samedi 1 septembre 2012

Qui a tué Jésus ?


Tous innocents…

Malgré les siècles qui ont passé, la mort de Jésus reste une affaire non résolue. Les Juifs comme les Romains de l’époque ont condamné Jésus. La sentence a été exécutée. Mais, étrangement, les deux parties interrogées sur leur responsabilité dans cette mort font la même réponse. Face à la pression qu’exercent les autorités juives qui veulent la peau de Jésus, Pilate fait un geste insolite. Il prend de l’eau et, publiquement, se lave les mains, déclarant : Je suis innocent du sang de cet homme. C’est votre affaire : Matthieu 27,24. La foule massée devant lui ne se laisse pas impressionner. Elle lui répond : Que son sang retombe sur nous et nos enfants ! : Matthieu 27,25. Dans cette affaire, les Juifs en sont convaincus : ils n’ont rien à se reprocher !

Se laver les mains

Le geste de se laver les mains fait par Pilate m’a interpelé. On le retrouve curieusement prescrit des siècles auparavant dans la loi de Dieu. Il concerne une situation particulière : celle de la découverte dans un champ d’un cadavre suite à un meurtre. L’auteur du crime inconnu, la loi exige que les anciens de la ville la plus proche, accompagnés d’une génisse, se rendent en présence des prêtres au bord d’un cours d’eau. Substitut au coupable, la génisse innocente sera alors tuée. L’un après l’autre, les anciens de la ville, pour confesser leur innocence, prendront de l’eau et se laveront les mains sur la nuque brisée de l’animal : Deutéronome 21,1 à 9.

La situation de Jésus est la même que celle évoquée ici. Personne ne voulant reconnaître sa part de responsabilité, chacun se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du Fils de Dieu. La facilité voudrait que ce soit les plus proches de Jésus qui soient les premiers fautifs. Dans l’ordre, il y a d’abord ceux de sa race, les Juifs. Ils sont en tous points ses plus proches. Puis viennent ses contemporains qui n’ont rien fait pour empêcher le crime… puis Pilate, qui savait qu’il condamnait à mort un innocent, puis les soldats romains qui ont appliqué la sentence. Qui a tué Jésus ? Personne de clairement identifié. Jésus est la victime d’un meurtre  dont l’auteur reste inconnu !

Tous coupables

Si tous se présentent comme innocents, c’est parce que tous sont en fait coupables. La procédure qui a conduit à la mort de Jésus me fait penser à celle qui mène à l’avortement d’un embryon. Personne n’est vraiment coupable. Le père : parfois il ne sait même pas qu’il a fait un enfant. La mère : vu sa situation, elle ne peut gérer. Le personnel hospitalier : il ne fait que son boulot. Ce n’est pas lui qui a pris la décision. L’enfant a été tué, mais il n’y a pas d’auteur identifié. Tout le monde se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du bébé muet.

Facile de jeter la pierre aux autres ! Et moi là-dedans ? Près de 2 000 ans, après la mort de Jésus, j’ai dû reconnaître que je ne pouvais pas me laver les mains au-dessus de son cadavre. Certes, je n’étais pas physiquement présent au moment où Jésus a été condamné, puis crucifié. Mais j’ai trouvé dans mon cœur, bien vivantes, les mêmes raisons que celles qui ont conduit les contemporains de Jésus à demander Sa mort. Jésus était trop gênant. Il mettait trop le doigt, dans la vie de ceux qu’Il côtoyait, sur ce qui faisait mal. Il n’était pas religieusement correct. Il insistait trop sur les droits qu’avait Dieu sur la vie de chacun.

Petit à petit, le consensus s’est fait. Pas question que Jésus prenne davantage autorité sur le cœur et la pensée du peuple. Il est un trop grand danger pour l’équilibre des forces. Mieux vaut l’hypocrisie que la vérité. Elle ne résout rien mais, au moins, elle sauve l’apparence. Le radicalisme de Jésus est trop dangereux. Sa liberté est trop incontrôlable. Le retournement auquel il appelle est trop entier. Il faut l’éliminer.

Identification de l’auteur

J’ai longtemps résisté à Jésus. J’avais de bonnes raisons. Avait-il seulement existé ? Si c’était le cas, quel rapport entre ma vie et la sienne ? Puis, mes yeux se sont ouverts. J’ai compris d’abord quelle était la cause du mal-être dans lequel je vivais. Je revendiquais mon indépendance, le droit de faire ce que je voulais, de vivre comme je l’entendais. Je voulais être le chef de ma vie, que personne ne me dicte ce que j’ai à faire. Jésus me disait que c’était là la clé de mon malheur. Il voulait détrôner ce moi qui prétendait siéger en maître et prendre cette place dans ma vie. Je me suis opposé. Que Jésus me donne un coup de pouce pour que cela aille mieux : volontiers. Mais qu’il me vole ma vie pour que je vive selon la sienne. Pas question !

J’ai capitulé ! J’ai compris que ma révolte, comme celle des contemporains de Jésus, a été cause de la mort de Jésus. Jésus était innocent de tout mal. Longtemps, avec les autres, je me suis lavé les mains sur sa nuque brisée. Aujourd’hui, l’auteur de la mort de Jésus n’est pour moi plus un inconnu. Je suis coupable ! Avec d’autres certes, mais ma part est incontestable. Je ne peux plus me laver les mains dans l’innocence. En me plaçant du côté des auteurs identifiés de la mort de Jésus, j’ai fait une expérience incroyable : celle d’entendre la voix de Dieu m’assurer de Son pardon. Oui, Jésus est mort à cause de moi, mais Il est aussi mort pour moi ! Pour que tout ce qui me séparait de Dieu soit ôté !

Faites comme moi ! Ne vous lavez plus les mains au-dessus de la nuque brisée de Jésus ! Ne prétendez pas n’avoir rien à faire avec cette affaire ! Vous êtes concernés par la mort de Jésus ! la mort de Jésus est due au fait que nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous ! Vous devrez un jour répondre de vos actes, de votre position à Son égard ! Mieux vaut le faire maintenant que trop tard !


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samedi 25 août 2012

Il y a 440 ans... le massacre de la Saint-Barthélemy

24 août 1572

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays. C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

Un mariage tendu
Tout commence par un... mariage, le 18 août 1572, celui d'Henri de Navarre et Marguerite de Valois, soeur du roi Charles IX (celle-là même qui entrera dans la légende sous le surnom de reine Margot). Les assistants de la noce, tant catholiques que huguenots (surnom des protestants), sont très agités en raison de la rumeur d'une prochaine guerre contre l'Espagne catholique du roi Philippe II.

Depuis plusieurs mois, l'amiral Gaspard de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi, tente de convaincre le roi d'envahir la Flandre, possession espagnole. Mais les chefs de la faction catholique, à savoir les frères de Guise et le duc d'Anjou, frère du roi Charles IX (qui lui succèdera plus tard sous le nom d'Henri III) ne veulent à aucun prix de cette guerre. La reine-mère Catherine de Médicis n'en veut pas davantage.

Le matin du 22 août, soit quatre jours après le mariage princier, un capitaine gascon blesse Coligny de deux coups d'arquebuse. Le roi se rend au chevet de son conseiller qui l'adjure de ne pas chercher à le venger ! Les noces s'achèvent dans la confusion. Malgré les recommandations de Coligny, les chefs protestants réclament justice. Au palais du Louvre où réside le roi de France, Catherine de Médicis craint d'être débordée par les chefs catholiques, qui reprochent à la monarchie de trop ménager les protestants. Pour sauver la monarchie, elle décide de prendre les devants et de faire éliminer les chefs protestants (à l'exception des princes du sang, Condé et Navarre, le jeune marié).

Le massacre
Le 24 août, fête de la Saint Barthélemy, avant le lever du soleil, Coligny est égorgé dans son lit et son cadavre jeté dans la rue et livré aux exactions de la populace. Les gardes et les miliciens, arborant une croix blanche sur leur pourpoint et une écharpe blanche, poursuivent le massacre dans le quartier de Saint-Germain l'Auxerrois. Ils massacrent deux cents nobles huguenots venus de toute la France pour assister aux noces princières et rassemblent leurs cadavres dans la cour du Louvre. Certains chefs protestants, prévenus à temps, arrivent à s'enfuir avec les gardes des Guise à leurs trousses.

Quand la population parisienne sort dans la rue, réveillée par le tocsin, elle prend connaissance du massacre. C'est aussitôt la curée. Dans les rues de la capitale, chacun s'en prend aux protestants de rencontre. Les malheureux, hommes, femmes, enfants, sont traqués jusque dans leur lit et mis à mort des pires façons. Et l'on en profite pour piller les biens des victimes.


À la mi-journée, le roi ordonne d'en rester là. Mais ses sonneurs de trompe ont le plus grand mal à faire respecter ses ordres. Charles IX assume la responsabilité des événements. Il explique que Coligny avait ourdi un complot et qu'il avait dû l'exécuter. On évalue le nombre total de victimes dans l'ensemble du pays à 30.000 (plus que sous la Commune de 1871). Il n'empêche que le massacre n'est pas ressenti avec une horreur particulière par les contemporains. Il apparaît à ceux-ci comme relativement banal dans l'atmosphère violente de l'époque.




samedi 18 août 2012

Quel est le sens de la vie ?


Dans une vidéo comique récente, j’ai vu une jeune femme offrir à son père déjà âgé un IPad, cette tablette numérique plate sur laquelle on peut faire tant de choses. Quelques jours plus tard, elle vient chez son père et le trouve en train de préparer le repas. A sa grande surprise, elle voit son père utiliser l’Ipad qu’elle lui a offert comme planche a couper les légumes. Puis, le travail fait, le papa prend l’Ipad, le passe sous l’eau du robinet et, à la grand stupéfaction de sa fille, le met dans le lave-vaisselle.



Quel est ici le problème ? Il vient essentiellement d’une chose. C’est que le papa ne savait pas à quoi était destiné l’Ipad. Sa fille, pensant qu’il le savait, n’a pas pris soin de le lui expliquer. Conséquence : le papa a utilisé l’Ipad qui lui a été offert selon l’usage qui lui semblait le plus judicieux. La conséquence en a été, non le profit, mais la destruction de l’Ipad.

Cette petite histoire comique est une parabole de la triste mésaventure qui arrive à tant de gens sur terre. Héritiers de la vie, il ne leur vient pas à l’idée que celle-ci n’est pas le fruit du hasard, mais qu’il existe un mode d’emploi de la vie écrit par Celui qui en est le concepteur : Dieu. La conséquence en est souvent tragique : au lieu que la vie marche bien, c’est le contraire qui se produit. Les hommes et les femmes vont d’échecs en échecs et de désastres en désastres, ne laissant derrière eux que des ruines, de la souffrance et des pleurs.

Quel est le sens de la vie ? Pour le comprendre, il nous faut être d’accord de ne pas penser par nous-mêmes, jugeant que nous sommes assez grands pour le découvrir tout seul, mais prêts à ouvrir le mode d’emploi écrit par Celui qui nous l’a donné. Qu’y trouvons-nous ?

1er but de la vie : que nous soyons au bénéfice de l’amour de Dieu.

Tout ce que Dieu a conçu pour l’homme vise cet objectif : la terre sur laquelle Il nous a placés avec ses ressources, la façon avec laquelle Il nous a conçu : notre sexualité, notre complémentarité homme-femme, les capacités qu’Il nous a données : l’intelligence, nos 5 sens, nos talents. Dieu voulait que les hommes jouissent de Sa bonté, qu’ils s’émerveillent des dons qu’ils ont reçu et qu’ils trouvent leur plaisir dans leur utilisation.

Il voulait que la vie ne soit ni une galère, ni une souffrance, ni un fardeau pénible, mais une joie et une source infinie d’émerveillement. Redécouvrir la richesse de ce que nous avons reçu de Dieu : la première chose qui peut donner un sens à la vie.

Il nous faut le comprendre : la Bible n’est pas qu’un livre de théologie. C’est un manuel pratique qui fourmille de conseils et d’indices pratiques permettant à celui qui s’y conforme de vivre au mieux avec le potentiel que Dieu lui a donné. Elle est, de plus, pleine de biographies d’hommes et de femmes qui ont, soit réussi, soit échoué. Lire la Bible, le mode d’emploi divin de la vie, et appliquer ce qu’on y découvre, est le meilleur et le plus sûr moyen de prendre le meilleur départ pour la vie.

2ème but de la vie : c’est que nous soyons chacun un moyen par lequel nous pouvons faire sentir aux autres l’amour que Dieu a pour eux.

Nous ne sommes pas nés que pour nous-mêmes, mais pour les autres. Cet investissement de notre vie pour les autres est inscrit dès le début. A peine né, le bébé vit du lait et des tendres soins de sa mère. Puis, il grandit en apprenant quels sont les principes les valeurs qu’ils doit suivre pour réussir : l’obéissance, le respect de l’autorité, le partage, la valeur du travail, la nécessité du pardon, de l’humilité, etc…

C’est parce qu’ils n’ont pas appris ces choses que beaucoup, arrivant à l’âge adulte, vivent non selon ces règles essentielles à la vie communautaire, mais selon la loi de la jungle, ou celle du plus fort ou du plus malin.

Le sens de la vie ne se trouve pas dans la recherche prioritaire de son épanouissement personnel ou dans la satisfaction de son égo, mais dans l’amour que l’on reçoit de Dieu et que l’on donne aux autres.

3ème but de la vie sur terre : nous préparer à celle qui la suit.

Au sujet de la vie, Jésus a posé une question de bon sens à ceux qui l’écoutaient. A quoi sert-il, disait-il, à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ?

Dans la question de Jésus, il y a deux réalités de laquelle tout homme ferait bien de tenir compte s’il veut réussir sa vie :

1ère réalité : l’homme n’est pas fait que d’un corps physique ou matériel. Il a une âme, et cette âme est la partie la plus précieuse de sa personne. Le vrai moi de chacun ne se limite pas à ce qu’on peut voir de lui. Il est à l’intérieur, au plus profond de son être. C’est là, dans le secret du cœur de chacun, que se décident les grandes orientations qui vont mener notre vie soit à la ruine, soit à la pérennité.

2ème réalité : la vie d’un homme ne se limite pas aux quelques années que l’on passe sur terre. Notre vie ici-bas est transitoire. Elle n’est que la salle d’attente ou l’antichambre de l’éternité. Jésus a été très clair sur le sujet. Celui qui aime sa vie dans ce monde (c’est-à-dire celui qui ne pense qu’à investir pour profiter de la vie ici-bas) la perd. Par contre celui qui se prépare à la vie future, faisant peu de cas de la vie ici-bas, la conserve pour la vie éternelle.

A propos de la vie, nous devons le savoir : nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Sur le livre de Dieu, dit le roi David, sont inscrits tous mes jours avant qu’aucun d’eux n’existât. Un des secrets de la vie consiste à vivre chaque jour comme s’il était le dernier, comme si c’était ce jour que j’allais quitter ce monde pour rencontrer Dieu.

Suis-je prêt ? Ai-je fait la paix avec Dieu ? Ai-je confié ma vie à Jésus-Christ, mort pour mes péchés ? Si c’est le cas, je n’ai pas besoin d’avoir peur de la mort. Je peux quitter ce monde le cœur tranquille. Celui qui croit en moi, dit Jésus, ne vient pas en jugement, mais déjà il est passé de la mort à la vie !


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samedi 11 août 2012

L'ennemi n° 1 de la foi : le relativisme


Mais qu’appelle-t-on relativisme au juste ?
Le relativisme soutient la proposition suivante : « Une vérité n'est pas vérité en elle-même, dans l'absolu, mais seulement du point de vue relatif de la personne qui l'énonce ou qui y croit. »
Ainsi, toutes les opinions se valent, car elles s'expliquent toutes par le point de vue d'une personne. En conséquence, les opinions, les idées n’ont pas de valeur en soi, mais sont seulement relatifs à l’environnement (à la période historique, à la culture), aux goûts ou aux dégoûts, aux humeurs personnelles, etc.[1]
Pour le relativiste, toutes les vérités sont complètement relatives et provisoires car le relativisme nie l’existence d’une vérité objective ; il se laisse « flotter et emporter à tout vent de doctrine » (Eph. 4, 14), par tous les courants idéologiques. Pour lui, la vérité n’est qu’une affaire de croyances.
Il s’exprime dans des phrases du type :
    • « Tout se vaut. »
    • « Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. » Oui mais faut-il étendre cette maxime aux pensées ?
    • « Toutes les religions se valent. » Cependant, il arrive souvent que ceux qui énoncent de telles affirmations ne connaissent ni les religions, ni ce qui les distingue.
    • « Si ta foi te fait du bien alors c’est très bien pour toi. » Remarquez le peu de souci de la vérité. L’objet de la foi est ramené au bien-être qu’on en tire. Et Dieu dans tout ça ?...
Le relativisme croit que nous pouvons choisir nous-mêmes notre propre vérité, sous le faux prétexte que la vérité comme un absolu est trop confinée, qu’elle enferme, qu’elle emprisonne et qu’elle est donc à rejeter.
Transposé au domaine de la foi chrétienne, il mène à des opinions, à des doctrines confuses et floues et à la « petite voix intérieure personnelle » sans cohérence avec le contenu intégral de la Bible. Dit autrement, il mène à la confusion mentale et spirituelle. Parfois aussi, à la secte, par la préférence de certains versets à d’autres.
Le relativisme s’inscrit parfaitement dans le consumérisme.
On choisit sa vérité comme on choisit un produit sur une gondole de magasin : « je prends ce qui me plaît et je vais d’une boutique à l’autre ».
Les pensées deviennent des articles d’hypermarché. Je prends ce que je veux sur l’étalage ; c’est au choix et « A chacun ses goûts ! », « A chacun ses opinions ! »
Une telle attitude ne demande ni réflexion, ni discernement. N’oubliez jamais qu’un consommateur ne pense pas, il dépense, il est manipulé dans ses choix.
L’individu formaté par le consumérisme se laisse porter par « le flux mouvant et bigarré de l’opinion »[2]. Il ne pense pas par lui-même : il recourt au prêt-à-penser ambiant devenant ainsi conformiste.
Il est évident que « le relativisme postmoderne est en fait porté par une complète indifférence à l’égard de la question de la vérité. »[3] car il procède du culte de l’égo : S’il n’y a que « moi » qui m’intéresse, je ne peux évidemment pas m’intéresser à la vérité qui est toujours au-delà de « mes opinions ». L’ultime mesure est mon égo et mes désirs.
La "dictature" du relativisme
Le relativisme prétend être une attitude ouverte et tolérante mais :
  • Il ne supporte pas une foi claire qu’il définit comme du fondamentalisme. Toute affirmation, toute conviction, toute foi est une« intolérance » : La tolérance, c’est le relativisme absolu ![4] Or, le « relatif absolu » est un oxymore. Il est donc intellectuellement insoutenable.
    A bien y regarder, la tolérance souhaitée est l'adhésion à la pensée dominante. Bienheureusement, des hommes se sont opposés aux idéologies destructrices appréciées par la majorité, tel Dietrich Bonhoeffer face au nazisme.
    La véritable tolérance amène à penser : « Vous avez tort mais je vous respecte » et non « si vous me contredites quand je dis que toutes les opinions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à combattre par tous les moyens … Si vous n’êtes pas d’accord, taisez-vous ! »
    • Le relativisme s’impose comme une norme absolue, comme la plus dogmatique de toutes les idéologies. Il n’attend comme unique attitude que celle qui consiste à « suivre sa volonté propre et à être une girouette allant dans toutes les directions selon tous les vents »[5].
    • Dans sa forme totalitaire, il exclut parfois de manière violente toute idée de vérité. Ainsi, au plan politique, ne pas être relativiste, c’est être absolutiste – vouloir rétablir la monarchie absolue (de droit divin) ou la dictature – et, au plan religieux, c’est être prêt à partir en guerre de religion et vouloir rétablir l’inquisition.
Lors du congrès Lausanne III, Carver Yu, professeur de théologie dogmatique à Hong Kong et membre de la commission théologique de l’Alliance évangélique mondiale, affirmait : « Avec un zèle 'évangélisateur' et une hostilité sans précédent, le relativisme fait désormais la guerre à la religion en général, et au christianisme en particulier. » Il « réduit au silence toute proclamation de vérité supérieure qui serait vraie pour l’ensemble des êtres humains et des cultures. »
Le relativisme est une des difficultés principales de la prédication de l’Evangile dans un monde pluraliste et globalisé. De plus, si les chrétiens décidaient de relativiser la vérité ou de la diluer, l’Eglise s’affaiblirait dangereusement.
Le défi est donc de professer la vérité de l’Evangile du Christ et de « ne pas succomber à la tentation du relativisme ou de l’interprétation subjective et sélective des Écritures. »[6]
·         1] Source : http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/verite3.htm
[2] Expression de Günter Anders
[5] Source : article « Benoit XVI parle du danger du relativisme... Qu’est-ce que c’est ? » http://v.i.v.free.fr/spip/spip.php?article2119
[6] Benoît XVI le 26 mai 2006, lors de son passage à Varsovie.

samedi 4 août 2012

Un bien qui sort d'un mal

Lin Jun
La mère du jeune Chinois sauvagement tué et dépecé fin mai à Montréal a annoncé samedi qu'elle s'était convertie au christianisme et fait baptiser, lors d'un service religieux célébré dans une église protestante de la grande ville québécoise.
La voix forte, souvent entrecoupée de sanglots, la mère de Lin Jun, Du Zhigui, a livré un long témoignage sur son fils en chinois devant une centaine de personnes, en grande partie d'origine chinoise, rassemblées dans une église de l'Alliance chrétienne et missionnaire, une organisation religieuse évangélique qui revendique plus de 400 congrégations et 120.000 fidèles à travers le Canada. "Pourquoi le diable est-il venu vers toi? Je ne le comprends pas!", a lancé la mère de l'étudiant.
C'est le pasteur de cette église qui était venu la trouver à l'hôtel où elle était descendue à son arrivée de Chine, après la découverte du crime attribué à l'ex-acteur porno canadien Luka Rocco Magnotta, a-t-elle indiqué. Il lui a parlé de Jésus Christ et "la parole de Dieu l'a réconfortée". "Dimanche dernier", a-t-elle souligné, "j'ai décidé de me faire baptiser".

Source : Europe 1 : http://www.europe1.fr/International/Magnotta-la-mere-de-la-victime-se-convertit-1177825/


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samedi 28 juillet 2012

Le témoignage des pierres

 Les pierres parlent

Je vous le dis : Si mes disciples se taisent, les pierres crieront : Jésus : Luc 19,40.

Le numéro de mai 2012 du magazine « Sciences et avenir » signalait qu’un fragment de papyrus aurait été authentifié comme étant un fragment de l’Evangile selon Marc. D’après les paléographes qui l’ont étudié, il daterait d’avant l’an 100 de notre ère, et serait donc le plus ancien témoin du Nouveau Testament découvert ce jour. Il détrônerait un fragment de l’Evangile selon Jean, découvert en Egypte en 1920, et daté entre 100 et 150.

L’archéologie est une science récente. Elle a cependant grandement contribué à authentifier le texte biblique. Des noms de lieux et de personnages, la mention de batailles dont la Bible parle ont été retrouvé gravés dans la pierre. Leur découverte atteste que la Bible n’est pas un récit légendaire. Les faits rapportés se sont produits. Job, Abraham, Moïse, Ponce Pilate et toutes les personnes présentes dans le Livre ont existé. Certes, tout n’est pas dit de chacun. Les auteurs inspirés n’ont retenu de leurs vies que ce qui était utile pour notre instruction, et en lien avec le dessein de Dieu dans l’histoire. Mais le doute n’est aujourd’hui plus permis sur la véracité du texte biblique. La Bible est, de loin, le texte le plus authentifié de tous les écrits anciens. Il est pourtant en même temps d’une actualité stupéfiante. Avez-vous déjà lu la Bible ? Si ce n’est fait, ne reportez pas une fois de plus ce projet ! Lire la Bible, au moins une fois dans sa vie, est la moindre des choses !

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samedi 21 juillet 2012

Humanisme ou théocratie : quel modèle ?

 
Fracture

Une fracture de plus en plus nette apparaît dans notre monde entre les peuples. D’un côté, il y a les peuples qui se disent laïcs et démocratiques ; de l’autre, les peuples qui revendiquent leur identité à partir d’un héritage religieux. Un mur les sépare ! Tandis que les uns voient dans la sanction de la peine de mort une mesure de protection contre la banalisation du mal, les autres ont fait de l’abolition de la peine de mort la preuve ultime du progrès de la civilisation. Qui a raison, qui a tort ? La réflexion que je vais mener sur le sujet ne prétend pas apporter toutes les réponses. J’espère qu’elle aura le mérite de débroussailler le terrain pour y voir un peu plus clair.

Le bien et le mal

Suivant que l’on soit dans un régime démocratique ou théocratique, le mal et le bien ne sont pas du tout perçus de la même manière. Dans le régime démocratique, l’homme et ses droits ont la primauté. Ils sont le point de référence ultime à partir duquel sont élaborés les concepts qui définissent ce qui est bien et mal pour la communauté. L’homme démocratique est autonome. Il n’est pas le produit d’un Créateur et n’a donc pas à se référer à une instance supérieure ou extérieure à lui pour statuer sur le bien et le mal. Suivant l’évolution du temps et des mœurs, l’homme démocratique autonome a la liberté de faire bouger les frontières séparant le bien et le mal ou d’en changer les définitions. Le site de l’éditeur du dictionnaire Larousse en est la démonstration. Jusqu’au 6 juillet, la définition que Larousse donnait de l’homosexualité était la suivante : "Homosexualité : nom féminin. Déviation du désir vers le même sexe, tant dans les fantasmes que dans la relation corporelle." Face à l’avalanche de protestations, Larousse s’est confondu en excuse. L’éditeur a fait savoir que la définition proposée est désormais obsolète et que la version 2013 du dictionnaire la rectifiera. Lorsque l’homme démocratique autonome évolue dans ses mœurs, la définition de ce qui est bien et mal à ses yeux évolue avec lui.

Toutes autres sont les considérations qui entrent en ligne de compte dans l’évaluation de ce qui est bien et mal dans une société théocratique. Ici, ce n’est pas l’homme qui a la primauté, mais Dieu, sa dignité, sa sainteté, le respect de sa personne. L’homme n’y est pas absent pour autant. Mais il est perçu comme créature de Dieu, appelée à l’honorer par sa conduite. Aussi, les crimes les plus graves sont ceux qui portent préjudice à l’honneur de Dieu. De multiples exemples de cette priorité dans le degré de gravité des délits nous sont fournis dans l’Ancien Testament. Tout homme qui voulait rendre un autre culte qu’à Dieu devait être lapidé. Cette mesure extrême ne servait pas qu’à châtier le coupable, mais à « ôter le mal du milieu d’Israël. » Parce que Dieu est Dieu, il ne pouvait y avoir cohabitation entre Lui et des rivaux. Telle la pourriture dans un fruit, le mal, perçu d’abord comme une atteinte à la dignité de la Personne sacrée de Dieu, devait, sous peine de contamination de toute la société, être éradiqué de la façon la plus radicale. On le savait : il ne fallait qu’un peu de levain pour lever toute la pâte… Nul doute qu’une telle radicalité ne peut être perçue par l’homme démocratique autonome que comme la forme la plus poussée de l’intolérance. Dans la société nivelée dans laquelle il vit, où personne n’a le droit de juger ce que fait autrui, il n’y a plus ni hauteur, ni profondeur. Ni le sacré, ni la noblesse n’existent. Il y a juste chacun avec sa propre conscience et, pour vivre ensemble, la tolérance devenue le nouvel absolu auquel chacun doit se soumettre.

Dans la société théocratique, les absolus qui définissent le bien et le mal sont ailleurs. Ils sont dans le caractère de Dieu qui, par nature, est immuable. Ceci étant, il est impossible, pour ceux qui vivent sur la base de ce concept, de dire que ce qui était déviation hier est normal aujourd’hui. L’homme démocratique autonome et laïc doit faire l’effort de le comprendre. En changeant la définition de ce qui a trait à la morale et à la conduite, il heurte inévitablement tous ceux qui pour qui le sacré définit ce qui est bien et mal. La fracture ne se fait pas seulement entre les peuples qui ont des conceptions différentes, mais dans les peuples. Le chrétien que je suis ne voit pas l’homme comme un être autonome, libre d’agir à sa guise pour faire ce qui lui semble bon. Je crois que ce n’est pas l’homme qui, ultimement, sait ce qui est bien et mal pour lui, mais Celui qui l’a conçu et pensé, Dieu, à qui il doit son existence. Il y a donc des limites que l’homme ne doit pas franchir, sous peine de finir par se détruire lui-même.

Extrémisme religieux

Des deux côtés, il apparaît que l’extrémisme est dangereux. Du côté de ceux qui se réfèrent à un héritage religieux, le danger se trouve dans une conception fausse, partielle, caricaturale ou déséquilibrée de Dieu. Dieu, le Dieu de la Bible, est, certes, un Dieu saint. Mais c’est aussi un Dieu de grâce, qui pardonne et donne la possibilité d’un nouveau départ à qui a failli. A une femme adultère que les chefs religieux voulaient lapider, Jésus a proposé que celui qui n’avait jamais fauté lance contre elle la première pierre. Ses accusateurs partis, il lui dira : Je ne te condamne pas ; mais va, et ne pèche plus. Il n’y a ici pas de contradiction entre Jésus et l’Ancien Testament. Jésus n’a pas estimé que les accusateurs de la femme avaient tort de vouloir lui appliquer la sentence prévue par la loi. Sa faute était grave. Il lui a juste offert la possibilité de s’amender, de repartir à zéro en changeant d’attitude : une façon d’agir conforme elle aussi à la nature de Dieu.

J’aime beaucoup ici l’attitude de Jésus. Il donne à tous ceux qui vivent sur la base du concept théocratique la ligne à suivre. Jésus fait nettement la distinction entre le péché et le pécheur. Jésus n’a jamais eu aucune faiblesse, ni fait preuve d’aucun relativisme envers le péché. « Celui hait son frère est l’égal de celui qui commet un meurtre. Celui qui convoite une femme dans son cœur a déjà commis l’adultère avec elle. » Le mal est mal et continuera à l’être. Le mal ne peut changer et être adouci ou minimisé suivant l’époque. Mais le pécheur ne doit pas être haï avec son péché. Il doit y avoir pour lui possibilité de changer, de s’amender, de repartir dans une vie nouvelle. Jésus seul a le pouvoir d’en donner la force.

Dans la société laïque dans laquelle nous vivons, l’homme démocratique autonome et laïc ne doit pas s’étonner de voir le croyant choqué, indigné contre des ordonnances qui touchent au caractère sacré des choses. Le croyant que je suis dira et continuera à dire que la vie est sacrée et l’avortement un crime, que le mariage entre un homme et une femme est la norme. Pour autant, ma condamnation ne porte pas sur les personnes qui enfreignent ses lois que j’estime absolue. Mon discours est de dire qu’avec le pardon et la force de Dieu, il est possible d’être libre de tout ce qui nous aliène dans notre nature. Un nouveau départ est possible pour tous. Jésus est venu ici-bas dans ce but.

Extrémisme laïc

Il est de bon ton pour l’homme démocratique autonome et laïc de fustiger les extrémistes religieux, leur obscurantisme et leur morale moyenâgeuse. La question se pose : la liberté à laquelle souscrivent les militants de l’humanisme a-t-elle rendue la société meilleure ? Y a-t-il moins de crimes, de gens blessés, de suicides, d’enfants martyrs, de femmes bafouées ? Y a-t-il plus de sécurité, de solidarité, de cellules familiales solides ? La réponse nous est donnée tous les jours par les médias : notre société se dégrade à la vitesse grand V. Les crimes les plus horribles se perpétuent au grand jour. Les prisons sont pleines à craquer et les gouvernants dépassés par la situation. Quels aspects de notre liberté peuvent-ils vraiment être présentés comme un modèle à suivre ?

L’extrémisme n’existe pas seulement dans les sociétés théocratiques. Il existe évidemment de ce côté-ci aussi. Il n’est pas moins grave ou moins porteur de mauvais fruits. Paradoxe : la tolérance est une valeur portée à un si haut niveau qu’elle rend intolérant au plus haut point ceux qui s’en réclament. Quiconque ose dire désormais que telle chose est mauvaise et telle autre bonne est un intégriste. Le premier qui dit que la vérité existe sera exécuté. On ne parle pas comme cela, voyons : ce n’est pas bien. Cela risque de faire mal aux autres, de les juger.

Le pauvre peuple, lui, ne voit rien. Il sait seulement que, dans les sociétés théocratiques, la liberté n’existe pas et que le pouvoir est tenu par des groupuscules qui agissent dans l’ombre, au plus haut sommet des Etats. Comme s’il en était autrement dans notre société ! Comme si les lois que l’on nous propose n’étaient pas d’abord travaillées et élaborées dans des clubs fermés, des loges et des sociétés secrètes à laquelle sont affiliées les plus hautes autorités ! Ne soyons pas naïfs : d’un côté comme de l’autre, il y a des gardiens du temple… qui pensent pour vous et contrôlent le système…

Conclusion

Que retenir en conclusion ? La première chose est que l’évaluation de la gravité d’un mal dans une société est toujours liée à la valeur ultime à laquelle elle se réfère : soit Dieu, soit l’homme. Tant que nos sociétés ne l’auront pas compris, elles continueront à se jeter des pierres et à se diaboliser mutuellement. 

La seconde conclusion est une constatation. Nous pouvons courir le monde entier. Nous ne trouverons pas meilleur que Jésus comme point d’équilibre entre la théocratie et l’humanisme. A la question de savoir quel était le plus grand commandement, Jésus répondra : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. C’est là le grand commandement, le premier. Un second cependant lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendant toute la loi !

Jésus est venu dans ce monde pour deux raisons : défendre la cause de Dieu devant les hommes, et défendre la cause des hommes devant Dieu. Personne plus que lui n’a autant aimé Dieu et les hommes. Personne n’a été aussi radical que lui envers le mal et aussi compatissant envers ceux qui le commettent. C’est de sa sagesse et de son exemple que nos sociétés, laïques et religieuses, ont besoin !

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samedi 14 juillet 2012

Sauvetage illégal

 
Thomas Lopez n’en est toujours pas revenu. Sauveteur affecté à une portion de plage en Floride, il s’est vu licencié  pour avoir sauvé de la noyade un homme qui se trouvait hors de sa juridiction. Son employeur a estimé qu’il a fait une faute technique. L’acte avait beau être héroïque, rien n’y a fait. Une personne n’oubliera pas ce qu’a fait Thomas Lopez : celle qu’il a sauvée d’une mort certaine. Le prix de l’engagement de Thomas Lopez lui a coûté son emploi. Mais il a gagné en contrepartie la gratitude éternelle de celui qui, aujourd’hui, vit grâce à lui.

L’histoire de Thomas Lopez me rappelle celle de Jésus. S’il y a quelqu’un qui, en principe, ne devait pas venir nous sauver, c’est Lui. Jésus n’est pas de notre juridiction. Il n’était pas homme à l’origine, mais Fils de Dieu. Du haut des cieux, il a vu la situation sans issue dans laquelle nous nous trouvions. Il a franchi l’espace qui nous séparait de lui et pénétré dans notre sphère. Il s’est fait homme. Devenu tel, il est venu jusqu’à nous, là où nous sommes, empêtrés dans nos fautes. Or, le salaire que réclame le péché est unique : c’est la mort. Jésus choisira donc de mourir, volontairement. Légalement, il aurait pu ne pas le faire. Il n’aurait été coupable de rien. Seul l’amour a fait de lui notre Sauveur, mon Sauveur ! Le monde a beau le railler ou le mépriser. Ma gratitude envers lui et son engagement sera éternelle !

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samedi 7 juillet 2012

Aujourd'hui est le jour du salut !

Texte biblique :

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche...L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous !  Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ?  Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis : Evangile selon Luc, chapitre 23, versets 33.39 à 42

Les deux brigands !

Le texte de l’Evangile ci-dessus nous place face à trois personnes qui sont en fin de vie. Il y a Jésus au centre et deux malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Aussi pénible et douloureux que soit le face à face avec la mort, ce face à face est toujours pour chacun un moment de vérité. La mort est partout autour de nous et, souvent, nous n’y prêtons pas attention. Mais lorsqu’elle touche un proche, elle nous secoue, nous bouscule et nous sort de notre torpeur. Elle nous oblige alors à la réflexion : le temps de quitter ce monde viendra aussi pour moi. Qu’ai-je fait de ma vie, cette vie dont je ne suis pas le propriétaire, et qui m’a été donnée par Dieu ?
Nul doute que les deux brigands placés à côté de Jésus y pensent. Ils sont aussi proches de Lui sur le plan de la distance (quelques mètres), qu'ils sont éloignés l’un de l’autre sur le plan de l’attitude et du comportement.
Le premier, celui de gauche, injurie Jésus. S’il se trouve là, dans cette situation, ce n’est pas de sa faute. Il est une victime et il peste contre Jésus qui ne bouge pas le petit doigt pour le sortir de là. Le second, celui de droite, le reprend. Il lui fait part du caractère insensé de sa révolte. « Pour nous, dit-il, ce n’est que justice. Nous recevons ce qu’ont mérité nos actes. » Il se place, non du côté de la victime, mais du coupable.
Au milieu des deux, il y a Jésus qui, au départ, ne dit rien. Tout cependant témoigne dans son attitude que ce n’est pas à cause d’un crime ou d’un forfait qu'Il se trouve là en compagnie des brigands. Jésus est innocent. Il est même, dit la Bible, le seul homme juste que la terre ait porté.
Une question se pose à chacun de nous à la lecture de ce texte ? Dans lequel des deux brigands nous retrouvons-nous ? Sommes-nous comme le brigand de gauche, prétextant que nous n’avons rien fait de mal, que nous ne sommes que des victimes, que notre malheur n’est pas dû à nos choix, à nos fautes, mais aux autres ? Où plutôt comme le brigand de droite qui, se connaissant, sait que s’il devait se présenter à Dieu en l’état, il n’aurait aucune chance d’être déclaré juste !
Que fait ici Jésus ?

Si Jésus se trouve là au milieu des brigands, c’est nous dit la Bible, qu’il est venu, non pour des justes, mais pour des pécheurs, des coupables, des gens qui ont failli… et qui sont prêts à le reconnaître.
7 siècles avant sa venue, le prophète Esaïe a dit par avance de Jésus : « Ce sont nos souffrances qu’il a porté ; c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé… Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix (la paix avec Dieu) est tombé sur lui : Esaïe 53,4-5.
Alors que les deux brigands sont aux portes de la mort, une seule question se pose. Que vont-ils faire de la main tendue de Dieu qui se trouve juste à côté d’eux ? Cette main, certes, est crucifiée. Mais elle l’est parce que c’était la seule solution qui existait pour que la pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu se fasse. Il fallait que le Juste paye pour les injustes que nous sommes !
Le brigand de gauche a refusé la main tendue de Dieu. Il n’a plus injurié Jésus, mais il ne s’est pas non plus adressé à Lui pour lui dire qu’il regrettait sa conduite. Le brigand de droite, comprenant qui est vraiment Jésus, le Fils de Dieu, a mis toute sa confiance en Lui pour son salut, le salut éternel de son âme.
La réponse de Jésus à sa prière fut claire, précise, immédiate et sans ambigüité : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis : Luc 23,43.
Enseignements :

De l’histoire que nous avons lu, je retiens 4 leçons :
1ère leçon : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27
2ème leçon : Il n’y a pas de juste, pas même un seul. Même si nous n’avons pas commis de crimes, aucun de nous n’atteint le niveau de justice requis par la loi de Dieu. Tous nous avons péché, failli.
3ème leçon : Il n’y a de salut en aucun autre que Jésus. Sous le ciel, dit l’apôtre Pierre, Dieu n’a donné aucun autre nom par lequel les hommes puissent être sauvés : Actes 4,12. Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, dit l’apôtre Paul, Jésus-Christ qui s’est donné pour nous : 1 Timothée 2,5
4ème leçon : c’est aujourd’hui, maintenant le jour du salut. Aujourd’hui, dit la Bible, si vous entendez la voix de Dieu, son appel, n’endurcissez pas votre cœur. Aujourd’hui, je peux décider de placer ma confiance en Jésus pour mon salut éternel.
Que Dieu, en ce jour, nous donne à nous, vivants, de nous préparer pour notre rencontre avec Lui !