Affichage des articles dont le libellé est Liberté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liberté. Afficher tous les articles

vendredi 16 août 2013

Intrusion dans la vie privée

Intrusion

Pour beaucoup, la foi est un choix qui relève du domaine privé. On est croyant à l’intérieur de soi.
Cette intimité de la foi ne regarde personne d’autre. Plus que cela, pour certains, le regard des autres n’a pas à pénétrer à l’intérieur de soi pour voir ce que la foi y produit. Mais la question se pose : la foi peut-elle se vivre secrètement ? Suffit-il de se dire croyant pour l’être ? Quelle part d’intrusion dans sa vie secrète le croyant doit-il accepter s’il se déclare comme tel ? A l’heure où, au nom de la laïcité, on tient à tenir séparé ce qui relève du privé et du public, ce type de question vaut la peine d’être posée.

Jésus, un intrus qui vous veut du bien

Le moins qu’on puisse dire est que Jésus, dans sa relation avec ceux qu’il côtoyait, ne se gênait pas pour entrer dans leur vie privée. Voyant Nathanaël venir à lui, Jésus dira : Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a point de fraude : Jean 1, 47. A la samaritaine, qui ne faisait que parler spirituel et religieux avec lui, Jésus en viendra aux faits de sa vie : Tu as eu cinq maris, dira-t-il, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : Jean 4,17. Comme ingérence et jugement, on peut difficilement trouver pire. Jésus n’hésitera pas à fustiger les pharisiens et à juger l’hypocrisie de leur vie intérieure : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité : Matthieu 23,27-28. » Que de manque de tact, de courtoise et de savoir-vivre de sa part !

Tout dire : jusqu’où ?

La pratique de Jésus à l’égard de ses contemporains témoigne du fait que la foi ne peut éviter une part d’intrusion dans la vie privée. Il se peut que certaines personnes se sentent mal à l’aise avec la liberté que certains chrétiens prennent pour parler avec détails d’eux-mêmes, de leurs luttes secrètes. Dois-je, moi aussi, m’exposer de la sorte pour être vrai, se demandent-elles ? Un chrétien est-il un homme nu qui n’a pas le droit de cacher quoi que ce soit ? Il y a plusieurs réponses à cette question !

Devant Dieu !

Notons d’abord que, dans l’Ecriture, c’est à Dieu que l’on expose ce que l’on est dans ce qu’on a de plus cru. Si Jésus a été si vindicatif envers les pharisiens, c’est à cause du mensonge que représentait leur apparence. Les pharisiens voulaient paraître à l’extérieur à l’opposé de ce qu’ils étaient à l’intérieur. Ils sauvaient la face devant les hommes et formaient une clique qui se prétendait au-dessus des autres en termes de justice et de moralité. Nous devons le savoir : rien n’échappe au regard de Dieu. Nous avons donc la liberté d’être nu devant lui.

Avant que Jésus ne vienne, parut Jean-Baptiste. Il avait comme mission de préparer les cœurs à accueillir Jésus. Comment le fit-il ? Il demandait à chacun qui venait vers lui de confesser ses péchés. Pour Jean, il était impossible de rencontrer Jésus si on ne faisait pas toute la lumière sur sa vie. Il fallait ouvrir portes et fenêtres, et laisser le jour entrer là où il y avait la nuit. Il ne fallait pas essayer d’enjoliver, de cacher ou de mettre sous le tapis quoi que ce soit. Il fallait dire les choses telles qu’elles étaient dans sa vie.

Il est notoire que beaucoup de ceux qui, après en avoir entendu parler, tournent le dos à Jésus le font pour cette raison. Ils veulent bien que Jésus améliore leur vie, leur évite les conséquences mauvaises de leur choix ou, à la rigueur, leur assure une place au ciel. Mais ils veulent garder les portes de leurs vies secrètes fermées. Pas question de confesser quoi que ce soit ! Se faisant, ils créent leur propre malheur. Ils sont comme le patient qui appelle le médecin parce qu’il souffre, mais qui refuse que celui-ci, au moment où il veut mettre le doigt sur le mal qui les ronge, refuse qu’il les touche. « Cela va trop loin ! Ce dont vous me parlez remue trop de choses profondément en moi ! Je veux bien que l’on me considère comme une victime, mais ne dites rien qui ferait de moi un coupable en quoi que ce soit ! » Il y a peu de chances que, si telle est votre attitude devant Dieu, vous connaissiez quelque chose de sa puissance libératrice et guérisseuse dans votre vie !

Devant les hommes !

