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samedi 11 mai 2013

Vision et méditation


Modes de révélation

« Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers par le Fils… : Hébreux 1,1-2.

La Bible témoigne ici des modes différents de communication que Dieu a employés au cours du temps
Visions que reçut Daniel : dessin de Gustave Doré
pour se révéler. Ces modes étaient profondément liés à l’étape dans laquelle la Révélation se trouvait lorsqu’ils ont été mis en œuvre. Tant que le Fils n’était pas venu, Dieu dut user de moyens divers pour se révéler. Il eut recours à des visions, des rêves, des théophanies (des manifestations visibles ou audibles de Dieu), des symboles… Le Fils étant venu, l’Esprit ayant été donné à tous ceux qui croient, ces modes provisoires de communication ne sont plus normatifs.

Visions ou méditations

A la lecture de ce que certains prophètes ont vécu, des croyants ou simples lecteurs de l’Ecriture pourraient être amenés à les envier. Etre l’objet de visions ou de révélations irréfutables doit être quelque chose de fantastique. Evidemment, pensons-nous, si notre relation avec Dieu était marquée par de tels phénomènes, nous ne serions pas les croyants que nous sommes. Rien ne nous ferait plus douter, chanceler, chavirer dans la foi !

Sans nier l’impact d’une vision donnée par Dieu sur la foi d’un croyant, j’aimerais faire ici l’apologie du bienfait incomparable que produit pour la foi la méditation éclairée de l’Ecriture. L’exemple le plus probant de l’effet des deux modes de communication divine nous est donné par le prophète Daniel. Homme de vision, Daniel est aussi un homme de méditation. Or, il me semble, la pratique régulière de la méditation a produit chez le prophète des effets beaucoup plus profonds que les visions dont il fut l’objet.

Le quotidien et l’exceptionnel

Si Daniel fut le sujet de grandes visions, c’était, dans le quotidien de sa vie, la Parole de Dieu qui faisait l’objet de sa méditation. Les visions que reçut Daniel sont impressionnantes. Elles occupent une place centrale dans son livre dont l’objet est de faire avancer la révélation donnée par Dieu jusque là des temps et de l’histoire. Mais il faut noter que ces visions étaient rares. Elles n’étaient pas, loin s’en faut, le quotidien du prophète. Elles se produisirent lors d’événements exceptionnels, lors surtout des changements de royauté dans les empires qui se sont succèdés au long de sa vie.

Dans le quotidien, la relation de Daniel avec Dieu ne fonctionnait pas sur un autre mode que le nôtre. La Parole de Dieu était la nourriture de la foi, de l’espérance du prophète. Le chapitre 9 du livre en témoigne. Elle nous parle d’un moment particulier qui se produisit lors d’un exercice quotidien. Alors qu’il méditait sur le livre du prophète Jérémie, Daniel comprit quelque chose qui le bouleversa et le remua complètement. S’en suit la prière personnelle la plus longue du livre. L’impact de la Parole de Dieu lue et méditée fut tel qu’il affecta le prophète profondément.

Comparaisons

Dieu, selon le dessein particulier qu’Il avait en vue pour Daniel, l’enseigna par de grandes visions. Mais celles-ci ne se substituaient pas à la Parole déjà révélée. Elles la complétaient, dans un temps où tout n’avait pas encore été dit. Ce chapitre en témoigne qui ajoute à la révélation reçue par la Parole, la vision qui l’explicite.

Si la vision s’impose d’elle-même de l’extérieur, le propre de la Parole est d’agir à l’intérieur. Par la vision, Dieu présente au regard du prophète une réalité qu’il ne connaît et ne comprend pas toujours. Le prophète devient alors un spectateur qui raconte. Le travail qu’opère la méditation de la Parole est tout autre. La Parole s’adresse au cœur, à l’esprit, à la conscience du prophète. Elle éveille en lui des pensées, des sentiments qui, par son éclairage, le saisissent et en font un acteur de l’œuvre de Dieu. La Parole est comme une nourriture que l’on ingère, que l’on assimile et qui, ensuite, devient partie intégrante de notre être. La vision fait davantage de celui qui la reçoit un sujet passif. Le prophète voit, décrit et transmet. Ce chapitre, qui nous rapporte la plus longue prière qui ait été formulée par Daniel, est le témoignage du travail intérieur profond qu’opèrent la lecture et la méditation de l’Ecriture. Seule la Parole vivante de Dieu a le pouvoir de produire en nous un tel chavirement. Elle seule pénètre au plus profond de notre être, jusque dans ses articulations, pour produire en nous l’effet escompté : Hébreux 4,12.

Méditons, méditons, méditons encore…

Méditant le livre de Jérémie la première année de Darius, Daniel comprit ce qu’il n’avait pas encore vu. Il saisit, comme jamais peut-être, le fil conducteur qui reliait le temps dans lequel il vivait au passé glorieux, puis déclinant d’Israël. La vision que Dieu lui donnera par Gabriel lui révélera ce qu’il peut, dans la foi, attendre pour l’avenir. Si la lecture de la parole est un exercice auquel on doit s’adonner chaque jour, il y a des moments où celle-ci correspond à un rendez-vous particulier de Dieu. Il y a des dates, dans l’exercice de notre piété, marquées d’une pierre blanche. Elles témoignent de moments au cours desquels la Parole écrite, ancienne est devenue si actuelle, si personnelle que c’était comme si elle n’avait été écrite que pour nous. C’est ici ce qui se produisit pour Daniel.

Tous les hommes qui reçurent de la part de Dieu de grandes visions étaient des hommes de l’Ecriture. L’Ecriture habitait en eux. Elle imprégnait, saturait leur pensée. Dieu pouvait faire d’eux le réceptacle de nouvelles révélations parce qu’ils étaient habités par celles qu’Il avait déjà donné jusqu’ici à Son peuple. Le privilège du croyant qui vit aujourd’hui est qu’il n’a plus besoin d’attendre de Dieu qu’Il active pour lui un tel mode de communication. Il peut certes le faire à titre exceptionnel. Dieu reste souverain sur Ses manières d’agir.  Mais le croyant en Jésus-Christ possède des atouts que ceux qui ont vécu avant Sa venue et celle des apôtres ne possédaient pas. Il a une Révélation achevée : la Bible est close. Il possède l’Esprit de Christ qui vit en Lui. Paul dira à ce sujet qu’il a la pensée de Christ en lui. Il a l’Eglise, le peuple de Dieu doté de tous les dons de connaissance dont il a besoin…

Croyons que dans notre vie quotidienne, nous pouvons, habités par l’Esprit de Christ, entendre la voix de Dieu au travers de la méditation de la Parole inspirée. Il vit en nous et veut s’adresser, dans le silence et le secret, au plus profond de notre être. N’attendons pas de Dieu un mode de communication extraordinaire. Ici, à l’intérieur, Il nous donne rendez-vous. Il veut que chaque jour soit une date marquée par une pierre blanche, celle de Sa Parole rendue vivante, actuelle et personnelle pour nous. Alors, chrétien, médite, médite et médite encore la Parole ! Tu ne peux pas trouver pour ton quotidien mets préparé par Dieu plus succulent pour ton âme !


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samedi 12 janvier 2013

Dieu et les chiffres



Le pouvoir des chiffres

Le fait de compter a un effet pervers sur l’homme. Compter son argent, ses possessions, autant que compter les gens fait trop facilement naître en nous un sentiment de pouvoir et d’orgueil. Celui qui compte, contrôle ; il est maître du rôle. Et avec ce sentiment naît une fausse confiance dans les nombres, la présomption que, à l’intérieur des limites des résultats calculés, nous maîtrisons la situation. Plus ces résultats sont importants, plus ces limites sont floues et plus la présomption est grande. Cela devient trop vite : « Je compte, donc je suis », et jouant sur les deux sens du mot, plus je peux compter, plus je compte. La force de la vie, d’un pays, est alors proportionnelle à la puissance des chiffres. L’Antichrist fondera sa présomption sur cette puissance des chiffres. Non seulement le monde entier le suivra, mais ces foules de gens seront soigneusement chiffrés, traduites en numéros dont la clef sera le 666 : Apocalypse 13,3.17-18.

Effet pervers

Compter peut avoir un effet pernicieux sur l’homme. Les chiffres l’amènent au désespoir quand ils sont en chute, au point qu’un mauvais chiffre d’affaires pousse certaines personnes au suicide. Ou alors, ils l’amènent à l’arrogance. Mais dans les deux cas, le chiffre vole la place de l’être et commence à mener une existence indépendante. Nous pensons pouvoir posséder ce que nous pouvons calculer, compter. Mais ce que nous comptons finit très vite par nous posséder.

Dieu et les chiffres

Dieu se dresse contre cette puissance des chiffres. Il est le Dieu indéchiffrable. Le nombre n’a aucune prise sur lui, ni aucune importance pour lui. Lorsqu’il invite Abraham  à contempler le ciel et à compter les étoiles, il ne le pousse pas à taper sur un clavier d’ordinateur. Il l’invite à placer sa confiance dans le Seigneur dont le pouvoir est sans limites. Pauvre homme qui ne peut calculer le nombre des étoiles…

Le calcul n’a aucune prise sur Dieu. Il est le Dieu qui ne calcule pas. Lorsqu’Il ordonne à Moïse de compter le peuple, il lui apprend aussi vite comment il doit le faire, dans quel esprit. Il lui enseigne comment éviter le risque pervers qui se cache derrière le calcul. Il lui donne de racheter les individus. Compter est dangereux et peut coûter cher. La force ne sera jamais dans le nombre. Le nombre n’est qu’une béquille. Face aux 135 000 Madianites, Gédéon dénombre ses hommes et Dieu s’en défait : Juges 7,8.

La stabilité de l’Eglise, de toute Eglise locale, ne réside pas dans le nombre plus ou moins important de ses membres, ni dans l’importance de ses biens, ni dans l’attrait de ses activités. Elle repose uniquement sur le sang du Fils éternel de Dieu dans la mesure où il est devenu le Sauveur personnel de chacun. Une Eglise nombreuse, mais où peu de personnes sont passées par l’expérience d’un salut personnel, sera une Eglise instable. Compter les têtes est très facile, et peut nous conduire à une confiance orgueilleuse. Dieu ne compte pas ainsi. Il compte les cœurs de ceux qui sont à lui, entièrement à lui !

Extrait du livre : « La tente de Dieu dans le désert des hommes : Egbert Egberts : Edition Excelsis


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samedi 7 juillet 2012

Aujourd'hui est le jour du salut !

Texte biblique :

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche...L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous !  Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ?  Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis : Evangile selon Luc, chapitre 23, versets 33.39 à 42

Les deux brigands !

Le texte de l’Evangile ci-dessus nous place face à trois personnes qui sont en fin de vie. Il y a Jésus au centre et deux malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Aussi pénible et douloureux que soit le face à face avec la mort, ce face à face est toujours pour chacun un moment de vérité. La mort est partout autour de nous et, souvent, nous n’y prêtons pas attention. Mais lorsqu’elle touche un proche, elle nous secoue, nous bouscule et nous sort de notre torpeur. Elle nous oblige alors à la réflexion : le temps de quitter ce monde viendra aussi pour moi. Qu’ai-je fait de ma vie, cette vie dont je ne suis pas le propriétaire, et qui m’a été donnée par Dieu ?
Nul doute que les deux brigands placés à côté de Jésus y pensent. Ils sont aussi proches de Lui sur le plan de la distance (quelques mètres), qu'ils sont éloignés l’un de l’autre sur le plan de l’attitude et du comportement.
Le premier, celui de gauche, injurie Jésus. S’il se trouve là, dans cette situation, ce n’est pas de sa faute. Il est une victime et il peste contre Jésus qui ne bouge pas le petit doigt pour le sortir de là. Le second, celui de droite, le reprend. Il lui fait part du caractère insensé de sa révolte. « Pour nous, dit-il, ce n’est que justice. Nous recevons ce qu’ont mérité nos actes. » Il se place, non du côté de la victime, mais du coupable.
Au milieu des deux, il y a Jésus qui, au départ, ne dit rien. Tout cependant témoigne dans son attitude que ce n’est pas à cause d’un crime ou d’un forfait qu'Il se trouve là en compagnie des brigands. Jésus est innocent. Il est même, dit la Bible, le seul homme juste que la terre ait porté.
Une question se pose à chacun de nous à la lecture de ce texte ? Dans lequel des deux brigands nous retrouvons-nous ? Sommes-nous comme le brigand de gauche, prétextant que nous n’avons rien fait de mal, que nous ne sommes que des victimes, que notre malheur n’est pas dû à nos choix, à nos fautes, mais aux autres ? Où plutôt comme le brigand de droite qui, se connaissant, sait que s’il devait se présenter à Dieu en l’état, il n’aurait aucune chance d’être déclaré juste !
Que fait ici Jésus ?

Si Jésus se trouve là au milieu des brigands, c’est nous dit la Bible, qu’il est venu, non pour des justes, mais pour des pécheurs, des coupables, des gens qui ont failli… et qui sont prêts à le reconnaître.
7 siècles avant sa venue, le prophète Esaïe a dit par avance de Jésus : « Ce sont nos souffrances qu’il a porté ; c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé… Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix (la paix avec Dieu) est tombé sur lui : Esaïe 53,4-5.
Alors que les deux brigands sont aux portes de la mort, une seule question se pose. Que vont-ils faire de la main tendue de Dieu qui se trouve juste à côté d’eux ? Cette main, certes, est crucifiée. Mais elle l’est parce que c’était la seule solution qui existait pour que la pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu se fasse. Il fallait que le Juste paye pour les injustes que nous sommes !
Le brigand de gauche a refusé la main tendue de Dieu. Il n’a plus injurié Jésus, mais il ne s’est pas non plus adressé à Lui pour lui dire qu’il regrettait sa conduite. Le brigand de droite, comprenant qui est vraiment Jésus, le Fils de Dieu, a mis toute sa confiance en Lui pour son salut, le salut éternel de son âme.
La réponse de Jésus à sa prière fut claire, précise, immédiate et sans ambigüité : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis : Luc 23,43.
Enseignements :

De l’histoire que nous avons lu, je retiens 4 leçons :
1ère leçon : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27
2ème leçon : Il n’y a pas de juste, pas même un seul. Même si nous n’avons pas commis de crimes, aucun de nous n’atteint le niveau de justice requis par la loi de Dieu. Tous nous avons péché, failli.
3ème leçon : Il n’y a de salut en aucun autre que Jésus. Sous le ciel, dit l’apôtre Pierre, Dieu n’a donné aucun autre nom par lequel les hommes puissent être sauvés : Actes 4,12. Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, dit l’apôtre Paul, Jésus-Christ qui s’est donné pour nous : 1 Timothée 2,5
4ème leçon : c’est aujourd’hui, maintenant le jour du salut. Aujourd’hui, dit la Bible, si vous entendez la voix de Dieu, son appel, n’endurcissez pas votre cœur. Aujourd’hui, je peux décider de placer ma confiance en Jésus pour mon salut éternel.
Que Dieu, en ce jour, nous donne à nous, vivants, de nous préparer pour notre rencontre avec Lui !

samedi 18 décembre 2010

L'impunité des méchants

Pourquoi Seigneur ?

S’il y a une question qui perturbe les incroyants, mais aussi parfois les croyants, c’est bien celle de la permissivité apparente de Dieu envers le mal. Que ce soit les prophètes ou les psalmistes, plusieurs, dans la Bible, n’hésitent pas à faire part à Dieu de leur perplexité face à l’impunité dont semble jouir les méchants. « J’étais jaloux des vantards, avoue Asaph, en voyant la paix des méchants ! Car ils sont exempts de souffrances, ils ne pensent pas à la mort, leur corps est en bonne santé : Psaume 73,3 et 4. » La perplexité est d’autant plus grande pour le croyant lorsque, à contrario du méchant, celui-ci passe par des moments difficiles. « Tous les jours, je suis maltraité, se plaint le même auteur, je sui châtié chaque matin : Psaume 73,14.

Au-delà du sort du croyant, une question d’une autre nature se pose : cette impunité dont jouit le méchant ne dessert-elle pas Dieu ? N’encourage-t-elle pas le méchant à poursuivre dans la voie du mal ? Ne discrédite-t-elle pas l’idée de la justice divine ? J’aimerais par ce billet apporter, non toute la réponse, mais trois éléments, peu souvent abordés, mais décelables dans la lecture de l’Ancien Testament !

1er élément de réponse :

Si le méchant poursuit dans la voie du mal, il n’a nul besoin pour cela de l’encouragement de Dieu. Sa persévérance dans cette voie n’est due qu’à une chose : le fait que lui-même se persuade, par de faux raisonnements,  soit de l’inexistence de Dieu, soit qu’il n’aura pas à Lui rendre compte de ses actes. « Comment Dieu saurait-il ? pense le méchant ? Y aurait-il même de la connaissance chez le Très-Haut ? : Psaume 73,11. » « Le méchant, d’un visage hautain, déclare : « Dieu n’existe pas. » Il ne va pas chercher plus loin, c’est là le fond de sa pensée : Psaume 10,4.  Notons que, pour poursuivre tranquillement dans la voie du mal, le méchant n’a d’autre choix que de détruire en lui l’idée de Dieu telle que nous la présente l’Ecriture : un Dieu vivant, omniscient, devant qui nulle créature ne saurait rester cachée.

2ème élément de réponse :

Si, comme le pense, pour se rassurer, le méchant, Dieu n’existe pas ou ne voit rien, la question se pose : pourquoi, pour atteindre ses buts, le méchant agit-il toujours dans les ténèbres, de manière rusée et sournoise ? Pourquoi n’a-t-il pas toute liberté pour accomplir, au grand jour, ses funestes desseins ? Pourquoi doit-il constamment recourir à la ruse, au mensonge, à la dissimulation ou la tromperie ? C’est que, même s’il veut éliminer Dieu de sa pensée, il ne peut complètement l’évacuer de son être ! Sa conscience, reflet de cette voix de Dieu qui le condamne, est là pour lui dire qu’il existe une justice transcendante qui, qu’on le veuille ou pas, pèse et soupèse chacune de nos actions pour en donner avant l’heure le verdict. « De là, dit l’apôtre Paul, ces raisonnements par lesquels on se cherche des excuses, ces pensées qui tantôt accusent, tantôt absolvent ; de là aussi ces jugements qui approuvent ou désapprouvent la conduite d’autrui : Romains 2,15. » Ainsi donc, ce n’est pas Dieu qui, en premier, condamne le méchant. C’est lui-même qui le fait en agissant intentionnellement contre la loi de Dieu écrite en lui, loi qui le désapprouve dans ses actes.

3ème élément de réponse :

Tous les méchants font les mêmes erreurs. Bien qu’ayant déjà sous leurs yeux de multiples témoignages de la rétribution dont ont été l’objet avant eux d’autres méchants, ils continuent de croire, contre les faits, que leurs péchés ne les atteindront pas. Certes, le méchant peut aller loin et commettre beaucoup de mal avant que n’arrive pour lui la ruine. Mais, s’il ne se repent, celle-ci, quoi qu’il fasse, l’atteindra. C’est cette réalité, plus que toute autre, qui mettra fin au dilemme dont souffrait la foi d’Asaph quant à l’impunité apparente du méchant. « Je me suis mis à réfléchir. Longtemps, j’ai cherché à comprendre, c’était un tourment à mes yeux. Jusqu’au jour où je suis entré dans le dessein secret de Dieu, et où j’ai fini par comprendre le sort final qui les attend. Car tu les mets, certainement, sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont détruits et finissent dans l’épouvante. Comme un songe après le réveil, Seigneur, quand tu te léveras, tu chassera leur vaine image. Oui, quand j’avais le cœur amer et tout mon être déchiré, j’étais un sot, un ignorant, comme un animal sans raison : Psaume 73,16 à 22 .

Conclusion :

La conclusion est qu’en toutes choses ce qui pousse le méchant à poursuivre dans sa voie est l'aveuglement dont il est l'objet. Avant les victimes de ses méfaits, il est lui-même la victime d’une puissance d’égarement qui le trompe et l’illusionne. Tous les mensonges auxquels il croit sont ceux par lesquels, dès l’origine, le diable réussit à convaincre  Eve de désobéir à Dieu. « Tu ne mourras pas, lui a-t-il soufflé ! Gen 3,4. » Autrement dit : « Dieu oublie, Il ne jugera pas ! Il menace, mais c’est pour effrayer ! Ses jugements ne viendront pas ! »

Que le faible, le pauvre, l’opprimé, la victime de l’injustice le sachent. Il y a un Dieu au ciel qui, un jour, demandera compte à chacun de ses actes. Qu’ils mettent leur espoir en Lui. Il rendra justice à l’orphelin, aux veuves et à tous ceux qui sont écrasés afin que l’homme tiré de la terre ne continue plus à faire trembler d’effroi : Psaume 10,18.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 avril 2008

Avis de tempête (suite)


LA TEMPETE…

Le pressentiment de Paul ne tarda pas à se vérifier dans les faits. A peine le large gagné, un vent de tempête puissant se leva entraînant rapidement le bateau à la dérive. Le savoir-faire, toute l’expérience des marins s’avéreront vains, inutiles. Les forces supérieures de la nature rendent tout effort de contrôle de la situation impossible. Plus de gouvernant pour tenir d’une main ferme la barre du gouvernail.

Economique…

Beaucoup de spécialistes le pressentent. Le monde entre dans une période de fortes turbulences. Economiques tout d’abord avec un pouvoir d’achat qui ne cesse de diminuer. Parlant des fléaux qui déferleront successivement sur la terre dans la période finale de l’histoire, Jean, un disciple de Jésus, partage dans le livre de l’Apocalypse l’une des nombreuses visions qu’il eut :

Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis la voix du troisième être vivant dire : Viens ! Alors je vis un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main. Et j’entendis une voix au milieu des quatre êtres vivants ; elle disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier. Quant à l’huile et au vin, ne leur fais pas de mal.

Jean nous parle ici d’un fléau qui touche au commerce mondial (ce que la balance symbolise). Ce fléau se manifestera par une augmentation affolante des prix des denrées de base (blé, orge), tandis que les produits de luxe (huile, vin) ne seront pas atteints. De nombreux consommateurs s’étonnent à juste raison du décalage existant entre leur pouvoir d’achat et les statistiques officielles de l’INSEE sur le sujet. L’écart tient au fait que l’Institut donne un chiffre qui englobe les prix de tous les produits mis en vente sur le marché. Mais, si nous achetons pain, lait, pâtes, et fruits pour nous nourrir tous les jours, nous savons tous que c’est rarement que nous nous équipons en matériel High Tech dernier cri. Le constat de la montée des prix de consommation courante face aux produits de luxe en devient presque choquant. Un exemple : l’ordinateur sur lequel j’écris ce texte m’a coûté, il y a deux semaines, deux pleins d’essence…

Menaces mondiales…

La tempête économique n’est qu’une partie des turbulences qui vont secouer le monde dans les temps à venir. Jean fait suivre le 3ème cavalier d’un 4ème porteur de mort et de destruction pour un quart des habitants de la terre. Jésus parle d’un temps d’angoisse des nations tel qu’elles ne sauront plus que faire au bruit de la mer et des flots, les humains rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre habitée[1].

Il n’est pas dans l’intérêt d’un homme politique d’avouer qu’il est dépassé par la situation, que le bateau qu’il mène devient incontrôlable ou que la situation de l’humanité ressemble à celle du rafiot dans lequel se trouve Paul, livré à des forces destructrices ingérables. Mais des signes manifestes d’impuissance apparaissent de plus en plus. Les caisses sont vides… Le spectre d’une inflation mondiale se lève… La Bourse ne tient plus en place...De nouvelles menaces apparaissent : Chine, Russie, Islamisme… Et Dieu dans tout cela ?

SIMILITUDE PROPHETIQUE

Sept siècles avant Jésus vivait le prophète Esaïe. C'était alors le temps du roi Ozias, un temps de prospérité. Esaïe sentait cependant que derrière le calme apparent une tempête se levait. Il voyait la société qui l'entourait plongée dans l'orgueil, la vanité, l'idolâtrie et l'occultisme. Aussi, annonça-t-il par avance le jugement qui allait frapper la nation :

Le Seigneur, l'Éternel des armées, va ôter de Jérusalem et de Juda tout appui et toute ressource, toute ressource de pain et toute ressource d'eau,
Le héros et l'homme de guerre, le juge et le prophète, le devin et l'ancien,
Le chef de cinquante et le magistrat, le conseiller, l'artisan distingué et l'habile enchanteur.
Je leur donnerai des jeunes gens pour chefs, et des enfants domineront sur eux.
Il y aura réciprocité d'oppression parmi le peuple; l'un opprimera l'autre, chacun son prochain; le jeune homme attaquera le vieillard, et l'homme de rien celui qui est honoré.
On ira jusqu'à saisir son frère dans la maison paternelle: Tu as un habit, sois notre chef! Prends ces ruines sous ta main! -
Ce jour-là même il répondra: Je ne saurais être un médecin, Et dans ma maison il n'y a ni pain ni vêtement; Ne m'établissez pas chef du peuple!
[3]

Si l’objectif du Seigneur par le jugement est de sanctionner les attitudes des hommes à Son égard (orgueil, idolâtrie), le chemin pour y parvenir passe souvent par les aspects concrets de leur vie. Dieu sait en effet que tant que nous ne sommes pas touchés au point sensible de nos vies, les paroles, les avertissements, les menaces qu’Il nous fait n’ont ou n’auront que très peu d’impact. Derrière l’arrogance de notre façade ou de celle des systèmes que les hommes se sont construits, Dieu sait où se trouvent les points de vulnérabilité par lesquels Il peut les atteindre et, quelque part, leur faire mal.


C’est pourquoi, en annonçant ce qui va se produire pour Jérusalem et Juda, Esaïe identifie les objets qui, concrètement, vont être les premières cibles que les traits du jugement de Dieu vont atteindre. L’Eternel, dit Esaïe, va ôter de Juda les ressources de pain et d’eau, puis renverser tous les hommes qui occupent au sein de la nation les postes d’autorité et de référence. Il va en quelque sorte agir sur le système, le mettre sens dessus dessous pour qu’il s’effondre. Ce bouleversement sera tel que, même en le cherchant, on ne trouvera plus personne qui se porte volontaire pour mener le peuple. La vulgarité triomphant, la nation sera devenue ingouvernable.

Ce que Juda et Jérusalem vivent ici n’est-il pas le chemin, la voie dans laquelle bientôt le monde va se trouver ? Nous le voyons ici décrit : lorsque le chaos s’installe dans une nation, le peuple est prêt à placer n’importe qui à sa tête pour le gouverner et lui apporter un semblant de sécurité. C’est le chaos économique et politique qui va placer la Bête, l’Antichrist à la tête du monde ! Malheur à lui en ce jour !

LE SILENCE DE DIEU


11 versets dans le récit du livre des Actes séparent le premier moment où Paul prend la parole du second. 11 versets de silence. Il nous rappelle le fait que lorsque Dieu parle, et qu’Il n’est pas écouté, Il n’insiste pas. Il n’en a d’ailleurs pas besoin car les faits suffiront à démontrer par la suite qu’Il avait raison. Ce que Dieu dit est toujours en accord avec la Réalité. La parole de Dieu est la Réalité dite d’avance, pour que nous la prenions en compte et que nous ajustions notre comportement à ce qu’elle annonce. Mais que nous le fassions ou pas, la Réalité s’accomplira. En feront les frais ceux qui n’auront pas voulu l’écouter. Vous auriez dû m’obéir… sera la première parole de Paul, après que la tempête lui ait donné raison. C’est ce que nous devrions aussi toujours faire.

Depuis des siècles, la Parole de Dieu est annoncée. Elle nous avertit et nous annonce très clairement que notre monde court à sa perte et que la tempête du jugement va s’abattre sur le système qui le préside. En vain ou presque ! La Parole de Dieu est bonne pour les gens faibles : elle leur donne au moins quelque chose à quoi s’accrocher. Mais l’homme moderne sait ! Il est allé sur la lune ! Par la science et la technologie, il maîtrise le monde. Dieu, Lui, ne dit rien. Il attend car, dès le début, Il voit où la chose va mener. La Parole avertit, mais, si elle n’est pas écoutée, elle n’est pas pour autant caduque ou sans force. Le temps vient où les faits vont donner raison à la Parole qui, tout à coup, va se révéler être d’une étonnante actualité et autorité…

Avec une promesse pour celui qui, dès l’origine l’a retenu : parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre.[2]




[1] Luc 21,25-26
[2] Apocalypse, chapitre 3, verset 8

[3] Esaïe 3,1 à 7



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 mars 2008

Croisière agitée...

ZONE DE CONFORT

Qui de nous, soyons honnête, aime à vivre dans l’incertain, l’inconnu, le dangereux ? Nous affectionnons tous nous mouvoir dans notre zone de confort ! Nous nous sentons tous à l’aise dans l’univers sécurisé de notre vie, là où se trouvent nos points de repères habituels, là où tout ce qui nous entoure nous est familier. Mais que survienne tout à coup un évènement qui bouscule, perturbe, affecte cette sécurité, ou que, brusquement, nous soyons projetés dans un contexte hostile, nous faisons vite l’expérience de notre fragilité, de notre vulnérabilité, du fait qu’il faut parfois bien peu de choses pour que, de la paix que procure la sécurité, nous tombions vite dans la panique, voire la terreur qu’inspire l’inconnu et le fait d’être livré sans défense à l’arbitraire…

Y a-t-il quelque part un Rocher sur lequel nos pieds puissent se poser sans crainte qu’il ne nous fasse défaut ? Y a-t-il une ancre à laquelle notre âme puisse s’arrimer qu’aucune espèce de tempête n’a le pouvoir de détacher ? Un récit de la Bible y répond. A la fois expérience vécue et parabole de l’histoire du monde comme de chaque vie, il nous enseigne où, comment, à quel moment on découvre si, oui ou non, le fondement sur lequel repose notre sécurité est vrai, solide, invulnérable ou pas. Focus sur un voyage agité, vécu il y a près de 2 000 ans par 276 personnes qui auraient pu périr corps et biens, mais qui, toutes, s’en sont finalement sorties, corps et âme.

EN ROUTE POUR ROME…

La scène se passe sur la Méditerranée, au début de ce qu’on peut appeler pour les marins, la mauvaise saison : saison des tempêtes, de caprices météorologiques imprévisibles, chaotiques… Embarqué dans le voyage pour des raisons d’ordre pénal, se trouve, au milieu de nombreux autres prisonniers et membre d’équipage, Paul, un serviteur de Dieu et du nouveau Messie, dont le message se heurte partout à une forte opposition : Jésus-Christ. Pressentant de manière intuitive et inspirée le danger auquel ils allaient tous être exposés si le bateau poursuivait sa route, Paul avertit le centurion à la garde de qui il était confié. Mais qui est-il ce Paul pour dire à des marins expérimentés ce qu’ils doivent faire. ? A-t-il seulement quelques notions de navigation ? Des tempêtes et des grains, ils en ont déjà affrontés ! Ce n’est pas aux novices de dire à ceux qui ont l’expérience et le savoir-faire ce qu’il convient ou non d’effectuer.

Nous sommes tous, que nous le voulions ou non, embarqués dans ce monde dans le même bateau ! Certes, dans la croisière de la vie, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. La condition des uns diffère fortement de celle des autres. Il y a ceux qui, comme le capitaine et le timonier de notre histoire sont au commandement du vaisseau. Ce sont ceux qui, hommes politiques, penseurs, philosophes, donnent le ton, décident des orientations qui engagent les nations, l’humanité, dans les directions qu’ils estiment les meilleures. Ces hommes, comme le dit notre texte auquel se réfère notre récit[1], se croient maîtres de leur dessein. Ils ont l’expérience, le savoir-faire, la maîtrise des choses. Bref ! Ils connaissent leur sujet ! Qui sommes-nous pour leur dire que les orientations qu'ils prennent les mènent à la catastrophe ?

Il n' y a cependant pas que les hommes politiques qui se conduisent comme des capitaines de vaisseau sûrs de leur affaire. En fait, quiconque exerce une responsabilité, qu'elle soit simplement familiale ou professionnele peut agir de la sorte. Chaque responsabilité comporte en elle-même une dose de pouvoir, pouvoir sur des vies, pouvoir sur les autres. Le chef de l'Etat emmène dans la barque qu'il conduit toute la nation de laquelle il est la tête. Si nous voulons voir à quoi ressemble une dictature, et les effets qu'elle a sur le peuple sur lequel elle s'exerce, nous pouvons jeter un coup d'oeil sur la Corée du Nord. Nous aurons ici la démonstration grandeur nature du malheur dans lequel peut être plongé un peuple à la tête duquel se trouve un capitaine fou. Sommes-nous conscients cependant que, nous aussi, père, mère, chef de famille, chef d'entreprise, chef de service... nous pouvons exercer sur les autres un pouvoir pour leur bonheur ou leur malheur ?

Le capitaine et le timonier se croyaient maîtres de leurs desseins. Dès le début cependant, une voix se fait entendre. Elle les avertit ! Ces hommes si sûrs d'eux n'ont pas la sagesse infuse. Ils peuvent se tromper. La voix n'est pas la voix d'un connaisseur en navigation, mais c'est la voix d'un homme inspiré, un homme qui entretient avec le Tout-Puissant des relations étroites. Il ne pratique peut-être pas le métier de marin, mais il connaît intimement le Grand Capitaine de l'Univers, Celui qui dirige la course des astres, des galaxies et des comètes. Il a accès à une science cachée aux yeux des humains qui n'ont que la lumière de leur propre raisonnement et expérience pour se former un jugement.

Comment sommes-nous dans la vie ? Plutôt des gens sûrs d'eux-mêmes, imbus de leurs opinions ? Sommes-nous accessibles à des avis divergents des nôtres? Pensons-nous tout savoir ? Quelqu'un peut-il nous dire quelque chose sur nous-mêmes, nous désapprouver, mettre en doute nos soi-disant certitudes ? Soyons conscient qu'il existe au-delà de nous une sagesse et une connaissance qui nous sont supérieures. Cette sagesse nous a été communiquée au travers d'hommes inspirés, comme Paul. Ces hommes n'étaient pas plus que nous. Mais ils ont côtoyé de près le Tout-Puissant, le Grand Capitaine. Certains même ont voyagé physiquement dans la vie avec Lui, lorsque sous les traits de l'homme Jésus, Il a marché sur terre. Plutôt que de nous fier à nous-mêmes, à n'écouter que ce qui nous convient, nous ferions mieux, pour la sécurité de notre voyage, prêter une oreille attentive à leurs avertissements. Ne dit-on pas : A bon entendeur, salut ?

2 sagesses :

Sagesse de Dieu ou sagesse humaine ? Laquelle est sagesse, laquelle est folie ? Laquelle dans le temps va s’avérer exact, conforme à la réalité ? Laquelle faudra-t-il suivre pour, finalement, être sauvé ? La suite de l’histoire, la semaine prochaine, va nous le démontrer !

[1] La Bible : livre des Actes des apôtres, chapitre 27


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus