Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles

vendredi 3 janvier 2014

La réussite des méchants

La réussite des méchants

L’apparente réussite dans la vie de ceux qui ne font preuve d’aucune crainte de Dieu peut parfois
désorienter le croyant. Comment se fait-il, pense-t-il, que ceux qui se moquent chaque jour des lois morales et ne pensent qu’à tirer de cette vie le meilleur profit pour eux-mêmes s’en sortent aussi bien ? La question n’est pas d’hier. Elle a fait cogiter bien des hommes mûrs dans la foi. La Bible nous en donne trois exemples : Asaph, Habakuk, Jérémie. Pour chacun d’eux, la réponse de Dieu à la question posée a été différente. Faisons connaissance avec les dilemmes et les éléments de réponse que chacun d’eux a reçus.

Asaph

Asaph était le chef des chantres dans le temple de Dieu. Il devait entraîner le peuple de Dieu à la louange et l’adoration. Cet homme proche de Dieu et de Sa parole souffrait d’un mal personnel qui le tourmentait chaque jour. A côté de lui, des méchants s’engraissaient et prospéraient, faisant preuve d’une santé reluisante. Petit à petit, le doute, l’incompréhension se mirent à ronger Asaph. Honnête avec lui-même, Asaph nous livre dans un psaume le fruit de ses réflexions :

Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le cœur pur. Pourtant, il s’en fallut de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais. J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants. Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort, ils ont santé et embonpoint. Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes. Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains. Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure. Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer. Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre. Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles, tout en disant : « Dieu ? Que sait-il ? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ? »Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.

Le constat posé, la réflexion d’Asaph ne s’arrête pas là. Il s’interroge :

Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin ! Si je disais : « Parlons comme eux », alors je trahirais tes fils. Je me suis mis à réfléchir : j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela bien trop injuste…

C’est en vain ! Le mot est lâché. Il exprime toute la frustration d’Asaph. Asaph avait cru qu’il allait tirer quelques dividendes personnels de sa foi, une vie de qualité meilleure que ceux qui ne se soucient pas de Dieu. Et c’est l’inverse qui se produit ! Alors qu’il passe son temps à magnifier la gloire de Dieu, ceux qui n’en ont rien à faire se portent mieux que lui. Que dire ? La difficulté fut grande aux yeux d’Asaph jusqu’à un moment précis. Ecoutons la suite du témoignage :

Jusqu’au jour où je suis entré dans le Temple de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend. Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit. Comme les images du rêve s’évanouissent, après le réveil, ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.

Le moment où Asaph a été guéri de sa frustration fut celui où il considéra la situation de chacun sous l’angle de l’éternité. A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme, demandera Jésus. Dans son parcours présent, le croyant ne doit jamais oublier que le dernier mot de la pièce de théâtre dans laquelle il est l’acteur principal ne se dit pas dans ce monde, mais face au trône du jugement de Dieu. Cette conscience lui sera d’un grand secours face aux injustices apparentes dont il semble être la victime. C’est ici la première réponse de la Bible au dilemme que pose la réussite terrestre et momentanée des sans-Dieu.

Conclusion

Laissons le mot de la fin à Asaph :

Oui, quand j’avais le cœur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison. Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi ? Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi ? Mon corps peut s’épuiser et mon cœur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours. Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours près de Dieu. Oui, j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses œuvres (Psaume 73).


Nous étudierons dans les articles suivants la réponse de Dieu à Habakuk et Jérémie. Puis nous verrons comment la venue de Jésus a définitivement réglée la question. Pour l’heure, en ce début d’année où nous sommes prompts à nous souhaiter tous une vie heureuse et en pleine santé ici-bas, n’oublions pas le témoignage d’Asaph ! Le vrai bonheur est en Dieu, non dans les choses d’ici-bas !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

mercredi 13 février 2013

Intégrité

 Petite décision, grands effets

L'histoire se déroule il y a quelques années. Un pasteur vint d'accepter la responsabilité d'une église d'une grande ville. Il a l'occasion de prendre le bus. Après avoir payé sa place, il constate que le chauffeur lui a rendu trop d'argent.

Il y réfléchit, et des pensées contradictoires s'affrontent en lui. Tantôt "Tu dois lui rendre l'argent, il serait mal de le garder.", tantôt "Non, la somme est si minime. Ne te casse pas la tête. La compagnie fait d'ailleurs toujours trop payer. De toute façon, elle ne saura jamais que cette somme manque. Accepte-la comme un cadeau de Dieu, et ne dis rien."

Avant de descendre, il hésite une seconde, puis rend le trop-perçu au chauffeur en lui expliquant l'erreur. Le chauffeur sourit et lui demande : "N'êtes-vous pas le nouveau pasteur ? Depuis peu, je me demandais où je pourrais adorer Dieu. Je vous testais pour voir ce que vous feriez du surplus d'argent. Je vais donc venir à votre église ce dimanche !" A sa descente du bus, le pasteur s'appuie fermement sur un lampadaire, et confesse : "O Dieu, j'ai failli vendre ton Fils pour une pièce d'argent !"

NOS VIES SONT PEUT-ETRE LA SEULE BIBLE QUE CERTAINES PERSONNES LIRONT !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 4 août 2012

Un bien qui sort d'un mal

Lin Jun
La mère du jeune Chinois sauvagement tué et dépecé fin mai à Montréal a annoncé samedi qu'elle s'était convertie au christianisme et fait baptiser, lors d'un service religieux célébré dans une église protestante de la grande ville québécoise.
La voix forte, souvent entrecoupée de sanglots, la mère de Lin Jun, Du Zhigui, a livré un long témoignage sur son fils en chinois devant une centaine de personnes, en grande partie d'origine chinoise, rassemblées dans une église de l'Alliance chrétienne et missionnaire, une organisation religieuse évangélique qui revendique plus de 400 congrégations et 120.000 fidèles à travers le Canada. "Pourquoi le diable est-il venu vers toi? Je ne le comprends pas!", a lancé la mère de l'étudiant.
C'est le pasteur de cette église qui était venu la trouver à l'hôtel où elle était descendue à son arrivée de Chine, après la découverte du crime attribué à l'ex-acteur porno canadien Luka Rocco Magnotta, a-t-elle indiqué. Il lui a parlé de Jésus Christ et "la parole de Dieu l'a réconfortée". "Dimanche dernier", a-t-elle souligné, "j'ai décidé de me faire baptiser".

Source : Europe 1 : http://www.europe1.fr/International/Magnotta-la-mere-de-la-victime-se-convertit-1177825/


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 30 juin 2012

Tour de France de la Bible

Tour de France cycliste

Du samedi 30 juin au dimanche 22 juillet, la "Grande Boucle" reprend. C'est cette année le 99ème Tour de France, l'épreuve reine du cyclisme. Une épreuve dont le prologue partira de Liège en Belgique et qui emmènera les concurrents sur 3 479 kms de routes jusqu'à l'arrivée à Paris. Ce qui fait le charme du Tour de France n'est pas la course seulement, mais l'évènement populaire qu'il représente. Chaque année des millions de spectateurs sont massés au bord des routes, sans compter les millions d'autres devant leur écran à la maison. Le caractère festif du Tour est amplifié par la caravane publicitaire qui précède les coureurs.

Tour de France de la Bible

Au sein de la caravane, une voiture insolite. Elle ne présente pas un produit commercial, mais se veut être le promoteur du best-seller mondial, la Bible. L'idée folle de faire connaître la Bible par le moyen du Tour de France est venue en 2004 à Eugène Rard, croyant convaincu. Il nous livre dans la vidéo ci-dessous son témoignage enthousiaste. Alors, si cet été, le Tour de France croise votre chemin, pourquoi pas se joindre pour un temps à cette équipe originale ?




Eugène Rard et son épouse ont dernièrement été interviewé par Zemag, la télévision chrétienne par Internet. Pour écouter leurs témoignages, rendez-vous sur le lien ci-dessous !

http://www.zebuzztv.com/?buzz=ze-mag&item=1174



Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 26 mai 2012

Les Edwards et les Jukes


Bénédiction et malédiction

La bénédiction et la malédiction de Dieu existent-elles ? Dans la loi que Dieu donna à Moïse, elles y figurent clairement. Avant d’énoncer les dix commandements, sa loi morale, Dieu énonce les deux principes qui présideront à la destinée des générations. « Moi, le Seigneur, ton Dieu, je suis un Dieu à la passion jalouse, qui fais rendre compte aux fils pour la faute des pères, jusqu’à la 3ème et la 4ème génération de ceux qui me détestent, mais qui agis avec fidélité jusqu’à la  1000ème génération envers ceux qui m’aiment et qui observent mes commandements : Exode 20,5-6. »

Deux familles américaines et leurs lignées, qui ont fait l’objet d’études et de commentaires de toutes sortes, illustrent la réalité de l’existence de ce principe. Jonathan Edwards était le père de la première lignée, Max Jukes, le père de la seconde. L’histoire de leurs vies et de leurs descendances démontrent de manière flagrante, si besoin est, qu’elle n’est pas vaine la parole de Dieu qui, à la fois, promet et menace.

Famille Edwards

Jonathan Edwards
Jonathan Edwards, né en 1703 à Windsor, est reconnu par certains comme le plus grand de tous les théologiens et philosophes américains. Animé d’une conscience exceptionnelle de la grandeur de Dieu, Edwards fut à l’origine d’un réveil spirituel qui secoua les hommes de son temps et les fit sortir de leur torpeur spirituelle. De l’union avec sa femme Sarah Pierrepont, qui partageait sa passion religieuse, naîtra 11 enfants (8 filles et 3 garçons) qui furent enseignés dans la même foi. Toujours, les enfants Edwards manifestèrent un grand respect pour Dieu et leurs parents.

Parmi leurs descendants, 285 furent diplômés d’études supérieures. 13 devinrent présidents d’écoles supérieures, 65 professeurs et plusieurs, directeurs d’académies importantes. 45 universités américaines et étrangères comptent d’anciens élèves parmi les descendants de Jonathan Edwards. Les Edwards étaient des gens respectueux de la loi. On compte parmi eux plus de 100 juges et avocats et un Edwards considéré comme probablement le plus éminent professeur de droit des Etats-Unis en son temps.

Les Edwards jouirent quasiment tous d’une bonne santé et d’une longue vie. Ils ont aussi beaucoup fait pour alléger les souffrances de leurs contemporains. On compte parmi eux 60 médecins. De même, les Edwards étaient tous des hommes pieux. Plus de 100 d’entre eux seront pasteurs, missionnaires et professeurs de théologie, parmi les plus éminents.

80 membres de la famille Edwards recevront des postes honorifiques. Plusieurs seront législateurs pour de nombreux états ou représenteront les Etats-Unis à l’étranger. D’autres seront élus membres du Congrès, trois seront sénateurs et un vice-président des Etats-Unis.

Plusieurs descendants Edwards s’illustrèrent dans la littérature. 35 livres réputés portent leurs noms. 18 revues et périodiques importants émanent d’eux.

Famille Jukes

Max Jukes, qui vivait à la même époque, était un criminel hollandais paresseux. Il épousa une femme qui n’était pas plus croyante que lui. Max Jukes et son épouse ne donnèrent aucune éducation à leurs enfants. Sur 1200 descendants recensés, peu connurent une formation même modérée. Seulement 20 d’entre eux apprirent un métier dont 10 dans une prison d’état.

Les Jukes étaient de célèbres transgresseurs de la loi. Parmi les descendants de Max Jukes, 310 moururent pauvres, 150 furent des criminels, 7 des meurtriers, 100 des ivrognes et plus de la moitié des femmes des prostituées.

Les Jukes ne jouirent pas d’une santé resplendissante. 440 d’entre eux furent gravement malades. Aucun d’eux n’exerça jamais une charge publique. Non seulement les Jukes n’écrivirent jamais rien, mais la plupart restèrent illettrés. Alors que la descendance Edwards se dispersa dans le monde, les Jukes ne bougèrent pratiquement pas de leur lieu d’origine.

L’étude faite sur les deux familles aboutit à ce constat. Les 540 descendants de Max Jukes ont coûté à l’Etat américain un million et quart de dollars. Les descendants de la famille Edwards n’a pas coûté un seule centime aux Etats-Unis. Au contraire, par leur piété, leur droiture, leur rigueur et leur intelligence, ils ont contribué à sa richesse.

Conclusion

Il ne faudrait pas tirer de cette comparaison de fausses leçons. Je ne crois pas au déterminisme qui voudrait que, dès sa naissance, chacun serait programmé pour la réussite ou l’échec selon son origine. Je crois à la vérité de la Parole de Dieu qui affirme qu’il y a une moisson à ce qui est semé par une vie. La Bible affirme cependant que, pour qu’il nous soit fait grâce, quelqu’un a moissonné pour nous la conséquence de nos péchés et de ceux de nos pères. Il s’agit de Jésus-Christ. Paul dit de lui que, sur la croix où il meurt, Jésus a été fait malédiction pour nous. Par Lui, la malédiction qui résulte du péché de nos pères peut être ôté. Le Christ est mort pour nous racheter de la vaine manière de vivre héritée de nos pères, dit Paul. Un nouveau départ donnant naissance à une nouvelle génération bénie peut naître de quiconque reconnaît sa faillite et vient à Christ dans la foi pour recevoir une vie nouvelle. La Bonne Nouvelle de l’Evangile s’adresse, non d’abord à ceux qui sont bénis, mais aux maudits. Je suis témoin de ce nouveau départ dans ma propre vie, et de la puissance de la bénédiction de Dieu capable de briser les chaînes de péché des générations passées. Que cette expérience soit aussi la vôtre !


Sources : Vie de Jonathan Edwards  - Les Edwards et les Jukes


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 24 mars 2012

De l'athéisme scientifique à la foi

Arrière-plan

Je m’appelle Dimitri Kouznetsov. Je suis né en 1955 à Moscou, la capitale de l’ancienne URSS, dans une famille athée et communiste. A l’université, certains cours de philosophie étaient réservés à ce qu’on appelait l’athéisme scientifique. C’était une sorte d’étude comparative des religions, totalement négative et destructrice. Mais cela m’a permis, malgré tout, d’apprendre quelque chose sur la religion. J’étais d’accord avec l’enseignement reçu. Je pensais que la religion était une sorte de médicament ou de drogue pour les faibles…

Un conte de fées

Avant l’âge de 24 ans, je n’ai pas eu la possibilité de toucher une Bible. Mais peu après mon 24ème anniversaire, un de mes amis m’en a prêté une, juste pour que je la lise pendant deux ou trois soirées. Ce livre était pratiquement illégal en Russie et très difficile à trouver. Je me souviens bien de ma première impression en la lisant. Je trouvais que c’était un conte de fées. Pour moi, elle n’était pas vraie, mais cependant intéressante pour les documents historiques qu’elle contenait.

Très occupé par ma carrière, j’ai arrêté de la lire, et je l’ai même oubliée. Après avoir obtenu un doctorat en médecine, j’ai étudié pendant trois ans la biochimie avec, comme spécialité, la chimie bipolymère. Ensuite, j’ai obtenu un diplôme en biologie, l’équivalent d’un doctorat en Amérique, à l’université de Princetown dans le New Jersey, pour une année de pratique post-doctorat.

Rentré au pays, j’ai commencé à travailler comme chercheur scientifique pour l’Institut de Chimie, qui est membre de l’Académie Russe des Sciences. Neuf ans plus tard, le gouvernement de l’Union Soviétique m’a donné un doctorat honorifique en sciences : c’est le niveau le plus élevé de diplôme scientifique en Russie. J’avais déjà reçu le prix Lénine-Komsomol, un prix décerné à des scientifiques de moins de trente ans.

Evidences scientifiques

Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai vu un jour des jeunes qui distribuaient des brochures de manière tout à fait illégale. Ils m’ont donné un petit ouvrage en russe, écrit par un scientifique américain. J’ai commencé à le lire, et je fus très surpris par les arguments très clairs sur le plan scientifique, des arguments qui mettaient en évidence l’harmonie entre les découvertes scientifiques et la doctrine de la création. Mon intérêt fut éveillé, j’ai commencé à étudier et j’ai découvert que les scientifiques les plus brillants du passé, dans la société russe, étaient des croyants.

J’ai rencontré, moi aussi, beaucoup d’intellectuels qui étaient de vrais croyants. Ils semblaient toujours heureux, et je sentais que leur bonheur ne dépendait pas des circonstances extérieures. J’en déduisis qu’ils avaient peut-être quelque chose que je n’avais pas.

Cheminement

Peu à peu, je me suis mis à lire la Bible. Au début, sa lecture me rendait fou, parce que je ne comprenais rien. J’étais très fier de moi-même à cause de ma réussite. Je pensais que j’étais un jeune homme intelligent, instruit, et là, en lisant ce livre, je ne comprenais rien.

Un ami chrétien m’a dit que ma manière de lire la Bible était mauvaise, que la Bible est un livre que nous devons lire en restant en contact permanent avec son auteur, et qu’il fallait que je demande à l’auteur de me l’expliquer. Et ce fut là la raison de ma première prière : « Seigneur, lui dis-je, si vraiment tu existes, explique-moi quelque chose dans le livre ! » Et il m’a exaucé dès le lendemain matin. J’ai lu le début de l’Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole ». Le mot grec « logos » veut dire beaucoup plus que « parole » ; par extension, il a aussi le sens de : information, connaissance, sagesse…

C’était comme une découverte scientifique pour moi : en effet, une seule cellule de l’être humain contient plus d’informations que toute la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. Or, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis n’est pas le résultat d’une explosion dans une imprimerie, c’est le fruit d’un travail créatif de beaucoup de personnes. Ce seul verset de la Bible m’expliquait plus sur la théorie de l’information que des livres entiers que j’avais lus.

Ensuite, j’ai commencé à prier régulièrement. J’ai invité le Seigneur Jésus à venir dans ma vie, et elle a été transformée. J’ai compris que Dieu est le Créateur et qu’il y a une plus grande différence entre mon intelligence et la sienne qu’entre l’intelligence d’un microbiologiste et celle d’une bactérie, parce que le microbiologiste n’a pas créé la bactérie.

Puis j’ai réalisé que Dieu n’est pas seulement un grand Créateur, digne de respect en tant qu’ingénieur, mais qu’il s’intéresse à ses créatures, qu’il a un plan pour elles. Lorsque j’ai réalisé qu’il m’aimait et qu’il était mort pour moi, j’ai décidé de le servir. Et j’ai compris que je pouvais le faire par ma connaissance scientifique. J’ai commencé à écrire des livres, des articles, en russe…

Mise à l’index

J’ai été baptisé en 1985. J’enseignais à l’université, et peu après mon baptême, mon supérieur m’invita à son bureau. Il me dit : « Je vous respecte, c’est votre affaire. La seule chose que je n’admettrai pas ici, c’est de prêcher, de parler de Dieu à votre travail. Ce n’est pas une église ici. »

Je n’ai donc parlé à personne, mais bientôt, sans que je sache comment, tous mes collègues savaient que j’avais été baptisé. Beaucoup se mirent à poser des questions, et là je ne pouvais tout simplement pas résister. Je répondais à chaque question. Comme résultat, mon contrat ne fut pas renouvelé et je perdis mon travail. J’étais devenu dangereux pour la doctrine marxiste de l’université. Plus tard, la situation ayant évolué, j’ai pu, de nouveau, assurer quelques heures de cours à l’Université de Moscou.

En 1990, nous avons créé une société pour organiser des séminaires où nous invitons des croyants et des non-croyants afin d’étudier l’harmonie qui existe entre la vraie science et la foi chrétienne.

Ma vie a maintenant un but. Je n’ai plus peur de la mort. Je connais ma destinée, je sais où je vais après la partie terrestre de ma vie. Je vois les choses différemment. J’essaie d’apporter aux hommes quelque chose, petitement, humblement.



Tiré de « Documents Expériences » Centre Missionnaire Carhaix – Avec autorisation.

samedi 3 mars 2012

Visite aux portes de l'enfer

Approche de l’enfer

A quoi ressemble l’enfer ? Qu’a-t-il de si horrible ? Qu’y éprouve-t-on ? Alors que la mode est de rendre le concept sympathique, la Bible nous le présente comme le premier endroit à éviter. L’enfer, ou le feu éternel, n’a pas été préparé, au départ, pour l’homme, mais pour le diable, présenté comme le pire ennemi de Dieu. Seuls les hommes qui épousent sa cause partageront son sort. Pour tous ceux qui veulent revenir à Dieu, le pardon, une justice gratuite nous est offerte par Jésus-Christ, seul Juste, mort pour les injustes que nous sommes.

Un homme, Marcel Poggioli, a vécu l’approche de l’enfer. Il a écrit un livre rapportant son vécu. Cet homme était, d’après ses propres dires, une tête brûlée. « J’ai connu, dit-il, la haine, la délinquance et la folie. J’ai vécu la drogue, l’enfer et le suicide. J’ai rencontré des démons et des anges. J’ai parlé au diable et à Dieu. J’étais psychiquement détruit ; je serai spectaculairement guéri. L’expertise médicale viendra confirmer le miracle. »

Après un geste qu’il pensait ultime, Marcel témoigne de la vision cauchemardesque qu’il a eue : une approche de l’enfer à vous hérisser le poil. Quand soudain on se trouve à ses portes, déshabillé pour l’enfer…

Témoignage

1. Deux en un

Les dés étaient jetées ou plutôt, cinquante doses d’acides avaient été ingurgitées. Il était trop tard. La mort allait revenir. Peut-être m’attendait-elle déjà au bout d’une terrible agonie ? Mais je le savais, elle ne serait pas la fin de tout. Simplement une porte, un passage vers une autre réalité qui m’apparaissait bien pire. Quand on fait face à l’éternité, on se sent terriblement seul. Ni les moqueurs, ni les amis, ni les parents, personne ne peut nous délivrer de cette détresse, cette terreur qui s’empare de nous. Je me débattais avec des sentiments intolérables. Et puis soudain, je basculai dans le vide. Une trappe s’ouvrait au-dessous de moi. J’étais aspiré dans les profondeurs de la terre. J’allais faire la plus épouvantable des expériences : j’allais en enfer.

