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vendredi 22 mars 2013

Idéologie manipulatrice

 Je ne résiste pas au désir de partager avec vous cette lettre d'un ancien député à un député plus jeune qui lui avait posé par écrit une certaine question. Lecture :

"Cher Collègue,

Dans votre dernier message, vous me demandez si les débats « sociétaux » auxquels j'ai participé dans ma carrière parlementaire, ont ressemblé à celui qui vient de se dérouler dans l'hémicycle. Je vous réponds que je leur vois moins de ressemblance que de continuité : selon moi, les discussions qui ont accompagné la légalisation de l'avortement, il y a presque quarante ans, l'institution du pacs en 1999 et l'ouverture du mariage aux homosexuels aujourd'hui, forment un seul et grand débat qui n'est d'ailleurs pas clos.

Pour expliquer ma pensée, je crois utile de souligner d'abord quelques traits de la méthode par laquelle le gouvernement Ayrault a fait voter sa loi.

L'ETONNANTE PRECIPITATION DU GOUVERNEMENT

Comme vous me le dites, la majorité de l'Assemblée n'a guère été appelée à réfléchir ; elle s'est laissé emporter par les envolées lyriques de la Garde des Sceaux. Le député rapporteur a rivalisé avec la ministre dans l'élan oratoire : « Il est venu, le temps de l'égalité ! » s'est-il écrié dans une formule qui résumait leur plaidoyer commun. En réalité, il est venu le temps où le mariage et la filiation sont redéfinis en fonction de l'homosexualité. Il en résulte un bouleversement de ces institutions multiséculaires. Voici un exemple : jusqu'à présent l'homme et la femme apportaient à l'enfant ce qu'il pouvait recevoir de plus précieux de l'un et de l'autre : la mère lui donnait la vie et le père son nom. Le don du nom était le signe de devoirs propres à l'homme. Il empêchait une exclusivité maternelle dont la science montre l'insuffisance pour la formation de la personnalité. Avec la loi Taubira, l'enfant se verra attribuer les deux noms par ordre alphabétique, sauf si les parents demandent expressément et par déclaration conjointe qu'il en soit autrement. Le nouveau système a été fait pour convenir aux « couples » homosexuels mais il brouille un repère simple et clair de filiation masculine pour tous les autres. Les relations de père à enfant, que l'on sait fragiles dans notre société, en seront davantage affaiblies.

Si encore ce bouleversement était nécessaire pour satisfaire une part significative du peuple français ! Mais il n'en est rien. L'Espagne, qui nous a précédé dans la légalisation du « mariage homo », nous offre des statistiques instructives : passé un effet de mode qui a fait monter de tels mariages jusqu'à 2% du total, leur proportion est retombé à 0,1%. Il en va de même au Canada. Vous avez raison de vous demander pourquoi le parti au pouvoir s'acharne à remodeler l'institution familiale au profit d'une infime minorité dont le genre de vie est et restera réfractaire à la conjugalité.

Votre perplexité a été accrue par la précipitation du gouvernement dans cette affaire. Des dossiers graves et urgents réclamaient l'attention de l'Assemblée : l'équilibre du budget par exemple ou la montée du chômage. Aucune enquête d'opinion, aucun mouvement de rue n'appelaient les députés à voter, toutes autres affaires cessantes, l'ouverture du mariage aux homosexuels. Au contraire, l'imminence du débat a provoqué d'imposantes manifestations d'hostilité. Et, selon tous les sondages, ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault ni Christiane Taubira ni aucun responsable de la loi n'ont été récompensés de leurs efforts par la moindre poussée de popularité. Alors, quelle raison à cette hâte ?

Il faut expliquer pourquoi tant de risques ont été pris pour si peu de bénéfices visibles. Vos collègues du Palais Bourbon, qui ont cédé à l'exaltation du discours ministériel, ne se posent apparemment pas la question. Essayons de réfléchir plus qu'eux.

UNE IDEOLOGIE QUI VEUT DOMINER LA VIE DES COUPLES

Je pense que le but réel de la loi Taubira n'est pas l'émancipation des homosexuels mais l'accomplissement d'une idéologie. C'est vers cet accomplissement que convergent toutes nos lois « sociétales » depuis un demi-siècle. Pour le comprendre, il nous faut revenir à leur mère commune, la loi Neuwirth (1967).

A l'époque, les progrès rapides de la biologie ont conduit à un mode simple et efficace de contraception chimique. Le succès de la « pilule » fut immédiat : elle apparut à la quasi-totalité des couples comme l'instrument décisif qui leur permettrait de maîtriser leur fécondité. En elle-même leur aspiration était légitime. Le législateur ne pouvait y rester insensible. La loi Neuwirth est née de là. Mais la pilule et le stérilet ont apporté aussi avec eux un autre effet, sous-estimé jusqu'à aujourd'hui. En refoulant ou en contrariant les lois naturelles propres au corps, ils ont accrédité la croyance que ce dernier n'est qu'un outil à la disposition de l'esprit de chaque individu. Et les esprits, n'éprouvant plus les contraintes des corps, ont aspiré à une autonomie sans limite. La contraception chimique et mécanique, telle que les techniques l'ont façonné il y a un demi-siècle, a donc eu de grandes conséquences morales : c'est d'elle que vient la fragilité des couples contemporains, qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits ; d'elle encore, l'indifférence aux lois du corps, qui se manifeste par exemple dans l'égalité exigée entre hétéro et homosexualité ; d'elle toujours, le refus de son propre corps, réclamé par ceux qui veulent changer de se.xe et, sous une forme différente, par les partisans de l'euthanasie ; d'elle enfin, cette aspiration à être soi contre la vie de son corps, dont témoigne le droit à l'avortement. L'euthanasie, l'avortement, l'homosexualité ont toujours existé. Mais c'est seulement dans le sillage de la contraception chimique qu'ils ont réclamé une reconnaissance positive.

Cette croyance est restée masquée pendant longtemps. A cause de son caractère presque invisible, les hommes politiques du dernier demi-siècle ont fait des lois dont ils n'ont pas compris, sur le moment, la vraie nature ni les véritables conséquences. Le gouvernement Pompidou pensait sincèrement, en 1967, que la pilule allait conduire à des « couples plus harmonieux » et des « familles plus heureuses ». Ses successeurs ont été interloqués par les statistiques qui ont enregistré la montée fulgurante des divorces et la multiplication des familles monoparentales. Simone Veil a été, à son tour, décontenancée par le flot qui a renversé les barrières fragiles qu'elle avait posées à l'interruption volontaire de grossesse. Lionel Jospin est encore ulcéré de constater qu'au rebours de ses prévisions, le Pacs, loin d'éteindre les demandes de mariage homosexuel, les a attisées. Dans les faits, la croyance qui se cachait derrière la « libération sexuelle » a imposé sa propre dynamique. Elle a débordé les calculs erronés et les promesses inconsidérées des gouvernants qui sous-estimaient sa puissance.

Nous n'avons plus l'excuse des hommes politiques du passé parce que l'expérience accumulée depuis cinquante-cinq ans parle suffisamment fort. Nous pouvons mesurer les conséquences des lois « sociétales » d'hier et donc deviner où nous conduisent celles d'aujourd'hui. Il n'est pas difficile de prévoir, par exemple, que la légalisation du mariage homosexuel annonce logiquement celles de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui. Les dénégations ministérielles ne peuvent plus être imputées à l'aveuglement. Elles relèvent du mensonge. Puis-je le prouver? Bien sûr. Si, pour faire passer sa loi, le gouvernement a pris tous les risques que nous avons relevés tout à l'heure, ce ne peut être que pour servir un impératif si fort qu'il lui a fait négliger les contingences. Et cet impératif est la croyance que je viens d'évoquer. Désormais elle se présente sans voiles. Elle domine même les idées de notre époque au point d'être devenue l'égale d'une foi religieuse. Elle proclame que l'humanité est proche d'une libération d'immense portée. Autrement dit, elle s'est transformée en idéologie. Le rapporteur de la loi Taubira, qui est un de ses fidèles, a expliqué son but quand il a affirmé que le jour venait où l'on pourrait « en finir avec la filiation biologique pour en venir à la filiation volontaire ». La gestation pour autrui sera un mode banal de procréation. Le corps sera enfin devenu un simple outil, reconnu comme tel par la loi : il pourra être vendu et acheté selon sa valeur marchande. Ce gouvernement sait où il va, contrairement aux précédents. Ses perspectives dépassent de loin son souci des homosexuels. Cherche-t-il d'ailleurs à savoir qui ils sont et ce dont ils ont vraiment besoin ? Il s'en fait une idée qui l'arrange. Il pousse en avant le maigre peloton de l'association LGBT (un peu plus de mille adhérents) dans sa bataille pour la « libération sexuelle ». Il ne s'intéresse pas à la réalité des « gays » et des lesbiennes, celle de personnes qui traînent douloureusement une blessure inguérissable.

Voyez comme le mariage est loin des préoccupations de nos dirigeants. Vous les avez entendus, dans leurs envolées oratoires, proclamer que la loi Taubira allait le « redynamiser » et lui « donner une nouvelle richesse ». Mais ils se gardent d'y conformer leurs vies privées. Le Président de la République, la plupart de ses ministres et la majorité des députés socialistes n'envisagent pas plus qu'avant, de se marier avec leurs concubines. La cohérence de leurs comportements personnels avec leur politique existe mais elle est à chercher bien au-delà.

SES CONSEQUENCES SOCIALES ET POLITIQUES 

Traduit en projet politique, l'idéologie en question devient une lutte pour libérer le peuple français de conditionnements qui lui ont été imposés par la bourgeoisie ou le judéo-christianisme ou la tyrannie patriarcale ou les trois au nom de lois prétendument inscrites dans les corps. La gauche en fait sa nouvelle cause : elle est aujourd'hui presque unanime à estimer que la différence sexuelle est une fausse donnée, la distinction entre géniteurs et parents un progrès nécessaire, la libre disposition de son corps un droit fondamental jusque dans l'avortement et l'euthanasie ; elle s'enthousiasme pour le grand combat émancipateur que l'histoire lui confie. Il remplace la lutte des classes, qu'elle a dû abandonner après l'échec des projets marxistes.

Prenons garde, cher collègue, de sous-estimer les conséquences sociales et politiques de cette croyance devenue idéologie. J'en résume le danger en indiquant qu'elle attaque et affaiblit la solidarité dans notre société. La solidarité entre corps et esprits est la première atteinte. Les esprits, à leur tour, sont poussés à considérer comme primordiale une recherche de soi strictement individuelle et immédiate. La solidarité avec les autres leur paraît secondaire et confuse. C'est de cette source que coulent les comportements caractéristiques de notre époque : la préférence donnée à la consommation privée sur les investissements collectifs ; le fatalisme résigné face à d'insolentes inégalités de revenus ; le désintérêt pour la connaissance de l'histoire et la peur de l'avenir. Le citoyen que l'idéologie façonne peu à peu vit par lui et pour lui dans le présent. Pour le reste, il s'en remet à la tutelle de l'Etat.

C'est pourquoi l'Etat est obligé de courir à l'aide de toutes les victimes d'une solidarité sociale en régression. Des millions de familles monoparentales - c'est à dire des mères abandonnées avec leurs enfants jeunes - seraient dans une misère irrémédiable sans les allocations massives que les gouvernements leur prodiguent depuis trente ans. Des bataillons d'éducateurs, psychologues, psychothérapeutes, animateurs, juges pour enfants sont mobilisés pour socialiser les adolescents violents, drogués, délinquants, instables ou simplement en marge de la société, qui ont pour seul point commun d'avoir fui des familles artificielles ou éclatées. Il faudrait y ajouter les vieillards laissés à leur solitude pour lesquels il a fallu inventer l'APA et d'autres catégories encore. Cette action sociale coûte cher, si cher que le gouvernement actuel est devenu incapable d'augmenter ses dépenses au rythme des besoins. Il est obligé de faire des choix. Observez lesquels : il cherche à réduire les allocations attribuées aux familles mais il décide que les avortements seront désormais gratuits. Il révèle ainsi le projet politique qui l'anime. Soyez certain que la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui seront demain remboursées par la sécurité sociale. Il sera intéressant de savoir quelle dépense sera rognée en contrepartie.

A LA POUBELLE DE L'HISTOIRE ?

Le ministre de l'Education nationale a voué les opposants à la loi Taubira à la poubelle dans laquelle l'Histoire jette ceux qui s'opposent à la marche du progrès. Est-il conscient d'avoir repris une prédiction que les marxistes d'antan appliquaient à leurs adversaires ? Leur erreur aurait dû le rendre plus prudent. Plusieurs indices laissent penser que l'Histoire pourrait désavouer la prophétie ministérielle. Le projet politique qu'il partage avec François Hollande est de moins en moins accepté à mesure qu'il se réalise. Certes la contraception chimique a séduit l'écrasante majorité des couples. Mais c'est parce que son joug était le passage obligé vers un libre contrôle de leur fécondité. Quarante ans plus tard, le Pacs, présenté comme un grand pas vers la libération sexuelle, unit péniblement 3% de la génération des jeunes de 18 à 40 ans. La loi Taubira, qui se veut une étape majeure sur la même voie, dresse contre elle une hostilité massive. La dynamique qui conduit à la séparation totale entre corps et esprits, se heurte à une résistance de plus en plus forte.

Et puis cette idéologie et le projet politique qui l'accompagne reposent sur un socle fragile : la pilule, invention technique vieille d'un demi-siècle. Si demain, une autre invention technique, qui offrira aux couples une maîtrise efficace de leur fécondité sans enfreindre la loi naturelle des corps, devient disponible, le charme sera rompu. La séparation absolue de corps et de l'esprit apparaîtra comme une violence inadmissible faite à l'intégrité de la personne. C'est le projet soutenu par M. Peillon qui risque de finir dans la poubelle de l'Histoire.

Non, cher collègue, le débat commencé il y a plus d'un demi-siècle n'est pas clos. Vous et moi avons défendu la plénitude de l'homme et la dignité de l'Etat. Notre cause est la bonne. Elle l'emportera.
 Michel Pinton "


Axel Nørgaard Rokvam


samedi 5 janvier 2013

NON AU MARIAGE POUR TOUS !



C’est au nom de l’égalité et de la lutte contre l’injustice et les discriminations que les tenants du mariage pour tous revendiquent ce droit aux couples homosexuels. Si la cause paraît belle et juste au premier abord, elle s’avère à l’examen totalement fausse et biaisée. Plusieurs raisons fondamentales me conduisent à exprimer mon opposition catégorique à ce projet présenté comme une avancée sociétale.

1ère raison : le principe d’égalité n’existe pas

Certes, nous sommes tous égaux en droit et en dignité. Un être humain est un être humain. Mais l’égalité ne signifie pas l’uniformité. Un homme n’est pas une femme et une femme n’est pas un homme. Chacun a été conçu d’une certaine manière pour un rôle précis. La femme est porteuse de l’enfant qu’elle va mettre au monde. Son corps a été façonné dans ce but. Le mariage a un objet : il consacre l’union d’un homme et d’une femme en vue de la perpétuation de l’espèce.

Les tenants du mariage homosexuel peuvent revendiquer l’égalité. Dans les faits, elle n’existe pas avec les couples hétérosexuels. Une femme aura toujours besoin à l’origine d’un géniteur masculin pour se trouver enceinte. Un père aura besoin d’une mère porteuse pour avoir un enfant. Les couples homosexuels sont donc dépendants des personnes de l’autre sexe pour réaliser leurs rêves. La prétention à l’égalité est un mensonge.

2ème raison : la famille a un mode d’emploi précis

La famille n’est pas une invention humaine. Elle est la cellule de base de l’humanité, présente dès la création. En touchant à sa définition, on touche à son code génétique même. Les transformations que produit le mariage pour tous ne se limitent pas aux couples homosexuels. Elles affectent toute la société :

-          Le mariage pour tous, c’est la fin de la généalogie pour tous. Avec l’adoption plénière par deux hommes ou deux femmes, des enfants seront considérés par la loi comme nés de deux parents de même sexe. Ils sont donc privés volontairement de mère ou de père, et d’accès à une partie de leurs origines. Rien n’est plus discriminatoire et inégalitaire que cela pour un être humain.

-          Le mariage pour tous va gommer dans le Code civil les termes de père et de mère. C’est la fin de l’altérité, la reconnaissance de l’autre dans sa différence. Le mariage pour tous remet en cause le fondement même de l’identité humaine inscrite dans nos gênes : ce qui est une absurdité totale.

-          Le mariage pour tous redéfinit la source de la filiation. La filiation n’est plus la transmission de la parenté. Elle devient sociale sans lien aucun avec la réalité humaine. Le cadre de la nouvelle filiation n’est plus basé sur la différence sexuelle, mais sur le genre, c’est-à-dire la préférence sexuelle.

Le mariage pour tous, c’est la conception du mariage homosexuel imposée à tous, ni plus ni moins.

3ème raison : l’amour ne suffit pas

Les tenants du mariage homosexuel prétendent que l’amour leur donne ce droit. Que vaut cet argument ? D’autres exemples suffisent pour l’invalider ! Un homme peut aimer une femme déjà mariée : il ne peut pas pour autant se marier avec elle. De même une femme ne peut pas se marier avec deux hommes sous motif qu’elle les aime tous les deux. Un père ne peut pas se marier avec sa fille, ni un frère avec sa sœur. L’argument du mariage pour tous à cause de l’amour est une ineptie. Tout, y compris l’amour, n’a de sens que dans un cadre précis et défini. Vouloir s’affranchir de ce cadre ouvre la voie à l’anarchie !

Bien d’autres raisons pourraient être évoquées. La question que j’aimerais aborder maintenant est plutôt la suivante : comment en sommes-nous arrivés là ?



TOUT EST RELATIF

La proposition du mariage pour tous n’est pas née par hasard. Elle est le fruit d’un changement profond de nos mentalités qui s’étale sur des décennies, voire plus. D’où vient-elle ? Comment en est-on venu à considérer comme légitime un projet si contraire au bon sens et à la nature ?

La proposition du « mariage pour tous » touche à l’idée que chacun se fait de ce qui est bien et mal. Or, depuis des années, nous le voyons : il n’y a plus de règles communes ou absolues pour définir ce qui est bien et mal. Nous nous sommes tellement habitués à l’idée que nous devons tout tolérer et ne rien imposer que, à nos yeux, tous les modèles se valent. Il n’y a désormais dans la société plus qu’un seul ennemi : celui qui n’est pas ouvert à tout, celui qui croit qu’il existe une Vérité et non des vérités !

La tolérance étant devenue la vertu majeure de la société, ce qui était considéré comme une valeur sacrée ou absolue tombe. Puisqu’il n’y a plus d’absolu, tout est devenu relatif. La vie humaine n’est plus sacrée. Dès sa conception, on peut y mettre fin pour n’importe quel motif. Il n’y a plus d’impératif, si ce n’est celui de la liberté de chacun d’user de son corps et de sa vie comme il l’entend. Dépouillé de son caractère sacré, la vie peut aussi être supprimée. Un futur projet de loi propose le suicide assisté comme solution aux personnes désireuses de mettre fin à leurs vies.

La Vérité n’existant plus, la porte est désormais ouverte à la revendication de tous les droits, tous les désirs. Certes, il reste quelques poches de résistance dues à l’héritage religieux du passé. Mais l’inversion de la tendance est désormais irrévocable. Le nombre de ceux qui croient qu’il n’y a plus de Vérité, mais que c’est à chacun de se la construire, dépasse ceux qui pensent l’inverse. Et puisque c’est la majorité qui décide, la loi doit et ne peut que suivre !

La conclusion de ce constat est facile à tirer : la société doit comprendre que si elle vit ce qu’elle vit, elle ne peut s’en prendre qu’à elle. Si aujourd’hui tout est renversé, c’est parce que nous-mêmes, en grand nombre, nous avons voulu ce renversement. Nous en souffrons tous ! Les familles éclatent, les enfants souffrent, la solitude grandit, les angoissés, les solitaires, les dépressifs sont légion, la violence se multiplie… Pas question pour autant de revenir en arrière, de remettre en question notre mode de fonctionnement…

Changez de mentalité !

Il y a longtemps, un homme est paru sur terre, porteur d’un message. Il disait : « Faites demi-tour ! Changez de mentalité ! » Il avertissait ses contemporains que, un jour, le Propriétaire du monde allait demander compte de ce que les hommes avaient fait de la création qu’il leur avait confié.

Cet homme était Jésus ! On n’a pas plus voulu de Lui en son temps qu’on ne veut de la Vérité dans le nôtre. Le temps dont il a parlé est proche. Tous les signes qu’il a évoqué, caractérisant la génération qui verrait ce jour du jugement de Dieu, le Propriétaire, sont là. Le projet de « mariage pour tous » en fait partie. Il est temps pour chacun de faire le choix : soit croire à sa vérité, soit croire à la Vérité qui a traversé tous les temps et toutes les époques, et qui nous est révélée dans la Bible ! Pour ma part, je sais en quoi je crois et je sais que ce que je crois ne me décevra pas ! Et vous ? 



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vendredi 23 novembre 2012

La réalité sombre du lobby homosexuel



La source spirituelle

La révolution sexuelle et les revendications diverses du mouvement homosexuel s’inscrivent dans un mouvement organisé pour déconstruire activement la société actuelle. Dans cette optique, Lawrence Olivier, professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, spécialiste de l'œuvre de Michel Foucault, et défenseur des droits homosexuels confirma ce but bien spécifique : « Seule la communauté homosexuelle est libératrice, c’est-à-dire, capable de transformer la société »

 Cette mouvance découle en réalité de la philosophie du Nouvel-Âge (ou New Age en anglais). Il n’est qu’à comparer leur étendard pour le voir : tous deux utilisent l’arc-en-ciel qui représente, pour eux, le pont entre l’âme humaine individuelle et le « grand esprit universel » (Lucifer soi-même). Ce symbole a été détourné de son origine biblique qui représente l’alliance offerte par Dieu après le déluge à "tous les êtres vivants" (Genèse, chapitre 9, versets 12 à 17). On retrouve la même tactique  de déformation du message divin que celui du serpent dans le jardin d’Eden.

Dans le Nouvel-Âge, le culte élevé à la déesse mère de l’hindouisme s’inscrit à l’encontre du Dieu « mâle » du judaïsme, du christianisme et de l’islam. Les mouvements Wicca et « Women’s spirituality » poursuivent aujourd’hui cette bataille contre le christianisme « patriarcal ». Plus encore, il est dans l’ordre des choses de combattre la dualité sexuelle qui est, comme toute distinction, une « hérésie » de l’âge du Poisson. Le Nouvel Âge, lui, cultive l’hermaphrodisme, c’est-à-dire le principe de l’existence des deux sexes, ou des caractères qui leur sont liés, dans une même créature humaine ; le Ying /Yang est le symbole de cette fusion des contraires dans une même unité.

Le but caché de la pansexualité

La pansexualité, tout comme le panthéisme, est une résultante de cette philosophie du Nouvel-Âge. Le panthéisme, en affirmant que Dieu est tout,  transforme les hommes en Dieu à la manière de Satan qui disait à Adam et Ève « Vous serez comme des dieux » (Genèse 3 : 5). La pansexualité se définit comme étant l’attirance pour toutes les personnes sans tenir compte de son sexe. Le partage de la sexualité avec tous ses voisins. La sexualité ne serait donc plus réservée à ce qu’il y a d’intime mais bien plus à ce qu’il y a d’universel. Certains blogs présentent la chose comme morale en déformant le message divin encore une fois à la manière de Satan dans le jardin d’Eden : « Il est important de ne pas réprimer notre pansexualité et de la vivre librement et avec bon sens. La répression et l'interdiction de l'instinct naturel créent la frustration, qui se traduit souvent en comportement antisocial et violent. Le bon sens est contenu dans l'expression: "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît!" »

Les revendications homosexuelles donnent donc de l’eau au moulin du malin pour faire croire aux hommes qu’ils sont dieu (et ne sont donc plus dépendants d’une certaine morale) et pour détruire l’ordre naturel créé par Dieu, notamment l’identité sexuelle. Une sorte de nihilisme social en quelque sorte. Mais cela va même plus loin.

 Le but spirituel de cette révolution sexuelle est d’asservir l’homme encore plus et non de le libérer comme le prétendent ceux qui la soutiennent. Aldous Huxley, membre de l’élite mondiale et en ce sens connaisseur des buts définis pour les décennies à venir (aux dépens des hommes politiques soumis à cette élite), écrivit dans son livre Le meilleur des mondes (1948): "Au fur et à mesure que la liberté politique et économique diminue, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître à titre de compensation. Et le dictateur sera bien avisé d'encourager cette liberté. S'ajoutant au droit de rêver sous l'influence de la drogue, du cinéma, de la radio, elle contribuera à concilier avec l'esclavage ceux dont il est le destin." Aujourd’hui la liberté politique et économique des citoyens se réduit de jour en jour aux dépens d’une étatisation constante et d’une mondialisation grandissante. Il est important ici de réaliser ce but qui n’est pas du tout visible dans les colonnes de nos médias car eux-mêmes ne le réalisent pas (ou ne veulent le divulguer). L’asservissement des hommes est donc au cœur du projet.

L’enfant objet

En institutionnalisant le mariage entre homosexuels, l’Etat et les bâtisseurs de la Nouvelle Babylone brisent le lien entre le don de la vie  et la relation amoureuse durable. De plus, le droit à l’enfant remplaçant le droit de l’enfant, l’étape suivante est logique. L’embryon humain va devenir l’objet des manipulations les plus sacrilèges. La dissociation entre l’amour et la fécondation cache une autre rupture : celle entre l’âme humaine et la matière en laquelle elle s’incarne que veulent imposer sournoisement les ennemis de la foi en Dieu. Déni orgueilleux du caractère spirituel et donc sacré, de la personne, réduite à un amas de cellules. La révolution sexuelle a ainsi pour but de détruire le plan de Dieu sur l’amour humain et la procréation. En 1986, il y a donc plus de 45 ans, Elisabeth Badinter annonçait déjà dans L’un et l’autre : « Aujourd’hui, on peut être enceinte sans faire l’amour, emprunter un ovocyte à X, du sperme à Y, féconder le tout in vitro, se faire réimplanter l’embryon, ou le faire porter par une autre. Il n’est peut-être pas loin le temps où une mère artificielle pourrait se substituer à une mère de chair et de sang, car elle veut voir créer un nouvel être humain. »

 Mais comme l’écrit l’apôtre Pierre, le diable rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5 : 8), qui n’est jamais rassasié de ses revendications immorales. Ainsi, à propos du lobby homosexuel Marianne écrivait le 15 Mars 2003 : « Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu’il ne peut plus éprouver l’excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre ». Contrairement à ce que prétendent les militants gays, l'indifférence que la société manifesterait est leur plus grande angoisse.

 Le mensonge et l’omerta sont les plus grandes armes de déstabilisation de ce mouvement. Déformation des statistiques, mise en sourdine des conséquences de l’adoption par des couples homosexuels sur les enfants, refus de parler des problèmes psychologiques des homosexuels, entêtement pour ne pas réaliser les conséquences de la transformation de l’institution du mariage, etc.[1]

Fausse tolérance

Le problème, le vrai, c’est cette exigence, cette obsession du droit-de-l’homme héritée des « Lumières » vacillantes, qui s’attache à un égalitarisme universel dont on ne voit pas où pourrait se fixer la limite. Untel est chinois, j’ai le droit d’être chinois ; un tel est riche, j’ai aussi le droit d’être riche ; etc. Et si je n’y parviens pas, c’est à la société, à l’Etat, de satisfaire mon exigence. La tolérance est leur cri de ralliement mais la tolérance à leur manière. Ainsi eux ne l’appliquent pas quand il s’agit de respecter la foi des chrétiens[2].

 En conclusion, le mouvement homosexuel est un mouvement ayant pour but d’aliéner les hommes pour mieux les manipuler en changeant leur identité sexuelle, leur lien avec leur Créateur, et en brisant la famille. La philosophie qui se cache derrière est une philosophie sombre qui prend ses racines dans le Nouvel-Âge, plateforme où est louée Lucifer. En ce sens,  le but de cette mouvance de recréer un homme en se prenant pour le Créateur n’est donc pas surprenant. Il s’agit donc de reconstruire une nouvel ordre social en détruisant le mariage traditionnel. Margaret Sanger, féministe et pro-avortement disait d’ailleurs : « le lit du mariage est l’influence la plus délétère de l’ordre social ».


[1] Pour des détails chiffrés et spécifiques, on se réfèrera au livre « De la Dictature du Mensonge à la Libération » http://sionway.blogspace.fr/1787101/Livre-De-la-dictature-du-Mensonge-a-la-Liberation/


 Source : SIONWAY

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