samedi 5 février 2011

Arthur Blessit : l'homme qui porte la croix

Un personnage insolite

Arthur Blessitt est un personnage hors-normes : il est le seul être humain à avoir littéralement marché sur la terre entière. Inscrit au Guiness des Records pour avoir effectué « La plus longue marche », il a passé près de 40 ans de sa vie à parcourir les 7 continents, 315 pays, îles et autres territoires, jusqu’à la banquise au milieu des pingouins?! Il a traversé des déserts et des jungles dont personne ne revient. Il a été emprisonné 24 fois et a survécu à de multiples dangers : guerres, incendies, agressions, attaques de serpents ou de crocodiles. Et tout cela en transportant une croix de 3,65 m de hauteur !


Mais au fil des kilomètres parcourus à pied, son objectif était simplement d’aller à la rencontre des habitants de la terre, pour leur parler de Jésus. « J’aime Dieu et j’aime les gens » aime-t-il dire.

Arthur Blessitt a rencontré les grands de ce monde : Yasser Arafat (pour lequel il a prié dans son QG et à qui il a remis une petite croix qu’il a gardée jusqu’à sa mort), Billy Graham, Jean-Paul II, le Colonel Kadhafi, Jimmy Carter, et bien d’autres. Il a logé dans des suites princières comme dans des bidonvilles. Il a été acclamé par des centaines de milliers de personnes sur des places bondées, et a marché seul le long de routes désertiques, grimpé jusqu’à 5 547 m au Pakistan, sans jamais se séparer de la croix. Et malgré tout ce qu’il a dû manger et boire dans n’importe quelles circonstances, il n’a jamais été malade. Tout cela dans un seul but : répondre à l’appel que Dieu lui avait adressé en septembre 1969. C’est depuis la Californie, le 25 décembre de cette même année, qu’il est parti pour entamer son périple.

On rit, mais on pleure également à l’écoute des histoires incroyables qu’il a vécues, simplement pour partager l’amour de Dieu et le message de la Croix.

En 1972 son voyage passa par la France. En raison d’une date erronée qu’on lui avait indiquée, il se retrouva avec la croix, sous l’Arc de Triomphe, sur un tapis rouge devant des milliers de personnes. A ce moment-là, il réalisa que cet accueil n’était pas pour lui… mais pour le président Pompidou, qui allait célébrer une commémoration sur le tombeau du Soldat Inconnu !!


Un DVD de l'histoire insolite d'Arthur Blessitt vient de sortir en français !





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 janvier 2011

Signes des temps

Prophétie

S’il y a bien un sujet délicat à traiter parmi tous les aspects de la théologie chrétienne, c’est bien celui de la prophétie. Hérauts, porte-paroles de Dieu, les prophètes inspirés délivraient des messages qui, plein de sens, s’adressaient à la fois à leurs contemporains, mais, souvent, les dépassaient aussi. Le prophètes de Dieu n’étaient cependant pas des devins. Leur parole s’enracinait profondément dans la connaissance de Dieu, de la loi, des principes spirituels qui en découlaient. Ils avaient une vision du monde et de l’histoire qui n’étaient pas imaginaires, mais éclairée, conditionnée par la connaissance qu’ils avaient de Dieu, de Ses desseins, et de la relation de cause à effet inévitable qu’il y avait entre ce qu’ils voyaient se former dans le monde, se produire dans le peuple de Dieu et ce qu’ils avaient compris de la Personne de Dieu. Toujours, leur message était en interaction entre ces trois éléments : Dieu, Son peuple, le monde environnant.

Face à la prophétie, on peut faire preuve de plusieurs attitudes. La première, la plus frileuse, est de se dire que, Jésus-Christ venu et la Parole de Dieu nous ayant été révélée, la prophétie n’a plus de raison d’être. Il y a certes un changement majeur qui s’est produit par la venue de Jésus. Pierre le dit : les prophètes qui ont parlé de la grâce qui vous était destinée en ont fait l’objet de leurs recherches et de leurs investigations. Ils se sont appliqués à découvrir quelle époque et quelles circonstances désignait l’Esprit du Christ qui était en eux, Esprit qui, d’avance, attestait les souffrances du Christ et la gloire qui s’ensuivrait : 1 Pierre 1,10-11. Habités par l’Esprit du Christ qui leur parlait de Lui, de ce qu’Il allait être dans le monde, les prophètes qui le précédaient étaient concentrés, dans leur attente sur sa venue. Pour autant, leur vision du Christ ne s’arrêtait pas à celle-ci. Déjà, elle se portait sur la gloire finale qui la couronnerait. Aussi, dire que la prophétie s’est arrêtée avec la venue de Jésus ne me semble pas correspondre au cadre dans lequel elle s’exerce dans la Bible.

Même si la prophétie change d’aspect dans le cadre de l’Eglise, elle n’y est pas absente. Des prophètes inspirés se lèvent en son sein, tel Agabus annonçant une famine imminente et prédisant à Paul ce qui allait lui arriver : Actes 11,28 ;21,11. Les filles de Philippe étaient connues comme prophétesses : Actes 21,9. Dans les derniers jours, dit encore Dieu par le prophète Joël, je répandrai mon Esprit sur tous ; vos fils et vos filles parleront en prophètes, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves : Actes 2,17. De nombreux passages des évangiles et des épîtres sont faits de paroles prophétiques se rapportant à des événements qui touchent à la période finale de l'histoire. Le livre de l'Apocalypse dans son entier parle de ce qui existait au temps de l'apôtre Jean, son rédacteur, et de ce qui doit venir après jusqu'à l'établissement final du Royaume de Dieu. Si l’Ecriture nous appelle à juger de ce que nous entendons et à faire preuve de rigueur et de prudence face à la prophétie, elle ne l’interdit pas.

Ce préalable posé, il m’a semblé bon, pour une fois, de me faire l’écho d’une prophétie à laquelle j’ai eu connaissance. Donnée en 1968 par une femme de Dieu nonagénaire, elle a été délivrée en pleine période de Guerre froide, ce qui donne du poids à son authenticité. Je vous la transmets tel que celui qui l’a entendu l’a reçu à ce moment !

La vision

En 1968, une chrétienne âgée de plus de 90 ans reçut une vision venant de Dieu. Elle habitait la ville de Valdres en Norvège. Le Docteur Emmanuel Minos, conférencier chrétien bien connu en Norvège, avait organisé des réunions d'évangélisation dans cette ville. Il alla visiter cette vieille dame, qui lui raconta ce qu'elle avait vu. Il nota ensuite dans un carnet tout ce qu'il avait entendu. Mais il pensa à l'époque que tout cela paraissait trop incroyable. Aussi n'en parla-t-il à personne.

Plus de trente années plus tard, il fut convaincu qu'il lui fallait à présent publier cette vision. Cette dame de Valdres était une chrétienne reconnue et respectée par tous ceux qui la connaissaient, en raison de son intelligence spirituelle. Voici ce qui lui avait été montré :

"Juste avant le retour du Seigneur, j'ai vu qu'il allait se produire une autre guerre mondiale. Le monde me fut présenté comme un globe terrestre. Je vis la Scandinavie, l'Europe, et beaucoup d'autres nations. Puis j'ai vu certains événements qui devaient se produire avant cette terrible catastrophe. Il me fut montré quatre signes particuliers :

1. Avant ce conflit mondial et le retour du Seigneur, il y aura une période de grande paix entre les grandes nations de l'Est et de l'Ouest, comme on en a jamais connu de semblable. Beaucoup de pays lanceront des programmes de désarmement, au point qu'ils seront complètement pris à dépourvu par cette crise mondiale. Car celle-ci surviendra d'une manière totalement inattendue.

2. Les églises connaîtront une période de compromis et d'apathie spirituelle. Elles s'écarteront de la vraie foi. Avant le retour du Seigneur, les chrétiens refuseront d'écouter les véritables ministères prophétiques. On ignorera les messages bibliques de la loi et de la grâce, du péché et de l'Evangile, de la repentance et du salut. À la place, on enseignera un Evangile de la prospérité.

3. Il y aura en Norvège un effondrement sans précédent de la morale. Les gens vivront dans l'immoralité et l'adultère. Les gens s'engageront dans des relations sexuelles avant le mariage. Les couples mariés seront de plus en plus infidèles. On considérera ces choses comme normales, et on leur trouvera toutes sortes d'excuses.

Hommes et femmes s'engageront dans des relations impures. Les familles chrétiennes en seront affectées. Elles permettront même que de telles choses se passent. Avant le retour du Seigneur, le nombre de stations et de programmes de télévision s'accroîtra de manière extraordinaire. Il en résultera une explosion de la violence et une escalade du crime, à tel point que les gens ne se sentiront plus en sécurité dans les rues. Il en sera de même pour les stations de radio. Les gens écouteront et assisteront à toutes sortes de scènes de mort et de destruction. Toute la société sera influencée par cet étalage du mal et de la méchanceté. Elle trouvera même tout cela distrayant et excitant ! Cela se produira réellement, et vous le verrez de vos yeux. Ce que l'on considère encore comme bon disparaîtra, et l'on considérera ce qui est mauvais comme tout à fait normal.

4. Beaucoup de gens viendront immigrer en Europe, en provenance des pays sous-développés. Ils viendront aussi en Scandinavie et en Norvège. Il y aura un tel afflux d'immigrants que les Européens commenceront à les regarder d'une manière négative, et leur feront subir des mauvais traitements.

Ensuite, notre péché atteindra son comble. La troisième guerre mondiale éclatera, et le retour du Seigneur Jésus se produira. Ce dernier grand conflit ne durera pas longtemps. Mais la bataille finale ne pourra être comparée à aucune autre dans le passé ! L'air deviendra si pollué que les gens ne pourront plus respirer de manière normale. Cela s'étendra aux continents de l'Amérique, de l'Asie et de l'Australie, surtout dans les pays les plus riches. L'eau sera considérée comme impropre à la boisson. La terre ne produira plus ses moissons habituelles. Par conséquent, le nombre de survivants sera faible. Les gens essayeront de s'enfuir dans les pays les plus pauvres, mais ils seront à leur tour traités de la pire manière."

La vieille dame me dit en conclusion : "Je suis heureuse de n'avoir pas à vivre les choses qui m'ont été montrées. Mais quand les temps approcheront, vous devrez avoir le courage de publier cette vision que Dieu m'a donnée. Rien ne doit être en contradiction avec la Bible. Mais tous ceux qui ont reçu le pardon de leurs péchés et qui auront pris le Seigneur Jésus comme Sauveur et Maître seront protégés et délivrés !"

Ici se termine la vision. Je vous en laisse juge !
Lien : http://www.latrompette.net/post/A27.le_retour_de_jesus.htm

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 22 janvier 2011

Vie et mort des athées !

Croire en Dieu : un rempart pour une raison saine

Alors que, pour beaucoup, le fait de croire à l’existence de Dieu relève de la foi, la Bible dit  qu’il n’en est rien. L’évidence de l’existence de Dieu, d’un Créateur, d’un Maître et d’un Souverain absolu s’impose d’elle-même à la raison. Si bien, dit David, qu’il faut être fou, c’est-à-dire avoir perdu le bon sens et la raison pour dire, affirmer que Dieu n’existe pas : Psaume 14,1.
                                                  
Envisager la foi en l’existence de Dieu comme le fondement et l’ultime rempart d’une raison saine n’est pas seulement une vue de l’esprit. La conviction de l’existence de Dieu dans la conscience comme Sa négation se traduisent inévitablement dans des actes et des comportements qui en sont le reflet ! A raison folle, comportements fous, odieux, insensés ! A raison saine, comportements intelligents, respectueux, sains !

Le corollaire immédiat de la négation de Dieu est la négation de l’homme, image de Dieu. David le souligne fortement dans ce psaume ! A l’affirmation : « Dieu n’existe pas » succèdent immédiatement dans les faits des actes affirmant que ni l’homme, ni la vie humaine n’ont de valeur en soi. Eliminer la conscience de Dieu dans l’homme ou dans le monde conduit inévitablement à l’élimination du sens du sacré et, notion qui lui est attenante de manière indissociable, à celle du péché. L’élimination de Dieu dans la conscience de l’homme suffit à elle seule pour expliquer toutes les horreurs individuelles et collectives dont l’histoire rapporte les terribles témoignages !

Témoins malgré eux

Bien que beaucoup d’efforts soient faits pour éradiquer Dieu, le Dieu de la Bible et de la création, de la conscience humaine, il est impossible d’y arriver totalement. Preuve en est par l’obligation à laquelle se sentent poussés les ennemis de ce Dieu de persécuter ceux qui en sont les témoins ! Massacres, tortures au pire, mise au ban de la société des bien-pensants au minima, partout dans le monde où Dieu n’est pas le bienvenu, Ses témoins sont victimes d’ostracisme et de discriminations multiples ! A leur manière cependant, les ennemis de Dieu témoignent de Lui. Ils attestent que, privés de Lui, la conscience humaine n’est capable que d’une seule chose : du pire !

Peut-être y a-t-il parmi mes lecteurs des personnes qui se disent : «Le jugement qui est apporté ici ne reflète pas la vérité ! Si l’athéisme favorise la tyrannie, la religion aussi ! Ce serait dédouaner bien légèrement les crimes commis au nom de Dieu dans l’histoire que d’en faire porter aux seuls athées la responsabilité. » A cela je réponds qu’il faut inclure les religieux qui ont agi de la sorte au rang des athées. Car qui conque lit l’Evangile sait que ceux-ci se sont comportés en traîtres de la foi qu’ils prétendaient servir. Depuis Jésus, tuer au nom de Dieu ne peut s’expliquer que par l’effet d’une perversion diabolique de la connaissance de Dieu dans l’esprit de ceux qui agissent de la sorte. Athées et « fous de Dieu » kamikazes sont frères car, tous deux disent à leur manière : Dieu, le Dieu de la Bible, n’existe pas !

La mort d’un athée célèbre

Le docteur Tronchin, qui soignait Voltaire, a raconté sa mort dans une lettre qu’il écrivit à un ami. Elle est une leçon singulièrement solennelle pour tous ceux qui ont pensé, comme Voltaire, que la vie et la mort peuvent se passer de la foi. Voici ce qu’il dit :

« Voltaire finit par tomber dans un état de désespoir et de démence le plus affreux. Je ne me le rappelle pas sans horreur. Dès qu’il vit que tout ce qu’il avait fait pour augmenter ses forces avait produit un effet contraire, la mort fut toujours devant ses yeux. Dès ce moment, la rage s’est emparée de son âme. Si mes principes (Tronchin était croyant) avaient eu besoin que j’en serrasse les nœuds, l’homme que j’ai vu dépérir, agoniser et mourir, en aurait fait un nœud gordien ; et, en comparant la mort de l’homme de bien, qui n’est qu’un beau jour, à celle de Voltaire, j’aurais bien vu la différence qu’il y a entre un beau jour et une tempête, entre la sérénité de l’âme du sage qui cesse de vivre, et le tourment affreux de celui pour qui la mort est « le roi des épouvantements ». Grâce au ciel, je n’avais pas besoin de ce spectacle.

On l’entendit supplier et blasphémer le Dieu qu’il avait haï pendant sa vie. Il s’écriait parfois : « O Christ ! O Jésus-Christ ! » Un jour on le vit tenir à la main un livre de prières, en essayant d’invoquer Dieu. Il était tombé de son lit dans les convulsions de l’agonie et restait étendu sur le parquet, impuissant, désespéré, s’écriant : « Ce Dieu que j’ai renié ne viendra-t-il pas me sauver aussi ? » S’adressant à moi, il s’écriera avec horreur : « Je suis abandonné de Dieu ! Docteur, je vous donne la moitié de ce que je possède si vous pouvez me prolonger la vie de six mois ! » Je lui répondis : « Monsieur, vous n’avez pas six semaines à vivre ! » « Dans ce cas, répondit Voltaire, j’irai en enfer, et vous avec moi ! »

Il mourut, et son agonie fut telle que son infirmière déclara que, pour tous les trésors de l’univers, elle ne consentirait pas à voir mourir un autre athée.

P.S : Rendez-vous tous à Paris le dimanche 23/01 pour la 7ème marche pour la Vie : http://enmarchepourlavie.fr/marche_pour_la_vie_2011_communique_1

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 15 janvier 2011

7ème Marche pour la Vie

Militants actifs de la Vie ou défenseurs passifs de la Mort ?

Il n'est pas trop tard pour nous rejoindre à Paris le 23 janvier pour la 7ème Marche pour la vie, place de la République à 14 H 30. Plus qu’un discours pour vous convaincre, écoutez l’argumentaire de Giana Jenssen, une survivante de l’holocauste silencieux promu par Simone Veil, elle-même survivante de l’holocauste nazi ( !!!???).




Ecoutez aussi la plaidoirie étonnante de cette jeune fille de 12 ans donnée lors d'un concours de discours de sa classe à Toronto !




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 8 janvier 2011

Les héros de la foi d'aujourd'hui !

Résistants contre l'inadmissible !



Depuis 1998, Mahmoud Yahou est pasteur d'une communauté chrétienne en Kabylie. Il affronte la justice de son pays, qui lui reproche de ne pas être musulman. En s'en prenant à lui, les autorités espèrent disperser son petit troupeau. Témoignage d'un converti.


«Vous serez jugés devant les tribunaux et les rois.» C'est écrit dans la Bible, et elle ne m'a pas trompé: j'étais prévenu! Depuis 1998, je suis pasteur au sein d'une petite communauté protestante, dans le village d'Aït Atelli, en Kabylie, à 30 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Parmi les 6000 habitants musulmans, nous sommes une petite centaine d'irréductibles chrétiens.

En tant que pasteur, je suis harcelé depuis des mois par les autorités algériennes. J'ai été traîné devant la justice pour ouverture de lieu de culte illicite. Les réquisitions du procureur ont été sévères: un an de prison ferme et 20.000 dinars d'amende. La sentence est tombée le 12 dé cembre: trois mois de prison avec sursis et 10.000 dinars d'amende. Ce procès n'est pas le mien, c'est celui de tout le monde, car il rappelle que, dans ce pays, nous ne sommes pas libres.
Mon seul tort est d'avoir fait l'acquisition d'une maison pour célébrer le culte. Le maire a mis en demeure la communauté chrétienne de renoncer à pratiquer: selon lui, nous sommes dans l'illégalité. Et pourtant, nous sommes affiliés à l'Eglise protestante d'Algérie, reconnue par l'Etat depuis 1975.

Je ne suis coupable que d'une chose, en réalité: j'ai renié l'islam pour me convertir au christianisme. Ici, on naît arabe et forcément musulman. Faire le choix d'une autre religion est perçu comme un acte contre-nature ou de haute trahison. C'est ma foi qui est en procès, mais rien ne me fera plier. Pourtant j'ai été un fervent musulman. Mais au fond, quelque chose me dérangeait: cette religion faisait de moi un être fermé et intolérant.

En 1993, à 26 ans, je suis parti en France. Installé à Marseille, j'ai fait la connaissance d'un groupe de jeunes protestants. Ils m'ont parlé de Jésus, de l'amour de Dieu et de la Bible. Je me suis montré très agressif à leur égard, mais ne cessais de les rencontrer. Nous avons fini par discuter de nos croyances respectives. J'étais intrigué par leur façon de prier, en agitant les bras et en chantant. Un jour, ils m'ont fait lire un passage de la Bible. Je l'ai fait par curiosité avant de m'enfuir. Je me suis senti traître à ma foi. J'ai fait la chahada * pour me débarrasser de ce sentiment de péché, mais rien n'y faisait: cette religion m'attirait, car elle m'apaisait. Après six mois de lecture et d'étude, je me suis décidé et je suis rentré en Algérie avec l'intention d'y rester. J'avais enfin trouvé la joie. Dès lors, il était inutile de chercher la fuite ou l'exil. Je me suis fait baptiser par immersion, le 4 novembre 1994, au temple protestant de Ouadhia, en Kabylie.

Une vie de tous les jours faite de vexations et de brimades

Etre chrétien dans ce pays, c'est un combat quotidien. Il faut se battre pour être accepté, pour trouver le juste équilibre dans notre pratique, sans déranger les musulmans dans la leur. Pendant le ramadan, par exemple, je fais attention de ne pas manger devant eux. L'essentiel, pour nous, est de respecter notre prochain. Le temple du village n'est pas marqué d'une croix. Ce n'est pas nécessaire, car je suis moi-même une croix! Et c'est parfois lourd à porter... Notre quotidien est fait de vexations et de brimades. Il y a les regards, la violence de certains propos, les rumeurs les plus folles sur les mœurs de notre communauté. Mais aussi la surveillance et les contrôles incessants des policiers. Je me suis récemment rendu à la préfecture afin de faire renouveler mon passeport. Le fonctionnaire m'a répondu qu'il m'était refusé, car, en tant que chrétien, j'étais un traître à la patrie et indigne d'être algérien. Que répondre face à tant d'ignorance et d'intolérance? Ils ne savent pas ce qu'ils font, car ils sont manipulés par les extrémistes religieux mais aussi par l'Etat. Je leur pardonne.
Attestation de la foi musulmane.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 1 janvier 2011

Bonne année 2011

Que Dieu soit avec vous pour cette nouvelle année !



Bonne nouvelle pour aujourd’hui !
Oublions ce qui est en arrière,
Ne nous inquiétons pas davantage de l’avenir,
Notre Sauveur vit encore !      
Espérons, continuons d’espérer en Lui !

Attendons Sa venue !
Ne doutons pas à ce sujet,
Notre dépôt est dans Ses sûres mains !
Elevons-les nôtres dans la prière,
Exaltons-le pour Son salut !

2 mille dix ans ont passé,
0n n’est plus aussi loin du but,
1 multitude de signes nous le disent !
1 félicité sans fin nous attend !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 25 décembre 2010

Un cadeau réussi

Sondage
            
A l’occasion des fêtes de Noël, un quotidien régional a demandé à ses lecteurs de définir ce qu’est pour eux un cadeau réussi. Les réponses à la question posée furent variées. En réfléchissant à la question, j’ai retenu pour ma part trois critères définissant la réussite d’un cadeau :

1er critère : la motivation

La réussite d’un cadeau n’est pas seulement liée à l’excellence de son choix. La motivation de la personne qui fait le cadeau est le premier élément qui en fait la qualité. Des fleurs ne coûtent pas forcément très chers. Mais surprendre sa femme avec un bouquet de roses pour lui dire « Je t’aime » est parfois suffisant pour réussir son geste.

2ème critère : la personnalisation

Un cadeau est réussi quand il est taillé sur mesure à la personnalité de celui ou celle à qui il est offert. Il ne viendrait à l’idée de personne d’offrir une poupée Barbie à un garçon ou des timbres à un numismate. Le cadeau réussi est celui qui correspond à l’attente de la personne, à ce qu’elle affectionne vraiment au fond d’elle-même.

3ème critère : la générosité

Un cadeau réussi est un cadeau qui porte en lui la marque de la générosité. La générosité n’implique pas nécessairement un coût élevé en termes de prix. Elle signifie cependant que, pour la personne qui offre, elle correspond à un don signifiant. La générosité peut aussi se lire dans le temps que la personne a consacré pour le cadeau qu’elle offre, surtout si celui-ci a été conçu et fabriqué par ses mains.

Le cadeau de Dieu

En pensant aux critères d’un cadeau réussi, je ne peux m’empêcher de penser à Jésus-Christ, le cadeau de Dieu pour nous. Ce cadeau nous parle de :

- la motivation de Dieu :

Dieu n’avait rien à gagner à envoyer Jésus-Christ dans ce monde. Il savait d’avance que l’accueil qui lui serait réservé ne serait pas positif. Les circonstances de sa naissance donnaient déjà le ton de ce que serait le contexte général dans lequel il allait évoluer. « L’histoire que nous racontons, Noël après Noël, est généralement enjolivée, mais c’est au fond une histoire sordide et cruelle. Jésus naquit hors de l’hôtel, parce que cet hôtel était plein et personne ne voulut offrir un lit à une femme prête à accoucher ; cette femme fut donc obligée de mettre son bébé au monde dans l’étable et de le coucher dans la mangeoire des bêtes : James I. Packer. »

La motivation de Dieu pour envoyer Son fils était l’amour dans son état le plus pur : l’amour qui a pour objet de donner !

- du souci de Dieu de répondre à nos besoins les plus fondamentaux :

Le cadeau que Dieu nous fait en Jésus-Christ n’a rien à voir avec l’esprit dans lequel, souvent, sont faits les cadeaux de Noël. Les cadeaux reçus à Noël relèvent du superflu. Le but n’est pas de répondre à une nécessité, mais de faire plaisir à la personne à qui ils sont offerts.

Le cadeau de Dieu touche à des points vitaux de notre vie et de notre destinée. Par Jésus-Christ, Dieu nous offre essentiellement trois choses :

       -  le pardon de nos péchés, péchés qui nous séparaient de Lui. Ces péchés sont toutes les transgressions que nous avons commises face aux exigences de la loi de Dieu
     - la puissance d’une vie nouvelle. Le but de Dieu par Jésus-Christ n’est pas seulement de nous faire grâce pour le passé, mais de nous donner, par le Saint-Esprit vivant en nous, le moyen de vivre un présent et un avenir différent du passé
     - l’accès à la vie éternelle, une vie, pourrait-on traduire autrement, aux possibilités infinies en communion avec Lui.

       Si chacun de ces cadeaux nous est offert gratuitement, il requiert une condition. Le pardon se reçoit suite à la confession (l’aveu) de ses péchés ; Dieu veut que nous reconnaissions qui nous sommes, ce que nous sommes. Il veut que nous appelions dans nos vies un chat, un chat. La vie nouvelle fait suite à la repentance, une véritable rupture avec le mode de vie du passé et la façon de penser qui en était la cause. Si la force nous manque, Dieu attend que nous en exprimions le désir et la volonté : Lui fera le reste. La vie éternelle se reçoit, quant à elle, par la foi. Elle entre dans notre vie le jour où Jésus y entre, car Il est la Vie éternelle qui était en Dieu et qui vient jusqu’à nous !

- la générosité de Dieu :

        Par Jésus-Christ, Dieu ne retient rien de ce qu’Il possède. Il nous donne tout ! Sa générosité s’exprime dans le prix qu’Il a été prêt à payer pour que les cadeaux qu’Il voulait nous faire en Jésus-Christ nous soient donnés ! Ce prix a été le plus élevé qui puisse être : la mort de Jésus sur une croix à notre place, pour les fautes que nous avions commises ! La mort de Jésus pour nous, hommes rebelles et ennemis de Dieu par nos pensées et nos actes, est la preuve d’amour la plus élevée qui nous ait été donné de Sa part !

Choix

        Il existe aujourd’hui sur Internet des sites qui vous proposent de revendre ou d’échanger le cadeau que vous avez reçu à Noël. Vous êtes libres de faire du cadeau que Dieu vous propose par Jésus-Christ ce que vous voulez. Si vous préférez le refuser pour continuer à vivre votre vie comme vous l’entendez, Dieu ne vous forcera pas ! Parce qu’Il sait les bienfaits qu’il peut vous apporter, Dieu plaide avec force pour que vous cédiez à Son offre. Rien n’est pire à long terme, en effet, que d’être privé de la générosité et de l’amour de Dieu. Le choix cependant reste de votre côté.

       Pour moi, j’ai choisi de dire oui à Dieu, oui à Jésus-Christ, Son cadeau pour ma vie. Je n’ai pas encore touché tous les dividendes de Son don. Mais ce que je sais, c’est que, déjà, ma vie ne serait pas ce qu’elle est si elle n’était enrichie par ce qu’Il m’a donné. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’ILl a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ! Bonnes fêtes de Noël en Christ !





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

P.S : En hommage à Fernand Legrand, évangéliste décédé la semaine passée, vous trouverez sous son nom, dans la galerie de portraits, à droite du blog, le témoignage de sa conversion !

samedi 18 décembre 2010

L'impunité des méchants

Pourquoi Seigneur ?

S’il y a une question qui perturbe les incroyants, mais aussi parfois les croyants, c’est bien celle de la permissivité apparente de Dieu envers le mal. Que ce soit les prophètes ou les psalmistes, plusieurs, dans la Bible, n’hésitent pas à faire part à Dieu de leur perplexité face à l’impunité dont semble jouir les méchants. « J’étais jaloux des vantards, avoue Asaph, en voyant la paix des méchants ! Car ils sont exempts de souffrances, ils ne pensent pas à la mort, leur corps est en bonne santé : Psaume 73,3 et 4. » La perplexité est d’autant plus grande pour le croyant lorsque, à contrario du méchant, celui-ci passe par des moments difficiles. « Tous les jours, je suis maltraité, se plaint le même auteur, je sui châtié chaque matin : Psaume 73,14.

Au-delà du sort du croyant, une question d’une autre nature se pose : cette impunité dont jouit le méchant ne dessert-elle pas Dieu ? N’encourage-t-elle pas le méchant à poursuivre dans la voie du mal ? Ne discrédite-t-elle pas l’idée de la justice divine ? J’aimerais par ce billet apporter, non toute la réponse, mais trois éléments, peu souvent abordés, mais décelables dans la lecture de l’Ancien Testament !

1er élément de réponse :

Si le méchant poursuit dans la voie du mal, il n’a nul besoin pour cela de l’encouragement de Dieu. Sa persévérance dans cette voie n’est due qu’à une chose : le fait que lui-même se persuade, par de faux raisonnements,  soit de l’inexistence de Dieu, soit qu’il n’aura pas à Lui rendre compte de ses actes. « Comment Dieu saurait-il ? pense le méchant ? Y aurait-il même de la connaissance chez le Très-Haut ? : Psaume 73,11. » « Le méchant, d’un visage hautain, déclare : « Dieu n’existe pas. » Il ne va pas chercher plus loin, c’est là le fond de sa pensée : Psaume 10,4.  Notons que, pour poursuivre tranquillement dans la voie du mal, le méchant n’a d’autre choix que de détruire en lui l’idée de Dieu telle que nous la présente l’Ecriture : un Dieu vivant, omniscient, devant qui nulle créature ne saurait rester cachée.

2ème élément de réponse :

Si, comme le pense, pour se rassurer, le méchant, Dieu n’existe pas ou ne voit rien, la question se pose : pourquoi, pour atteindre ses buts, le méchant agit-il toujours dans les ténèbres, de manière rusée et sournoise ? Pourquoi n’a-t-il pas toute liberté pour accomplir, au grand jour, ses funestes desseins ? Pourquoi doit-il constamment recourir à la ruse, au mensonge, à la dissimulation ou la tromperie ? C’est que, même s’il veut éliminer Dieu de sa pensée, il ne peut complètement l’évacuer de son être ! Sa conscience, reflet de cette voix de Dieu qui le condamne, est là pour lui dire qu’il existe une justice transcendante qui, qu’on le veuille ou pas, pèse et soupèse chacune de nos actions pour en donner avant l’heure le verdict. « De là, dit l’apôtre Paul, ces raisonnements par lesquels on se cherche des excuses, ces pensées qui tantôt accusent, tantôt absolvent ; de là aussi ces jugements qui approuvent ou désapprouvent la conduite d’autrui : Romains 2,15. » Ainsi donc, ce n’est pas Dieu qui, en premier, condamne le méchant. C’est lui-même qui le fait en agissant intentionnellement contre la loi de Dieu écrite en lui, loi qui le désapprouve dans ses actes.

3ème élément de réponse :

Tous les méchants font les mêmes erreurs. Bien qu’ayant déjà sous leurs yeux de multiples témoignages de la rétribution dont ont été l’objet avant eux d’autres méchants, ils continuent de croire, contre les faits, que leurs péchés ne les atteindront pas. Certes, le méchant peut aller loin et commettre beaucoup de mal avant que n’arrive pour lui la ruine. Mais, s’il ne se repent, celle-ci, quoi qu’il fasse, l’atteindra. C’est cette réalité, plus que toute autre, qui mettra fin au dilemme dont souffrait la foi d’Asaph quant à l’impunité apparente du méchant. « Je me suis mis à réfléchir. Longtemps, j’ai cherché à comprendre, c’était un tourment à mes yeux. Jusqu’au jour où je suis entré dans le dessein secret de Dieu, et où j’ai fini par comprendre le sort final qui les attend. Car tu les mets, certainement, sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont détruits et finissent dans l’épouvante. Comme un songe après le réveil, Seigneur, quand tu te léveras, tu chassera leur vaine image. Oui, quand j’avais le cœur amer et tout mon être déchiré, j’étais un sot, un ignorant, comme un animal sans raison : Psaume 73,16 à 22 .

Conclusion :

La conclusion est qu’en toutes choses ce qui pousse le méchant à poursuivre dans sa voie est l'aveuglement dont il est l'objet. Avant les victimes de ses méfaits, il est lui-même la victime d’une puissance d’égarement qui le trompe et l’illusionne. Tous les mensonges auxquels il croit sont ceux par lesquels, dès l’origine, le diable réussit à convaincre  Eve de désobéir à Dieu. « Tu ne mourras pas, lui a-t-il soufflé ! Gen 3,4. » Autrement dit : « Dieu oublie, Il ne jugera pas ! Il menace, mais c’est pour effrayer ! Ses jugements ne viendront pas ! »

Que le faible, le pauvre, l’opprimé, la victime de l’injustice le sachent. Il y a un Dieu au ciel qui, un jour, demandera compte à chacun de ses actes. Qu’ils mettent leur espoir en Lui. Il rendra justice à l’orphelin, aux veuves et à tous ceux qui sont écrasés afin que l’homme tiré de la terre ne continue plus à faire trembler d’effroi : Psaume 10,18.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 11 décembre 2010

Av et apr J-C dans ma vie !

Enfance

Je suis né à Cornimont dans les Vosges en 1956. Simple ouvrier d’usine, mon père travaillait dur pour nourrir sa famille de 5 enfants, dont j’étais le second. Bien que mon père soit hostile aux curés, mes parents tinrent à ce que je suive le catéchisme catholique. Il nous était enseigné par des voisines âgées qui, au lieu et en place de la Bible, se contentaient de nous transmettre la doctrine de l’Eglise. Je subis le catéchisme plus que je n’y pris goût. La religion était pour moi un devoir auquel je fus heureux de mettre un terme dès que possible.

Jeunesse

Mon vrai besoin n'était pas d'avoir une religion, mais quelque chose qui puisse remplir le vide qui était dans ma vie. Enfant, malgré le souvenir de bons moments en famille, je n’étais pas heureux. Toute l’ambiance familiale était plombée par l’alcoolisme de mon père. Cet alcoolisme avait aussi ses causes. Mon père avait perdu le sien, mort au camp du Struthof pendant la guerre, à l’âge de 14 ans. En tant que garçon aîné, il était devenu un peu chargé de famille. Nul doute que ce vécu douloureux avait laissé des traces profondes dans son être. Pour ma part, je ne me souviens pas avoir reçu, un tant soit peu, d’affection de sa part. Parmi les 5 enfants que nous étions, j’étais plutôt son souffre-douleur. Le temps passant, une crainte, suivie d’une révolte et d’une haine grandissante s’élevèrent dans mon cœur. Ce mal être qui me rongeait devint petit à petit insupportable. J’avais soif de trouver amour, consolation. Je pensais que seule une fille pourrait m’apporter cela.

Illusion

Vers l'âge de 18 ans, un peu par hasard, je me suis joint à un groupe de jeunes un peu marginaux. Ils étaient aussi paumés que moi, mais on avait plein de rêves. On était dans une époque pleine d'idéalisme et on pensait, lectures de philosophes aidant, que l'on pouvait vivre entre nous une autre société que celle qui était sous nos yeux. La déception fut à la hauteur de l'espérance. Les idées étaient peut-être belles : la réalité est que j’étais profondément malheureux et qu’il n’y avait rien d’autre en moi que l’attente égoïste que les autres répondent à mes désirs et mes besoins. Nous étions environ une dizaine de gars et filles. Après plusieurs déconvenues amoureuses, je me retrouvai plus bas que le point de départ. La déprime me gagna de plus en plus. Je me rendais compte que personne, aucun être humain ne pouvait combler ce vide qui était en moi. Plus le temps passait, plus je me sentais sale, asservi à toutes sortes de fantasmes, de désirs insensés... plus le non sens de la vie m'apparaissait évident.

Aiguillage

C'est à cette époque que je reçus une lettre de mon frère aîné, qui n'était pas dans un meilleur état que moi. Il était parti en Martinique à l'armée pour fuir la situation. Un jour, il me dit qu'il a découvert Jésus et que sa vie en a été bouleversée. Lui qui, avant, s'était mis à boire, ne buvait plus. Je sentais à travers ces lettres qu'il rayonnait. Il m'envoya une bible et m'invita à la lire. J'étais content pour lui, mais pendant un an, malgré quelques tentatives de lire la Bible, rien ne se passa. Il fallut en fait que je descende encore plus bas dans mon désespoir. Les choses ne s'arrangeant pas pour moi dans le groupe, je décidai à un moment d'en avoir le coeur net. Je coupai avec mes amis d’infortune pour m'enfermer presque 3 semaines avec la Bible. Chaque soir, avant de l'ouvrir, je priais Dieu disant : si c'est vrai ce que mon frère dit, il n'y a aucune raison que cela ne soit pas vrai pour moi. Sur le conseil de mon frère, je lus le Nouveau Testament plutôt que l'Ancien.

Nouvelle naissance

Je ne compris pas grand chose. Un soir pourtant, en lisant un certain passage, je fus comme foudroyé intérieurement. Le passage parlait du diable : il fut comme une révélation. Dieu me montrait que, quoi que pensant être libre, je ne l'étais pas. J'étais en fait un esclave enchaîné et, sur le plan spirituel, j'appartenais non à Dieu, mais à Satan qui n'avait qu'un but : me conduire à la mort. Je compris aussi que le seul qui avait le pouvoir de me faire changer de bord était Jésus. Jésus était venu pour libérer les hommes de leurs chaînes et de la puissance de Satan. Je compris que s'il était mort, c'était parce qu'il avait pris sur lui, à son compte, toutes les saletés qui se trouvaient dans ma vie. Il m'invitait à le laisser entrer dans ma vie.

Je n'hésitai pas. Je me mis à genoux seul dans ma chambre et là, je lui ouvris la porte de mon coeur. Je lui dis que je ne supportais plus l'être que j'étais, que je voulais être une autre personne et je le suppliai de me sauver. Le combat fut rude. Je me mis à trembler de tous mes membres. Je ne pouvais plus parler. Je sentais que Satan ne voulait pas me lâcher. Puis, tout à coup, ce fut le calme. Une joie surnaturelle pénétra en moi et chassa toutes les ténèbres qui s'y trouvaient. Elle fut suivie d'une assurance immédiate. Dieu m'avait entendu. Je n'étais plus seul. L'Esprit de Dieu venait de faire domicile dans ma vie. Dès ce moment, plus rien de ce qui faisait mon passé n'exista. D'un instant à l'autre, mes centres d'intérêt, mes aspirations furent transformés. Je n'avais plus qu'une envie : dévorer la Bible qui me parlait comme jamais, et témoigner de ma foi. Peu de temps après ma conversion, j'écrivis une lettre à mon père. Je lui demandais pardon pour mes torts à son égard. Je n'avais plus de haine pour lui, juste une immense pitié pour la tristesse dans laquelle il passa sa vie. Quatre ans plus tard, trois des amis du groupe (deux gars, une fille), suite à mon témoignage et d'interminables heures de discussion, firent la même expérience. Ils se rendirent à Christ, et deux d'entre eux forment un couple dont le mari est pasteur.

Le début d’une aventure

Voilà le début de mon histoire avec Dieu. J'allais avoir 20 ans. Cela se passa deux mois avant mon service militaire qui fut une vraie école pour moi. J'en ressortis non vaincu, mais fortifié et plus déterminé que jamais à vouloir consacrer ma vie à faire connaître l'Evangile. C'est ce que je continue à faire 30 ans après. De la petite source que Dieu a ouverte, est né un ruisseau qui ne cesse de grossir. C'est le miracle de Dieu, le miracle de la Vie, la Vie éternelle.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 décembre 2010

La retraite... et l'après-retraite

Une réforme contestée

Depuis des mois, toute la France ne bruit que de la réforme des retraites. Si chacun s’accorde pour estimer qu’elle est plus ou moins indispensable, tous s’accordent plus encore pour déclarer inacceptables toutes les propositions mises sur la table – trop avantageuses et ruineuses pour l’Etat de l’avis des uns, trop chiches et calamiteuses pour les travailleurs de l’avis des autres ! Quant aux propositions alternatives, elles se font plutôt rares et floues, tant il est vrai que, si la critique est facile, l’art – si tant est que la réforme des retraites relève de l’art ! – est difficile.

Il est vraiment des périodes où je suis soulagée de ne jamais avoir été nommée ministre, ni, à fortiori, présidente de la république ! – encore que le risque n’ait jamais été bien grand ! – et de n’avoir jamais eu à prendre, pour le bien du pays, de décisions radicales de quelque ordre qu’elles soient.

La bonne question à se poser

Mais je ne peux m’empêcher de constater – et bien plus qu’un constat, c’est pour moi un sujet de profond affliction – que si toute la France se préoccupe de la réforme des retraites, pas un Français ne semble s’interroger sur l’après-retraite. Pour tous nos concitoyens, tout semble s’arrêter à la retraite, comme si c’était là l’ultime étape de la vie des hommes. Comment, d’ailleurs, s’étonner d’une telle attitude de la part d’une société à ce point athée et matérialiste ? Pour elle, le problème des retraites prend fin devant la tombe : une fois la dernière pension de retraite versée, tout est définitivement réglé. Mais n’est-ce pas pourtant alors que se pose le problème infiniment plus grave de l’après-retraite : qui, parmi ses millions de retraités et futurs retraités de France et d’ailleurs, pense à la nécessité de la « réforme » incomparablement plus urgente qu’appelle cette nouvelle étape ? Il ne s’agit d’ailleurs plus cette fois de « réforme », mais de changement radical, et d’un changement radical qui ne concerne plus ce que doit recevoir le retraité, mais ce qu’il doit être. Qui pense au fait que le « retraité » doit se transformer en « racheté » pour pouvoir aborder cette nouvelle étape avec assurance et sérénité ?

Pourquoi ne pas simplement poser la question à ceux qu’indigne la réforme des retraites : « Et l’après-retraite, vous y avez pensé ?

Article signé Sylvette Rat, tiré du périodique "Le lien fraternel " Octobre 2010


2ème edition du livre "le Grand visiteur" : nouveau look, nouvelle couverture :

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