Dieu, c’est Dieu ! Mais les hommes ne sont pas Dieu, y compris ses serviteurs ! C’est exact ! Trop d’abus dans le passé ont été commis au nom de la soi-disant transparence. Enfant, je me souviens être allé au confessionnal. Une liste de tous les péchés possibles nous était remise auparavant. Nous devions cocher ceux dont nous nous étions rendus coupables pour le dire au prêtre. Il y avait les péchés véniels (pas trop graves) et les mortels. Pour ceux-là, je ne sais pas quelle était la solution.

Tout cela n’est qu’une caricature et n’a rien à voir avec la transparence volontaire que suscite la foi. La transparence qui peut exister entre des frères en Christ découle d’une seule chose. Chacun qui appartient réellement à Dieu se sait un gracié. Il ne peut juger son frère car il sait qu’il y a plus à juger chez lui que chez les autres. La lumière de Dieu qui a pénétré en son for intérieur ne lui a laissé aucune illusion sur lui-même. Si Dieu devait le juger sur ses actes, ses motivations, ses pensées profondes, il n’aurait aucune chance d’échapper. Il sait que s’il vit, il ne le doit qu’à une seule personne : Jésus-Christ qui a pris sur lui le jugement qu’il mérite. Pécheur pardonné, le chrétien peut désormais vivre de la grâce de Dieu avec lui-même et dans sa relation avec autrui.

Seule cette conscience de la grâce donne cette liberté de parler de soi sans fard. Certes, il ne s’agit pas
dans les églises de pratiquer une sorte de streeptease spirituel intégral. Qui a honte de ses péchés ne va pas s’en vanter ou se délecter de les décrire en détails. Il n’y a là rien d’héroïque ou d’édifiant. Mais il peut être salvateur pour une âme d’oser dire à un frère en qui l’on n’a pleinement confiance ce avec quoi nous luttons, peut-être tous les jours. Il faut parfois remonter très loin dans sa vie, son passé pour découvrir pourquoi nous agissons ou réagissons comme nous le faisons. La confession de ses propres fautes, des mauvaises façons de réagir qui ont été les nôtres dans des situations même douloureuses, liée à la prière, a une grande efficacité salvatrice.

Un dernier mot sur la confidentialité ! Il arrive parfois que, de manière trop ouverte, certains parlent en église des détails de la vie privée des autres. Ils veulent recommander ces personnes qui leur tiennent à cœur à la prière de leurs frères et sœurs dans la foi. La plus grande sobriété s’impose ici. C’est une chose de parler ouvertement des détails de sa propre vie, c’en est une autre d’exposer celles des autres au regard de tous. Veillons à ne pas être des paparazzis religieux !

Conclusion

Seul l’amour, celui de Dieu d’abord, permet à l’homme apeuré de sortir de sa tanière. La peur du jugement de Dieu et d’autrui retient beaucoup dans l’ombre. Après avoir péché, le premier réflexe de nos premiers parents fut de chercher à cacher leur nudité à Dieu et l’un à l’autre. La raison est qu’ils avaient honte d’être nus, honte d’être ce qu’ils étaient : Genèse 3,7. Ce réflexe est toujours là. Au lieu de dire, d’avouer ce que nous avons fait, tous, de l’enfant à l’adulte, nous cherchons d’abord à le cacher.

 L’attitude de Dieu à l’égard d’Adam et Eve ne fut pas celle d’un juge. Ne les voyant pas dans le jardin, il les appela et leur demanda où ils étaient. C’était la bonne question. Il fallait qu’Adam et Eve sortent de leur cachette. Que de détours pour l’un et l’autre pour admettre sa part de responsabilité dans la situation. Qu’il est difficile pour chacun d’être vrai ! On se trouve toujours des circonstances atténuantes. On estime que l’autre est toujours plus coupable que soi ! Mais quelle délivrance lorsque nous entendons la voix de Dieu nous dire : « J’ai vu tout ce que tu es et ce que tuas fait de mal ! Je te pardonne ! »


N’ayons pas peur de la lumière. C’est elle qui rend la vie belle, qui fait éclore la fleur, le fruit. Nous ne sommes pas appelés à avoir une vie de cafard, mais de tournesol !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

lundi 29 avril 2013

Vinet, apôtre de la liberté



Vinet

Alexandre Vinet, descendant d’une famille huguenote chassée de France à cause de sa foi, est
né à Lausanne le 17 juin 1797 et décédé à Clarens le 4 mai 1847. Historien, théologien et critique littéraire, Vinet est l’un des penseurs du christianisme les plus brillants de son temps. Certains parmi ses proches n’hésitent pas à le placer au même rang que St Augustin, Calvin ou Luther. Défenseur acharné de la vérité jointe à la liberté, Vinet en a défendu les intérêts jusqu’à son dernier souffle. Liberté, ordre et christianisme étaient à son sens trois choses corrélatives et absolument inséparables. « L’une appelle nécessairement les deux autres et aucune ne saurait prétendre exister et faire ses affaires isolément, disait-il. » Tout le génie de Vinet tient à la démonstration que liberté et vraie religion ne sont pas ennemies, mais compagnes. « Le christianisme, disait Vinet, est dans le monde l’immortelle semence de la liberté. »

Liberté et christianisme

La conviction de Vinet lui valut des ennemis dans deux camps antagonistes. Le premier était le camp de ceux pour qui l’extirpation du christianisme était la condition du salut de la liberté ; le second était celui de ceux qui prônaient l’enchaînement de toute liberté au profit du christianisme. Vinet dénonçait avec vigueur l’alliance du despotisme avec le christianisme, une alliance contraire à sa nature. Il n’avait de cesse de combattre ce déplorable divorce entre les deux partis, divorce toujours présent dans les esprits aujourd’hui.

Vinet plaidait pour, qu’au lieu de consumer leurs forces dans des luttes stériles, les tenants du christianisme et de la liberté les mettent en commun car, aucun ne triompherait sans l’autre. Vinet était un visionnaire. A ceux qui ne veulent se préoccuper que des seuls intérêts de la liberté, il rappellera que « partout où le rayon divin n’est pas descendu, le libéralisme n’est qu’affaire de logique ou d’orgueil. La liberté sans la foi fait crouler les nations. La conscience du droit séparée de celle du devoir conduit à la ruine. Seules des convictions morales, spirituelles fortes peuvent donner aux peuples libres de supporter le fardeau de la liberté. La liberté sans le christianisme est une théorie stérile, une confédération des égoïsmes, et même, au-delà des apparences, un pas rétrograde vers la vie sauvage. En un mot, là où elle devrait être salut, elle devient ruine de l’humanité, et là où elle devrait être sa gloire, elle est sa honte… » « Une chose voulue par le plus grand nombre, dira Vinet, n’est ni juste ni sociale par cela seul ; elle peut être, au contraire, exécrable et subversive de toute société, et, fût elle voulue par tous à la fois contre un seul, elle ne doit point se faire ! »

Toutes les libertés modernes, affirme Vinet, sont filles du christianisme. Elles sont la dot que la religion de Christ a apportée aux Etats. A la base, sur le front, au faîte de l’édifice
majestueux élevé par le Christ, partout brille ce mot qui réjouit l’espèce humaine dégradée : liberté. « Les chrétiens, dit Vinet, doivent se rappeler qu’ils ont dans leurs mains la solution du problème social, et le double principe, admirablement un, de la liberté et de l’obéissance. C’est là le sel dont, au point de vue social, ils doivent saler la terre. » Et encore : « Une liberté qui n’obéit point est un pur non-sens ; car c’est pour obéir que nous sommes libres. Quiconque aime l’ordre sans aimer la liberté, n’aime pas l’ordre, et quiconque aime la liberté sans aimer l’ordre, n’aime pas la liberté. »

Littéraire, Vinet travaillait à la réhabilitation des mots. Un des maux principaux du monde venait, selon Vinet, du fait que les mots, qui étaient venus du ciel pour définir les concepts voulus par Dieu, avaient été déshonorés. « Pourquoi donc abuse-t-on des mots de liberté, de religion ou de philosophie, des choses sublimes et saintes ? C’est parce qu’elles sont grandes, et qu’elles peuvent, détournées de leur sens, devenir le prétexte de grands maux. L’âme humaine ne s’exalte pas de ce qui est bas… Ce n’est pas parce que la liberté a été inscrite par des mains profanes sur l’étendard de la rébellion, que le despotisme seul serait de droit divin. » La solution est de réhabiliter le vrai sens du mot liberté, non de l’éradiquer !