Cela peut paraître invraisemblable, mais je l’ai vécu ainsi. Il semblerait que nous soyons deux en un, une âme dans un corps. Deux identités qui fusionnent pour n’en former qu’une. Nombreux sont ceux qui ont relaté l’expérience, à un certain moment, d’une dissociation des deux. C’est ainsi que cette nuit-là, j’étais conscient d’être couché sur un lit d’hôpital et qu’en même temps, je vivais un incroyable parcours.

2. Déshabillé pour l’enfer

Je sombrai dans une sorte d’abîme. Ce n’était plus un leurre ; le masque était tombé. Tout ce qui avait contribué à ma vie et au bien-être de celle-ci, semblait sortir et se détacher de moi. La joie avec toutes ses formes, l’amour et ses expressions, la douceur, l’honneur, la paix. Tout cela me quittait, se séparait de moi. Ces capacités m’avaient été données, mais elles appartenaient à l’esprit. Et l’esprit s’en allait vers une autre éternité. Probablement celle que je n’avais pas su choisir. J’expérimentai alors la plus effroyable, la plus horrible des sensations : être déshabillé pour l’enfer.

3. Souffrances

Je poursuivis ma chute et me retrouvai devant une ouverture, celle d’une immense caverne. La lumière qui éclairait l’endroit était froide et sinistre. A l’intérieur, je pouvais voir une sorte de fournaise avec des êtres humains qui étaient affligés par de terribles souffrances. Ce feu était différent de celui que nous connaissons, car il n’y avait là ni combustible, ni oxygène. Le mal était le combustible et ne se consumait pas. Au contraire, il entretenait le tourment de ceux qui en étaient prisonniers. J’avais remarqué aussi l’absence d’eau, jusque dans mes veines. Cette eau qui normalement permet et entretient une agréable sensation de vivre. Il n’y en avait pas dans cet endroit. Pas plus qu’il n’y avait de vie ni d’espoir. C’est ce qui en faisait un tel lieu de désolation, de damnation. J’étais terrifié.

4. Les habitants de l’enfer

Autour de moi m’observaient d’étranges créatures que je distinguais mal, à cause de la pénombre. Hideuses et d’une extrême méchanceté, elles se mirent à m’insulter et m’ordonnèrent d’entrer dans la caverne où il y avait le feu. Je les identifiai comme étant les démons qui peuplent l’enfer. Je réagis violemment, j’étais désespéré. Je leur criai que je n’étais pas encore mort, que je n’avais pas été jugé. Je refusai de leur obéir. J’étais conscient d’être toujours relié à mon corps et donc à ma vie, par cette sorte de fil que le destin suprême n’avait pas coupé. J’implorai alors la grâce du Tout Puissant. Le raisonnement était simple : si l’enfer existe, Dieu existe.

5. Réponse

Je criai vers lui, argumentant que mon sort était injuste, parce qu’on m’avait laissé croire que la vie s’arrêtait à la mort et que celle-ci devait être l’anéantissement de toutes choses. Peut-être même devait-elle être le passage inconditionnel vers une autre existence des plus heureuses. Je suppliai qu’on ne m’abandonne pas à un destin aussi cruel, une éternité si effroyable.

Alors, tout aussi surprenant que cela puisse paraître, j’entendis Dieu me parler. D’une voix douce, puissante et claire, il me dit de me tourner vers Jésus-Christ et que lui seul pouvait me secourir.

Je fus surpris par ces paroles. Dans ce même hôpital, juste après mon accident, j’avais réfléchi sur l’existence historique de Jésus-Christ. J’avais alors pensé qu’il devait être un homme sage, un prophète. Mais comment pouvait-il aujourd’hui me secourir, alors qu’il était mort depuis si longtemps ?

6. Nouvelle vision

Je vis soudain s’ouvrir une fenêtre, faisant place à une sorte de vision. Je voyais un homme humilié et souffrant beaucoup. Il ployait sous un lourd fardeau. Je le voyais de profil et je voulus me saisir de lui comme d’un secours, afin de pouvoir sauver ma peau. Mais je n’y arrivai pas. Je réalisai, consterné, que cela m’était impossible. Mon âme s’y refusait. Je me sentais impuissant face à une réaction hostile et violente qui se manifestait en moi contre cet homme, son humiliation et sa souffrance.

Puis, dans cette même vision, le personnage s’est retourné. Là, je demeurai stupéfait face à la révélation d’un amour incommensurable qui émanait de lui. Dans son regard, je pouvais comprendre qu’il me connaissait et qu’il souffrait pour moi. C’est ce qu’il y avait de plus grand et de plus insupportable. Il souffrait à cause de moi.

7. Révélation

Soudain, je réalisai que j’avais basé ma vie et mes choix sur une fausse conviction. Je m’étais trompé : l’Amour véritable existait et moi je l’ignorais. C’est Dieu lui-même qui l’avait introduit dans ce monde. Une sorte de bonheur fugace m’effleura. Maintenant, j’avais la réponse que je cherchais désespérément. En fait, ce pouvoir diabolique qui m’avait terrassé et vaincu ne dominait pas l’univers. C’est l’amour qui était victorieux et cet amour venait de Dieu. !

Même si pour moi ça ne changeait rien au triste sort qui m’attendait, j’éprouvai quand même une sorte de soulagement. Je ne voulais plus mourir. Ce que je venais de découvrir était trop important, pour moi mais aussi pour les autres. J’essayai alors de marchander avec Dieu. Je promis que s’il m’épargnait, je parlerais au monde entier de son amour victorieux et de la réalité de l’enfer. Je me portais volontaire en quelque sorte, pour servir d’agent de prévention pour la cause du Tout Puissant.

8. Epilogue

Je ne sais pas si mon argument a été convaincant mais, cette nuit-là, j’ai survécu à l’absorption d’une cinquantaine de doses d’acide lysergique. Et cela demeure humainement impossible. Dieu m’accordait un sursis.

Tiré du livre « la Tête brûlée » de Marcel Poggioli : Emeth Editions. Avec l’aimable autorisation de l’éditeur.



Revenu de l'enfer, Des témoignages par Introcrate

samedi 17 décembre 2011

Un cantique qui a du prix !

Helen Berhane, chanteuse de gospel, a passé deux ans et demi en détention en Erythrée à cause de sa foi. Dans la souffrance ou dans la consolation, elle n’a jamais cessé de garder confiance en Dieu. Voici les paroles de l’un de ses cantiques, s’inspirant de ce qu’elle a vécu en prison.





Persécutée, isolée, épuisée,

Mes jambes vacillent, je vais tomber.

Je pleure comme un nourrisson arraché à sa mère.

Jésus, tu ne m’as pas abandonnée.



Dans ma misère, mon désespoir, ma solitude,

Je n’ai plus que toi, tu es ici vers moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi



Quand la peur m’envahit comme jadis tes disciples,

Quand au fond des ténèbres je crie à toi,

Tu entends mon appel de détresse

Et me remplis de ta paix céleste.



Quand je me sens seuls abandonnée,

Jésus, tu es encore avec moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.



Quand j’étais méprisée et rejetée de tous,

Dieu de David, tu l’as vu et as détruit Goliath,

Je suis maintenant témoin de tes actes,

Je les ai vus de mes propres yeux.



Sur mon chemin de solitude et d’angoisse,

Jésus, tu ne m’as jamais quittée.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.

An Interview With Helen Berhane from David Shepherd on Vimeo.



Sources : Portes Ouvertes - Release International

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 6 août 2011

Un rêve salvateur

Visitez : http://livresdegilles.wifeo.com/
Le rêve de Djamila

Dieu n’est pas limité pour se faire connaître. Il aime aussi utiliser les moyens les plus faibles. C’est ainsi qu’il a choisi la petite Djamila dont la maman venait de mourir. Une nuit, alors que Djamila dormait, elle fit un rêve étrange. Sa mère lui apparut et lui dit de se rendre avec toute sa famille à un lieu précis. « Vous y trouverez un passeport pour le ciel ! » affirma-t-elle.

Inutile de dire que Djamila fut très troublée à son réveil. Trop d’émotions se bousculaient dans son coeur et elle courut vers son père pour tout lui raconter. Un rêve comprenant tant de détails et une adresse si précise n’arrivant pas si souvent, toute la famille décida de s’y rendre. C’est ainsi qu’un beau matin, un pasteur demeurant en Asie centrale eut la surprise de trouver devant sa porte 11 personnes qui lui demandèrent le fameux « passeport pour le ciel ».

« C’est en entendant le récit du rêve de la petite que j’ai compris que Dieu se trouvait derrière toute cette histoire » se souvient le pasteur, dont nous tairons le nom pour des raisons de sécurité. Cet homme d’église révéla alors aux membres de la famille de Djamila une chose qu’ils ignoraient : « Votre mère était chrétienne. Elle ne vous l’a jamais dit car elle pensait que c’était trop risqué. Mais apparemment, Dieu s’est chargé lui-même de vous conduire ici pour entendre parler de Jésus. »

Le père et le reste de la famille, très touchés, ont voulu en apprendre davantage sur Jésus et se sont convertis. « Nous étions vraiment émerveillés de voir comment Dieu s’est servi d’un rêve pour que toute une famille découvre Jésus » conclut le pasteur.

Source: Portes Ouvertes

samedi 16 juillet 2011

Amputé de Dieu

Amputé

C’est toujours lorsqu’on est privé d’une chose à laquelle on s’est habitué qu’on en saisit la valeur. Tant que j’ai mes deux mains, ou tous mes doigts, je ne réalise pas à quel point ceux-ci me sont utiles dans le quotidien. Mais que, soudainement, par accident, de façon momentanée ou durable, je perde l’usage d’un organe ou d’un membre, et toute la vie s’en trouve changée.

Qu’a de plus le fait d’avoir Dieu dans sa vie, s’interroge le non-croyant ? La question est légitime. Le croyant vit dans le même monde que l’incroyant. Il habite un même corps, sujet à la maladie, au vieillissement. Il doit faire face aux mêmes aléas : travail, soucis de tous ordres, familiaux, professionnels… Je pourrais répondre à la question posée en dressant la liste de tous les avantages qu’il y a pour la vie de croire en Dieu. Je vais le faire en prenant la question dans l’autre sens. Aujourd’hui, que serait ma vie, si Dieu n’y était pas ? Qu’aurais-je de moins ? Faisons le compte !

Dieu en moins

Cela fait plus de 35 ans que je me suis tourné vers Dieu pour lui remettre la direction de ma vie. Je l’ai fait dans des circonstances que je relate ici. Depuis, Dieu est devenue la pièce majeure du puzzle de ma vie, celle à partir de laquelle toutes les autres s’emboîtent et s’ordonnent. Que perdrais-je si Dieu m’était ôté ?

1. Le confident majeur

La première chose qui me vient à l’esprit est que je perdrais le confident majeur de ma vie, Celui à qui je peux tout dire sans avoir besoin de maquiller ou de cacher quoi que ce soit. Je sais qu’avec Dieu, j’ai quelqu’un qui me connaît à fond. Autant il m’aime comme je suis, autant il ne se fait pas d’illusion sur ce que je suis. Pour ce qui me concerne, il ne mise pas sur ma valeur propre, mais sur la puissance de transformation qui peut s’opérer en moi par ma relation avec lui. Quelle perte serait celle de Dieu chaque jour ! Quelle libération procure le fait de tout pouvoir lui dire !

2. La source de l’excellence

Ma vie était, avant de connaître Dieu, d’une pauvreté affligeante. Je me prenais certes pour quelqu’un, mais tout gravitait autour de moi. Mon horizon intérieur ne s’élevait pas au-delà de la satisfaction de mes désirs et besoins. Dieu est celui qui m’a amené, conduit sur des hauteurs insoupçonnées. Mes yeux se sont ouverts sur son monde à lui, le monde du cœur, de l’esprit, l’éternel. Aujourd’hui, je le sais, rien ne peut autant élever ma pensée et tout mon être. Je le vois et le sais aussi par contraste, en regardant ceux qui, parmi mes anciens amis, n’ont pas cru bon de chercher Dieu. Leur vie n’a toujours pas décollé. Pire, elle s’est enlisée.

3. Le meilleur médecin

Ce n’est pas en bon état que j’ai crié à Dieu pour me connecter à lui. J’étais jeune, mais j’avais assez goûté à la vie pour connaître l’amertume, l’absurdité et la souffrance. J’étais déjà dans mon cœur une sorte d’écorché vif. Je me souviens avoir écrit quelque part à l’époque : « Si un jour je trouve l’amour, je quitte tout et je le suis. » Dieu a lu cette phrase. Il m’a fait connaître Jésus-Christ, sa preuve d’amour pour le monde. A travers lui, j’ai saisi l’amour personnel de Dieu pour moi, un amour inconditionnel, généreusement offert, sans condition autre que celle de le recevoir. Aimé par Dieu, les blessures du passé ont pu se refermer. J’ai pardonné, commencé à aimer. Chaque jour, l’amour de Dieu reste la force qui limite les dégâts dans ma vie, me relève lorsque je chute, me donne la capacité de repartir, de supporter. Avec lui, je ne suis plus victime, mais pleinement acteur de ma vie et de ma propre transformation.

4. Le moteur de ma raison d’être

Très tôt après ma conversion à Jésus-Christ, j’ai compris que ma vie n’aurait de sens que si je vivais exclusivement pour lui. La période était alors faste pour l’emploi. Au grand dam de mes parents, j’ai choisi de me tourner vers une vie missionnaire, engagée pour la cause de l’Evangile. Vie incertaine, peu gratifiante sur le plan social ou financier… Mais vie palpitante dans laquelle on ne cesse de constater la capacité de Dieu à changer des vies. Certes, tout est loin chaque jour d’être rose. Je fais le constat que notre société ne veut pas de Dieu. Elle est comme ceux qui crucifiaient Jésus et pour lesquels il a prié son Père disant : Pardonne leur ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! La satisfaction de l’évangéliste n’est pas dans le résultat obtenu, mais dans le sentiment intérieur de l’approbation de Dieu. Tout le reste Lui revient !

5. Un donateur incroyable

Je suis parti sans rien, juste une valise, de chez mes parents : quelques affaires usagées… Dieu m’a enrichi entre temps de façon incroyable. Il m’a donné une famille spirituelle dans le monde entier. Je peux voyager presque partout en France en étant sûr d’être accueilli chez quelqu’un. Il m’a donné des modèles précieux. Je n’ai pas eu tout à découvrir. Dans beaucoup de cas, il m’a suffit de regarder, d’écouter, d’apprendre à imiter. Il m’a donné une femme, un complément d’objet direct parfaitement adapté à mes besoins… des enfants pour lesquels, grâce à Dieu, j’ai pu éviter de faire subir la souffrance qui fut la mienne jadis… des biens nombreux. Je suis parti sans rien, je n’ai jamais manqué de rien : incroyable, la fidélité de Dieu !

6. Une espérance sublime

En fait, je n’ai fait que commencer ma vie avec Dieu. Que sont 35 ans face à l’éternité qui m’attend ? Que sont les biens reçus face à ceux qui me sont réservés ? Je n’ai pas encore été directement confronté à la perspective de ma mort. Mais je ressens une chose : face à l’éternité qui m’attend, les liens qui m’attachent à ce monde ne font pas le poids. L’apôtre Paul l’a dit avant moi : s’il ne lui fallait considérer que son intérêt propre, la mort lui est préférable à la vie. Je peux aussi le dire. Pour autant, je ne subis pas la vie. Chaque jour qui commence ouvre la possibilité d’être seul avec Dieu, de lui parler, de l’écouter par sa Parole, la Bible, d’être un peu plus enrichi.

Je n’ai sans doute pas, et de loin, fait le tour, de tout ce que je perdrais, si l’on venait à me priver de Dieu. Heureusement, il n’est pas comme une main ou un œil qui peuvent nous être ôtés. « Je suis avec vous tous les jours, promet Jésus à ses disciples ; personne ne peut vous ravir de ma main. » Quelle sécurité ! Oui ! Dieu est la différence énorme de ma vie. J’invite mes lecteurs qui le connaissent à y ajouter leurs commentaires !

samedi 11 juin 2011

Il a pris ma place

Salle d’attente

Un chrétien anglais convaincu se rendit chez son médecin de bonne heure pour arriver le premier. Lorsqu’il arriva, la salle d’attente était déjà quasi pleine. Il s’assit au bout de la rangée en dernière position. Lorsqu’on criait : Suivant ! chacun se déplaçait en avançant d’une chaise. Après une longue attente, il se trouva enfin assis sur la chaise la plus proche du cabinet de consultation. Entre-temps les chaises derrière lui s’étaient remplies.

Une dame entra tout à coup dans la salle d’attente en proie à une souffrance évidente. Elle se dirigea vers l’avant comme pour entrer la première. Une voix s’éleva pour lui dire sèchement :

- Madame, prenez votre place comme tout le monde, en queue de file.

Se tournant vers le chrétien, la femme lui demanda !

- Monsieur, je suis dans un tel état de souffrance, puis-je entrer à votre place ?

Le chrétien se leva de son siège et lui dit :

- Certainement, Madame, je vous en prie !

A ce moment précis, la porte du cabinet s’ouvrit et l’on cria : Suivant ! La dame entra en jetant à notre ami un regard de gratitude.

Quand il voulut reprendre sa place, le chrétien faillit s’asseoir sur les genoux du suivant. Le chrétien s’étant levé, tous les patients s’étaient déplacés d’un siège. La même voix qui avait parlé d’un ton cassant lui dit :

- Monsieur, vous avez donné votre place à cette femme, prenez maintenant la sienne !

Pendant quelques secondes, il resta sans réaction. Puis se ressaisissant, il dit :

- C’est juste, elle a pris ma place, je dois prendre la sienne au dernier rang.

Comme il n’était pas ce genre de chrétien qui cache son drapeau, il ajouta en s’adressant à tous ceux qui étaient là :

- C’est exactement ce que Jésus-Christ a fait pour moi. A cause de mes péchés, je méritais la condamnation, la mort et la séparation d’avec Dieu. Mais Jésus-Christ est venu : mes manquements, mes faillites, mes péchés lui ont été attribués parce qu’Il prenait ma place. Et parce qu’Il me remplaçait, sa justice, son excellence ont été mis sur mon compte. Sur la croix, Jésus a occupé la place qui était le mienne. Et moi, maintenant, j’occupe devant Dieu la place qu’Il occupait avant qu’Il prenne la mienne !


NOUVEAU ! INSCRIVEZ VOTRE ADRESSE MAIL DANS LE CADRE SOUS LE TITRE DU BLOG. VOUS SEREZ AVERTIS DU PROCHAIN ARTICLE §

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 2 avril 2011

La guérison du guérisseur

Jeunesse

D’origine italienne, Walter Vappiani est né en 1954 à Neufchef en Moselle. Fils d’ouvrier, il est le dernier d’une fratrie de 3 garçons. D’origine catholique, il suit assidûment le catéchisme. Le modèle qui l’inspire dans son enfance est celui de ses parents, un couple qui a des valeurs. L’adolescence venue, il se détourne de plus en plus de la religion. C’est l’époque pour Walter de sa passion pour les sciences humaines, avec une préférence pour la psychologie, la philosophie et l’ésotérisme. Une des lectures qui marquera pour lui ce temps a pour titre « Le troisième œil », un livre qui a trait au bouddhisme tibétain.

Convaincu que Dieu existe, Walter se laisse gagner par les conceptions orientales du divin. Jésus perd l’identité qu’on lui prête dans la Bible. Il est un initié comme Bouddha et bien d’autres ! La mort du père va contraindre Walter à un bouleversement. Il doit gagner désormais sa vie. Après un bref passage en sidérurgie, vient le service militaire. Walter a 20 ans.

D’étranges rencontres

C’est à cette époque qu’il fait une expérience surprenante. Il a un jour une vision. Il se voit dans un train assis à côté d’un homme qui se dit hypnotiseur. En voyage à Tunis, un vieux monsieur sur le chemin du retour s’assied à côté de lui en train. Il est italien et entame la conversation avec Walter. Tout à coup, il lâche : Je sui hypnotiseur. Enfin je l’étais, je faisais même des spectacles… » Walter comprend alors que des pouvoirs parapsychiques l’habitent.

Quelques mois plus tard, assis à la table d’un restaurant, Walter est témoin d’une discussion. Un homme raconte comment sa belle-sœur, souffrante depuis plusieurs années, se sent nettement mieux depuis qu’elle consulte un guérisseur. Walter engage la conversation. Il apprend que le guérisseur est de Montélimar. Ni une, ni deux, il se rend chez lui. « Je veux devenir guérisseur, lui explique-t-il. » « Vous avez bien fait de venir, lui répond-on ! »

Initiation

L’homme en question est un radiesthésiste. Sûr des dons que possède Walter, il se met immédiatement à lui enseigner son art. « La radiesthésie est un moyen de divination, explique-t-il. » Il se met, à l’aide d’un pendule, à la pratiquer sur Walter et lui révèle l’existence de petites taches au fond des yeux. Puis vient le tour de Walter. Il utilise pour la première fois le pendule et… ça marche ! Il décèle les problèmes de cœur du radiesthésiste.

Sorti de là, Walter se met à ’exercer ses nouveaux talents sur certains de ses amis. Le pendule répond aux questions qu’il se pose sur leur état de santé. Walter fait cependant l’expérience que les séances exigent de lui une forte concentration. Il se retrouve souvent vidé sur le plan psychique et n’arrive plus à rien.

Après le pendule, le radiesthésiste initie Walter au magnétisme. Les expériences sur des morceaux de viande sont concluantes. Le fluide agit au travers du passage des mains. Walter pratique son art sur Pierre, atteint de mononucléose. Quelques jours plus tard, celui-ci est guéri. L’initiation se poursuit ensuite au travers d’une autre personne : un voyant. En formation pendant 6 mois, à raison de deux fois par mois, Walter est formé dans la voyance, l’hypnose et le spiritisme. Walter note chez lui un changement. Il n’a plus besoin du pendule. Il reçoit directement l’image de l’organe malade dans sa pensée. Plus encore, il discerne l’aura des gens qui viennent le voir. Le revers de la médaille est que Walter est de plus en plus sujet à des fatigues et à de grands maux de tête. Il paie de son énergie vitale le droit de percer les secrets.

Direction les Philippines

Exerçant de plus en plus, Walter fait aussi connaissance avec l’échec. Le doute s’installe. Il consulte une voyante qui l’oriente vers « une île où les gens ne sont pas noirs, mais bruns. » Suite à cela, un ami lui donne une revue consacrée aux guérisseurs philippins. Walter est convaincu. C’est dans ces îles que l’attend son destin. Il a 26 ans.

Débarqué en Philippines, Walter, après maintes pérégrinations, assiste en direct à des opérations à main nues faites par une guérisseuse philippine, Joséphine. Adopté dans la communauté religieuse à couleur chrétienne dont elle se revendique, Walter est formé. Il suit un parcours initiatique ou se mêle référence à la Bible et pratiques occultes. Une cérémonie conclut le tout. Une nuit, il fait une expérience d’ordre spirituel. Après un rêve puissant, il reçoit une violent et longue décharge électrique au milieu du dos qui traverse tout son corps. Il rentre de son séjour avec deux choses : la promesse d’un plus grand pouvoir et… une Bible !

Retour en France

De retour en France, Walter ouvre un cabinet. Il guérit toujours par magnétisme, mais avec une puissance croissante. Son pouvoir de divination devient interactif. Les énergies de la personne avec qui il discute l’envahissent. Le pouvoir qu’il possède semble aller chercher les vibrations pour les ramener jusqu’à lui. Walter ressent les dysfonctionnements de ses patients. Sa nouvelle capacité le perturbe. Partout où il se rend, il lui est impossible de se soustraire à la perception de ces vibrations. Impossible pour lui de construire une relation sentimentale et affective. Sa vie ne lui appartient plus. Walter a obtenu ce qu’il voulait, mais il n’est pas heureux.

Parallèlement, il lit la Bible. La personnalité de Jésus le fascine à nouveau. Dans ses luttes, il se met à le prier. Il ressent dans ces moments une joie et un soulagement qu’il ne connaît pas par ailleurs. En parallèle de la lecture de la Bible, Walter prend conscience que, sous une couleur chrétienne, le mouvement philippin qui l’a initié est un mouvement occulte. Or, la Bible est formelle : l’occultisme est une pratique qui relève du pouvoir des ténèbres. Une nuit, dans un rêve de grande intensité, Walter voit, tapie au fond de lui, une présence implacable et froide… qui n’est pas lui. il est habité par une entité étrangère !

Libération

C’est le moment où Dieu met sur le chemin de Walter deux chrétiens. Au fil de leurs conversations, Walter entend que la pratique de « son art » est contraire à la pensée de Dieu. Il est écartelé : soit ses dons viennent de Dieu, soit ils viennent de forces obscures. Il n’est alors qu’un marionnette. Il veut en avoir le cœur net. Un combat terrible s’engage en lui. Il sent que les puissances qui l’habitent se sentent menacées. Walter comprend que ses fautes ont été payées par Jésus-Christ. Il peut être libre, affranchi. Il peut commencer une vie nouvelle, loin de l’occultisme et des ténèbres.

Walter choisit. Il demande pardon à Dieu pour le mal qu’il a fait. Il reçoit Jésus comme son sauveur. Il se détourne complètement et définitivement de l’occultisme. Il se fait même baptiser ! Il se rend compte cependant que ses pouvoirs sont encore là ! Peu de temps après son baptême, il rencontre deux pasteurs suisses. Il leur raconte son histoire et ce qui le trouble. Les deux pasteurs prient avec lui, chassant les esprits qui l’habitent encore. Une terrible crampe à l’estomac se fait brusquement ressentir. Pendant environ 15 secondes, Walter vomit. Il expulse de son être quelque chose d’immatériel et pourtant réel et palpable. Cette chose sort de sa bouche avec cris et colère. Walter est désormais libre !

Un Livre

Le témoignage que vous venez de lire est un résumé très succinct de l’expérience de Walter. Depuis, celui-ci a décrit dans un livre son expérience et son parcours spirituel. Le livre s’intitule : « La guérison du guérisseur. Il est en vente aux Editions BLF Europe ! Procurez-vous le, pour vous et tous ceux qui sont attirés par les guérisseurs !



Walter Vappiani sera présent à Saint-Quentin (Aisne) le samedi 28 mai pour apporter son témoignage : Bar le Champs Elysées : 20 H 30.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 mars 2011

Qui a envie d'être aimé ?

Qui a envie d’être aimé ?

Ce week-end sort dans 42 salles de cinéma en France le 1er film de Anne Gaffieri, Qui a envie d’être aimé ? Le film relate le parcours spirituel de Thierry Bizot, son mari, producteur d’émissions télé (entre autre l’émission Sept à Huit sur TF1). Ci-dessous, le lien pour savoir où et à quelle heure le film est projeté :


Dans son blog, Thierry relate avec ses mots sa découverte de Jésus-Christ. Je vous transmets ci-joint deux extraits :

Mieux vivre

Longtemps j’ai pensé qu’avoir la foi « servait » à mieux mourir.

De ma place de petit garçon, entraîné à la messe les dimanches comme à un rendez-vous rituel, que je trouvais incompréhensible et ennuyeux, j’essayais sans y parvenir d’imaginer ce qu’était la foi, ce moteur mystérieux qui conduisait mes parents à nous emmener à cette célébration dominicale.

En regardant mes parents, que je prenais pour des vieillards (ils avaient l’âge que j’ai aujourd’hui), en écoutant au catéchisme l’histoire intimidante de la vie de tous ces vieux saints, je faisais des suppositions.

Et j’en étais arrivé à penser que la foi était le fruit d’un long et pénible travail de l’esprit, fruit de recherches, de lectures, de pénitences diverses et variées, de souffrances vécues. Pour avoir la foi, il fallait être sage, et avoir beaucoup réfléchi.


Thierry Bizot

Par conséquent, la foi était une affaire de vieux. D’ailleurs, si j’avais bien compris, la foi servait à s’offrir une place dans la vie éternelle, une sorte d’assurance-vie pour l’au-delà. Il y avait donc une opposition bien réelle entre la vie d’ici bas, dont il fallait profiter au maximum, et le vie après la mort, pour laquelle il fallait se mettre à travailler par dessus le marché afin de s’acheter une bonne petite foi permettant d’y naviguer sans encombres.

Vu sous cet angle, j’avais le temps, n’étant pas pressé de mourir. La phrase de Woody Allen ne m’incitait pas non plus à l’urgence : L’éternité, c’est long. Surtout vers la fin.

Lors de ma conversion, j’ai découvert avec stupéfaction qu’une fois de plus, je n’avais rien compris.

La foi vous tombait dessus, comme on tombe amoureux. Elle était donnée, comme ça, gratuitement, injustement, généreusement, sans examen ni concours, et à tous.

Et surtout, elle rendait heureux. Tout de suite.

Les gens qui ont vu le film « Qui a envie d’être aimé? » en avant-première et qui se faisaient la même idée de la foi que moi avant ma conversion comprennent cela : le héros du film n’arrive pas à bien aimer son fils adolescent. Et grâce à la rencontre qu’il fait avec Jésus, il parvient enfin à dénouer les blocages de sa relation avec son fils. Or, c’est aujourd’hui que ce garçon a besoin de son père, pas demain.

Je ne dis pas que seuls ceux qui ont la foi peuvent être de bon parents, ce serait faux et idiot de penser cela.

Je dis que la foi « sert » à mieux vivre.

Comment ma vie a changé !

Il ne s’est rien passé.

Je n’ai pas changé d’adresse. Ni de travail. Ni d’état civil. Ni d’apparence. Ni d’amis. Ni de goûts.

Je suis le même.

Mais désormais j’emporte en moi, partout où je vais, cet amour délicat, cette tendresse infinie que m’inspire Jésus.

Et cela change… tout.


Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas ! Allez voir : « Qui a envie d’être aimé ? » retenez l’essentiel : Vivre avec Jésus, cela change tout !




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 février 2011

Sermons au cachot

Recommandation

Suite à la prise de conscience générale de la forte persécution que subissent les chrétiens dans nombre pays du monde, le Conseil de l’Europe vient de formuler une recommandation à tous les états membres. Lecture de son contenu : lien suivant :


Quelle en sera les effets. Quel pouvoir contraignant le Conseil aura-t-il sur les Etats persécuteurs ? Combien de temps le sujet préoccupera-t-il réellement l’Europe ? L’avenir nous le dira.

Comment un chrétien vit-il la violence exercée à son encontre ? Quelles sont les pensées, les sentiments, les réflexions qui l’agitent ? Comment subsiste-t-on lorsqu’on est tenu prisonnier dans l’obscurité pendant trois années ? C’est le témoignage que rapporte le pasteur Richard Wurmbrandt dans son livre « Sermons au cachot » (Apostolat des Editions : 1971). Pasteur en Roumanie sous la botte communiste, Richard a survécu à l’épreuve en passant son temps, entre les séances de torture, à composer des sermons. Il les clamait à un public humain imaginaire, certains cependant que des êtres invisibles (des puissances angéliques) étaient spectatrices. Sa solitude, témoigne-t-il, s’enrichit au fil du temps de la plus puissante des présences : celle du Christ, avec lui en prison, par Son Esprit. C’est un extrait de l’un de ses sermons au cachot que je vous propose ci-dessous !

Titre : Blessures visibles

Douleur et cicatrices

Pendant quelques jours, je n’ai pas pu vous prêcher comme d’habitude. La douleur physique était trop grande ; et pourtant il y avait encore quelque joie dans cette douleur. Jusqu’à maintenant ils m’avaient battu et fouetté. Aujourd’hui pour la première fois ils m’ont torturé, et de telle façon que des marques visibles en resteront sur mon corps jusqu’à ma mort, ou peut-être même après.

J’avais accoutumé de me demander comment il se faisait que le corps ressuscité de notre Seigneur porte les marques de ses blessures. Un corps ressuscité peut-il avoir cet aspect ? Serons-nous ressuscités avec des rhumatismes, des déformations, des membres tordus ?

Est-ce que le corps ressuscité portera les marques des expériences par lesquelles il est passé ? Jésus a parlé de certains qui entreront dans la vie n’ayant qu’un œil ou qu’une main : Marc 9,43 à 47.

Il fallait qu’il ressuscite avec les marques de son corps pour que, tant que les péchés des hommes seront présentés au Père, il puisse montrer ses blessures, reçues afin que le pécheur soit sauvé. Par ce sacrifice, moi aussi je suis sauvé.

Mais peut-être mes cicatrices aussi seront-elles utiles. Et mes prières pour mes bourreaux seront peut-être plus efficaces si je puis montrer au Père les blessures que j’ai reçues d’eux. Si moi je puis persister à les aimer, si moi je puis pardonner, pourquoi Dieu les retrancherait-il de son amour et ne leur pardonnerait-il pas ?

Et peut-être y aura-t-il un faible espoir qu’un jour je sorte de prison et j’aille en Occident. Alors j’aurai la possibilité de montrer aux Thomas incrédules, qui n’admettent pas que le communisme soit un crime à grande échelle sous couvert d’un idéal, ce que Jésus a lui-même montré à son apôtre plein de doute qu’il a ainsi convaincu : les marques de ses blessures.

Il y a une bénédiction dans les tortures que j’ai subies. Il convient de remercier Dieu pour toutes choses. Pendant qu’on me torturait, je ne pouvais pas penser. Un mot seulement m’a une fois traversé l’esprit : Vous savez bien que tel est notre lot : 1 Thes 3,3, c’est-à-dire, les afflictions.

Effets dans l’âme

Les tortures ont apporté des transformations dans mon âme. Elles ont diminué mon désir d’aller au ciel. Quel bonheur y aurait-il pour moi à être assis dans la félicité du ciel, sachant que pendant ce temps d’autres sont torturés sur terre ? Je serais parmi ces quelques-uns dont parlait Jésus qui sont prêts à quitter le sein d’Abraham pour tenir compagnie aux âmes tourmentées et les consoler : Luc 16,26. Mon désir est plutôt que s’accomplisse sur la terre comme au ciel la volonté de Dieu. Pourquoi ne pas faire un ciel de notre terre, comme Jésus nous a appris à le demander dans la prière.

Je soupire après une terre remplie de vertu, de justice et d’amour ; un monde où même les animaux vivraient en paradis, les agneaux couchés près des lions qui ne les dévoreraient pas.

Prison et dépression

Je ne suis pas seul à être retenu dans une prison. Vous êtes tous dans la prison de vos êtres pécheurs, dans celle de vos idées fausses et courtes. Que Jésus vous en délivre ! Alors vous pourrez combattre et toucher au but.

Comme je vous l’ai dit, j’ai éprouvé de petites joies fugitives ces jours-ci, en pensant à la valeur des marques de torture. Mais ne croyez pas que je sois un héros et que je n’ai fait que siffler et rire au milieu des horribles douleurs. Cela a plutôt été un moment de grande dépression. Je ne pouvais pas prier. Je n’avais plus conscience de la présence de Dieu, sauf à de rares et très brefs intervalles.

Les cicatrices sont une bénédiction. De même le temps de dépression. Cela m’a montré l’horreur que serait une éternité sans Dieu. Ces journées où je ne sentais plus sa présence duraient chacune comme mille ans. Je comprends à quel point il serait affreux de rester en enfer avec des criminels non repentis qui, pour l’éternité, jureraient, maudiraient, ne penseraient que le mal, comme le font mes bourreaux communistes. Dieu m’a conduit dans une prison communiste, il m’a fait passer par des tortures et par la sombre nuit de l’âme pour que j’apprenne ce qu’est l’enfer et que je fasse tout au monde pour l’éviter.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus