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Dimanche 23 septembre, à 10 h 30, un culte protestant évangélique a été célébré pour la première fois à Noyon (Oise), la ville natale de Jean Calvin. Et tous les dimanches à la même heure, un même culte sera désormais célébré à l’Hôtel Saint-Eloi, face à la gare de Noyon, dans une vaste salle louée à cet effet par le pasteur Daniel Kuehl. « Nous avions besoin d’un lieu répondant aux normes de sécurité pour une centaine de fidèles », justifie ce pasteur d’origine américaine et membre de l’Alliance des Églises évangéliques interindépendantes (AEEI).
Arrivé avec son épouse à Noyon en novembre 2011, tous les deux s’étaient donnés une année pour établir une communauté et un lieu de culte protestant dans cette ville de 14 000 habitants. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur l’association Les Parchoniers (« partageurs », en picard), fondée en 2008 par Denis et Rebecca Cognet, habitués à accueillir chez eux des rencontres entre fidèles protestants. Les Parchoniers comptent une dizaine de membres, tous pratiquants au sein de l’association évangélique France pour Christ et habitués à se rendre à Saint-Quentin le dimanche. Début juin, les Kuehl et Les Parchoniers avaient distribué 10 000 enveloppes avec des propositions d’études bibliques dans tous les quartiers de Noyon. Pour tous ces protestants, il était « choquant » de ne trouver aucun temple dans la ville de Calvin.
« L’Église évangélique de Noyon est sous la tutelle de celles de Senlis et de Saint-Quentin », poursuit le pasteur Kuehl qui se réjouit des « bons échos » qu’il a reçus à l’annonce de la reprise d’un culte protestant dominical régulier qui devrait attirer également, selon lui, une douzaine de familles évangéliques africaines restées sans lieu de culte depuis l’incendie, en juin 2011, de l’ancien lieu de culte de l’association Église évangélique Jésus-Christ le rédempteur, rue du Champ-des-Cosaques, non loin du centre-ville de Noyon.
Toute image est une
représentation. Selon l’intention de celui qui la dessine, elle a pour objet
soit de dessiner le réel au plus près, soit de l’embellir ou de le caricaturer.
La publicité, qui est essentiellement faite d’images, a bien compris le pouvoir
suggestif de celle-ci. L’image éveille le désir. Dans la publicité, la
description objective du produit mis en valeur n’est pas première. Le message
transmis l’est par l’image. Il fait appel aux sens aux dépens de la raison ou
de l’intelligence.
L’image étant représentation,
elle est par définition le produit de l’imaginaire. L’image est une fabrication
de l’esprit. L’image colle à un concept des traits, une forme, des couleurs et lui
donne ainsi vie dans l’esprit. Vivante de manière virtuelle, l’image est
reproduite par le dessinateur pour la rendre visible au spectateur.
Pas d’innocence dans les images
Il n’y a pas d’innocence dans
les images. Le peintre, le dessinateur, le publiciste comme le cinéaste le
savent fort bien. Ce qu’ils montrent est porteur d’un message. Cela est d’autant
plus vrai lorsqu’il s’agit de caricatures ou d’images à caractère satirique. De
manière volontaire, la caricature choisit de se distancer du réel. Elle ne l’utilise
que pour faire rire, se moquer ou le ridiculiser. Se faisant, elle l’interprète
en vue d’un objectif prédéterminé. Le caricaturiste poursuit un objectif
contraire au peintre du réel. Le peintre du réel cherche à reproduire le plus
exactement possible ce qu’il voit. Le caricaturiste déforme à souhait la
réalité.
Prédominance de l’image
Il y a quelques dizaines d’années,
le loisir favori d’une grande partie de la population était la lecture. Puis
sont venus le cinéma et la télévision. L’image a alors détrôné la parole écrite.
Dès lors, une dérive s’est produite. Elle est allée de la parole vers l’image, du
fait vers le spectacle, de la réflexion vers le ressenti. Plusieurs auteurs se
sont inquiétés et alarmés, à juste titre, de ce glissement typique de l’époque
post-moderne dans laquelle nous sommes :
« Dans les conditions
post-modernes, les paroles perdent leur autorité et deviennent des accessoires
des images : Os Guiness. Le danger de la télévision est qu’elle exalte l’image
mobile au-dessus de la parole écrite et orale. L’image contrôle et structure
tout le message. Alors le discours rationnel recule. La réalité visionnaire de
l’image « ne peut pas tolérer un discours critique, une explication ou la
réflexion : Jacques Ellul. » L’image requiert mon implication dans l’action,
alors que la réflexion demande une certaine distance par rapport à elle. Les
idées sont remplacées par des impressions, des émotions et des stimulations. Ce
qui est montré à la télévision n’est jamais la réalité telle qu’elle existe,
mais un extrait sélectionné, édité et arrangé de cette réalité afin de
manipuler le téléspectateur dans le sens voulu par le réalisateur.
Le triomphe de l’image
télévisée sur la parole contribue à la superficialité de la sensibilité
postmoderne… L’image pousse à l’imitation inconsciente, alors que la lecture
sérieuse oriente, au contraire, vers des vérités abstraites et favorise un
dialogue conscient avec les grands esprits. La suite de plus en plus rapide des
images télévisuelles rend toute évaluation soigneuse impossible (et
indésirable). On absorbe des centaines d’images changeantes sans avoir le temps
de se demander quel est leur sens et si elles correspondent à la réalité
extérieure… » (1)
Responsabilité
L’image devenue le média le
plus usité, la responsabilité des créateurs d’images est nécessairement engagée
quant au message qu’elles véhiculent et aux effets qu’elles produisent dans l’opinion.
Les défenseurs de la liberté d’expression par l’image doivent en tenir compte.
Comme il ne convient pas de dire n’importe quoi à n’importe qui, il n’est pas
plus supportable de représenter ou de dessiner n’importe quoi au sujet de n’importe
qui. La liberté de chacun doit s’arrêter aux portes du respect de l’autre
Dieu et l’image
Un des premiers commandements
de la loi de Dieu est l’interdiction de toute représentation (image) par les
hommes de ce qu’Il est. Toute réalité ne peut être représentée par une image. Je
peux imaginer dans mon esprit un triangle à 3 côtés, mais pas un polygone à 1 000
angles. Le concept d’une telle figure peut être envisagé dans mon esprit, mais
non sa représentation. Ainsi en est-il de Dieu ! Toute représentation de sa
Personne ne peut être que déformation et caricature.
Dieu, dit la Bible, ne nous a
donné qu’une seule image, représentation de ce qu’Il est. Il s’agit de Jésus,
le Christ. Il est l’expression même de sa réalité. Il est, dit l’apôtre Paul, l’image
de Dieu. Regardons Jésus : ses attitudes, son comportement, ses actes, ses
priorités, sa conduite… Ecoutons ses paroles, étudions ses discours… Jésus est
le meilleur support que vous puissiez avoir pour connaître Dieu !
(1) Citations tirées du livre : Les défis de la Postmodernité : Alfred Kuen : Editions Emmaüs
Après 6 années d’existence à raison d’un article par
semaine, le blog va faire une pause. Il ne va pas s’arrêter. Mais j’ai décidé
de ne plus m’imposer de le nourrir au même rythme. Je ne me fixe désormais plus
de délai pour écrire un article. Mais, selon ce que j’ai à cœur, ou ce que j’aurai
travaillé, je vous ferai part de mes réflexions. Par ailleurs, chers lectrices
et lecteurs, n’hésitez pas à me faire part de vos réflexions en vue d’une
amélioration. Merci pour votre fidélité !
Dans « La tyrannie du plaisir » un livre très
documenté, Jean-Claude Guillebaud a voulu faire le point, quelques décennies
plus tard, sur les fruits qu’a portés dans notre société la révolution
sexuelle. Le but de cet article n’est pas de donner un résumé de son analyse. Il
est de considérer l’un des points à partir duquel il l'a construit : la
vision judéo-chrétienne de la sexualité.
Prologue à la réflexion
Sur ce sujet, il faut faire le
pari de garder la tête froide et l’esprit calme. C’est posément, sans hâte ni
parti-pris, qu’on doit examiner cette grande question du judéo-christianisme et
de la sexualité. Rien n’est plus difficile aujourd’hui…
« De nos jours en
Occident, souligne Evelyne Sullerot, c’est toujours à la tradition
judéo-chrétienne qu’on s’en prend : on lui attribue systématiquement, sans
le moindre examen, tout ce qui paraît défavorable à la femme. Sans doute cette hâte
irréfléchie est-elle due au fait qu’on ne raisonne plus que selon une seule
catégorie : la sexualité ! On juge de la liberté, de l’égalité, des
droits, etc.., uniquement en fonction des biens matériels ou de la liberté
sexuelle. Les religions monothéistes apparaissent comme les grands systèmes
esclavagistes de la femme. »
Cette fixation antireligieuse
participe d’un réflexe contemporain dont il faudrait souligner l’extravagance.
Car enfin… des peuples entiers auraient vécu deux millénaires durant dans la
névrose, le malheur, la frustration ! L’Occident dans son ensemble aurait
cheminé deux mille ans sous la férule de désirs bridés et de liberté asservie !
Et aujourd’hui seulement, nous, individus émancipés de la société industrielle,
serions fondés à désigner ces ancêtres comme autant d’enfants persécutés par le
prêtre et le théologien ; comme des passagers enchaînés à fond de cale, en
partance vers un monde de liberté atteint : le nôtre.
« Il faut se garder,
écrivait Michel Foucault, de schématiser et de ramener la doctrine chrétienne
des rapports conjugaux à la finalité procréatrice et à l’exclusion des
plaisirs. En fait, la doctrine sera complexe, sujette à discussion, et elle
connaîtra de nombreuses variantes. John Boswell, militant homosexuel, ouvre sa
longue étude sur l’homosexualité dans l’histoire médiévale par ces mots : « Le
présent volume vise expressément en bien des pages à réfuter l’idée que l’intolérance
envers les homosexuels trouve son origine dans les croyances religieuses –
chrétiennes ou autres. »
La position de Paul
Pharisien juif d’origine, l’apôtre
Paul est souvent présenté comme le premier responsable du prétendu ascétisme
catholique… Il est cependant incontestable que bien des textes de Paul ont été
déformés et surtout instrumentalisés après la mort de leur auteur. A ce sujet,
Laure Aynard se pose la question : « On peut présumer que saint Paul
eut été fort étonné (et, espérons-le, navré) de savoir que les consignes de
bonne tenue qu’il donna un jour face à l’indiscrétion de quelques dames
corinthiennes pourraient servir, au long de 19 siècles, de justification
théologique à la situation inférieure d’une moitié de l’humanité dans l’ensemble
du monde occidental. »
En réalité, de la conversion de
Paul jusqu’à son martyre dans une geôle romaine, vers l’an 67, toute sa vie
apparaît plutôt sur cette question de la sexualité, comme la recherche
inlassable d’un compromis entre l’extrémisme des encratistes (les adeptes de l’abstinence
sexuelle) et la modération des communautés et familles païennes de l’Asie
Mineure occidentale en voie de conversion au christianisme.
De même, on prendra l’habitude
d’oublier que Paul, notamment lorsqu’il aborde la question de la continence, s’exprime
toujours dans une perspective apocalyptique. Paul est convaincu de l’imminence
d’événements décisifs, c’est-à-dire de la venue du Royaume, qu’il s’attend à
connaître de son vivant.
Pour le reste, les spécialistes
contemporains ont beau jeu de dénoncer les mille et une approximations, voire
les manipulations qui ont permis de faire apparaître Paul comme le lugubre
inventeur du puritanisme. Les phrases de Paul que l’on monte en épingles sont
données dans un contexte de réponses à des questions posées. Il a, en outre, en
face de lui, de jeunes Corinthiens dont certains font l’éloge de la
prostitution et d’autres manifestent une tolérance pour l’inceste. D’autres
encore sont illuminés ou encratistes. Sa réponse consiste à condamner l’encratisme,
tout en manifestant qu’il y a quelque vérité en celui-ci. Il répond en
substance à ses interlocuteurs : qui veut faire l’ange fait la bête.
Phrases de Paul
Il est préférable de ne pas se marier : Paul dit cela
en raison des temps difficiles que les chrétiens vivent.
S’ils ne savent pas garder la continence, qu’ils se marient,
car il vaut mieux se marier que de brûler (en désirs inassouvis)
S’il faut avoir sa propre femme, c’est pour éviter l’impureté
(le vagabondage sexuel)
Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun
accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière.
Que le mari s’acquitte de son devoir envers sa femme et
pareillement la femme envers son mari. La femme ne dispose pas de son corps,
mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme.
Ne vous refusez pas l’un à l’autre.
Celui qui est marié se soucie des moyens de plaire à sa
femme. Celle qui est mariée se soucie des moyens de plaire à son mari.
Les quelques lignes de Paul ont nourri des bibliothèques
entières… L’interminable exégèse, poursuivie de siècle en siècle, des mêmes
cent ou cent cinquante mots tirés des épîtres de Paul a eu pour triple résultat
de les obscurcir en les privant de leur portée spirituelle, de leur enlever
toute réelle consistance, de donner des allures de dogme à ce qui n’était –parfois
– que simples conjectures délibérément apaisantes. Sans compter que le message
de Paul fut quelquefois, au cours des siècles, déformé volontairement dans une
intention, disons, moralisatrice.
Sources :
Evelyne Sullerot : Quels pères, quels fils ?
Michel Foucault : Histoire de la sexaulaité
John Boswell : Christianisme, tolérance sociale et homosexualité
La Bible se présente comme la
Parole inspirée de Dieu. Ce titre suppose de nombreuses choses. L’une d’entre
elles est que tous les préceptes énoncés par la Bible sont en accord avec le
caractère de Dieu. Il n’y a aucune loi écrite dans la Bible qui ne satisfasse
le sens de la justice, du droit comme l’intention d’amour qui habite la
Personne de Dieu. Il se peut que certaines ordonnances lues dans la Bible nous
heurtent. Nous nous disons alors : se peut-il qu’un Dieu d’amour ordonne
une chose pareille ? La question n’est pas juste ! Elle ne tient pas
compte des différentes facettes qui composent l’Etre de Dieu. Ne considérer
Dieu que sous un angle conduit inévitablement à Le caricaturer. C’est faire de
Lui une idole, une représentation taillée, imagée, faussée de ce qu’Il est. Beaucoup
de gens disent en vouloir à Dieu. La difficulté ne vient pas de ce qu’est Dieu,
mais de ce que les gens pensent qu’Il est ! lLa conséquence en est que
Dieu est haï, non pour Lui-même, mais pour l’interprétation que les gens se
font de Lui.
La peine de mort
Parmi les préceptes qui
choquent le plus les lecteurs novices de la Bible, la peine de mort se situe à
une bonne place. Nulle part pourtant la Bible ne s’excuse sur le sujet. La peine
de mort n’est pas citée comme une mesure par défaut. Elle fait partie de l’arsenal
de la justice divine. En quoi la peine de mort est-elle compatible avec la
nature aimante de Dieu ? Quelles intentions profondes légitiment le recours
à une mesure si radicale ? Il est impossible de le comprendre sans saisir
la finalité visée.
Interrogez tous les opposants à
la peine de mort ! Tous sans exception vous diront que, quel que soit le
délit commis, il est inhumain de punir un homme de cette manière. Tout est dit
ici. Ce qui est au cœur de la considération avancée, c’est la valeur propre qu’a
un individu. Plus que tout, l’individu prime. Toucher à l’individu, c’est
toucher au monde. Nous sommes ici au cœur de l’humanisme. Vu sous cet angle, il
n’est pas étonnant que la peine de mort paraisse comme un acte d’une injustice
et d’une cruauté suprêmes.
La vision de Dieu sur le monde
est toute autre. Si on la comprend bien, il apparaît que la peine de mort ne
contredit pas, mais s’harmonise pleinement avec Sa nature. La vision du monde
de Dieu diffère de celle de l’humanisme en ce que ce n’est pas l’individu, mais
le bien de la communauté qui est au cœur de Sa préoccupation. La communauté est
dans l’esprit de Dieu un corps, un ensemble dont chaque individu n’est qu’un
membre. Détacher le sort d’un membre de celui de la communauté à laquelle il
appartient, c’est perdre de vue l’angle sous lequel doivent être comprises les
peines édictées par la loi.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser,
la nature de la sanction n’est pas la cause première de la ligne de fracture
entre les opposants à la peine de mort et sa prescription par la Bible.
Celle-ci se situe ailleurs. Elle est dans l’identification de ce que l’on
cherche à sauver. Pour Dieu, la communauté est au cœur de tout. C’est elle qui,
par-dessus tout, doit être protégée de la folie de l’un de ses membres. Pour
notre société humaniste, c’est l’individu qui prime. C’est lui qui doit être
protégé de la sévérité de la société. La vie (ou la survie) du membre est un
enjeu supérieur à celui du corps. Aucun crime, quel qu’il soit, ne mérite donc
d’être passible de la peine de mort. Les conséquences d’une telle manière de
voir sont multiples : le frein qu’est la crainte qu’inspire la peine de
mort a disparu, la société se trouve mal protégée et les victimes flouées. La
peine capitale n’ayant, de plus, aucun substitut, la justice est débordée par
le problème de surpopulation des prisons. Ce qu’on a voulu éviter à l’extérieur
se produit à l’intérieur. La peine de mort n’est plus appliquée, mais les
suicides la remplacent. Les prisonniers les plus faibles se donnent la mort,
alors que ceux qui auraient dû mourir survivent. La société humaniste se
retrouve prise au piège de sa propre dérive.
Rôle de la peine de mort
Comme bien social, la sanction
de la peine de mort véhicule plusieurs bienfaits. Elle inspire la crainte.
Chaque ordonnance de la Bible qui parle de la peine de mort se termine par la
justification suivante : « afin qu’un tel mal ne se produise plus ».
Elle résout le problème de la récidive qui fait que, au lieu que ce soit l’auteur
d’un crime qui meurt, ce sont plusieurs autres victimes qui périssent. Elle
accroît dans la société le sentiment de sécurité et de justice. Rien n’est plus
décourageant pour les citoyens et les forces de l’ordre que le sentiment d’impunité
qui prévaut dans nos sociétés.
De manière évidente, la peine
de mort ne doit être exécutée que si l’on est sûr de la culpabilité de l’auteur
présumé d’un crime. Toutes les circonstances doivent être prises en compte.
Celles qui atténuent la responsabilité du coupable doivent lui permettre d’échapper
à la sanction ultime. Une enquête sérieuse, documentée doit être menée. Le doute
n’est pas permis.
Il est fort peu probable, sauf
retournement d’opinion majeur, que l’on réhabilite la peine de mort. Je reste
cependant persuadé que ce que Dieu a établi comme règle d’application de la
justice est ce qu’il y a de meilleur. On ne fera pas mieux et les multiples
problèmes auxquels a à faire face la Justice, le démontrent bien !
Souvenons-nous que le salaire du péché, c’est la mort. Mais le don gratuit de
Dieu, c’est la Vie éternelle en Jésus-Christ. L’un ne contredit pas l’autre.
Jugé par le monde, on peut être sauvé devant Dieu. Le brigand condamné à mort sur
la croix à droite de Jésus en est la preuve vivante !
Malgré les siècles qui ont
passé, la mort de Jésus reste une affaire non résolue. Les Juifs comme les
Romains de l’époque ont condamné Jésus. La sentence a été exécutée. Mais,
étrangement, les deux parties interrogées sur leur responsabilité dans cette
mort font la même réponse. Face à la pression qu’exercent les autorités juives
qui veulent la peau de Jésus, Pilate fait un geste insolite. Il prend de l’eau
et, publiquement, se lave les mains, déclarant : Je suis innocent du sang
de cet homme. C’est votre affaire : Matthieu 27,24.
La foule massée devant lui ne se laisse pas impressionner. Elle lui répond :
Que son sang retombe sur nous et nos enfants ! : Matthieu 27,25. Dans cette affaire, les Juifs en sont
convaincus : ils n’ont rien à se reprocher !
Se
laver les mains
Le geste de se laver les mains
fait par Pilate m’a interpelé. On le retrouve curieusement prescrit des siècles
auparavant dans la loi de Dieu. Il concerne une situation particulière :
celle de la découverte dans un champ d’un cadavre suite à un meurtre. L’auteur
du crime inconnu, la loi exige que les anciens de la ville la plus proche,
accompagnés d’une génisse, se rendent en présence des prêtres au bord d’un
cours d’eau. Substitut au coupable, la génisse innocente sera alors tuée. L’un
après l’autre, les anciens de la ville, pour confesser leur innocence,
prendront de l’eau et se laveront les mains sur la nuque brisée de l’animal :
Deutéronome 21,1 à 9.
La situation de Jésus est la
même que celle évoquée ici. Personne ne voulant reconnaître sa part de
responsabilité, chacun se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du Fils
de Dieu. La facilité voudrait que ce soit les plus proches de Jésus qui soient
les premiers fautifs. Dans l’ordre, il y a d’abord ceux de sa race, les Juifs. Ils
sont en tous points ses plus proches. Puis viennent ses contemporains qui n’ont
rien fait pour empêcher le crime… puis Pilate, qui savait qu’il condamnait à
mort un innocent, puis les soldats romains qui ont appliqué la sentence. Qui a
tué Jésus ? Personne de clairement identifié. Jésus est la victime d’un
meurtre dont l’auteur reste inconnu !
Tous
coupables
Si tous se présentent comme innocents,
c’est parce que tous sont en fait coupables. La procédure qui a conduit à la mort
de Jésus me fait penser à celle qui mène à l’avortement d’un embryon. Personne
n’est vraiment coupable. Le père : parfois il ne sait même pas qu’il a
fait un enfant. La mère : vu sa situation, elle ne peut gérer. Le
personnel hospitalier : il ne fait que son boulot. Ce n’est pas lui qui a
pris la décision. L’enfant a été tué, mais il n’y a pas d’auteur identifié. Tout
le monde se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du bébé muet.
Facile de jeter la pierre aux
autres ! Et moi là-dedans ? Près de 2 000 ans, après la mort de
Jésus, j’ai dû reconnaître que je ne pouvais pas me laver les mains au-dessus
de son cadavre. Certes, je n’étais pas physiquement présent au moment où Jésus
a été condamné, puis crucifié. Mais j’ai trouvé dans mon cœur, bien vivantes,
les mêmes raisons que celles qui ont conduit les contemporains de Jésus à
demander Sa mort. Jésus était trop gênant. Il mettait trop le doigt, dans la
vie de ceux qu’Il côtoyait, sur ce qui faisait mal. Il n’était pas
religieusement correct. Il insistait trop sur les droits qu’avait Dieu sur la
vie de chacun.
Petit à petit, le consensus s’est
fait. Pas question que Jésus prenne davantage autorité sur le cœur et la pensée
du peuple. Il est un trop grand danger pour l’équilibre des forces. Mieux vaut
l’hypocrisie que la vérité. Elle ne résout rien mais, au moins, elle sauve l’apparence.
Le radicalisme de Jésus est trop dangereux. Sa liberté est trop incontrôlable. Le
retournement auquel il appelle est trop entier. Il faut l’éliminer.
Identification
de l’auteur
J’ai longtemps résisté à Jésus.
J’avais de bonnes raisons. Avait-il seulement existé ? Si c’était le cas,
quel rapport entre ma vie et la sienne ? Puis, mes yeux se sont ouverts. J’ai
compris d’abord quelle était la cause du mal-être dans lequel je vivais. Je revendiquais
mon indépendance, le droit de faire ce que je voulais, de vivre comme je l’entendais.
Je voulais être le chef de ma vie, que personne ne me dicte ce que j’ai à
faire. Jésus me disait que c’était là la clé de mon malheur. Il voulait détrôner
ce moi qui prétendait siéger en maître et prendre cette place dans ma vie. Je me
suis opposé. Que Jésus me donne un coup de pouce pour que cela aille mieux :
volontiers. Mais qu’il me vole ma vie pour que je vive selon la sienne. Pas question !
J’ai capitulé ! J’ai
compris que ma révolte, comme celle des contemporains de Jésus, a été cause de
la mort de Jésus. Jésus était innocent de tout mal. Longtemps, avec les autres,
je me suis lavé les mains sur sa nuque brisée. Aujourd’hui, l’auteur de la mort
de Jésus n’est pour moi plus un inconnu. Je suis coupable ! Avec d’autres
certes, mais ma part est incontestable. Je ne peux plus me laver les mains dans
l’innocence. En me plaçant du côté des auteurs identifiés de la mort de Jésus,
j’ai fait une expérience incroyable : celle d’entendre la voix de Dieu m’assurer
de Son pardon. Oui, Jésus est mort à cause de moi, mais Il est aussi mort pour
moi ! Pour que tout ce qui me séparait de Dieu soit ôté !
Faites comme moi ! Ne vous
lavez plus les mains au-dessus de la nuque brisée de Jésus ! Ne prétendez
pas n’avoir rien à faire avec cette affaire ! Vous êtes concernés par la
mort de Jésus ! la mort de Jésus est due au fait que nous ne voulons pas
qu’Il règne sur nous ! Vous devrez un jour répondre de vos actes, de votre
position à Son égard ! Mieux vaut le faire maintenant que trop tard !
Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays. C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.
Un mariage tendu
Tout commence par un... mariage, le 18 août 1572, celui d'Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot). Les assistants de la noce, tant catholiques que huguenots (surnom des protestants), sont très agités en raison de la rumeur d'une prochaine guerre contre l'Espagne catholique du roi Philippe II.
Depuis plusieurs mois, l'amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi, tente de convaincre le roi d'envahir la Flandre, possession espagnole. Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d'Anjou, frère du roi Charles IX (qui lui succèdera plus tard sous le nom d'Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n'en veut pas davantage.
Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon blesse Coligny de deux coups d'arquebuse. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l'adjure de ne pas chercher à le venger ! Les noces s'achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice. Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d'être débordée par les chefs catholiques, qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants. Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l'exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié).
Le massacre
Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, avant le lever du soleil, Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace. Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l'Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s'enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.
Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C'est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s'en prend aux protestants de rencontre. Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Et l'on en profite pour piller les biens des victimes.
À la mi-journée, le roi ordonne d'en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres. Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique que Coligny avait ourdi un complot et qu'il avait dû l'exécuter. On évalue le nombre total de victimes dans l'ensemble du pays à 30.000 (plus que sous la Commune de 1871). Il n'empêche que le massacre n'est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l'atmosphère violente de l'époque.
Dans une vidéo comique récente, j’ai
vu une jeune femme offrir à son père déjà âgé un IPad, cette tablette numérique
plate sur laquelle on peut faire tant de choses. Quelques jours plus tard, elle
vient chez son père et le trouve en train de préparer le repas. A sa grande
surprise, elle voit son père utiliser l’Ipad qu’elle lui a offert comme planche
a couper les légumes. Puis, le travail fait, le papa prend l’Ipad, le passe
sous l’eau du robinet et, à la grand stupéfaction de sa fille, le met dans le
lave-vaisselle.
Quel est ici le problème ? Il
vient essentiellement d’une chose. C’est que le papa ne savait pas à quoi était
destiné l’Ipad. Sa fille, pensant qu’il le savait, n’a pas pris soin de le lui
expliquer. Conséquence : le papa a utilisé l’Ipad qui lui a été offert
selon l’usage qui lui semblait le plus judicieux. La conséquence en a été, non
le profit, mais la destruction de l’Ipad.
Cette petite histoire comique est une
parabole de la triste mésaventure qui arrive à tant de gens sur terre.
Héritiers de la vie, il ne leur vient pas à l’idée que celle-ci n’est pas le
fruit du hasard, mais qu’il existe un mode d’emploi de la vie écrit par Celui
qui en est le concepteur : Dieu. La conséquence en est souvent tragique :
au lieu que la vie marche bien, c’est le contraire qui se produit. Les hommes
et les femmes vont d’échecs en échecs et de désastres en désastres, ne laissant
derrière eux que des ruines, de la souffrance et des pleurs.
Quel est le sens de la vie ? Pour
le comprendre, il nous faut être d’accord de ne pas penser par nous-mêmes,
jugeant que nous sommes assez grands pour le découvrir tout seul, mais prêts à
ouvrir le mode d’emploi écrit par Celui qui nous l’a donné. Qu’y
trouvons-nous ?
1er but de la vie :
que nous soyons au bénéfice de l’amour de Dieu.
Tout ce que Dieu a conçu pour l’homme
vise cet objectif : la terre sur laquelle Il nous a placés avec ses
ressources, la façon avec laquelle Il nous a conçu : notre sexualité,
notre complémentarité homme-femme, les capacités qu’Il nous a données :
l’intelligence, nos 5 sens, nos talents. Dieu voulait que les hommes jouissent
de Sa bonté, qu’ils s’émerveillent des dons qu’ils ont reçu et qu’ils trouvent
leur plaisir dans leur utilisation.
Il voulait que la vie ne soit ni une
galère, ni une souffrance, ni un fardeau pénible, mais une joie et une source
infinie d’émerveillement. Redécouvrir la richesse de ce que nous avons reçu de
Dieu : la première chose qui peut donner un sens à la vie.
Il nous faut le comprendre : la
Bible n’est pas qu’un livre de théologie. C’est un manuel pratique qui
fourmille de conseils et d’indices pratiques permettant à celui qui s’y
conforme de vivre au mieux avec le potentiel que Dieu lui a donné. Elle est, de
plus, pleine de biographies d’hommes et de femmes qui ont, soit réussi, soit
échoué. Lire la Bible, le mode d’emploi divin de la vie, et appliquer ce qu’on
y découvre, est le meilleur et le plus sûr moyen de prendre le meilleur départ
pour la vie.
2ème but de la vie :
c’est que nous soyons chacun un moyen par lequel nous pouvons faire sentir aux
autres l’amour que Dieu a pour eux.
Nous ne sommes pas nés que pour
nous-mêmes, mais pour les autres. Cet investissement de notre vie pour les
autres est inscrit dès le début. A peine né, le bébé vit du lait et des tendres
soins de sa mère. Puis, il grandit en apprenant quels sont les principes les
valeurs qu’ils doit suivre pour réussir : l’obéissance, le respect de
l’autorité, le partage, la valeur du travail, la nécessité du pardon, de
l’humilité, etc…
C’est parce qu’ils n’ont pas appris
ces choses que beaucoup, arrivant à l’âge adulte, vivent non selon ces règles
essentielles à la vie communautaire, mais selon la loi de la jungle, ou celle
du plus fort ou du plus malin.
Le sens de la vie ne se trouve pas
dans la recherche prioritaire de son épanouissement personnel ou dans la
satisfaction de son égo, mais dans l’amour que l’on reçoit de Dieu et que l’on
donne aux autres.
3ème but de la vie sur
terre : nous préparer à celle qui la suit.
Au sujet de la vie, Jésus a posé une
question de bon sens à ceux qui l’écoutaient. A quoi sert-il, disait-il, à un
homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme ? Que
donnerait un homme en échange de son âme ?
Dans la question de Jésus, il y a deux
réalités de laquelle tout homme ferait bien de tenir compte s’il veut réussir
sa vie :
1ère réalité : l’homme
n’est pas fait que d’un corps physique ou matériel. Il a une âme, et cette âme
est la partie la plus précieuse de sa personne. Le vrai moi de chacun ne se
limite pas à ce qu’on peut voir de lui. Il est à l’intérieur, au plus profond
de son être. C’est là, dans le secret du cœur de chacun, que se décident les
grandes orientations qui vont mener notre vie soit à la ruine, soit à la
pérennité.
2ème réalité : la vie
d’un homme ne se limite pas aux quelques années que l’on passe sur terre. Notre
vie ici-bas est transitoire. Elle n’est que la salle d’attente ou l’antichambre
de l’éternité. Jésus a été très clair sur le sujet. Celui qui aime sa vie dans
ce monde (c’est-à-dire celui qui ne pense qu’à investir pour profiter de la vie
ici-bas) la perd. Par contre celui qui se prépare à la vie future, faisant peu
de cas de la vie ici-bas, la conserve pour la vie éternelle.
A propos de la vie, nous devons le
savoir : nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Sur le livre de Dieu,
dit le roi David, sont inscrits tous mes jours avant qu’aucun d’eux n’existât.
Un des secrets de la vie consiste à vivre chaque jour comme s’il était le
dernier, comme si c’était ce jour que j’allais quitter ce monde pour rencontrer
Dieu.
Suis-je prêt ? Ai-je fait la paix
avec Dieu ? Ai-je confié ma vie à Jésus-Christ, mort pour mes
péchés ? Si c’est le cas, je n’ai pas besoin d’avoir peur de la mort. Je
peux quitter ce monde le cœur tranquille. Celui qui croit en moi, dit Jésus, ne
vient pas en jugement, mais déjà il est passé de la mort à la vie !
Le relativisme soutient la proposition suivante : «
Une vérité n'est pas vérité en elle-même, dans l'absolu, mais seulement du
point de vue relatif de la personne qui l'énonce ou qui y croit. »
Ainsi, toutes les opinions se valent, car elles
s'expliquent toutes par le point de vue d'une personne. En conséquence, les
opinions, les idées n’ont pas de valeur en soi, mais sont seulement relatifs
à l’environnement (à la période historique, à la culture), aux goûts ou aux
dégoûts, aux humeurs personnelles, etc.[1]
Pour le relativiste, toutes les vérités sont
complètement relatives et provisoires car le relativisme nie l’existence d’une
vérité objective ; il se laisse « flotter et emporter à tout vent de
doctrine » (Eph. 4, 14), par tous les courants idéologiques. Pour lui, la
vérité n’est qu’une affaire de croyances.
Il s’exprime dans des phrases du type :
« Tout se vaut. »
« Les goûts et les
couleurs, ça ne se discute pas. » Oui mais faut-il étendre cette
maxime aux pensées ?
« Toutes les religions se
valent. » Cependant, il arrive souvent que ceux qui énoncent de
telles affirmations ne connaissent ni les religions, ni ce qui les
distingue.
« Si ta foi te fait du bien
alors c’est très bien pour toi. » Remarquez le peu de souci de
la vérité. L’objet de la foi est ramené au bien-être qu’on en tire. Et
Dieu dans tout ça ?...
Le relativisme croit que nous pouvons choisir
nous-mêmes notre propre vérité, sous le faux prétexte que la vérité comme un
absolu est trop confinée, qu’elle enferme, qu’elle emprisonne et qu’elle est
donc à rejeter.
Transposé au domaine de la foi chrétienne, il mène à
des opinions, à des doctrines confuses et floues et à la « petite voix
intérieure personnelle » sans cohérence avec le contenu intégral de
la Bible. Dit autrement, il mène à la confusion mentale et spirituelle. Parfois
aussi, à la secte, par la préférence de certains versets à d’autres.
Le relativisme s’inscrit
parfaitement dans le consumérisme.
On choisit sa vérité comme on choisit un produit sur
une gondole de magasin : « je prends ce qui me plaît et je vais d’une
boutique à l’autre ».
Les pensées deviennent des articles d’hypermarché. Je
prends ce que je veux sur l’étalage ; c’est au choix et « A chacun ses goûts
! », « A chacun ses opinions ! »
Une telle attitude ne demande ni réflexion, ni discernement.
N’oubliez jamais qu’un consommateur ne pense pas, il dépense, il est manipulé
dans ses choix.
L’individu formaté par le consumérisme se laisse
porter par « le flux mouvant et bigarré de l’opinion »[2].
Il ne pense pas par lui-même : il recourt au prêt-à-penser ambiant
devenant ainsi conformiste.
Il est évident que « le relativisme postmoderne est
en fait porté par une complète indifférence à l’égard de la question de la
vérité. »[3]
car il procède du culte de l’égo : S’il n’y a que « moi » qui m’intéresse,
je ne peux évidemment pas m’intéresser à la vérité qui est toujours au-delà de
« mes opinions ». L’ultime mesure est mon égo et mes désirs.
La "dictature" du
relativisme
Le relativisme prétend être une attitude ouverte et
tolérante mais :
Il ne supporte pas une foi
claire qu’il définit comme du fondamentalisme. Toute affirmation, toute
conviction, toute foi est une« intolérance » : La tolérance, c’est le
relativisme absolu ![4]Or, le « relatif absolu » est un oxymore. Il est donc
intellectuellement insoutenable.
A bien y regarder, la tolérance souhaitée est l'adhésion à la pensée dominante.
Bienheureusement, des hommes se sont opposés aux idéologies destructrices
appréciées par la majorité, tel Dietrich Bonhoeffer face au nazisme.
La véritable tolérance amène à penser : « Vous avez tort mais je
vous respecte » et non « si vous me contredites quand je dis
que toutes les opinions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à
combattre par tous les moyens … Si vous n’êtes pas d’accord, taisez-vous
! »
Le relativisme s’impose comme
une norme absolue, comme la plus dogmatique de toutes les idéologies. Il
n’attend comme unique attitude que celle qui consiste à «
suivre sa volonté propre et à être une girouette allant dans toutes les
directions selon tous les vents »[5].
Dans sa forme totalitaire, il
exclut parfois de manière violente toute idée de vérité. Ainsi, au plan
politique, ne pas être relativiste, c’est être absolutiste – vouloir
rétablir la monarchie absolue (de droit divin) ou la dictature – et, au
plan religieux, c’est être prêt à partir en guerre de religion et vouloir
rétablir l’inquisition.
Lors du congrès Lausanne III, Carver Yu, professeur de
théologie dogmatique à Hong Kong et membre de la commission théologique de
l’Alliance évangélique mondiale, affirmait : « Avec un zèle 'évangélisateur'
et une hostilité sans précédent, le relativisme fait désormais la guerre à la
religion en général, et au christianisme en particulier. » Il « réduit
au silence toute proclamation de vérité supérieure qui serait vraie pour
l’ensemble des êtres humains et des cultures. »
Le relativisme est une des difficultés principales de
la prédication de l’Evangile dans un monde pluraliste et globalisé. De plus, si
les chrétiens décidaient de relativiser la vérité ou de la diluer, l’Eglise
s’affaiblirait dangereusement.
Le défi est donc de professer la vérité de l’Evangile
du Christ et de « ne pas succomber à la tentation du relativisme ou de
l’interprétation subjective et sélective des Écritures. »[6]
La mère du jeune Chinois sauvagement tué et dépecé fin mai à Montréal a annoncé samedi qu'elle s'était convertie au christianisme et fait baptiser, lors d'un service religieux célébré dans une église protestante de la grande ville québécoise.
La voix forte, souvent entrecoupée de sanglots, la mère de Lin Jun, Du Zhigui, a livré un long témoignage sur son fils en chinois devant une centaine de personnes, en grande partie d'origine chinoise, rassemblées dans une église de l'Alliance chrétienne et missionnaire, une organisation religieuse évangélique qui revendique plus de 400 congrégations et 120.000 fidèles à travers le Canada. "Pourquoi le diable est-il venu vers toi? Je ne le comprends pas!", a lancé la mère de l'étudiant.
C'est le pasteur de cette église qui était venu la trouver à l'hôtel où elle était descendue à son arrivée de Chine, après la découverte du crime attribué à l'ex-acteur porno canadien Luka Rocco Magnotta, a-t-elle indiqué. Il lui a parlé de Jésus Christ et "la parole de Dieu l'a réconfortée". "Dimanche dernier", a-t-elle souligné, "j'ai décidé de me faire baptiser".