. Après le fait d’être créé à l’image de Dieu, c’est le second élément par lequel elle définit notre identité. Etre pécheur signifie qu’il y en nous un principe de corruption tel que tous nos efforts pour essayer d’être les personnes parfaites que nous aimerions être sont voués à la faillite. Il y a en chacun de nous des éléments détraqués. Que nous le voulions ou non ! La convoitise et l’orgueil dominent notre esprit. Tout tourne essentiellement autour de nous-mêmes, notre satisfaction, notre gloire personnelle. Notre Moi est le centre de notre univers.

Il y a dans le monde ceux qui réussissent et qui sont enviés des autres, et ceux qui ne réussissent pas. Les premiers font semblant d’être heureux, les seconds sont tristes de ne pas pouvoir faire semblant. Il y a enfin tous ceux, en grand nombre, qui souffrent seuls dans leur coin, les blessés de la vie qui n’ont pour nourriture que leur amertume. Tous quelque part vivent avec leur propre Moi au centre, trop envahissant pour être ignoré, trop petit pour les combler.

Le concept du péché est sans nul doute l’aspect de notre identité le plus difficile à admettre. Nous reconnaissons certes des « défauts » ou « des mauvais côtés ». Mais admettre que notre état est irrémédiable, que tout en nous est bon à refaire, à réformer, à reconfigurer nous semble aller au-delà de la réalité. Il est cependant nécessaire d’en être convaincu pour que le 3ème concept, fondateur de notre identité, brille de tous ses feux.

3. le concept de la rédemption

Le concept de la rédemption nous dit que, bien que nous connaissant comme pécheurs, le Dieu Créateur nous aime tant qu’Il a lui-même mis en œuvre un moyen nous permettant d’être racheté. Parce qu’il a comme ambition que nous soyons ses fils et ses filles, Dieu a envoyé dans ce monde Son propre Fils, Jésus-Christ, pour ôter la condamnation qui pèse sur nos vies. Jésus-Christ est l’élément déterminant de la juste compréhension de notre identité. En comprenant qui Il est, nous comprenons à quel point nous sommes aimés. En le voyant mourir pour nous, nous saisissons à quel point le péché, cette nature mauvaise qui nous habite, est exécrable. Impossible à quiconque d’entrer dans le projet de Dieu avec une telle nature.

La résurrection affirme que Jésus a pleinement accompli notre rédemption. La justice de Dieu est satisfaite. Le péché a été expié, ôté. Le pardon et la réconciliation avec Dieu sont offerts gratuitement à tous. Il suffit désormais de les vouloir pour soi. Etant réconcilié avec Dieu, le problème de notre identité est résolu. Nous sommes quelqu’un pour Quelqu’un, et cela pour toujours. Le rejet, la maladie, la mort peuvent croiser notre route. Ils n’ôtent en rien le prix que nous avons aux yeux de Dieu, prix qui est celui du don de Jésus-Christ, Son Fils. Par lui, amour et vérité se sont rencontrés. Amour inconditionnel et vérité toute nue. Dignes d’être haïs, nous sommes aimés au plus haut point !

Qui sommes-nous ? Descartes disait pour y répondre : Je pense, donc je suis. Le chrétien, quant à lui, dit : Il m’aime, donc je suis ! Pouvez-vous le dire aussi ?



samedi 9 juillet 2011

Vive le sable !

Vacances : vive le sable !


Juillet est là ! Enfin ! La transhumance pour les vacances va pouvoir commencer ! Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le même appel retentit : le soleil, la mer, les plages de sable fin ! ! ! Ce sable qu’on aime tant, sur lequel il fait si bon étendre sa serviette… Il est si commun qu’il ne nous est peut-être jamais venu à l’idée qu’il pourrait nous dire quelque chose. Arrêtons-nous et prenons le temps de la réflexion ! Rien ne presse : nous sommes en vacances !

Que de sable !

Ce qui, d’emblée, est frappant lorsqu’on pense au sable est sa quantité. Partout, au bord de toutes les mers et tous les océans, sur tous les continents, le sable est là. Pas étonnant dès lors que, pour souligner la quantité considérable d’une chose, Dieu utilise l’expression « aussi nombreux que le sable qui est au bord de la mer. » Il l’a fait à plusieurs endroits. A Abraham le premier, il promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable qui est au bord de la mer : Genèse 22,17. Il tiendra promesse. Abraham est l’ancêtre des juifs, mais aussi de tous ceux qui sont animés de la même foi que lui : la foi en un Dieu unique qui sauve ceux qui placent en lui leur confiance.

L’abondance du sable évoque pour le roi David une autre réalité : la quantité considérable des pensées de Dieu. « Que tes pensées, dit-il, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que la somme en est grande ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable : Psaume 139,18. » On comprend dès lors que nul dans ce monde n’est apte à connaître et comprendre Dieu dans la totalité de ce qu’il est et de ce qu’il fait. Peut-être que certains d’entre nous se posent la question de savoir ce que les élus de Dieu pourront bien faire dans l’éternité ! La réponse est ici : découvrir l’immensité de Dieu, une immensité telle qu’elle dépasse tous les grains de sable de la terre !

Le matériau

Roche sédimentaire meuble, le sable, les maçons vous le diront, est trop fluide et mouvant pour servir seul à la construction d’un mur. Lié à du ciment et de l’eau, il devient, par contre, le matériau idéal pour construire des gratte-ciel gigantesques et robustes. Le sable est à l’image de ce que nous sommes. Après avoir donné un enseignement conséquent à la foule, Jésus conclut en utilisant, comme il l’a souvent fait, une parabole : « Quiconque entend de moi ces paroles et ne les met pas en pratique, dit-il, sera comme un fou qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison : elle est tombée, et sa chute a été grande : Matthieu 7,26-27.

Le parallèle utilisé par Jésus entre le sable et nos vies est limpide. Le sable n’est ni un élément de fondation, ni de construction. Notre vie bâtie sur nous-mêmes, nos pensées, nos sentiments, n’a pas plus d’avenir qu’une maison bâtie sur le sable. Il faut, pour en assurer la solidité, mêler le sable au ciment. Mêlée à la Parole du Christ, arrosée par son Esprit, notre vie prend de la consistance. Elle demeure solide, non seulement face aux épreuves du temps, mais jusque dans l’éternité.

Autres vertus et qualités du sable

Parfois si pollué, le sable est l’élément idéal pour filtrer et purifier l’eau. Le sable, sur lequel on perd son temps, peut aussi servir à le mesurer. Si léger que le moindre vent le soulève, il est aussi si pesant qu’on l’utilise pour lester les montgolfières, les bateaux ou le pied des parasols. Légèreté qui peut devenir lourde, le sable est associé dans la Bible aux humeurs mauvaises des gens stupides : lourde est la pierre, pesant le sable, mais plus lourd qu’eux, le dépit du fou : Proverbes 27,3. Oui ! Dans notre monde devenu fou, superficiel, il arrive souvent à l’homme, pénétré du sens du sacré et du sérieux de l’existence que les légèretés des autres deviennent pour lui aussi pesantes que le sable.
Vous êtes cet été sur le sable ? Profitez-en bien ! Peut-être est-ce ici l’occasion de prendre avec vous l’Evangile, la parole du Christ ! Allongé sur le sable, c’est le bon moment pour vous de faire connaissance de celui qui veut bâtir votre vie sur le roc… pour que jamais plus elle ne soit ensablée, enfouie, prisonnière du passé.


D’après une idée d’Alain Monclair.

samedi 16 octobre 2010

Le sablier du temps !

COMPTE A REBOURS !


Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un ! Partez ! Qui n’a déjà pas assisté à un compte à rebours ! Pilotes, coureurs, astronautes… tous vous le diront ! Une seconde est toujours une seconde. Mais certaines d’entre elles sont chargées de tant d’intensité qu’elles ne s’oublient pas !

Bien des choses nous distinguent les uns des autres. Une réalité cependant nous est commune : nous entrons tous dans la vie avec un capital temps limité. Que nous en soyons conscients ou pas, dès notre naissance, le compte à rebours a commencé. Chaque jour, chaque heure qui passe vide un peu plus le sablier de notre vie. Il ne m’a fallu que quelques minutes pour écrire ces lignes. Je peux faire ce que je veux : ces minutes sont maintenant derrière moi ! Je peux les avoir aimer ou les regretter ! Mais je ne peux plus les récupérer. Pour toujours elles sont perdues. On peut remonter un réveille-matin, mais le temps, non !

Vient enfin le dernier moment : celui où le dernier grain de sable de la vie disparaît. La question se pose alors : qu’ai-je fait du temps qui m’a été donné ? L’ai-je utilisé pour l’essentiel ? Suis-je prêt, quittant le temps, à affronter l’éternité ?

PAS LE TEMPS !

Pas le temps ! C’est l’une des réponses que je reçois le plus souvent lorsque je cherche à attirer l’attention de mes auditeurs sur un sujet précis. Quel est-il ce sujet ? Le travail ? Les vacances ? Le sport ? Les loisirs ? Les jeux vidéos ? La télé ? Non ! Pour ces domaines d’activité, il semble que l’on ait toujours du temps. Pourtant, on le sait bien ! Malgré les satisfactions qu’elles apportent, toutes ces activités humaines peuvent du jour au lendemain s’arrêter. Le chômage, un accident, une maladie : tout l’emploi du temps se trouve tout à coup bouleversé ! Ce qu’on pouvait hier, on ne le peut plus ! Quel sens alors a notre vie ?

Le seul domaine pour lequel on n’a jamais le temps est celui qui compte le plus ! C’est le domaine de votre âme ! Vous voulez une preuve du fait que ce domaine est négligé ? Faites le test ! Interrogez les personnes qui se trouvent autour de vous ! Demandez-leur de vous dire ce qu’est une âme ! La plupart en sont incapables !

VOTRE ÂME, C’EST VOUS !

En fait, votre âme, c’est vous ! Ou plutôt, cette partie de vous qui n’est pas visible ! C’est ce qui chaque jour en vous cogite, réfléchit, ressent, souffre, pleure, se réjouit… ! C’est votre moi, votre vraie personne ! Vous pensiez peut-être jusqu’à présent que votre vraie personne était représentée par votre corps. Aussi votre état physique comptait plus que tout. Jogging, coiffeur, médecin, esthéticienne… rien n’était de trop pour soigner, embellir, entretenir le corps ! Il n’y a certes aucun mal à cela. Mais le corps n’est qu’une enveloppe, faite de poussière et qui y retournera. Le corps, dit la Bible, est la tente de notre âme. Le jour vient où, demeure provisoire, la tente sera laissée. L’âme s’en va ! Puisque c’est elle qui demeure, n’est-ce pas à elle d’abord qu’il faut penser ?

PRENEZ SOIN DE VOUS !

Comme le corps, l’âme a des besoins ! Elle s’interroge ! Elle a des questions, des peurs, des angoisses, des désirs profonds… Elle aspire, elle souhaite, elle espère… Elle sait au fond d’elle-même que la vie ne se résume pas à ce compte à rebours absurde qui mène à la mort ! Elle pressent qu’elle a été faite pour quelque chose de plus grand, plus beau, plus durable… L’âme, dit la Bible, a été créé pour un but : pour connaître et vivre avec Dieu qui l’a faite ! C’est pourquoi, tant qu’elle ne Le connaît pas, elle est si inquiète, si agitée. Perdue au milieu de nulle part, elle ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va ! Pas étonnant dès lors qu’elle soit la victime de tant de mirages et d’illusions !

Ne craignez pas, disait Jésus à Ses disciples ! Croyez en Dieu, croyez aussi en Moi. S’il y a quelqu’un qui, ici-bas, s’est soucié de nos âmes, c’est Jésus. La vie sur terre, disait-il, n’est pas la vraie vie ! C’est celle qui vient qui compte. Jésus savait le gouffre qui nous séparait de Dieu : il est lui-même venu de Dieu jusqu’à nous ! Il connaît aussi notre incapacité à être à la hauteur de Dieu. Tant de saletés et de choses honteuses, répréhensibles, habitent nos âmes ! Il est venu pour sauver nos âmes ! Lui, l’être le plus pur, le plus juste, doté de l’âme la plus belle, meurt pour que ce qui nous sépare de Dieu soit pardonné, effacé ! Ce qu’il souhaite, c’est que vous preniez soin de vous ! Comment ? En lui confiant votre âme, votre être, votre vie !

UNE OFFRE

Peut-être tout ceci est-il trop nouveau, trop inconnu pour vous. Nous voudrions vous aider à prendre soin de votre âme. Ci-dessous, une proposition vous est faite : la lecture d’un calendrier unique. Chaque jour, un feuillet vous donne l’occasion de réfléchir à une parole pour votre âme ! Elle est si précieuse ! Ne vaut-il pas la peine d’y consacrer quelques instants ?



POUR OBTENIR LE CALENDRIER VIVRE AUJOURD'HUI, ALLEZ SUR :
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 23 janvier 2010

6ème Marche pour la Vie !


18 000 marcheurs pour la Vie


Nous étions environ 18 000 ce dimanche 17/01 à battre le pavé entre la place de la République et celle de l'Opéra. 18 000 venant de toutes les régions de France : Bretagne, Midi-Pyrénées, Alsace, Picardie, Champagne-Ardennes... mais aussi, par délégations, de plusieurs pays européens : Pologne, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Roumanie, Angleterre, Suisse...

18 000 pour dire une fois de plus notre refus de l'inacceptable, pour crier que, en France et partout dans le monde, l'IVG est une calamité. Une calamité pour les vies sans défense qu'elle supprime. Une calamité pour les femmes qu'elle abîme, physiquement, psychiquement, spirituellement... Une calamité pour les couples qu'elle disloque, les conjoints se retrouvant après l'acte comme étrangers l'un à l'autre, ne pouvant plus se regarder dans les yeux. Une calamité pour la nation qui se trouve privée de 7 millions de talent sdepuis 1975. Une calamité pour l'esprit de la nation qui valide, entérine, se fait l'apologète d'une culture de mort. Une calamité pour Dieu qui compte les crimes et, un jour, soyons-en certains, nous redemandera compte du sang innocent versé.

18 000 personnes à battre le pavé : un flot grossissant chaque année. Un flot dont le bruit, la revendication, mais aussi l'enthousiasme dûs à la justification de la cause défendue font contraste avec le silence assourdissant des médias. Parmi les 18 000, notons la présence de soignants, médecins, infirmières de France et d'ailleurs réclamant une clause de conscience leur permettant de refuser la prescription de cette non-solution qu'est l'avortement. Notons la présence pour la 1ère fois de militants socialistes équipés de pancartes portant des slogans d'ordre plus politique qu'éthique. Qu'importe ! "Le but est d'ouvrir le débat à gauche, pour que l'on ne pense pas que ce n'est qu'une préoccupation de gens de la droite ou l'extrême droite" On verra ce que cela donnera.

Le représentant de la délégation suisse nous a exhorté à militer pour que soit enrayé le cycle infernal des cascades de la mort. La Suisse se prépare à voter une loi d'assistance au suicide... Quand on commence à marcher sur la tête, plus rien ne doit étonner. Mais si ceux qui marchent pour la mort sont sur la tête, nous qui marchions pour la Vie étions debout, dans le bon sens, sur nos pieds !


Qu'on se le dise ! Aussi longtemps que le souffle de vie nous anime, il n'est pas question pour nous de nous taire. Le témoignage des femmes qui sont passés par là nous l'interdit. Les cris silencieux des embryons que l'on tue dans le ventre de leurs mères nous l'interdit. Notre conscience le réprouve ! "Délivre ceux qu'on traîne à la mort, ceux qui, en vacillant, vont à la tuerie, épargne-les ! Si tu dis : "Nous ne savions pas !" Celui qui pèse les coeurs ne le comprend-il pas ? Ne rendra-t-il pas à chacun selon son action ?", dit un proverbe biblique.

Nous le savons tous ! Avant d'être ce que nous étions, nous aussi, nous étions des embryons ! Pourquoi ceux d'aujourd'hui aurait-il moins le droit à la vie que ceux d'hier. ?Aidons les femmes en détresse ! Dépensons sans compter pour les soutenir ! Mais refusons la solution diabolique du court terme et de la facilité... qui, à long terme, n'engendre que difficultés. Marchons, marchons ! Qu'un sang impur, le sang du  massacre des innocents, ne remplisse plus nos sillons !




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 7 novembre 2009

Y a de la joie !



Ode à la joie



C’est le prélude de l’Ode à la joie de Ludwig van Beethoven qui a été choisi comme hymne pour l’Europe. Nous ne savons pas ce qui justifia ce choix, mise à part la popularité de l’œuvre dans le monde entier. Les dirigeants de l’Europe ont-ils voulu, par ce choix, donner une note optimiste, envoyer un signal positif aux populations constituant la nouvelle entité ? Nul, sauf les concernés, ne le sait. Toujours est-il que si la joie était en tête de l’ordre du jour des préoccupations des membres de la Commission européenne, notre avenir ne serait pas teinté de la grisaille et de la morosité ambiante actuelle.


La joie : un joyau rare


Qu’est ce que la joie ? D’où vient-elle ? Peut-elle être durable ou sommes-nous condamnés à ne toucher que de temps en temps le bord de son manteau ? Joyau rare, comme l’amour ou la paix, la joie ne s’offre pas au premier venu. Nous aimerions tous qu’il en soit différent, mais, comme il en est de l’équilibre de l’univers, le bien-être de l’homme, ce qui lui procure de la joie, nécessite qu’il se soumette à certaines lois. Il est d’ailleurs logique qu’il en soit ainsi. De même que c’est celui qui travaille qui mérite un salaire, la joie est une récompense, la récompense donnée par la Vie à celui qui en satisfait les conditions d’obtention. Beaucoup, à la manière de kidnappeurs, essayent par la violence de forcer la joie à venir habiter dans leur demeure. A force d’euphorisants, ils cherchent à en produire les effets. D’autres encore, voulant s’offrir un extra ou rompre avec la grisaille de la monotonie, iront fréquenter celles qu’on appelait dans le passé, des filles de joie. Tout cela ne laissera cependant au réveil qu’un goût amer, le sentiment non pas d’une joie, mais d’une déception et d’un gâchis durable.


Les belles joies


Les belles joies sont toujours celles liées à la vie. « La femme, dit Jésus, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. » Qui, de même, ne partagerait pas le bonheur d’une jeune mariée resplendissante de joie ! Une joie d’autant plus forte que ce jour, ce jour du mariage est aussi celui de l’union des deux époux. Que de grandes joies gaspillées par tant d’impatience ! Oui ! Joie et vie marchent main dans la main… comme tristesse et mort d’ailleurs. Si la joie est si absente de notre monde, n’est-ce pas d’abord parce que celui-ci est coupé de la vraie vie, qu’il est soumis à la puissance de la mort ?


Un témoin de la joie



Ce témoin, c’est Blaise Pascal, le philosophe et mathématicien français. En l’an 1654, le 23 novembre, saisi par l’immensité de l’amour de Dieu pour lui, manifesté au travers du Christ, il écrit ce qu’on appelle depuis son mémorial. Parmi tous les mots écrits, il y en a un qui, associé au nom de Jésus, revient plus souvent que les autres : c’est la joie. « Certitude. Certitude. Sentiment, Joie, Paix… Joie, Joie, Joie, pleurs de joie… » Blaise Pascal était un homme intelligent, surdoué même. Il avait beaucoup de raisons d’être satisfait de sa vie. Mais s’il y a une chose qu’il ne connaissait pas et qui a marqué sa rencontre avec Jésus-Christ, au point de la mettre par écrit, c’est l’expérience de la joie !


La joie, fruit de la relation avec Dieu


Si la joie fait partie, de manière fugitive, de l’expérience humaine, aucune n’est productrice en termes de force et de durabilité, à celle du pardon de ses fautes par Dieu. Tous ceux qui, dans la Bible, l’ont vécu en témoignent. «Heureux, dit le roi David, l’homme à qui l’Eternel n’impute pas d’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi. Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité. J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. » Dieu seul, dit la Bible, a la capacité, quel que soit notre passif, de nous donner la joie d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie ! C’est là d’ailleurs, dit Jésus, Sa joie la plus grande ! Ne voulez-vous pas la partager avec Lui ?


Citations sur la joie


Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin : Jacques Deval


L’espérance d’une joie est presque égale à la joie : William Shakespeare


Celui qui a senti une fois dans ses mains trembler la joie ne pourra plus jamais mourir : José Hierro


S’il est vrai que la vérité est Dieu, il me paraît qu’elle manque d’un attribut bien important de Dieu : la joie. Je ne conçois pas un Dieu sans joie : Romain Rolland


La mère de la débauche n’est pas la joie, mais l’absence de joie : Friedrich Nietzsche


Les filles de joie ont pour mère la tristesse : Jean Cazeneuve


La joie des autres est une grande part de la nôtre : Ernest Renan


Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie : le roi David


La joie est pareille à un fleuve : rien n’arrête son cours : Henry Miller



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 octobre 2009

Leçon de chose

LES CAILLOUX



Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ».


Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L’un d’eux répondît : « Probablement pas ! ».

« Bien ! » répondît le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :

« Non ! ».

« Bien ! » répondît le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondît le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? »

« Votre santé ? » ; « Votre famille ? » ; « Vos ami(e)s ? » ; « Réaliser vos rêves ? » ; « Faire ce que vous aimez ? » ; « Apprendre ? » ; « Défendre une cause ? » ; « Relaxer ? » ; « Prendre le temps… ? » ; « Ou… toute autre chose ? »

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir…sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? ». Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) ».

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Préoccupations prioritaires



La leçon de choses donnée par le professeur de l’ENAP à ses auditeurs vaut pour quantité de domaines, entre autres celui des priorités que nous donnons à nos vies. A chacun de nous se pose la question : quels sont les cailloux de notre existence, ces grosses pierres que nous plaçons en premier dans le pot de notre vie ? Est-ce :

- la réussite professionnelle ou sociale ?
- le bien-être matériel ?
- les loisirs ou le plaisir ?
- le combat politique ou autre ?
- le sport ?
- la religion ?
- …

Jésus et les apôtres dans le Nouveau testament nous disent quelles devraient être les pierres que nous devrions placer en priorité dans le pot vide de notre vie pour le remplir

- 1ère pierre : la recherche du royaume de Dieu et de sa justice

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et toutes choses vous seront données par-dessus : Matthieu 6,33 »

- 2ème pierre : l’avenir éternel de notre âme

« Homme déraisonnable, cette nuit même ta vie te sera redemandée ! Et tout ce que tu auras préparé, à qui cela sera-t-il ? Luc 12,20 » « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ? Marc 8,36

- 3ème pierre : l’amour de notre prochain comme de nous-mêmes

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux : Matthieu 7,12 »

Puis viennent des pierres importantes, mais de second ordre par rapport aux premières :

- le soin que l’on doit aux siens, sa famille

« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, surtout de ceux de sa maison, il a renié la foi et il est pire qu’un non-croyant : 1 Timothé 5,8.

- le fait de travailler pour subvenir à ses besoins

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus : 2 Thessaloniciens 3,10

Viennent enfin les choses de dernier ordre, celles qui servent à notre agrément ici-bas :

- les plaisirs de la vie conjugale

« Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil, pendant tous les jours de ta vanité ; car c’est ta part dans la vie, au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil : Ecclésiaste 9,9

- les plaisirs qu’offrent le manger et le boire :

« Il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien–être, au milieu de son travail ; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. : Ecclésiaste 2,24

- le plaisir qu’offre la connaissance :

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses ; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps : Ecclésiaste 12,12

Conclusion



Après avoir lu ces lignes, prenez-le temps de réfléchir : quelles sont les pierres qui occupent la première place dans le pot vide de votre vie ? Sont-elles dans le bon ordre ? Ne faudrait-il pas inverser certaines choses pour que votre vie aille mieux ?

Rappelez-vous l’ordre de Dieu n’est pas 1) Je (Moi), puis 2) Tu (les autres et enfin il (Dieu), mais l’inverse : Il (Dieu, Tu (les autres), je (moi) !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus


P.S : DU NOUVEAU TOUT FRAIS SUR LES EVENEMENTS DU 11 SEPTEMBRE SUR : http://dicorev.over-blog.com/article-36799843.html