166 ans après la mort de Vinet, ses paroles n’ont rien perdues de leur pertinence. C’est pour le fait de ne pas les suivre que notre monde occidental, héritier et séparé du christianisme, s’enfonce dans la ruine… en attendant la sauvagerie…


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 15 décembre 2012

Problèmes réels et dérivés



Illustration biblique

Alors que les Israélites souffraient de la domination des Madianites, le livre des Juges rapporte que Dieu envoya auprès d’eux un prophète porteur d’un message : Juges 6,1 à 10. Curieusement, le prophète ne parle jamais des Madianites. Il s’adresse à Israël en révélant où se situe le vrai problème qui est à l’origine de leur situation. Le prophète n’a pas pour but de nier que les Madianites existent et font souffrir les Israélites. Ce qu’il veut mettre en valeur est que ceux-ci ne sont que les conséquences d’un problème sous-jacent qui est la vraie cause du malheur que vivent les Israélites. Et c’est à leur relation avec Dieu qu’à à faire ce problème.

Apparence et réalité

Deux types de problèmes existent dans nos vies. Les premiers sont les problèmes apparents, ceux qui sont visibles à la surface de notre être. Les seconds sont cachés. Ils sont plus profonds et ne sont pas immédiatement détectables au regard. Ces problèmes, que je qualifierai de vrais, sont la cause des autres que j’appellerai plutôt dérivés. Les problèmes dérivés ont leur utilité. Ils sont les symptômes visibles d’un mal plus grave, caché. Dans le contact avec une personne qui a un problème, nous ne pouvons commencer qu’avec les problèmes dérivés. C’est à cause de ceux-ci que, souvent, les personnes concernées consultent psychologues ou psychiatres. Une analyse sérieuse met rapidement en lumière le fait que ce n’est pas là que se situe la vraie difficulté, mais dans le rouage complexe des sentiments, raisonnements et faux systèmes de défense et de protection qu’a construits une personne autour d’une difficulté fondamentale.

Exemple

Imaginons un cas pratique fictif  pour mettre en lumière cette réalité : le cas d’Eric 

Eric est reconnu par son entourage comme quelqu’un de compétent, consciencieux et fidèle dans ce qu’il fait. Pourtant, manifestement, il n’en juge pas ainsi. Eric est peu sûr de lui. Il a constamment besoin d’être rassuré, approuvé. S’il sent qu’il est mis en question, Eric s’effondre. Il baisse les bras, ressasse des pensées négatives envers lui-même et n’est pas loin de démissionner. Eric se rend bien compte que cette pitié de lui-même qui s’empare de lui ne l’aide pas. Mais il ne sait pas comment réagir autrement.

En creusant plus à fond dans la vie d’Eric, on se rend compte que sa réaction a des causes. Eric a eu une jeunesse difficile. Il a grandi avec des parents qui n’ont jamais su lui montrer qu’ils l’appréciaient. Pire, il a toujours entendu des jugements dévalorisants à son encontre. L’image négative que porte Eric sur lui-même constitue le soubassement sur lequel s’est construit sa personnalité.  Ce soubassement agit en lui comme une caisse de résonnance. Dès qu’Eric entend une remarque négative, même minime, celle-ci fait immédiatement écho à son passé… et confirme en lui les mots qu’il a toujours entendus le concernant. Qu’est-ce qui peut aider Eric ? 

Une nouvelle identité

Comme les Israélites ne pouvaient se sortir de leur situation hors du cadre de leur relation avec Dieu, il est impossible à quiconque de se sortir de ses problèmes émotionnels et réactionnels hors de ce cadre. Les problèmes de chacun, comme ceux d’Eric, ont tous à faire avec la perception que chacun a de son identité profonde. Tant qu’Eric vivra sur la base de ce qu’on a dit de lui, il lui sera impossible de se détacher des réactions de défense que son Moi blessé a construit autour de lui.

Ce dont Eric a besoin est d’entendre une nouvelle parole, une parole libératrice. Cette parole doit dépasser, aller plus loin que celle qu’il a entendue de ses parents. Elle doit venir d’une instance supérieure, une instance qui a l’autorité d’effacer ou de corriger ce qui était faux dans les paroles entendues et les réactions engendrées. Cette parole libératrice ne peut venir que d’une seule source : Dieu, le Créateur suprême d’Eric.

Que va-t-il lui dire, ce Dieu qui a créé Eric ? Deux choses essentielles. La première pourrait être décourageante, mais elle est nécessaire à entendre de la part d’Eric s’il veut apprécier à sa juste valeur la seconde. La première parole de Dieu est que, si Lui, Dieu, devait juger Eric sur sa vraie valeur, Son jugement serait d’une gravité bien supérieure à tout ce qu’il a entendu. La première chose qu’Eric doit accepter et reconnaître est qu’il est pécheur. Eric peut à la rigueur satisfaire les attentes de ses parents envers lui. Il est, par contre, incapable de satisfaire par lui-même celles de Dieu. Il n’y a aucun avenir paisible pour Eric s’il continue à chercher en lui-même ou chez les autres le fondement sur lequel il pourra construire son acceptation de lui-même.

La seconde parole que Dieu fera entendre à Eric est que, bien que le connaissant parfaitement dans tous les détails de son être, Dieu l’aime et l’accepte sans condition. Cette acceptation gratuite de Dieu porte un nom magnifique dans la Bible : la grâce. Si la grâce de Dieu est inconditionnelle pour nous, elle n’est pas gratuite pour Dieu. Elle n’est possible que parce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, après avoir vécu la seule vie humaine qui réponde aux attentes de Dieu, a pris à son compte tout ce qui aux yeux de Dieu nous rendait détestables, haïssables. Désormais, Eric n’a plus besoin de combattre pour trouver sa vraie valeur. Il l’a trouvé au travers du Christ. Il peut savoir qu’il ne sera jamais rejeté par Dieu, quand même il se décevra et décevra encore les autres !

Conclusion

De quelle nature est votre problème apparent ? Est-ce un problème avec les autres ? L’autorité ? L’argent ? De quoi, au fond de vous-mêmes, avez-vous peur ? Quel besoin, quel manque recherchez-vous réellement à satisfaire ? Quel qu’il soit, sachez que tant que vous vous débattrez avec vous-mêmes ou les autres, vous ne trouverez pas la paix ! Reposez-vous sur Christ seul ! Il est votre sécurité, le fondement sur lequel vous pouvez construire une image juste de vous-mêmes : ni écrasée, ni surévaluée ! C’est à Lui seul que je dois mon salut !


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 2 juillet 2011

EX-OTAGES LIBRES !

LIBRES !

La bonne nouvelle est arrivée jeudi après-midi. Elle a surpris tout le monde, y compris ceux qui, depuis le début, se sont investis pour qu’elle se produise. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, les deux journalistes de France Télévision retenus en otages en Afghanistan depuis 18 mois, sont libres. La nouvelle suscita aussitôt l’explosion de joie. Pleurs, embrassades, soulagement… Enfin, le combat mené pour la libération est fini. Joie de voir les prisonniers libérés, de les entendre, satisfaction pour le bon combat mené, récompense pour tous les moments de lutte difficiles, pendant lesquels l’espoir du salut s’effaçait pour faire place à l’incertitude de l’attente.

Cette joie, ces pleurs vus sur les visages m’ont évoqué une autre joie, explosive elle aussi. Cette joie nous est inconnue. Mais celui qui en parle sait de quoi il parle. Cette joie est la joie du ciel, lorsque, dit Jésus, un pécheur quitte la prison du péché dans laquelle il était enfermé pour goûter à la joie de la liberté que Dieu seul peut donner. « Oui, dit Jésus, il y a de la joie dans le ciel, devant les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui se repent : Luc 15,10. » La joie du ciel ressemble fort à celle des membres du comité de soutien des deux journalistes. Ce comité avait fait de cette cause leur priorité. Le ruban bleu qu’il s’était attaché sur le bras témoignait du fait que, tant que leurs deux amis ne seraient pas libres, eux aussi, en quelque sorte, ne l’étaient pas. Nous n’imaginons pas à quel point, dans le ciel, notre situation spirituelle affecte Dieu et les esprits fidèles qui le servent. Dieu, s’il ne retenait sa colère, nous aurait déjà jugé depuis longtemps. Il patiente, dit l’apôtre Pierre, ne souhaitant pas qu’un seul se perde, mais que tous arrivent à la repentance. Dieu aimerait que chaque homme soit un sujet de joie pour le ciel !

RANCON ?

Alain Juppé, le ministre des Affaires Etrangères, l’a certifié : aucune rançon n’a été versée pour la libération des otages. Si tel était le cas, la raison d’Etat ferait que, de toutes façons, nous ne le saurions pas. Qui sommes-nous d’ailleurs pour juger de l’inconvenance d’un tel procédé ? La vie d’un homme ne vaut-elle pas bien plus que des millions d’euros ?

Si nous ne savons rien au sujet d’une rançon éventuelle payée par la France, la Bible nous dit clairement que notre libération a coûté cher à Dieu. La rançon versée a été le prix de la mort de son Fils unique et éternel en échange de notre liberté. De libre qu’il était, sans péché, Jésus s’est en quelque sorte volontairement constitué prisonnier pour nous. Il a été fait péché pour nous, dit l’apôtre Paul : 2 Corinthiens 5,21. Il a accepté de subir à notre place à chacun la sentence liée au péché : la mort. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle : Jean 3,16.

CHOIX DE L’EPILOGUE

Imaginez l’histoire ! Après 18 mois, on annonce aux deux journalistes détenus qu’ils peuvent partir. Ils sont libres. Le premier se lève, sourire aux lèvres, et crie sa joie. Le second ne bouge pas. Incrédule, il ne croit pas la chose possible. Pire, il décide que, finalement, il va en rester là, demeurer avec ses geôliers, finir ses jours dans l’étroite et sombre cellule dans laquelle il est. Le premier, voyant cela, est presque fou. Il le secoue, l’exhorte, le supplie de croire à la bonne nouvelle. En vain ! Il repartira seul !

Cet épilogue incroyable est celui qui, chaque jour, se produit à la face du ciel. Alors que, depuis des siècles, la bonne nouvelle de notre salut, acquis par Jésus-Christ, retentit, des hommes, consciemment, choisissent de rester prisonniers de leurs péchés et de celui que la Bible dénonce comme le plus grand preneur d’otages spirituels : le diable.

Moi aussi, il y a des années, j’étais son prisonnier. Puis quelqu’un est venu me parler, me dire que ma servitude était finie, que mes péchés avaient été expiés, que je pouvais, doté d’une nouvelle force, vivre une vie nouvelle. La nouvelle était incroyable. Mais je l’ai cru, saisie à plein cœur et à pleines mains. J’ai fait depuis l’expérience de sa réalité. Depuis, je n’ai qu’un vrai fardeau : la faire connaître aux autres, à ceux qui, encore, gémissent dans leurs liens. Pour aussi incroyable qu’elle soit, une chose ne lasse pas de m’étonner. Au lieu d’ouvrir leurs yeux, leurs oreilles à la bonne nouvelle, la plupart de ceux qui l’entendent n’en veulent pas. Ils préfèrent, disent-ils, rester comme ils sont, dans les limites étroites de leurs petites vies égoïstes, sans avenir, sans espérance, avec pour seul horizon, la mort.

Il y a sans doute de nombreux fous sur terre. Mais, il n’y a pas à dire : le plus grand de tous est bien celui qui refuse la main tendue de Dieu pour son salut !

samedi 26 février 2011

Liberté perdue

Liberté perdue

Nous avons vu dans le billet précédent à quel point la liberté était une aspiration inscrite au plus profond de l’être humain. Trois puissances ont cependant le pouvoir d’amener l’homme à renoncer à sa liberté. Si deux d’entre elles sont nuisibles et négatives, la dernière se révèle comme une force, une vertu, un bien si supérieur que c’est avec joie que la liberté s’efface pour elle. Explications

1ère puissance : la manipulation par le mensonge

Le récit biblique rapporté par la genèse sur la chute de nos premiers parents en témoigne. Alors qu’Adam et Eve, dans le jardin d’Eden, jouissent d’une totale liberté, ils vont, sous l’impulsion d’un mensonge, consentir à y renoncer. Remarquons ici la force qu’a le mensonge. Le mensonge est la formulation d’une proposition séduisante qui promet beaucoup, mais ne démontre rien. Ils sont légions, ceux qui, comme nos premiers parents, ont renoncé à leur liberté pour les mirages d’un mensonge. En regardant le monde, on se demande d’ailleurs où se trouvent les propositions qui ne fonctionnent pas sur ce mode : publicité, programme politique, messages des sectes… Tous promettent, déçoivent, laissant ceux qui les ont crus plus malheureux après qu’avant. Si les aspirations des peuples égyptiens et tunisiens à la liberté sont légitimes, plus que jamais ils sont, dans leur situation nouvelle, la proie idéale du mensonge et de la séduction. Puissent ils en être conscients !

2ème puissance : la contrainte par la menace

La technique est, pourrait-on dire, vieille comme le monde. L’abandon de leur liberté, ce droit inné qui revient à tout homme de penser autrement, est le but poursuivi par tous les tortionnaires des victimes de la dictature. Qu’elle touche au physique ou au psychique, la méthode reste la même. On cherche par la menace, la souffrance, l’intimidation à obliger la victime à une seule chose : renoncer à ce qui fait sa liberté pour épouser le moule de la pensée ou de la conduite qu’on veut lui imposer. Partout où une pensée unique domine, l’homme libre dérange. Il est l’ennemi à abattre. Aussi, là où le mensonge ne réussit pas, la pression doit prendre le relais.

Peut-être pensons-nous que l’arme de la menace est celle dont se servent surtout les dictatures religieuses et politiques islamiques ou communistes ! Ne sommes-nous pas, en Occident et surtout en France, des nations libres, bâties sur la tolérance ? Certes ! Mais évoquez une opinion contraire au sens du courant majoritaire sur des sujets éthiques sensibles, comme ceux de l’avortement ou de l’homosexualité ! Il ne faudra pas longtemps pour que vous soyez mis à l’index et cataloguer comme un dangereux extrémiste… Estimez-vous heureux encore de ne pas vous retrouver devant un tribunal pour avoir à défendre votre opinion ! Patience, cela ne saurait tarder…

3ème puissance : l’abandon par amour

C’est ici la puissance qui, selon la Bible, amena Jésus, le Fils de Dieu, à quitter le ciel pour s’enfermer dans les limites étroites d’une vie humaine. Se faisant, il démontra, plus que par les mots, par les actes que le seul maître auquel la liberté doit consentir à devenir le valet est l’amour. Par amour, Jésus renonça à sa liberté d’être Dieu, puis à la liberté que lui donnait le fait d’être juste parmi les hommes, pour accepter d’être crucifié, pieds et poings, privé ainsi de la plus élémentaire des libertés. Ce sont, dit la Bible, nos péchés, c’est-à-dire tout ce qui, à l’intérieur de nous nous aliène, qui l’ont conduit à ce sacrifice d’amour.

Depuis cet acte, qui est la matrice, la pierre d’angle du christianisme, tout véritable disciple de Jésus comprend que sa liberté personnelle est subordonnée à l’amour. C’est l’amour qui, au 12ème siècle, poussera un riche marchand de Lyon, Pierre Valdo, à renoncer à la liberté qu’aurait pu lui procurer ses biens, pour fonder un ordre évangélique de charité envers les pauvres. C’est l’amour qui poussera Robertson Mc Quillin à renoncer au poste élevé qu’il possédait dans le Columbia Bible College, aux Etats-Unis, pour se consacrer à sa femme Muriel, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Partout où le christianisme a été correctement reçu et compris, la loi de l’amour prévaut sur celle de la liberté.

Puisse-t-il imprégner à nouveau la société pour que les revendications égoïstes si nombreuses aujourd’hui fassent place à un nouvel élan de générosité et de bonté sans précédent !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 février 2011

Liberté chérie !

Une aspiration universelle


Place Tahrir
Elles ont surpris, semble-t-il, tout le monde. Au-delà des raisons qui en furent l’objet, les deux révolutions que nous venons de vivre en direct à Tunis et sur la place Tahrir (Libération) au Caire portent en elles-même le même message. Tout homme, quel qu’il soit, est fait pour la liberté. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’aspiration à la liberté est universelle. Partout où ils sévissent, les tyrans feraient bien de prendre en compte cette réalité. Au fond de lui, l’homme sait qu’il est fait non pour la servitude et la camisole, mais pour la liberté.

Quel que soit leur arrière-plan, toutes les révolutions ont pour cause la liberté. La Réforme protestante au 16ème siècle en témoigne. Elle est l’expression de la révolte d’un Luther (et de tant d’autres) contre un système (la papauté) qui prétend codifier la relation du croyant avec Dieu. La Révolution française, dont le symbole sera la prise de la prison de la Bastille, en est une autre d’un autre genre. Elle exprime la révolte du peuple contre les privilèges de la noblesse. Elle aboutira à la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen et à la naissance de la République française dont le premier mot de la devise est Liberté ! La Déclaration de 1793 la définira ainsi : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ! »

Partout où l’aspiration à la liberté est revendiquée, il est notoire qu’elle s’exprime le poing levé. « La liberté appartient à ceux qui l’ont conquise, disait André Malraux ». Que ce soit la statue qui la représente à New-York, la peinture d’Eugène Delacroix qui a pour nom « La liberté guidant le peuple », ou les manifestants de la place de la Libération au Caire levant bien haut leur chaussure, toutes ses représentations montrent que la liberté ne s’acquiert qu’au terme d’un rude combat. Les forces qui cherchent à asservir ne lâchent pas facilement. Elles ne capitulent que sous la contrainte. La liberté n’est pas donnée. Elle ne se gagne que par la résistance persévérante, déterminée, une résistance qui conduit au choix de préférer perdre sa vie plutôt que de rester asservi. De Spartacus, le gladiateur romain mort les armes à la main à Martin Luther King, assassiné dans des conditions étranges, tous les combattants de la liberté ont leur statue au panthéon des héros.

Le plus grand combattant de la liberté

Rarement nommé parmi eux, j’aimerais ici rendre un hommage particulier à celui qui, à mon sens, est le plus grand d’entre eux : Jésus-Christ. Si la méthode et les armes différent de celles des autres, l’engagement du combattant de la liberté qu’était Jésus-Christ n’avait qu’un seul objet : affranchir les humains de la plus cruelle des tyrannies. Pour lui aussi, le combat pour la victoire ne sera pas facilement gagné. Il exigera le don total de sa personne, le sacrifice entier et ultime de sa vie. Les effets ineffaçables, inabrogeables seront à la hauteur du sujet et du prix payé. Près de 2 000 ans après les faits, tous ceux qui se revendiquent de la liberté qu’il a acquise peuvent en jouir. La victoire n’est pas passagère, mais définitive. La portée ne concerne pas seulement cette vie, mais l’éternité. Explications.

Liberté

Si l’aspiration à la liberté est universelle, sa définition est multiple. Si, pour l’interné d’un camp de travail en Corée du Nord, être libre signifie quitter le lieu où il dépérit, dans notre esprit d’occidental, elle a souvent comme signification la revendication d’agir selon sa propre volonté sans contrainte. La possibilité de satisfaire tous nos désirs quand on veut, sans se plier à aucune contrainte, est la liberté.

Pour Jésus-Christ, la plus terrible aliénation n’est pas extérieure, mais à l’intérieur de chacun de nous. Selon sa pensée, chacun de nous est esclave de ce qui a triomphé de lui. L’homme naturellement libre n’existe pas. Au contraire, les maîtres qui l’asservissent sont légion : argent, sexe, soif de pouvoir, passions... C’est du cœur même de l’homme, de chaque homme, que sortent les sources mêmes de la tyrannie dont il est victime. L’alcoolique, le pervers, le drogué en sont les exemples criants. Que personne ne pense cependant être au-dessus du lot : chacun sait au fond de lui-même sous quelle contrainte, sous quelle emprise il vit !

Ne peut montrer, c’est évident, le chemin de la liberté que celui qui, lui-même, est libre. S’il y a une chose qui différenciera Jésus de tout autre homme, c’est la liberté dont il faisait preuve. Personne nulle part ne réussira à lui fermer la bouche ou le fondre dans un moule existant. Jamais, une seule fois, Jésus, même saisi par la plus profonde des indignations, ne perdra la maîtrise parfaite de lui-même. Partout, en toutes circonstances, il se révélera comme l’Incorruptible même ! De tous les êtres ayant marché sur terre, le seul qui fut libre est Jésus. La raison en est simple : par son origine, Jésus est le seul être humain à ne pas être équipé de la même nature que nous. Il n’a pas besoin de devenir libre : il est né ainsi, fils de Celui qui, de toute éternité, l’est aussi : Dieu.

Il a renoncé à sa liberté pour que tu sois libre !
Dès lors, l’objectif de Jésus sera simple et unique. A la fois fils de l’homme et fils de Dieu, il n’aura qu’un seul souci : affranchir ses frères humains de toutes les tyrannies héritées de leur rupture avec Dieu. Tous les récits rapportés par les témoins de ses actes l’attestent : qui laisse agir Jésus dans sa vie se trouve affranchi de ce que sa volonté seule est incapable de le sauver. A son contact, le voleur cesse de voler. Il se met à travailler de ses mains pour rembourser celui qu’il a spolié. L’hypocrite cesse de jouer un jeu : il devient sincère. La prostituée cesse de vendre son corps : elle se donne désormais autrement aux autres. La liberté que Jésus offre n’est cependant pas gratuite. Elle va lui coûter le prix fort. Pour nous donner de partager sa vie, Jésus va devoir la perdre. La force qui est la sienne ne peut nous être donnée que s’il y renonce pour prendre sur lui toutes les chaînes par lesquelles nous sommes aliénés. Il le fera au moment où, montant sur la croix, il renoncera à sa liberté pour choisir volontairement de mourir. C'est, non le poing levé, mais crucifié, que Jésus nous acquerra notre liberté.

Victorieuse en apparence, la mort elle-même, trois jours après, relâchera sa proie. Il était impossible, disent les amis de Jésus, qu’elle le retienne. L’homme libre ne pouvait longtemps rester enfermé. La tombe vide témoigne de sa victoire. Cette victoire, 2 000 après, est aussi la nôtre. Il nous suffit pour y entrer de nous l’approprier. Reconnaissons que sans Jésus dans notre vie, nous sommes des aliénés. Confions-nous en Lui, le Libérateur ! « Celui que j’affranchis, promet-Il, devient réellement libre ! »

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus