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samedi 25 janvier 2014

La réussite des méchants (3)

Secoue-toi !

Alors qu’il se lamentait sur l’épreuve qui l’atteignait tandis que les méchants éclataient de vigueur et de santé, Asaph fut invité par Dieu à considérer leur fin. Il lui fut dit que le présent n’est pas la vérité, mais que celle-ci doit être examinée à la lumière de l’éternité. C’est le lieu où nous passerons l’éternité qui dit si notre vie ici-bas a été réussie ou non. Place devant le même dilemme, Habakuk reçut de Dieu l’injonction de marcher non par la vue, mais par la foi. C’est la confiance en Dieu qui est le rocher de la paix et de la sécurité du juste. Car si les temps et les circonstances changent pour les jutes comme pour les méchants, Dieu ne change pas.

Prophète solitaire en un temps de jugement imminent, Jérémie eut aussi à déplorer la force des méchants.
Après Job, le prophète en viendra à regretter le jour de sa naissance : Jérémie 20,14-15. Face à son désarroi, le message de Dieu sera tout autre que celui qu’il donna à Asaph et Habakuk. Sur un ton proche du reproche, Dieu secouera Jérémie : « Si tu cours avec des hommes à pied et qu’ils te fatiguent, comment pourras-tu te mesurer à des chevaux ? Et si tu n’es en sécurité que dans un pays paisible, que feras-tu dans les fourrés du Jourdain ? : Jérémie 12,5. L’objectif de Dieu est clair. Ce n’est pas l’heure pour Jérémie de se morfondre et de s’apitoyer sur lui-même. Le message de Dieu pour lui est un appel, non à la résignation, mais à la virilité.

Aux armes, citoyens célestes !

Autant nous avons besoin de la réponse de Dieu à Asaph et Habakuk, autant celle donnée à Jérémie nous est nécessaire. Dieu ne nous appelle pas à vivre dans le rêve, mais dans le réel. Or, pour tous les croyants authentiques dans ce monde, le réel est dur, parfois très dur. Il est si dur que, parfois, le croyant peut être amené à se poser la question s’il a fait le bon choix, ou si ce qu’il croit est sûr. Il n’y a jamais de secours et d’aide dans la foi dans la négation de la réalité. Nous pouvons soupirer, pleurer, souhaiter tout ce que nous voulons. Nous devons nous faire à l’idée que le monde dans lequel nous vivons est une jungle impitoyable. Jésus le savait. Il l’a plusieurs fois dit à ses disciples. Il sera fait prisonnier, livré aux principaux chefs du pays qui le condamneront et le feront mourir. Parce qu’il avait une juste vision du réel, il eut aussi la force de l’affronter, dans la communion avec son Père, lorsqu’il se présenta.

Trop de croyants vivent aujourd’hui dans leur bulle. Ils se retirent du monde et font de leur communauté un milieu protégé. Le danger qu’ils courent et qu’au jour de l’adversité, ils se retrouvent sans arme. Il n’est pas dans la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi. Aussi Dieu leur envoie-t-il dans leur tranquillité certaines épreuves pour qu’à travers elles ils apprennent à se battre et soit armé pour affronter le pire. Or, soyons-en sûrs ! Par les temps qui courent, le pire n’est pas pour cette génération derrière nous, mais devant. Il serait bon que les pasteurs, enseignants et dirigeants spirituels prennent à cœur de proclamer au peuple de Dieu le message que reçut Jérémie.

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mardi 14 janvier 2014

La réussite des méchants (2)

DILEMME

Nous avons vu dans le dernier billet que la réponse apportée par Dieu à Asaph, quant à la question épineuse de la réussite des méchants, était de considérer quelle sera leur fin. Deux autres hommes de Dieu ont été, à un certain moment de leurs vies, confrontés au même dilemme. Le premier, Habakuk, vivait en un temps de crise. Juda, le dernier vestige du royaume d’Israël, est prêt de tomber, à cause de son idolâtrie récurrente. Dieu révèle au prophète qu’il va susciter les Chaldéens, un peuple impitoyable pour juger Juda. La révélation pose à Habakuk une question de fond : comment Dieu peut-il se servir d’un peuple méchant et cruel comme outil pour châtier un peuple qui l’est moins que lui ? Où se trouvent ici la logique et la justice ? Dieu ne va pas disserter de longues heures avec Habaquq. Sa réponse va tenir en cinq mots.

UN PRINCIPE

Dieu tient à éclaircir sa position au prophète. Le fait qu’il utilise les Chaldéens pour corriger Juda ne signifie pas qu’il cautionne cette nation. Dieu ne pactise pas avec les Chaldéens. Il laisse simplement se poursuivre le cours de l’histoire sans la retenir. La protection de Juda tient à Dieu et, lorsque Dieu se retire, Juda est sans défense contre les projets conquérants des puissances mauvaises qui l’entourent.

Dans cette situation de désarroi, Dieu dit au prophète comment le juste peut vivre : le juste vivra par la
foi : Habakuk 2,4. La foi n’est pas affaire de logique humaine. Elle est confiance en une Personne que l’on sait fiable. Il est compréhensible qu’Habakuk ne voie pas, dans la liberté que Dieu donne aux Chaldéens d’envahir Juda, de logique. Mais la connaissance que le prophète a de Dieu devrait suffire à lui faire comprendre qu’il ne fait pas d’erreur.

Dès la genèse, Dieu a établi la foi comme le principe moteur de la marche et de la relation avec lui. C’est par la foi qu’Abraham obéit après l’appel qu’il reçut de quitter son pays d’origine pour se rendre à Canaan, le pays promis. Par la foi, il vit Isaac, son fils naître de Sara, sa femme trop âgée et stérile. Par la foi, il se montra prêt à offrir Isaac en sacrifice sur la demande de Dieu. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, mais aussi de vivre avec Dieu. Qui commence à cheminer avec lui aura souvent à faire face à des faits, des situations qui, à vue humaine, pourra le désorienter. Nous n’avons pas encore eu à souffrir physiquement à cause de notre foi. Les gospels que les esclaves noirs écrivirent au temps où ils étaient sur les galères témoignent à quel point la foi soutient l’âme de celui qui n’a pour horizon que la mort.

Tout le livre de Job est aussi la démonstration que seule la foi permet de triompher de l’incompréhensible. Les amis de Job ont prétendu défendre la justice et l’honneur de Dieu face aux propos critiques de Job à son encontre. Ils avaient tort. Ce qui nous arrive ne s’explique pas toujours. La théologie ne répond pas à tout, surtout celle qui veut tout expliquer. La foi permet de continuer à naviguer, alors que l’obscurité nous entoure. Elle porte ses regards au-delà de ce qui est visible pour s’attacher à l’invisible. Que la réponse de Dieu à Habakuk nous aide à nous préparer à ce qui peux se produire de si déconcertant que toutes nos certitudes en sont chavirées !


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vendredi 3 janvier 2014

La réussite des méchants

La réussite des méchants

L’apparente réussite dans la vie de ceux qui ne font preuve d’aucune crainte de Dieu peut parfois
désorienter le croyant. Comment se fait-il, pense-t-il, que ceux qui se moquent chaque jour des lois morales et ne pensent qu’à tirer de cette vie le meilleur profit pour eux-mêmes s’en sortent aussi bien ? La question n’est pas d’hier. Elle a fait cogiter bien des hommes mûrs dans la foi. La Bible nous en donne trois exemples : Asaph, Habakuk, Jérémie. Pour chacun d’eux, la réponse de Dieu à la question posée a été différente. Faisons connaissance avec les dilemmes et les éléments de réponse que chacun d’eux a reçus.

Asaph

Asaph était le chef des chantres dans le temple de Dieu. Il devait entraîner le peuple de Dieu à la louange et l’adoration. Cet homme proche de Dieu et de Sa parole souffrait d’un mal personnel qui le tourmentait chaque jour. A côté de lui, des méchants s’engraissaient et prospéraient, faisant preuve d’une santé reluisante. Petit à petit, le doute, l’incompréhension se mirent à ronger Asaph. Honnête avec lui-même, Asaph nous livre dans un psaume le fruit de ses réflexions :

Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le cœur pur. Pourtant, il s’en fallut de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais. J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants. Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort, ils ont santé et embonpoint. Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes. Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains. Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure. Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer. Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre. Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles, tout en disant : « Dieu ? Que sait-il ? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ? »Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.

Le constat posé, la réflexion d’Asaph ne s’arrête pas là. Il s’interroge :

Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin ! Si je disais : « Parlons comme eux », alors je trahirais tes fils. Je me suis mis à réfléchir : j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela bien trop injuste…

C’est en vain ! Le mot est lâché. Il exprime toute la frustration d’Asaph. Asaph avait cru qu’il allait tirer quelques dividendes personnels de sa foi, une vie de qualité meilleure que ceux qui ne se soucient pas de Dieu. Et c’est l’inverse qui se produit ! Alors qu’il passe son temps à magnifier la gloire de Dieu, ceux qui n’en ont rien à faire se portent mieux que lui. Que dire ? La difficulté fut grande aux yeux d’Asaph jusqu’à un moment précis. Ecoutons la suite du témoignage :

Jusqu’au jour où je suis entré dans le Temple de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend. Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit. Comme les images du rêve s’évanouissent, après le réveil, ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.

Le moment où Asaph a été guéri de sa frustration fut celui où il considéra la situation de chacun sous l’angle de l’éternité. A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme, demandera Jésus. Dans son parcours présent, le croyant ne doit jamais oublier que le dernier mot de la pièce de théâtre dans laquelle il est l’acteur principal ne se dit pas dans ce monde, mais face au trône du jugement de Dieu. Cette conscience lui sera d’un grand secours face aux injustices apparentes dont il semble être la victime. C’est ici la première réponse de la Bible au dilemme que pose la réussite terrestre et momentanée des sans-Dieu.

Conclusion

Laissons le mot de la fin à Asaph :

Oui, quand j’avais le cœur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison. Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi ? Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi ? Mon corps peut s’épuiser et mon cœur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours. Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours près de Dieu. Oui, j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses œuvres (Psaume 73).


Nous étudierons dans les articles suivants la réponse de Dieu à Habakuk et Jérémie. Puis nous verrons comment la venue de Jésus a définitivement réglée la question. Pour l’heure, en ce début d’année où nous sommes prompts à nous souhaiter tous une vie heureuse et en pleine santé ici-bas, n’oublions pas le témoignage d’Asaph ! Le vrai bonheur est en Dieu, non dans les choses d’ici-bas !

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samedi 18 août 2012

Quel est le sens de la vie ?


Dans une vidéo comique récente, j’ai vu une jeune femme offrir à son père déjà âgé un IPad, cette tablette numérique plate sur laquelle on peut faire tant de choses. Quelques jours plus tard, elle vient chez son père et le trouve en train de préparer le repas. A sa grande surprise, elle voit son père utiliser l’Ipad qu’elle lui a offert comme planche a couper les légumes. Puis, le travail fait, le papa prend l’Ipad, le passe sous l’eau du robinet et, à la grand stupéfaction de sa fille, le met dans le lave-vaisselle.



Quel est ici le problème ? Il vient essentiellement d’une chose. C’est que le papa ne savait pas à quoi était destiné l’Ipad. Sa fille, pensant qu’il le savait, n’a pas pris soin de le lui expliquer. Conséquence : le papa a utilisé l’Ipad qui lui a été offert selon l’usage qui lui semblait le plus judicieux. La conséquence en a été, non le profit, mais la destruction de l’Ipad.

Cette petite histoire comique est une parabole de la triste mésaventure qui arrive à tant de gens sur terre. Héritiers de la vie, il ne leur vient pas à l’idée que celle-ci n’est pas le fruit du hasard, mais qu’il existe un mode d’emploi de la vie écrit par Celui qui en est le concepteur : Dieu. La conséquence en est souvent tragique : au lieu que la vie marche bien, c’est le contraire qui se produit. Les hommes et les femmes vont d’échecs en échecs et de désastres en désastres, ne laissant derrière eux que des ruines, de la souffrance et des pleurs.

Quel est le sens de la vie ? Pour le comprendre, il nous faut être d’accord de ne pas penser par nous-mêmes, jugeant que nous sommes assez grands pour le découvrir tout seul, mais prêts à ouvrir le mode d’emploi écrit par Celui qui nous l’a donné. Qu’y trouvons-nous ?

1er but de la vie : que nous soyons au bénéfice de l’amour de Dieu.

Tout ce que Dieu a conçu pour l’homme vise cet objectif : la terre sur laquelle Il nous a placés avec ses ressources, la façon avec laquelle Il nous a conçu : notre sexualité, notre complémentarité homme-femme, les capacités qu’Il nous a données : l’intelligence, nos 5 sens, nos talents. Dieu voulait que les hommes jouissent de Sa bonté, qu’ils s’émerveillent des dons qu’ils ont reçu et qu’ils trouvent leur plaisir dans leur utilisation.

Il voulait que la vie ne soit ni une galère, ni une souffrance, ni un fardeau pénible, mais une joie et une source infinie d’émerveillement. Redécouvrir la richesse de ce que nous avons reçu de Dieu : la première chose qui peut donner un sens à la vie.

Il nous faut le comprendre : la Bible n’est pas qu’un livre de théologie. C’est un manuel pratique qui fourmille de conseils et d’indices pratiques permettant à celui qui s’y conforme de vivre au mieux avec le potentiel que Dieu lui a donné. Elle est, de plus, pleine de biographies d’hommes et de femmes qui ont, soit réussi, soit échoué. Lire la Bible, le mode d’emploi divin de la vie, et appliquer ce qu’on y découvre, est le meilleur et le plus sûr moyen de prendre le meilleur départ pour la vie.

2ème but de la vie : c’est que nous soyons chacun un moyen par lequel nous pouvons faire sentir aux autres l’amour que Dieu a pour eux.

Nous ne sommes pas nés que pour nous-mêmes, mais pour les autres. Cet investissement de notre vie pour les autres est inscrit dès le début. A peine né, le bébé vit du lait et des tendres soins de sa mère. Puis, il grandit en apprenant quels sont les principes les valeurs qu’ils doit suivre pour réussir : l’obéissance, le respect de l’autorité, le partage, la valeur du travail, la nécessité du pardon, de l’humilité, etc…

C’est parce qu’ils n’ont pas appris ces choses que beaucoup, arrivant à l’âge adulte, vivent non selon ces règles essentielles à la vie communautaire, mais selon la loi de la jungle, ou celle du plus fort ou du plus malin.

Le sens de la vie ne se trouve pas dans la recherche prioritaire de son épanouissement personnel ou dans la satisfaction de son égo, mais dans l’amour que l’on reçoit de Dieu et que l’on donne aux autres.

3ème but de la vie sur terre : nous préparer à celle qui la suit.

Au sujet de la vie, Jésus a posé une question de bon sens à ceux qui l’écoutaient. A quoi sert-il, disait-il, à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ?

Dans la question de Jésus, il y a deux réalités de laquelle tout homme ferait bien de tenir compte s’il veut réussir sa vie :

1ère réalité : l’homme n’est pas fait que d’un corps physique ou matériel. Il a une âme, et cette âme est la partie la plus précieuse de sa personne. Le vrai moi de chacun ne se limite pas à ce qu’on peut voir de lui. Il est à l’intérieur, au plus profond de son être. C’est là, dans le secret du cœur de chacun, que se décident les grandes orientations qui vont mener notre vie soit à la ruine, soit à la pérennité.

2ème réalité : la vie d’un homme ne se limite pas aux quelques années que l’on passe sur terre. Notre vie ici-bas est transitoire. Elle n’est que la salle d’attente ou l’antichambre de l’éternité. Jésus a été très clair sur le sujet. Celui qui aime sa vie dans ce monde (c’est-à-dire celui qui ne pense qu’à investir pour profiter de la vie ici-bas) la perd. Par contre celui qui se prépare à la vie future, faisant peu de cas de la vie ici-bas, la conserve pour la vie éternelle.

A propos de la vie, nous devons le savoir : nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Sur le livre de Dieu, dit le roi David, sont inscrits tous mes jours avant qu’aucun d’eux n’existât. Un des secrets de la vie consiste à vivre chaque jour comme s’il était le dernier, comme si c’était ce jour que j’allais quitter ce monde pour rencontrer Dieu.

Suis-je prêt ? Ai-je fait la paix avec Dieu ? Ai-je confié ma vie à Jésus-Christ, mort pour mes péchés ? Si c’est le cas, je n’ai pas besoin d’avoir peur de la mort. Je peux quitter ce monde le cœur tranquille. Celui qui croit en moi, dit Jésus, ne vient pas en jugement, mais déjà il est passé de la mort à la vie !


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samedi 4 septembre 2010

Pourquoi je ne suis pas témoin de Jéhovah ?

Un mouvement actif

Parmi les mouvements qui se réclament de la Bible, nul doute que, depuis plus d’un siècle, les témoins de Jéhovah figurent en bonne place. Cette position qu’ils occupent est telle que, dans les décennies passées, dès que j’évoquais le nom de la Bible, aussitôt mes interlocuteurs, la plupart catholiques, pensaient immédiatement que j’étais l’un d’eux. Le raccourci « Bible = témoins de Jéhovah » était si ancré dans leur esprit que, la plupart du temps, il me fallait préciser que, quoi que lisant la Bible, je n’étais pas membre de ce mouvement.

Une fausse manière de lire la Bible

Les témoins de Jéhovah ont cette force qu’ils paraissent bien connaître la Bible. Ceci, comme nous allons le voir, n’est qu’apparence ! En fait, leur force tient à l’ignorance de leurs interlocuteurs. Je suis convaincu pour ma part qu’aucun lecteur honnête, assidu, sérieux de la Bible ne peut longtemps être séduit par les témoins de Jéhovah. Car le fait de citer la Bible à tout bout de champ ne signifie pas pour autant que l’on est biblique dans ce que l’on dit. La lecture de la Bible, et surtout son interprétation, se doit, comme toute discipline, d’obéir à certaines règles.

Je vous en donne deux qui, parmi d’autres, mettent mal à l’aise les témoins de Jéhovah et vous aideront à déceler, la prochaine fois où vous les rencontrerez, leur stratégie de manipulation basée sur la citation de versets bibliques :

1. la 1ère est qu’un verset de la Bible doit toujours se lire et s’interpréter dans son contexte. Le principe est bien connu : un texte sorti de son contexte est un prétexte. Toute la façon de lire la Bible, et de l’utiliser, des témoins de Jéhovah repose sur la citation de versets hors de leur contexte. Pas étonnant dès lors qu’ils croient que Dieu a dit des choses qu’en fait il n’a jamais voulu dire. Ce n’est pas que la Bible se trompe, mais ce sont eux, et surtout leurs dirigeants, qui le font !

2. la seconde est qu’il faut, pour qu’un article de foi biblique soit reconnu comme tel, que toute la Bible en parle dans le même sens. Les témoins de Jéhovah ont l’art de choisir les versets qui leur plaisent pour soutenir leur manière de penser. Aussi vous montreront-ils toujours le même verset pour vous dire que ce qu’ils disent est ce que la Bible dit.

Prenons un exemple ! Pour soutenir le fait que, selon eux, Jésus ne serait pas Dieu, ils aiment citer cette parole du Christ : Mon Père est plus grand que moi : Jean 14,28. Ils ne vous diront jamais que, dans son prologue, le même Jean a écrit au sujet de Jésus, la Parole, qu’elle était Dieu : Jean 1,1, ou encore que Jésus a dit que « Lui et le Père sont un : Jean 10,30 » , et que « celui qui l’a vu a vu le Père : Jean 14,9. » Ne pouvant admettre l’idée d’une Tri-unité en Dieu, comme l’est l’espace avec sa longueur, sa largeur et sa hauteur, ils ne peuvent concevoir une diversité de rôles (le fait que l’homme soit le chef de famille signifie, d’un certain sens, qu’il est plus grand que la femme sans pour autant lui être supérieur dans leur nature d’humains).

4 raisons pour lesquelles je ne peux être témoin de Jéhovah

Le sujet mériterait bien des approfondissements. Mais, ne voulant pas lasser mes lecteurs, j’aimerais juste donner 4 raisons pour lesquelles, à la lumière de la Bible et de l’observation, je ne peux être témoin de Jéhovah !

1ère raison : leur traduction de la Bible (du Monde nouveau) est clairement tendancieuse, pour ne pas dire intentionnellement falsifiée. Il faut être un lecteur assidu pour repérer les passages tronqués, mais ils sont nombreux. J’ai eu l’occasion, un soir, de comparer leur traduction avec 5 ou 6 autres, en présence de deux responsables d'une de leur congrégation. La démonstration était irréfutable. Leurs conclusions étaient que, malgré l’évidence, leur traduction était malgré tout supérieure…

Un seul exemple : le 1er verset de l'évangile de Jean. La traduction du Monde nouveau est la seule à écrire que la Parole était dieu (minuscule). Toutes les autres sans exception écrivent Dieu (majuscule). L’idée est d’affirmer que jamais la Bible ne dit que Jésus est Dieu ! Pour qui désire plus, je me suis noté plusieurs dizaines de versets falsifiés touchant à la Divinité du Christ ou d’autres points fondamentaux. Avis aux amateurs !

2ème raison : les témoins de Jéhovah sont totalement liés aux interprétations de la Watchtower, la société qui édite le périodique  « Réveillez-vous » et leurs livres d’étude biblique. Alors que la Bible laisse une liberté d’opinion importante sur les sujets périphériques de la foi, tout chez les témoins de Jéhovah est défini et réglé. Partout, au même moment dans le monde, la même étude a lieu, et vous ne trouverez pas deux témoins de Jéhovah dans le monde qui, sur des sujets comme la fête de Noël, le service militaire ou le fait de donner son sang, auraient des avis contraires !

Je me suis rendu à l’une de leurs études pour voir. La méthode était pitoyable et infantile. Chacun avait son livre d’étude ouvert, avec, en bas des pages, les questions qui allaient être posées. Les réponses aux questions étaient toutes dans le texte. Celui qui dirigeait la réunion posait la question préparée et, comme en classe, le bon élève qui savait, répondait. Aucune réflexion personnelle, aucune recherche d’application pour soi : tout est préparé, prémâché, servi et emballé…

3ème raison : les responsables des témoins de Jéhovah se sont montrés depuis leur origine, de très nombreuses fois, de faux prophètes. Leurs prédictions pour 1914, 1925, 1975 sont effarantes. Pour votre information sur le sujet, consultez le site suivant : http://www.info-sectes.org/tj/xx.htm.

4ème raison : Alors que Jésus a affirmé : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par Moi : Jean 14,6 », c’est la société Wachtower elle-même qui est présentée comme l’unique voie qui mène au salut. Si vous n’êtes pas témoins de Jéhovah, que vous ayez la foi en Jésus ou non, sachez-le : vous êtes voués à l’anéantissement ! Les témoins de Jéhovah ont répété l’erreur qu’ils aiment tant dénoncer dans l’Eglise catholique : leurs responsables sont infaillibles dans leur interprétation de l’Ecriture et « hors des témoins de Jéhovah, point de salut ! »

Je pourrais rallonger, mais j’arrête ici mon explication de texte. Un dernier conseil : si vous rencontrez un témoin de Jéhovah, restez poli, mais soyez fermes. N’essayez pas d’entrer en discussions polémiques avec lui. Si vous êtes chrétiens, témoignez-lui de l’assurance qui est la vôtre dans la foi quant au pardon de vos péchés. Si vous ne l’êtes, commencez vous-mêmes à lire la Bible (par les Evangiles, par exemple) en vous plaçant honnêtement devant Dieu. Il ne tardera pas à se révéler à vous au plus profond de votre conscience !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus