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vendredi 28 février 2014

La réussite des méchants (4)

Réponses partielles

Nous avons vu les réponses qu’Asaph, Habakuk et Jérémie ont reçues de la part de Dieu au dilemme que
représentait pour leur foi la réussite des méchants. Utiles, ces réponses ne sont pourtant que partielles. Elles sont comme des traits de lumière qui sont donnés à ces hommes de foi jusqu’au moment où doit venir Celui qui est la lumière : Jésus-Christ ! Par Lui, tout l’éclairage dont nous avons besoin sur toutes les questions existentielles nous est donné. Les plus grands mystères nous sont dévoilés. Nous comprenons pourquoi nous sommes créés, pour quoi et pour qui Jésus a dû mourir, quel est le projet qui est poursuivi par Dieu derrière la rédemption… Nous comprenons aussi le caractère temporaire, arrêté, compté de la royauté du mal dont la vanité devra s’effacer pour toujours devant le règne éternel et lumineux de Dieu.

Pierre d’angle

Alors que l’hostilité des autorités religieuses était grandissante envers Jésus, celui-ci leur raconta une parabole qui n’allait pas arranger les choses. C’est la parabole des mauvais vignerons que voici :

Ecoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour ; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l’héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent : Matthieu 21,33 à 39.

L’intention de Jésus est ici très claire. Il veut montrer à ses auditeurs que ce qui se passera bientôt  avec lui, sa condamnation suivie de son exécution, n’est rien d’autre que la continuité de l’histoire. En tout temps, le même scénario s’est répété. Aucun des prophètes que Dieu n’a envoyé n’a été populaire, bien reçu. Il en sera de même pour lui, le Fils.

Jésus ne terminera pas cette parabole sur cette simple analogie. Il la conclura par le rappel d’une vérité affirmée par les Ecritures :

Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle ; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux ? : Matthieu 21,42

Jésus souligne ici un paradoxe, démontré lui aussi tout au long de l’histoire. Alors que le mal, et les opposants à Dieu semblent triompher, en réalité, à long terme, ce sont ceux qu’ils ont rejetés qui deviennent la pierre d’angle de l’histoire. La preuve la plus évidente en sera apportée par la résurrection de Jésus. Les autorités religieuses penseront s’être débarrassées définitivement de Jésus en le mettant à mort. Elles en seront pour leur frais. Une génération plus tard, Israël s’écroulait, tandis que l’Eglise, le peuple-témoin de Jésus se multipliait et envahissait le monde. La pierre d’angle de l’histoire était la pierre rejetée par les constructeurs.

Nuit ou lumière éternelle

C’est toujours le cas aujourd’hui. Le temple qui demeure, traverse le temps, résiste à toutes les agressions et subsiste pour l’éternité dans la gloire, est le temple de Dieu. Il est composé de toutes les pierres vivantes de la vie de Dieu, pierres souvent rejetées, mises de côté, inintéressantes pour le monde, mais précieuses et aimées de Dieu, dont Jésus, le Christ est le type par excellence. Les méchants peuvent aujourd’hui être plein d’arrogance. Celui qui est leur prince sait que ses jours sont comptés. Il sait qu’il n’en a plus pour très longtemps à parader. Ses jours sont pesés, comptés, comme les jours du système qu’il a bâti depuis des siècles. Le feu d’artifice final est prêt d’être tiré. Il laissera ceux qui se seront laissés éblouir par lui devant le silence d’une nuit éternelle.

Toute autre sera la réalité que partageront ceux qui auront le privilège d’être au bénéfice de la vie de Dieu. Cette vie, ils ne l’auront pas produite. Ils l’auront reçue ici-bas gratuitement, en réponse à leur foi. Ils n’ont pas aimé leur vie terrestre au point de craindre la mort. Sauvés par le Fils de Dieu, ils sont devenus ses frères, membres de sa famille. Ils partagent en éternité sa joie, sa vie, sa proximité avec Dieu, son Père. Ils ne sont plus habités par autre chose que la plénitude, l’émerveillement, un bonheur et une unité absolus. Tous les souvenirs désagréables ont disparu. Le mal n’a même plus sur leur être la force d’une cicatrice. Ils sont immergés en Dieu et leur esprit et leur cœur ne connaissent plus ni déchirement, ni vide, ni langueur. Ils sont entrés dans une communion ininterrompue avec l’Absolu, un état dans lequel la vie, la joie, la connaissance se multiplient de manière incessante dans des dimensions aux possibilités infinies. Ils sont rendus semblables à Dieu. Ils le voient face à face tel qu’Il est ! Ils sont en Lui totalement, définitivement !


Que représentent le mal et ses succès ? Une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui disparaît pour
toujours ! Quelle folie de s’y attacher, de le préférer à la grâce, l’amour rédempteur gratuit de Dieu manifesté en Jésus-Christ ! Heureux dès à présent ceux qui ont cru et meurent dans le Seigneur ! Ils entrent pour toujours dans le repos ! Ils ont part à l’arbre de vie duquel ils ont goûté le fruit déjà par l’Esprit qui était en eux ! Notre cœur aspire à les rejoindre et laisser là la pâle et triste imitation que la folie du monde voudrait offrir en échange ! Que Ton règne vienne bientôt, ô Dieu ! Que Ta volonté soit faite sur la terre comme dans les cieux !

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samedi 21 avril 2012

Incrédulité


Incrédulité

Moisissure du genre Pénicillium notatum
En 1897, un étudiant en médecine, Ernest Duchesne, fait une découverte d’une valeur inestimable. Il démontre que la moisissure bien connue du fromage appelé « Bleu d’Auvergne » est capable d’anéantir toute une faune microbienne. Il vient de découvrir la pénicilline, antibiotique qui sauvera beaucoup de malades de la mort. Mais personne n’a voulu prendre au sérieux cette découverte incroyable ! Il faudra attendre que Fleming redécouvre la pénicilline en 1928 et c’est seulement en 1943 qu’elle sera utilisée pour soigner des blessés en Algérie. Cinquante années : que de temps et de vies perdus pour ne pas avoir pris au sérieux la découverte d’Ernest Duchesne !

Depuis toujours, Dieu se révèle et parle à ses créatures. Que de temps perdu, de vies brisées pour les êtres humains qui n’ont pas voulu le croire ! C’est par la Bible que Dieu nous parle, nous prévient et nous avertit. En particulier, il y a un aspect du message de Dieu que bien des gens ne veulent pas prendre au sérieux : celui de l’existence de l’enfer, attestée plusieurs fois par Jésus. Savez-vous quelle différence il y a entre les gens qui vont en enfer et ceux qui vont au paradis ? Ceux qui vont en enfer sont des coupables qui ont refusé le pardon que Dieu offre par le moyen de Jésus-Christ et ceux qui vont au paradis sont les coupables qui ont reçu ce pardon. Ceux qui vont au paradis ne sont donc pas meilleurs que ceux qui vont en enfer. Ils ont simplement accepté d’être graciés par Dieu. Voilà une réflexion à prendre au sérieux !

Tiré du calendrier Trésors cachés 2011


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samedi 26 juin 2010

Le tribunal du grand jugement

Texte biblique

Autour du trône il y avait vingt–quatre trônes, et sur ces trônes vingt–quatre anciens, assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Devant le trône, c’est comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

Les 24 autres trônes

Autour du trône de Dieu se trouvaient 24 autres trônes sur lesquels siégeaient 24 anciens assis, revêtus de vêtements blancs et ceints d’une couronne d’or. Alors que l’heure du jugement approche sur le monde, Dieu a tenu à y associer dans son exécution tous les fils d’Abraham avec qui Il a fait alliance : les fils de Jacob, représentant les douze tribus d’Israël et les 12 apôtres : Mat 8,11. La vision de Jean est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus aux Siens : Mat 19,28. Selon Paul, les saints ne jugeront pas seulement le monde avec Christ, mais même les anges : 1 Cor 6,2-3. Si le jugement est le moment où le monde rebelle doit rendre compte à Dieu de ces crimes, Dieu considère qu’il est juste d’y associer tous ceux et celles qui, parmi le peuple juif et dans l’Eglise ont été victimes de sa méchanceté : Apoc 6,10-11. L’expérience le prouve : la condamnation d’un criminel est un facteur reconnu comme décisif dans le processus de guérison de ses victimes. L’association des saints de Dieu dans le jugement rendu au monde sera l’un des éléments qui contribuera à la guérison totale de leur âme dans le royaume de Dieu : cf Apoc 22,2

Eclairs, voix et tonnerre :

Du trône lui-même, précise Jean sortaient éclairs, voix et tonnerres. Alors que, dans l’ère actuelle, s’offre à qui veux l’approche d’un trône de grâce : Hébr 4,16, les éclairs, les voix et les tonnerres témoignent de ce qui, à cette heure, remplit Celui qui y siège. L’heure est venue ou le monde devra faire face à Dieu tel qu’Il est, tel que Moïse l’a connu lorsqu’il reçut de Sa main les tables de la loi : Exode 19,16. La vision était alors si effrayante que le peuple entier, se tenant pourtant à bonne distance, supplia Moïse de servir d’intermédiaire entre Dieu et Lui, la peur que lui inspirait le simple fait d’entendre Sa voix le terrorisant : Exode 20,19 ; Héb 12,18 à 21. C’est au Dieu de la loi, de la perfection que le monde devra maintenant répondre de ses crimes.

Les sept lampes :

Devant le trône brûlent sept lampes qui sont, dit Jean, les sept esprits de Dieu ou l’Esprit de Dieu dans Sa plénitude. La présence éclairante de l’Esprit de Dieu au jour du jugement témoigne du fait que tous les jugements qui vont être rendus le seront en tout connaissance de cause. Car, dit Paul, l’Esprit de Dieu est à même de tout sonder, y compris les choses les plus profondes qui se trouvent en Dieu Lui-même : 1 Cor 2,10. Toute la lumière sera faite ici sur les œuvres, les pensées et les motivations de chacun, sans que personne d’une manière ou d’une autre ne puisse réfuter en quoi que ce soit les reproches ou les accusations portés contre lui. Chacun sera alors connu, non tel qu’il pense être ou tel que les autres pensent qu’il est, mais tel que Dieu le connaît : 1 Cor 13,9. Heureux celui qui, en ce jour, aura accepté la lumière que l’Esprit de Dieu a porté sur sa vie et aura été purifié de ses nombreux péchés par le sang de Christ : 1 Jean 1,6 à 9.

La mer de verre

Devant le trône se trouve encore comme une mer de verre, semblable à du cristal. La vision rapportée ici rappelle celle vécue au temps de Moïse par les 70 anciens du peuple d’Israël : Exode 24,10-11. Elle nous rapporte le fait que, malgré qu’elle soit confrontée à l’éclat étincelant de la beauté et de la gloire de Dieu, l’élite d’Israël n’a pas péri. Elle a vu Dieu, et elle a même mangé et bu en sa présence. La mer de cristal sur laquelle se tiennent les représentants du peuple de Dieu dans son entier témoigne du privilège incroyable duquel jouiront tous les grâciés. Devenus l’élite de l’humanité, ils se tiendront sans crainte dans Sa présence jouissant d’une liberté inconcevable si l’on songe à la perfection de la Personne devant laquelle ils se tiennent.

Les 4 êtres vivants :

Un dernier élément, difficile à imaginer pour nous, termine la description de la vision du trône transmise par Jean : la vision de 4 êtres vivants, tous différents d’aspect, mais ayant comme point commun des facultés visuelles hors normes. La vision de Jean reprend point par point celle donnée des siècles auparavant à Ezéchiel au moment où il reçut sa vocation de prophète : Ezéchiel 1,10. Au jour du jugement, Dieu trouve bon ici de rassembler tout Son peuple, celui qui est issu de la terre, comme celui qui est dans le ciel. C’est pour cette union-là que, ultimément, le Christ, dira Paul, est mort sur la croix : Ephés 1,9-10. Pour certains commentateurs, les 4 êtres vivants sont les représentants de toute la création de Dieu. Le lion représenterait la force brutale de la nature, le veau, la force domestiquée, l’homme, la force intelligente et l’aigle, la force couronnée. Si cette interprétation est juste, elle s’accorde avec l’activité principale que les 4 êtres pratiquent : rendre gloire à Celui qui, disent-elles, les a créés, c’est-à-dire de qui elles tirent leur force

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Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 13 juin 2009

Le langage des catastrophes

Que dire ?

Que dire ? Que dire face à la douleur, au caractère si brutal, si imprévisible de la catastrophe aérienne qui a fauché tant de vies en si peu de temps ? Que dire à ceux qui restent, plongés dans l’abattement, face à ce qui leur paraît comme un arbitraire absurde ?

Pas une punition spécifique

Alors que Jésus était sur terre, une catastrophe, certes moins dramatique, se produisit. Sans que personne ne s’y attende, une tour, la tour de Siloé, s’était écroulée tuant 18 personnes. Luc, auteur d’un évangile, est le seul qui nous rapporte ce fait divers et l’impression qu’il exerça sur le Christ. Posant une question, Jésus demanda à ses disciples : « Ces 18 personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »

Contrairement à notre époque, Jésus vivait parmi un peuple imprégné de la conscience de Dieu. Pour aucun juif de son temps, ce qui se produisait dans le monde n’était le fruit du hasard. Tout était, de loin ou de près, en lien avec Dieu. La question de Jésus met le doigt sur des idées bien ancrées dans la mentalité ambiante, des idées qui reflètent une vision du monde forgée par des siècles d’enseignement biblique. Si Dieu, le Tout-Puissant, est à l’origine de tout ce qui se produit, comment donc comprendre le langage des accidents et des catastrophes imprévisibles ? Sont-elles l’expression d’un châtiment, d’une punition divine à l’encontre de ceux qui en sont les victimes ?

La réponse de Jésus à cette question est sans ambiguïté. « Non, je vous le dis, commence à dire Jésus. » Il n’y a pas de lien direct de cause à effet entre ce qui s’est produit pour ces 18 personnes et leur situation personnelle devant Dieu. Penser le contraire supposerait plusieurs choses. La 1ère est que les 18 personnes touchées par la catastrophe auraient été l’objet d’une double coïncidence plutôt curieuse : 18 personnes coupables au même degré de graves forfaits devant Dieu se seraient trouvées ensemble au même endroit pour recevoir ensemble leur châtiment. Il n’y a que dans l’imagination d’un producteur de film de science-fiction que l’on peut trouver un tel scénario.

Un message pour tous ceux qui restent

Si la punition ou la rétribution du mal n’est pas la piste à suivre pour comprendre le sens de ce qui se produit lors d’une catastrophe, quelle est-elle ? Car la mise à l’écart de cette interprétation ne change rien sur le fond. Dieu étant tout-puissant et souverain sur tout ce qui se produit, aurait pu faire que la chose n’ait pas lieu. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? La suite de la réponse de Jésus nous le dit : « Non, je vous le dis, ces personnes n’étaient pas plus coupables que les autres. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez également ! »

Alors que nous étions partis dans notre réflexion sur les victimes de la catastrophe, Jésus corrige le tir. Ceux qui sont concernés par ce qui s’est produit ne sont pas les disparus, mais nous qui restons. Le départ, la mort brutale et choquante de ces personnes, est un message de Dieu à notre conscience qui nous rappelle plusieurs réalités que nous avons facilement, en tant qu’hommes du XXIème siècle vivant dans le monde poussé de la technologie, tendance à oublier !

Le message des catastrophes

1ère réalité : c’est celle de notre dépendance à l’égard de Dieu en ce qui concerne notre souffle. Cela a été plusieurs fois dit par les proches des disparus. Beaucoup des personnes décédées dans le vol AF 447 étaient des personnes actives, engagées dans leurs entreprises, dans la vie d’une commune ou d’une association. Toutes étaient pleines de projets. A ce propos, la Bible nous rappelle ce qui doit être l’état d’esprit réaliste de tout homme face à Dieu. « Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, puis qui disparaît. Vous devriez donc dire : Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela ! » La mort brutale des victimes du crash de l’Airbus nous le rappelle avec force : aucun de nous ne sait si les projets qu’il a dans son cœur pour le lendemain se réaliseront.

2ème réalité : c’est celle de la nécessité d’être, à chaque instant, prêt pour le grand départ. Nous le savons tous : aucun de nous ne restera indéfiniment sur cette terre. Les cimetières sont les témoins silencieux mais éloquents du caractère passager et périssable de chaque vie. S’il y a donc une réalité à laquelle nous devons nous préparer aujourd’hui, maintenant, c’est à celle de notre propre fin et de notre comparution devant Dieu, notre Créateur. Jésus-Christ, il y a près de 2 000 ans, a payé le prix de notre rachat. Avez-vous, oui ou non, la certitude d’être réconcilié avec Dieu ? Si ce n’est pas le cas, je vous en supplie : ne remettez-pas à demain la résolution de cette question !

3ème réalité : c’est celle suggérée par la réponse de Jésus ! Si certains, déjà, périssent brutalement, viendra le temps où toute l’humanité, à cause du péché, devra faire face au jugement de Dieu. Sur nous tous, un jour, une catastrophe, la catastrophe irrémédiable arrivera. Il sera alors trop tard pour se préparer. C’est maintenant qu’il nous faut nous repentir, changer de façon de vivre et de mentalité, nous mettre à l’écoute de Dieu, de Sa Parole.

Mot de la fin...

Je ne connaissais aucune des 228 victimes du vol Rio-Paris. Mortes ensemble, assises l’une à côté de l’autre dans l’avion, il se peut cependant que le chemin qu’elles ont ensuite pris les sépare définitivement. L’une prête, ayant fait la paix avec Dieu par Jésus-Christ a rejoint son Sauveur dans une paix et un repos définitif. L’autre, chargé de ses péchés, vit dans l’attente et dans l’angoisse de son jugement. L’important n’est pas l’heure où nous mourrons, mais l’état dans lequel nous nous présentons devant Dieu au jour de notre mort ? Où seriez-vous aujourd’hui à la place des victimes ?

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 6 juin 2009

L'enfer : nature et réalité



Une question troublante

Que de fois cette question a troublé des chrétiens qui réfléchissent : comment peut-il y avoir un enfer ? Comment un Dieu d’amour peut-il condamner les hommes à l’étang de feu ? Comment concilier la colère et la miséricorde chez le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? La réponse que je vous propose risque de vous surprendre.

Amour et colère, une seule réalité

Le feu vengeur de l’enfer fait partie de Dieu. C’est une partie intégrante inéluctable de Sa nature, car ce sont exactement les mêmes flammes qui brûlent dans l’amour au céleste royaume. Si Lucifer et ses armées, puis les hommes séduits par lui, ne s’étaient pas détournés du royaume de la lumière de Dieu vers le royaume de son feu, nul n’aurait jamais connu ni éprouvé le caractère féroce et infernal de ces flammes. Des êtres faits pour vivre en union avec le Père des lumières, au sein de la beauté et des bénédictions célestes, ont ainsi décidé, de leur libre choix, d’éteindre la lumière et de se plonger illicitement au sein des forces obscures et féroces de l’indépendance personnelle. Ils se retrouvent désormais sous l'emprise irrésistible et les tourments de leur orgueil, de leur colère et de leurs passions, consumés par leurs propres convoitises cependant jamais satisfaites dans les brûlures jamais adoucies de la roue tourbillonnante de leurs désirs en conflit. Ce tumulte et cette rage sont pourtant encore en eux l’impulsion de Dieu, mais Dieu dans sa colère et non Dieu dans sa miséricorde.

La part de l’enfer en nous

La nature de tout être : ange, démon (ange déchu) ou homme, n’est qu’une flamme du feu central et se nourrit éternellement de cette source brûlante. Mais envers ceux qui pratiquent la miséricorde, il se montre miséricordieux dans le doux feu de l’amour, tandis qu’avec les pervers, il agit selon leur perversité, feu consumant de colère brûlant dans l’orgueil, la malice et la rage de ces personnalités perverties. Tel est l’enfer.

Ciel et enfer

Tout autant que le ciel, l’enfer est une partie de l’inéluctable nature des choses ; car le ciel et l’enfer sont en réalité les deux faces d’un même élément éternel : feu consumant de la vie qui est la nature de Dieu, qui brûle dans l’amour ou la colère, suivant que nous nous plongeons nous-mêmes dans l’un ou dans l’autre.

Dieu n’a pas fait l’enfer. Dieu a seulement fait le ciel et toutes choses pour qu’elles aient la nature du ciel. Lucifer et ses disciples en rébellion ont fait, en se coupant eux-mêmes de la bonté et de l’amour célestes, la découverte du brasier inconnu et caché qui est la source de la lumière céleste, roue ardente de la nature propre fondamentale de Dieu. C’est cela qui est alors devenu leur royaume, le feu de leur enfer, à la fois en eux-mêmes et dans leur sphère d’activité : cette terre qu’ils ont corrompue. Ils ne peuvent connaître qu’un Dieu de colère et de jugement, de violence et de fureur, un Dieu de vengeance, de tempête et de destruction.

Nature de l’enfer

L’enfer est ainsi devenu, non tant un lieu qu’une manière d’être. Partout où le moi rebelle domine, c’est l’enfer : c’est là que brûle la colère de Dieu. Au-dedans, là où les flammes de l’emportement, de la haine, de la malice et de la convoitise font rage dans l’âme, là est l’enfer ; au-dehors, là où la guerre, la rapine, la maladie et la mort étendent leur marche sournoise, là aussi se trouve l’enfer. Tout cela est encore le royaume de Dieu, mais c’est le royaume du courroux de Dieu ; tous y seront encore les enfants de Dieu, mais les enfants de la colère de Dieu.
Ici-bas le mélange, pas après…

Sur notre terre, la miséricorde est mêlée au courroux, car nous sommes encore dans un temps de probation et de salut. Deux royaumes sont en lutte au-dedans et autour de nous, celui des ténèbres et celui de la lumière. Toutes choses comprennent du bien et du mal mélangés. S’il y a des épines, il y a aussi des roses ; s’il y a la nuit, il y a aussi le jour ; s’il y a des poisons, il y a aussi des mets nourrissants et sains. Mais la nuit vient, l’éternelle obscurité, où habitent déjà les anges apostats et où aucun signe de pitié ne se mêle, comme sur la terre, aux fruits de la colère ; ni soleil, ni fleur, ni fruit, rien de beau ni d’amical parmi les créatures, mais seulement les rouages angoissants d’un individualisme insatiable et apostat, la fureur, l’égoïsme, les passions inassouvies des hommes et des anges définitivement fixés dans une personnalité de démons.

Forme ultime de l’enfer

C’est l’enfer sous sa forme ultime : la demeure éternelle que s’est taillée dans les ténèbres du dehors, la libre volonté d’êtres libres qui ont préféré le royaume du moi au royaume de Dieu, et qui se sont obstinés dans leur choix. Est-ce l’enfer de Dieu ? Oui, car tout est à Dieu. Un tel enfer est-il dans le plan de Dieu, dans sa volonté et en est-il l’œuvre ? Mille fois non. Ce qui a amené l’enfer à l’existence, c’est la pénétration illicite dans un domaine de forces qui, en Dieu et en ses créatures, n’existent que pour être en universelle bénédiction, et c’est la perversion de ces forces pour des fins égoïstes. La conséquence en est que l’harmonie s’est transformée en discorde, la paix en guerre, l’amour en haine, la joie en douleur, constituant les éléments même de l’état infernal.

Tiré de " La loi de la foi : Norman Grubb (1947)


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus