samedi 17 novembre 2007

Il est paru !


Nouveau livre !

Après le Grand Visiteur, j'ai la joie de vous annoncer la parution de mon 2ème livre, consacré au sujet du handicap. Son titre : Je vis avec cet intrus : le handicap.

4ème de couverture :

"L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, dit un proverbe. Mais quel avenir a-t-on lorsqu'on est incapable de se lever?"

Dans une société marquée par le souci de la performance, le handicap n'est pas le bienvenu. Un coup dur ? Pire ! C'est un coup tordu, un acte de trahison de la vie. Ce séisme de forte magnitude ébranle nos convictions, le socle sur lequel les rêves et les idéaux sont construits. L'onde de choc se répercute de manière insoupçonnée, durable et profonde... jusqu'à s'inviter aussi dans l'entourage de la personne handicapée.

. Comment vit-on le handicap ?

. Que ressent-on en tant que parent proche d'une personne handicapée ?

. Quelles interrogations profondes le handicap soulève-t-il ?

. Comment la Bible considère-t-elle le sujet ?

. Y a-t-il un espoir malgré tout ?

L'auteur aborde, à grand renfort de témoignages actuels, le sujet délicat de la valeur de la personne handicapée et de sa place dans ce monde moderne. Sa réflexion inédite et pertinente rapproche la personne handicapée du Dieu qui a choisi de devenir faible pour se révéler à nous.

A lire et à faire lire à toute personne concernée, handicapée elle-même ou proche.

Table des matières

Le livre est découpé en 8 chapitres :

Chapitre 1 : le handicap : chiffres et choc

Chapitre 2 : Avis de tempête

Chapitre 3 : Ca n'arrive pas qu'aux autres

Chapitre 4 : Histoires vécues

Chapitre 5 : Le handicap avant Jésus

Chapitre 6 : Jésus et le handicap

Chapitre 7 : Le "handicap" de Jésus

Chapitre 8 : Pour une vie nouvelle

Extrait

La rencontre de Jésus avec l'aveugle-né nous projette au coeur même du mystère de la vie. Elle nous ouvre les yeux sur ce qu'il y a de plus admirable, de plus beau, de plus sublime dans l'expérience humaine. Non ! La vie humaine ne se résume pas à ce monde froid, désespérant, qui a pour seul horizon la déchéance, la mort. Le bien, dit Jésus, est la réponse victorieuse de Dieu au mal, de l'amour à la haine, de la compassion à la fragilité, du don de soi à l'égoïsme.

Non ! La vie n'est pas faite que d'une seule texture. Elle est un ouvrage compliqué dans lequel s'entremêlent, pour un temps au moins, le pire et le meilleur, le beau et le laid, le triste et le merveilleux. Les exemples abondent. Qui aurait connu Mère Teresa sans les bidonvilles de Calcutta, Martin Luther King sans la discrimination raciale, Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, sans les blessés de guerre... et l'homme Jésus sans le péché ?

La personne handicapée agit donc comme un révélateur. Telle est sa première utilité dans ce monde. Placée sur le chemin de la vie, elle ne laisse personne indifférent. Elle impose obligatoirement une prise de position, un engagement. Elle force son entourage à se dévoiler...

Comment se le procurer ?
1. En vous adressant à l'auteur : adresse mail dans le profil
2. En le commandant sur le site de l'éditeur : www.blfeurope.com
3. En le commandant dans les librairies chrétiennes : exemple l'Exedre : (voir plan Nomao sur le blog)

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 10 novembre 2007

Hyper-surveillance


Hyper-surveillance !

Je ne doute pas un instant que je sois surveillé ! En témoigne largement l’article paru en juillet dernier, sous la plume de Gilbert Charles, dans le journal « l’Express », dont je vous livre ici quelques extraits.

« Les téléphones mobiles, Internet et « les objets communicants », désormais omniprésents dans nos vies quotidiennes, ont libéré la parole et l’écrit : ils offrent à n’importe qui la possibilité de se confier, de s’afficher, d’étaler ses humeurs ou ses états d’âme à la face du monde. Mais ils ont aussi une face cachée, un prix à payer dont les utilisateurs n’ont pas toujours conscience : la réduction progressive de l’espace intime et une surveillance rapprochée. Même en veille, le portable envoie des signaux permettant de le localiser ; la carte bancaire garde la trace des moindres achats ou des passages aux péages routiers ; l’anonymat n’existe plus sur Internet depuis la loi votée en 2000 qui oblige les fournisseurs d’accès à conserver les données de connexion de tous leurs abonnés.

Aujourd’hui, chaque Français figure en moyenne dans 300 à 500 fichiers différents, la plupart du temps à son insu… Passer inaperçu face à l’œil des 400 000 caméras de surveillance installées en France devient illusoire. On est encore loin, cependant, de la Grande-Bretagne. Ce pays est le plus surveillé au monde, avec 4,2 millions d’objectifs braqués sur les rues, les magasins ou les bureaux… « Depuis quelques années, dit le sénateur Alex Turk, président de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés), nous assistons au déferlement d’une vague de nouvelles technologies intrusives comme la géolocalisation, la biométrie ou les puces RFID (identification par radiofréquence) qui menacent de plus en plus le périmètre de la vie privée. »

Besoin de sécurité

Curieusement, le flicage de plus en plus serré dont nous faisons l’objet n’inquiète pas, mais a plutôt tendance à rassurer la majorité de nos concitoyens. Il y a ici un net changement de mentalité. « La peur du contrôle à la Big Brother (voir ci-dessous) a cédé la place à la demande de sécurité, constate Gérard Dubey, chercheur à l’Institut national des télécommunications, à Evry. Toutes les enquêtes montrent que la majorité des gens sont prêts à abandonner une partie de leur droit à la confidentialité en échange des avantages procurés par les nouvelles technologies. » Ce n’est certainement pas le climat d’insécurité grandissante qui va inverser la tendance…

Des produits d’avenir

Dans son livre « Une brève histoire de l’avenir », Jacques Attali prophétise un développement accru du marché des produits destinés à la surveillance. « Des objets nouveaux prendront, comme moteurs de la croissance, le relais des automobiles, des machines à laver, des objets nomades : il s’agira d’objets de surveillance, remplaçant de nombreuses fonctions de l’Etat que je nommerai surveilleurs… Les technologies permettront de tout savoir des origines des produits et du mouvement des hommes, ce qui aura aussi, dans un avenir plus lointain, des applications militaires essentielles. Des capteurs et des caméras miniatures placés dans tous les lieux publics, puis privés, dans les bureaux et les lieux de repos, et finalement sur les objets nomades eux-mêmes, surveilleront les allées et venues ; le téléphone permet déjà de communiquer et d’être repéré ; des techniques biométriques (empreintes, iris, forme de la main et du visage) permettront la surveillance des voyageurs, des travailleurs, des consommateurs. D’innombrables machines d’analyse permettront de surveiller la santé d’un corps, d’un esprit ou d’un produit (page 251 et 256). »

L’obsession du contrôle absolu

Si la sécurité des citoyens est la raison officielle avancée pour la mise en place dans nos sociétés de l’hypersurveillance, l’intrusion de cette technologie dans notre quotidien peut, à long terme, servir à d’autres fins. « Tout dictateur (passé, présent, futur), écrit Erwin W. Lutzer dans son livre « La croix d’Hitler », est obsédé par le besoin d’un contrôle absolu de ses sujets… Hitler essayait de contrôler les citoyens allemands par tous les moyens : espionnage, filature, enregistrements, et incitation à la délation. Il avait instillé dans l’esprit de ses subordonnés le désir obsessionnel d’être obéi et vénéré. La motivation secrète de la magie noire (à laquelle s’adonnait le Führer) est bien sûr d’exercer un contrôle absolu sur le monde entier, en un mot de devenir Dieu. Lucifer a dit lui-même qu’il serait comme le Très-Haut. Mais Hitler n’avait pas les moyens techniques suffisants pour contrôler tous les sujets de son royaume. Il était irrité de ce que ceux qui ne le vénéraient pas puissent rester impunis ! (page 81-82) »

Mise en place graduelle

Gilbert Charles nous dit que le flicage plus ou moins consenti est appelé à s’étendre avec l’arrivée de systèmes comme le RFID, qui permet de lire à distance des informations contenues dans un micro-processeur intégré dans une étiquette, une carte de crédit ou des clefs de voiture. Déjà utilisées pour le contrôle d’accès dans de nombreuses entreprises… les puces RFID vont remplacer les codes-barres dans les supermarchés et devraient bientôt être insérées dans les passeports et les autres documents d’identité – avec la possibilité de contrôler les personnes à leur insu, jusqu’à une distance de plusieurs mètres.

Ces minuscules mouchards commencent également à envahir le corps humain. Aux Etats-Unis, une dizaine d’hôpitaux de la région de Washington proposent ainsi à leurs patients de leur implanter sous la peau une puce contenant leurs données médicales. En Espagne, une chaîne de night-clubs a récemment offert ce service à ses meilleurs clients, pour leur permettre d’éviter les files d’attente et boire un verre sans avoir à sortir leur portefeuille. D’autres mouchards encore plus insidieux sont en cours de mise au point dans des laboratoires spécialisés dans les nanotechnologies, les machines microscopiques. D’ici à cinq ou dix ans, il faudra s’attendre à voir apparaître des systèmes d’informations invisibles à l’œil nu. Disséminés dans la nature, ils permettront de voir et d’entendre partout, à l’insu de tout le monde.

Le Royaume de la Bête

Difficiles à concevoir pour nos pères, les nouvelles technologiques rendent terriblement actuelles et pertinentes les anciennes prophéties de l’apôtre Jean sur l’apparition du royaume de la Bête, la dernière dictature clôturant le cycle séculaire des gouvernements humains avant l’établissement du règne du Christ. « Elle fait, dit Jean, qu’on impose à tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, une marque sur la main droite ou sur le front, et que personne ne puisse acheter ni vendre sans avoir la marque, le nom, de la bête ou le chiffre de son nom (666) : Apocalypse 13,16 à 18» Ce qu’Hitler n’a pas réussi en son temps, les nouvelles technologies l’apporteront sur un plateau à celui que la Bible désigne par ailleurs sous le nom de l’Antichrist.

Deux armes

Que faire ? Comment vivre dans une société au contrôle absolu ? j’ai trouvé dans le livre de « 1984 », le livre de George Orwell, policier de formation, deux réponses similaires à celles que donne la Bible. Ce roman décrit la vie dans une société où est pratiquée à l’excès l’hypersurveillance par Big Brother, le dictateur en place. Dans cette société, un dénommé Winston Smith en vient progressivement à se rendre compte de la prison dans laquelle il se trouve. Aussi réfléchit-il au moyen d’échapper à la toute-puissance de la tutelle de Big Brother. Deux solutions imparables lui apparaissent :

1. Rejoindre la Fraternité, une armée de l’ombre dirigée par un Juif nommé Goldstein. Cette armée d’insoumis, raconte Orwell, tirait sa force d’un Livre secret, qui était leur livre de référence, celui qui leur dictait leur conduite et leur notion du bien et du mal. Nous avons, en tant que chrétiens, nous aussi un Livre de référence et un Maître à penser dans ce monde, un seul Seigneur à qui prêter allégeance, le Juif nommé Jésus. Aucun système n’a la légitimité suffisante pour nous obliger à Le renier.

2. Se considérer désormais, quoique vivant, comme déjà mort. C’était la seule porte de sortie possible vers la liberté. Avoir signé son propre arrêt de mort avant que le système ne le signe pour lui, était la condition préalable à la délivrance de la crainte. Jésus nous invite, en le suivant et en l’adoptant comme le Maître de notre vie, à porter avec Lui notre croix : à signer notre arrêt de mort. Se considérer déjà comme mort pour ce monde est la condition de notre liberté.

« Maintenant qu’il s’était reconnu comme mort, il devenait important, se dit Smith, de rester vivant aussi longtemps que possible. » Telle devra aussi être demain notre devise dans le monde hypersurveillé de Big Brother qui est à notre porte !



















Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 novembre 2007

Le grand passage




Le mystère de la mort

Reconnaissons d’abord que parler de la mort, et de ce qui la suit, n’est pas chose facile. Nous abordons là un domaine qui, de manière évidente, échappe à notre capacité d’investigation. Dans son livre « les Thanatonautes », Bernard Werber dit : « L’homme a tout exploré : le monde de l’espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d’un monde : le continent des morts. » On peut certes envoyer des hommes sur la lune ou essayer de découvrir les limites de l’univers aux moyens de télescopes puissants. Mais l’au-delà : qui peut fouler le continent des morts, puis y revenir pour nous raconter ce qu’il a vu ?

L’omniprésence de la mort

Que nous l’avouons ou non, la mort, pour plusieurs raisons, ne cesse de nous obséder. Par le fait d’abord qu’elle est omniprésente et que chaque jour, d’une manière ou d’une autre, elle se rappelle à nous. Pas un journal d’information, pas une journée ne se passe sans que, quelque part, il ne soit fait mention de la mort. Ici, c’est une célébrité qui disparaît ; là, ce sont des actes terroristes ou des calamités naturelles qui frappent aveuglément des populations entières. La mort est si imprévisible que personne, si riche ou si débordant de vie soit-il, ne peut parier avec certitude qu’il finira l’aujourd’hui. Personne, dit la Bible, n’est maître de son souffle, pour le retenir ; nul n’a de pouvoir sur le jour de la mort (1). Combien se sont levés le matin pleins de projets pour se retrouver l’après-midi même dans le monde des morts… où tout objectif est dépassé.

Le roi des terreurs

La mort ne nous obsède pas seulement : elle nous effraie. La Bible l’appelle le roi des terreurs (2). Les rites nombreux qui, dans les diverses civilisations, entourent la mort, en témoignent. Selon Josée Lartet-Geffard, « autour des rites apparaît le désir de donner un sens à la mort, de tenir la peur qu’elle inspire à distance et la volonté d’établir une relation pacifiée avec les défunts. Par les rituels funéraires ou la commémoration des disparus, les vivants manifestent aussi le désir de s’assurer un traitement favorable au moment de leur propre décès. » Selon les lieux et les époques, les manières de faire changent. Toujours cependant se dégage la même réalité : on ne peut se résoudre à la mort comme le terminus final de la vie.

Jésus et la mort

Vivant sur terre, Jésus, comme nous, n’échappa pas à la question de la mort. Il fut Lui aussi souvent ému jusqu’aux larmes par la perte cruelle qu’elle occasionnait (3). C’est pourquoi l’une de Ses œuvres majeures fut, à trois reprises, de ressusciter des morts. Il témoignait par là de l’anomalie que représentait, dans le plan de Dieu pour l’homme, le phénomène de la mort. C’est pour la Vie que nous avons été créé. La mort est le salaire du péché (4), la preuve par excellence, s’il en est, que nous sommes coupés, séparés de Dieu. Or, le but même de la venue de Jésus est de nous réconcilier avec Dieu, de renouer le fil rompu de notre relation amicale avec Lui. Il faudra donc que Jésus passe par la mort, qu’Il endosse sur Lui et prenne à Son compte le châtiment ultime que méritent nos fautes. Jésus mourra donc de la pire des morts. Il prendra sur Lui toute l’angoisse que représente l’enfer, l’état d’abandon et de séparation définitif d’avec Dieu. Ce faisant, dit la Bible, Il délivre tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient retenus dans l’esclavage toute leur vie ( 5)

Se préparer à la mort

Bien qu’effrayante, la mort a son utilité. Elle nous rappelle tous les jours la brièveté de la vie, le caractère éphémère de notre existence terrestre. C’est pourquoi, dit la Bible « mieux vaut aller à la maison de deuil que d’aller à la maison de banquet ; c’est dans celle-là que se trouve la fin de tout être humain, et le vivant doit y réfléchir. » (6) La vue du bureau dans lequel je travaille surplombe le cimetière de la ville. De là, je vois les tombes alignées de jeunes et de personnes âgées que la mort a fauché. Une question se presse en moi : où sont-ils ? Ont-ils faits, avant leur départ de ce monde, la paix avec Dieu ? Jésus nous dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et met sa foi en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? (7)


(1) Ecclésiaste 8 : 8 (2) Job 18 : 14 (3) Jean 11 : 35 (4) Rom 6 : 23 (5) Hébreux 2,14

(6) Ecclésiaste 7 : 2 (7) Jean 11 : 25-26






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samedi 27 octobre 2007

Un pas décidé !

Un homme pressé

Nous ne savons pas où va cet homme pressé. Mais l’allure de son pas en dit long sur la motivation qui l’anime. C’est un homme décidé qui marche, un homme qui, cela se voit, a un objectif en tête et sait où il va. Ses pieds sont les outils qui lui permettent d’aller vite, de se hâter. Mais, nous le savons, le moteur qui est à l’origine de l’allure à laquelle il chemine est ailleurs, dans son esprit.

Moi, évolué ? Jamais !

Je ne crois pas à l’évolution. Pour une simple raison : vous remarquerez que les tenants de cette théorie appuient leurs arguments sur une seule chose : notre apparente ressemblance physique avec l’animal. Ils mettent cependant volontairement de côté une chose qui met entre nous et l’animal un gouffre de distance aussi énorme qu’entre une fleur et un chien : notre pouvoir de décision. Les récentes agressions dont ont été victimes plusieurs personnes mordues par des molosses l’ont mis en évidence. On ne pourrait tenir l’animal pour responsable. Tout l’arsenal législatif mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes face aux animaux dangereux va dans le même sens : la responsabilisation des maîtres, non celle des chiens…

Typiquement humain

Nous sommes des êtres typiquement humains. Or, notre différence fondamentale d’avec l’animal ne se situe pas d’abord dans nos gênes, mais dans la construction psychique de notre être. Plus que des êtres pensants, nous sommes des êtres décisionnels. Fixer des objectifs, faire des choix, trancher est, plus que tout, ce qui fait de nous des hommes. Ceci à tel point que, dit la Bible, la vie n’est pas quelque chose que l’on subit, mais que l’on choisit.

Et la psychanalyse, alors ?

Sans les voir, j’entends déjà les hurlements des psychanalystes. Comment ! Que dites-vous là ? Vous prétendez que nous nous sommes fabriqués seuls, que nous ne serions pas le fruit de nos antécédents, des choix faits in-utéro par nos parents…. D’autres affirment même des choses qui vont encore plus loin. Ainsi vient-on de démontrer, paraît-il scientifiquement, que l’appétence masculine pour des images pornographiques mettant en scène plusieurs hommes autour d’une femme, vient de nos ancêtres de l’âge des cavernes. La preuve d’une telle hypothèse vient d’être publiée dans les Actes de l’Académie royale à Londres. Mais, si la science prouve que je suis pré-programmé pour l’adultère ou l’inceste, qui pourrait encore m’en blâmer ?

Une vérité plus dérangeante

La vérité est beaucoup plus crue. Elle interpelle chacun le mettant face à ses responsabilités. Si notre vécu a une forte influence sur nous (l’éducation, les blessures subies…), il n’oblitère pas notre liberté au point que nous n’ayons aucune part de responsabilité dans ce que nous vivons. Nous le savons bien au fond de nous. Même si nous nous cherchons des excuses, notre conscience nous dit clairement que c’est nous qui faisons le mal que nous faisons… et qu’il aurait pu en être autrement si nous avions choisi une autre voie.

Le pouvoir de décision

Le pouvoir de décision est ainsi le pouvoir le plus important que nous possédions. Il est, fondamentalement, ce qui nous sépare de façon catégorique du monde animal. Il est le socle sur lequel toute l’architecture de notre vie s’édifie. La prise de décision n’est jamais le fruit du hasard. Elle est le résultat du choix intérieur opté. L’homme pressé de notre image ci-dessus va là où ses motivations le poussent à aller. Court-il prendre un bus ? Se hâte-t-il de rentrer avant l’orage ? Est-il poussé par le désir de se venger ? Nous ne le savons pas. Mais là où il va, c’est le choix qu’il a fait et la décision qu’il a prise d’appliquer ce choix qui le pousse à aller.

Tout dans votre vie, vous le remarquez, commence par une décision. La décision, moteur de la volonté, est à la genèse de tous nos actes. Or, toutes nos décisions ont des conséquences. Elles décident de l’orientation de notre vie. Toutes les décisions, certes, n’ont pas le même poids. Mais prendre à la légère une décision qui devrait être mûrement réfléchie et pesée peut avoir des conséquences catastrophiques.

Un exemple typique nous en est donné dans la Bible à travers un homme nommé Esaü. Esaü était le fils aîné d’Isaac et le petit-fils d’Abraham. En tant que fils aîné, il était l’objet d’un privilège particulier appelé « le droit d’aînesse ». Par ce droit, le premier-né héritait le rang, la situation et les prérogatives de son père. Or, un jour qu’il revenait exténué de la chasse, Esaü échangea son droit d’aînesse avec son frère Jacob contre… un plat de lentilles. Puis, il oublia. Plus tard, se rendant compte de sa folie, il voulut bénéficier de nouveau des avantages de ce droit. En vain ! Même ses pleurs ne purent rien changer à la décision malheureuse prise des années plus tôt. Ce fut Jacob, et non Esaü, qui bénéficia des bienfaits liés au privilège d’être le premier-né.

La peur de décider

Nous sommes clairement dans un monde qui a peur de décider. Décider, on le sait, c’est s’engager, s’exposer, prendre un risque. Or, nous n’aimons pas le risque. Nous préférons le confort d’une situation où l’on reste libre de ne pas choisir, de se retirer dès que les choses ne tournent plus à notre avantage. D’où la préférence de beaucoup, par exemple, pour le concubinage ou le copinage plutôt que le mariage. On préfère ainsi ne rien construire, ou construire au moindre risque plutôt que d’assumer un choix de vie entier, responsable…

Le domaine de la foi

Comme tous les autres domaines, celui de la foi n’échappe pas à l’obligation de la décision. Si elle est le fruit d’une conviction intérieure, la foi chrétienne nécessite un choix : celui qui consiste, soit à mener sa vie comme bon nous semble, soit à reconnaître en Jésus-Christ le Seigneur à qui l’on confie les rênes de son existence. Les propos de Jésus sur l’impossibilité d’une position de neutralité à Son égard ont été clairs : celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi et celui qui n’assemble pas avec Moi, disperse(1). De même, toutes les invitations de Jésus à la foi étaient des invitations au choix : Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix (qu’il soit prêt à payer cet engagement de sa vie) et qu’il me suive. Car quiconque est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.(2) Venir à Lui signifie renoncer à toute autre voie, à reconnaître la faillite de toutes les autres approches pour trouver un sens, une valeur et un objectif à la vie. Croire, c’est donc décider.

La plus grande décision qui ait jamais été prise

Si Jésus nous appelle à un choix radical, la raison en est que c’est Lui, le premier, qui a dû faire ce choix pour venir nous sauver. Alors que nous n’étions pas encore nés, la Bible rapporte un dialogue qui, dans l’éternité, eut lieu entre le Dieu le Père et le Fils. Sachant qu’aucune offrande, aucun sacrifice ne pourrait racheter quiconque, le Fils de Dieu prit alors une décision inouïe. Il dit à Son Père : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais Tu m’as formé un corps. Alors, j’ai dit : je viens pour faire, ô Dieu, Ta volonté(3). Sans marche arrière possible, le Fils de Dieu, pour sauver l’humanité, décida de vivre en homme, puis de mourir pour l’homme afin, pour l’éternité, de représenter l’homme devant Dieu. « Ecce homo : voici l’homme, dira d’ailleurs Pilate en le présentant à la foule réclamant sa mort ! »

Bien que Fils de Dieu, la décision prise par l’homme Jésus de mourir pour nous n’allait pas de soi. Un combat titanesque se livra dans Son cœur au moment du pas décisif qui allait le conduire sur la croix. « Si c’est possible, cria-t-il que cette coupe s’éloigne de Moi… Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! »(4) Ce n’était pas possible. Il n’y avait pas d’autre chemin. Il fallait que le Juste meurt pour les injustes, qu’il échange Sa justice contre notre injustice, qu’Il soit condamné pour que nous ayons accès à la grâce.

Et vous ?

D’un pas décidé, sans fléchir, Jésus, le Fils de Dieu est allé à la croix pour vous ! Et vous, face à tant d’amour, qu’allez-vous faire ? Hésiter ? Ou, d’un pas décidé, lui confier votre vie ?




(1) Evangile selon Matthieu 12,30
(2) Evangile selon Matthieu 16,24-25
(3) Epître aux Hébreux 10,5 à 7
(4) Evangile selon Matthieu 26,39




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 20 octobre 2007

L'Ame désarmée (2)


Essai sur le déclin de la culture en général : extraits du livre « L’âme désarmée » d’Allan Bloom, Editions Julliard, Année 1987

Spiritualité familiale : facteur de cohésion

Les jours de fêtes religieuses, le langage courant et l’ensemble de références au divin qui imprégnaient la plupart des foyers (américains) constituaient une bonne partie des liens familiaux et leur conféraient un contenu substantiel. Moïse et les tables de la loi, Jésus et sa prédication d’amour fraternel vivaient dans l’imagination. Certains passages des psaumes et des évangiles faisaient résonner, dans les têtes enfantines, de profonds échos. Se rendre à l’église ou à la synagogue, dire le bénédicité à table, cela constituait un mode de vie inséparable de l’éducation morale qui était censée, dans notre démocratie, représenter la responsabilité spéciale de la famille. En fait, l’enseignement moral, c’était l’enseignement religieux.

Une trame effilochée

Tandis que le respect pour le « Sacré » - cette nouvelle « culture sans sol » spirituelle - est monté en flèche, la religion véritable et la connaissance de la Bible ont diminué au point de quasiment disparaître… Cette perte a été suscitée par l’abdication de la famille qui n’a actuellement presque plus aucun contenu, et dont le paysage spirituel est d’une aridité qui dépasse l’imagination.. Le tissu délicat de la civilisation, fait de la trame et de la chaîne des générations successives, s’est complètement effiloché, et les enfants sont encore élevés, mais ne sont plus éduqués. (Note : si Allan Bloom peut faire un tel constat aux Etats-Unis, que dirait-il de la France ???)

Différence entre élevage et éducation

Je ne parle pas ici des foyers malheureux et brisés qui constituent une part si importante de la société américaine, mais des familles relativement heureuses, où mari et femme s’aiment et aiment leurs enfants. Ces parents-là, bien souvent, consacrent sans égoïsme la meilleure part de leur vie à leur progéniture. Mais ils n’ont rien à lui donner en fait de vision du monde, de grands modèle d’action ou de sentiment profond de la relation aux autres. Il semblerait que la famille soit, de toutes les choses humaines, celle qui exige le mélange le plus délicat de nature et de convention, d’humain et de divin, pour subsister et s’acquitter de sa fonction. Comme fondement, elle a simplement la reproduction physique, mais comme fin, elle doit assurer la formation d’êtres humains civilisés.

En enseignant une langue et en assignant des noms à toutes choses, elle transmet une interprétation du tout. Elle se nourrit de livres, de livres auxquels la petite communauté ajoute foi, de livres qui disent ce qui est vrai et faux, ce qui est bon ou mauvais et qui expliquent pourquoi il en est ainsi. Elle implique une certaine autorité et la présupposition, aussi bien chez la mère que chez le père, d’une sagesse relative aux voies du ciel et des hommes. Les parents doivent disposer de la connaissance de ce qui s’est produit dans le passé et des prescriptions pour ce qui devrait avoir lieu à l’avenir, pour pouvoir résister à la perversité du présent.

Les nouveaux éducateurs

Quand cette fonction disparaît, comme il semble que ce soit le cas, la famille dispose au mieux d’une unité transitoire. Ses membres dînent ensemble, jouent ensemble, voyagent ensemble, mais ils ne pensent pas ensemble. Le foyer est devenu une autoroute sur laquelle passent des camions chargés de détritus, et c’est d’eux qu’il tire sa nourriture intellectuelle.

Les émissions « éducatives » de la télévision représentent, pour la vie intellectuelle de la famille, la marée haute… l’avènement de la radio, puis celui de la télévision, ont mis à mal et presque réduit à néant l’intimité du foyer. Ayant perdu la maîtrise de l’ambiance de leur foyer, les parents ont aussi perdu la volonté de le diriger. Désormais, c’est l’autorité électronique qui détermine quels seront les divertissements de la famille et sert de critère à ce qui est intellectuellement respectable. Avec autant de subtilité que de force, la télévision n’envahit pas seulement l’espace familial, mais aussi les goûts des jeunes et des vieux, en faisant appel à ce qui est immédiatement agréable et en refoulant ce qui ne l’est pas.. Nietzsche disait que le journal avait remplacé la prière dans la vie du bourgeois moderne : il voulait exprimer par là que l’agitation, le bon marché, l’éphémère avaient usurpé tout ce qui restait encore d’éternel dans la vie quotidienne. Maintenant la télévision a remplacé le journal. (Note : au moment où Allan Bloom écrit ces mots, Internet n'existe pas...)

La Bible : le lien culturel et social du passé

Aux Etats-Unis, la Bible représentait pratiquement la seule culture commune, celle qui rassemblait les gens simples et les raffinés, les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux ; elle ouvrait l’accès à la dignité des livres, elle était le modèle d’une vision d’ensemble, ainsi que la clé de l’art occidental, dont les grandes œuvres, d’une manière ou d’une autre, découlent de l’enseignement biblique. Avec la disparition progressive et inévitable de la Bible, l’idée même du Livre total et la possibilité et la nécessité d’une explication du monde sont en train de disparaître également. Et,ce qui en est le corollaire, les pères et les mères ont perdu de vue le fait que la plus haute aspiration qu’ils puissent nourrir pour leurs enfants, c’est de les voir devenir des sages, comme les prêtres, les prophètes et les philosophes sont des sages.

La cause de ce déclin traditionnel de la famille, de ce rôle qui consistait à transmettre la tradition est la même que celle qui a entraîné la décadence des humanités : personne ne croit plus que les livres anciens fondent la vérité ou puissent la contenir… Selon nos normes actuelles, mes grands-parents étaient des gens ignorants et mon grand-père n’a jamais occupé que des emplois subalternes. Mais leur foyer était riche spirituellement parce que tout ce qu’on y faisait était illustré par des textes bibliques. Ce n’était pas seulement ce qui était spécifiquement rituel, mais pratiquement tout, qui trouvait son origine dans les commandements de la Bible, son explication dans les récits bibliques et leurs commentaires, et sa contrepartie imaginative dans les hauts faits de la myriade de héros qui servaient d’exemples. Mes grands-parents trouvaient dans ces écrits des raisons d’aimer leur famille, de bien accomplir leurs tâches, et ils interprétaient leurs épreuves particulières en fonction d’un passé prestigieux et ennoblissant. Leur foi et leur pratique simple les associaient à de grands savants et à de grands penseurs qui avaient recouru aux mêmes livres qu’eux.

Conclusion

Je veux simplement dire qu’une vie fondée sur le Livre est plus proche de la vérité, que celui-ci fournit des matériaux pour une recherche plus approfondie et qu’il donne accès à la vraie nature des choses. Je ne prétends pas que la Bible procure l’unique moyen de meubler un esprit ; mais faute d’un livre d’un poids analogue, lu avec la gravité d’un croyant potentiel, l’esprit demeurera vide.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 13 octobre 2007

Pas de bras, pas de jambes, pas de soucis !


Ma naissance

Bonjour ! Mon nom est Nick Vujicic. Je suis né en Australie, à Melbourne, le 4 décembre 1982. Contrairement à l’habitude, ma naissance ne fut pas pour mes parents un sujet de joie mais de profonde tristesse. En effet, à leur grande surprise, sans aucune raison médicale, je suis né sans membre.

Mon père était pasteur. L’église entière, en apprenant ma naissance, a versé des larmes. Mes parents étaient anéantis par le chagrin. L’incompréhension était générale : « Comment un Dieu d’amour peut-il laisser une chose si atroce se produire ? La famille Vujicic est pourtant une famille chrétienne engagée ! Pourquoi donc leur arrive-t-il un tel malheur ? » Pour mon père, je ne survivrais pas longtemps après ma naissance. Mais les examens médicaux montrèrent que j’étais en parfaite santé… mais sans bras, ni jambes.

Scolarité

Mes parents étaient inquiets. Ils se demandaient quel pourrait être mon avenir. Dieu leur a donné la force, la sagesse, et le courage nécessaires à mon éducation. Bientôt, j’eus l’âge d’aller à l’école. La loi australienne de l’époque ne me permettait pas d’être intégré dans une école ordinaire en raison de mon handicap physique. Dieu a fait des miracles. Il a donné à ma mère la force de lutter pour que la loi soit changée. J’ai été un des premiers handicapés à être intégré dans une école ordinaire.

J’aimais aller à l’école et j’essayais d’être comme tout le monde. Mais, pendant ces premières années de scolarité, j’ai dû faire face à des moments difficiles où je me sentais rejeté. Ma différence physique faisait de moi un souffre-douleur. C’était très difficile pour moi de m’y habituer. Avec le soutien de mes parents, j’ai commencé à développer des attitudes et des valeurs qui m’ont aidé à surmonter ces moments difficiles. Je savais que ma dissemblance venait de mon apparence. Mais, à l’intérieur, j’étais comme tout le monde. J’étais par moments si malheureux que je ne voulais plus aller à l’école. Je n’avais plus la force de faire face à tous les regards négatifs portés sur moi. Mes parents m’ont encouragé à les ignorer et à essayer de me faire des copains en parlant avec les autres enfants. Bientôt ceux-ci se sont rendus compte que j’étais comme eux. À partir de là, les choses ont changé et j’ai constamment eu de nouveaux amis.

Doutes et questions

J’ai connu de vrais moments de dépression. J’étais en colère à cause de mon incapacité à changer ma façon d’être. De plus, je ne pouvais blâmer personne pour cela. À l’église, j’ai appris que Dieu nous aime tous et qu’il s’intéresse à nous. Lorsque j’étais enfant, j’ai compris cet amour jusqu’à un certain point. Mais, s’il m’aimait, pourquoi m’avait-il fait ainsi ? Peut-être avais-je fait quelque chose de mal ? Étant le seul enfant dans mon cas, je me posais la question. Je sentais que j’étais un fardeau pour mes proches. Plus vite je mourrai, me disais-je, mieux ce sera pour tout le monde. Je voulais mettre fin à ma douleur et à ma vie. Mais je remercie mes parents et ma famille. Ils ont toujours été là pour me réconforter et me donner de la force.

La solitude, la honte éprouvée, les tourments vécus à l’école finirent par me causer du trouble sur le plan psychologique. Dieu m’a alors mis à cœur un projet : partager mon histoire et mes expériences pour aider d’autres personnes à supporter leurs propres difficultés. Je voulais témoigner du fait que Dieu peut transformer les pires maux en riches bénédictions. Par mon exemple, je stimulerais d’autres à ne pas se laisser paralyser par ce qui leur arrive, mais à se battre pour accomplir leurs espoirs et leurs rêves.

Un Dieu souverain

Une des premières leçons apprises a été pour moi de ne rien prendre comme allant de soi. La Bible dit : « Nous savons que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment.(1) » Ce verset m’a touché au cœur. Il m’a convaincu que les choses désagréables qui nous arrivent ne sont pas des coïncidences ou le fruit du hasard.

Dès lors, je fus en paix. J’ai compris que Dieu ne laissait rien arriver dans la vie sans une bonne raison. À l’âge de 15 ans, après avoir lu le chapitre 9 de l’évangile selon Jean, j’ai confié les rênes de ma vie à Jésus-Christ. Il est parlé dans ce passage d’un aveugle-né. Jésus dit à son sujet que la cause de son handicap avait un but : que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.. Pour ma part, je pensais que Dieu allait me guérir et faire ainsi de moi un grand témoin de sa puissance extraordinaire. Plus tard, j’ai compris que si nous prions pour quelque chose, c’est la volonté de Dieu qui doit s’accomplir. Si Dieu ne répond pas dans le sens de notre attente, c’est qu’il a en vue quelque chose de meilleur pour nous.

Projets

Ma passion est le travail parmi les jeunes. Au maximum, je veux être disponible pour la tâche que Dieu veut que je fasse. Je me prépare à aller où il me mènera. J’ai beaucoup de rêves. Je me suis fixé beaucoup de buts à atteindre dans ma vie. D’ici l’âge de 25 ans, je veux devenir financièrement indépendant. J’y travaille dur. Je veux conduire ma voiture, adaptée à ma situation. J’ai aussi le projet d’écrire un livre qui aura pour titre : Pas de bras, pas de jambes, pas de soucis !

En tant qu’êtres humains, nous nous mettons facilement des limites. Mais je suis persuadé qu’avec de la passion et l’aide de Dieu, on va beaucoup plus loin que ce que l’on pense. Dieu est tout-puissant. Il n’est prisonnier d’aucune limite. Il ne nous demande pas d’abord d’être capable, mais d’être disponible pour lui. Nous faisons alors l’expérience que, si nos ressources sont faibles, les siennes sont inépuisables !

(1) Romains, chapitre 8 verset 28 (version Segond).

Le témoignage de Nick est intégré dans mon prochain livre qui paraît ce mois aus Editions BLF. Titre : je vis avec cet intrus : le handicap.





VOIR ICI DIAPORAMA SUR :  Nick Vujicic




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 6 octobre 2007

Selon Jean


Le 4ème Evangile

Après ceux de Matthieu, Marc et Luc, l’Evangile selon Jean est le 4ème Evangile présentant Jésus. Son contenu et son but différent cependant totalement des trois autres. Alors que les autres évangélistes s’attachent à présenter plusieurs aspects de l’homme Jésus, Jean va au-delà du voile de l’humanité pour présenter à travers lui la Parole éternelle (le Logos) de Dieu. Jean fait ainsi remonter l’existence de Jésus avant tous les âges. Jésus, certes, est homme, mais son humanité est une parenthèse temporelle. En réalité, de toute éternité, Il était avec Dieu et Dieu.

Jean : qui est-il ?

Par humilité sans doute, Jean ne se désigne jamais dans l’Evangile qui porte son nom. Frère de Jacques et membre du tout premier groupe de disciples choisis par Jésus, il se désigne sobrement comme « le disciple que Jésus aimait ». On le trouve ainsi couché sur son sein au moment du dernier repas au cours duquel se manifestera la trahison de Judas. La proximité unique de Jean explique peut-être pourquoi, de tous, il est celui qui a le mieux perçu qui se cachait derrière l’homme Jésus. Jean est d'ailleurs le seul qui, parmi les douze apôtres choisis par Jésus pour l'accompagner, sera présent au pied de la croix au moment de sa mort. C'est à lui que Jésus, dans un souffle, confiera la responsabilité de prendre soin, après son départ, de Marie, sa mère, et, pour elle, de considérer désormais Jean comme son fils. Et, dès cette heure, dit l'Evangile, le disciple la prit chez lui (Jean 21,27).

Un évangile identitaire

Jean définit clairement quel est le but de la rédaction de son évangile. « Ces choses, dit-il, ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »(1) L’objectif de Jean est ainsi d’établir clairement l’identité de Fils de Dieu de Jésus. Reprenant abondamment le nom sous lequel l’Eternel s’est présenté à Moïse (Je suis[(2)), figure majeure du judaïsme, Jean rapporte avec soin tous les discours de Jésus dans lesquels il s’assimile au Seigneur de l’Ancien Testament. Il dévoile par là la cause première du rejet du Christ par ses compatriotes : ses affirmations sur lui-même.

Les particularités de l’Evangile selon Jean

Le chiffre 7 apparaît trois fois moins au moins dans la structure de l’Evangile. Jean présente ainsi :

1. 7 témoins déposant que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu :

Jean- Baptiste : Jean 1,34
Nathanaël : Jean 1,49
Pierre : Jean 6,69
Marthe : Jean 11,27
Thomas : Jean 20,28
Jean lui-même : Jean 20,31
Jésus : Jean 10,36

2. 7 miracles accomplis par Jésus :

L’eau changée en vin : Jean 2,1 à 11
La guérison du fils d’un officier du roi : Jean 4,46 à 54
La guérison de l’homme de Béthesda : Jean 5,1 à 47
La multiplication des pains : Jean 6,1 à 14
La marche sur les eaux : Jean 6,15 à 21
La guérison de l’aveugle-né : Jean 9,1 à 41
La résurrection de Lazare : Jean 11,1 à 37

3. 7 « Je suis » de Jésus :

Je suis le pain de vie : Jean 6,35
Je suis la lumière du monde : Jean 8,12
Avant qu’Abraham fût, Je suis : Jean 8,58
Je suis le bon berger : Jean 10,11
Je suis la résurrection et la vie : Jean 11,25
Je suis le chemin, la vérité et la vie : Jean 14,6
Je suis le vrai cep : Jean 15,1

Une autre particularité de l’Evangile de Jean est de consacrer la moitié de son récit à la dernière semaine de vie de Jésus, temps intense au cours duquel il donnera à ses disciples les enseignements essentiels à retenir après son départ.

Conclusion :

C’est dans l’Evangile de Jean que l’on trouve le plus célèbre verset de la Bible, celui qui, à lui seul, résume tout son message :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle : Jean 3,16











(1) Jean 20,31
(2) Exode 3,14



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 septembre 2007

Une si petite source...

Doute sur Jésus ?

Alors que, pendant des siècles, l’existence historique de Jésus était un fait établi, on lit de plus en plus, de la part des détracteurs du christianisme, des articles ayant comme objet la remise en question de ce fait. A peu de choses près, l’argumentation des contradicteurs part toujours du même point : la pauvreté des sources externes au christianisme validant l’historicité de l’existence de Jésus. On ne saurait sur ce point leur donner tort. Mis à part le Nouveau Testament, 3 auteurs non chrétiens, à peu près contemporains de Jésus et des faits rapportés à son sujet, mentionnent l’existence de ses disciples au 1er siècle, sans d’ailleurs apporter le moindre renseignement sur leurs doctrines ou sur leurs vies. Ces auteurs sont :

Tacite : il décrit dans ses annales, les supplices endurés sous Néron par les chrétiens à la suite de l’incendie de Rome (Annales XV 44). "Le nom de chrétien, précise-t-il, leur vient du nom du Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère par le procureur Ponce Pilate..."

Suétone : il mentionne l’édit promulgué par Claude contre les Juifs de Rome, à la suite des menées d’un certain Chréstus, que certains commentateurs identifient avec le Christ (Claudius chapitre 25)

Josèphe : dans un court passage d’une authenticité douteuse, il présente Jésus comme le Messie et, un peu plus bas, il rapporte la mort de « Jacques, frère de Jésus, appelé le Christ (Antiquités XVIII 4,3).

Cette pauvreté des sources est-elle pour autant suffisante pour douter de l’existence de Jésus ? La suite de cet exposé y répond et affirme, au contraire, que, plus que tout peut-être, elle le valide. Analyse :

An 3800 !

Imaginons ! Nous ne sommes pas en 2007, mais en l’an 3 800. Un peu partout sur la planète, des groupes de marxistes se réunissent et militent pour leur idéal. Se réclamant de Marx, ils brandissent le Capital, leur livre de base dans lequel le leader a exprimé sa pensée. Oui ! Mais voilà ! Il se trouve que l’histoire n’a pas retenu le nom de Marx. En fait, très peu de traces écrites subsistent de sa vie et de son passage sur terre. Et les opposants aux marxistes sont formels : Marx n’a jamais existé. C’est un personnage fictif, inventé de toutes pièces. Du coup, c’est la foi de millions d’hommes qui est mise à mal… Cependant, il y a un problème de taille. C’est que, si l’histoire n’a pas retenu le nom de Marx, des preuves abondent pour démontrer qu’au siècle où il est apparu des millions d’hommes ont embrassé le marxisme. En fait, sa doctrine s’est même imposée dans une grande partie du monde, renversant l’ancien ordre établi et créant un nouvel ordre politique et économique.

En deçà de la réalité…

Telle est, minimisée par ce récit fictif, la situation du christianisme vue par le type de détracteurs cités ci-dessus. Car, nous sommes, avec Marx, encore bien en deçà de la réalité qui concerne Jésus. Aussi, en réfléchissant au fait du christianisme, à son extension, à l’impact que sa pensée a eu sur les siècles, et qu’elle continue à avoir partout où il est cru, ce qui devrait nous étonner, au vu de ce qui nous est rapporté sur Celui qui en est la source, Jésus, c’est la contradiction entre la portée de Jésus et les atouts qu’il possédait. Car, il faut l’admettre, Jésus avait tout pour perdre, ne pas réussir et finir dans les oubliettes de l’histoire ! Examen !

Une si petite source pour un si grand fleuve…

Que les sources validant l’historicité de la vie de Jésus soient pauvres et faibles , se comprend aisément si l’on considère :

1. la localisation du rayonnement de Jésus :

Connu mondialement aujourd’hui, Jésus, de son temps, n’a pratiquement pas dépassé les frontières de la Judée et de la Palestine. Bien sûr, il n’a pas de son temps influencé les grecs ou les romains, étant un parfait inconnu à Rome et Athènes… Si le Who’s Who, qui classe les célébrités actuelles, existait à l’époque, Jésus n’y aurait eu aucune place. Habitué à voir toutes sortes d’agitateurs se lever en Israël, ce n’est qu’au bout de 3 ans que le procurateur Pilate va être confronté au « problème Jésus », un problème qu’il ne juge d’ailleurs pas comme important.

2. la brièveté de la vie publique de Jésus :

Un fait trop souvent oublié. Il n’y a aucune proportion entre le temps d’activité réelle que Jésus a eu sur cette terre et la trace qu’il a laissé dans l’histoire. Le réalisez-vous ? Selon les Evangiles, Jésus a eu une vie publique de trois années. La 1ère était l’année de l’inauguration de son ministère. Jésus apparaît à la suite de Jean-Baptiste. Il se fait baptiser puis disparaît 40 jours. Il choisit quelques disciples, de simples hommes complètement méconnus, et commence à prêcher. La seconde année est l’année dite de popularité. Il manifeste par divers signes son identité de Fils de Dieu. Les foules commencent à le suivre et l’acclamer, en même temps qu’une opposition forte se fait jour. La troisième année est l’année du rejet. Les ennemis de Jésus se coalisent et finissent par le faire condamner. Jésus est crucifié, il meurt et est enseveli ; ses disciples se dispersent : c’est la fin du mouvement…

3. le peu d’épaisseur des appuis :

J’en ai déjà touché un mot en parlant des hommes qu’il s’est associé pour disciples, tous de basse extraction. A cela s’ajoutent d’autres éléments qui, si l’on y pense, sont autant de sujets d’étonnement au regard de la carrière de Jésus dans le monde. Car, que l’on sache, Jésus n’a rien laissé de concret et de matériel derrière lui. Il n’a jamais écrit un seul livre ; cependant aucun bibliothèque au monde ne pourrait contenir les ouvrages rédigés sur lui. Il n’a enrôlé aucune armée ; cependant aucun chef n’a levé derrière lui plus de volontaires prêts à tout perdre, y compris leurs vies, pour lui. Il n’a jamais fait d’école de médecine et de psychologie ; pourtant le nombre de personnes guéries et consolées par lui se chiffre par milliers. Il n’a fondé aucun institut de renom, d’école de philosophie ou de théologie ; néanmoins, dans le panthéon des grands penseurs qui ont influencé l’humanité, une majorité reconnaît son inspiration sur leurs vies. Il était sans fortune, mais des œuvres de charité innombrables ont vu le jour suite à son modèle et son enseignement.

A lui seul, Il est tout :

Jésus n’avait donc humainement rien pour l’aider à réussir et percer dans l’histoire. Sa réussite, il la tient à une seule chose : la formidable personnalité qui, derrière le voile humain, l’habitait et la correspondance parfaite existant entre les actes qu’il accomplissait et les paroles qu’il disait. Tous sont loin d’admettre et de reconnaître ce que Jésus affirme être. Mais, même parmi les plus sceptiques, l’honnêteté force à exprimer son admiration. Finissant sa vie de Jésus, Ernest Renan écrira : « Quels que puissent être les phénomènes inattendus de l’avenir, Jésus ne sera pas surpassé. Son culte se rajeunira sans cesse ; sa légende provoquera des larmes sans fin ; ses souffrances attendriront les meilleurs cœurs ; tous les siècles proclameront qu’entre les fils des hommes, il n’en pas né de plus grand que Jésus. » Quant à Jean-Jacques Rousseau, il écrira : « Si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate dont personne ne doute sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ ! »

Conclusion

En conclusion, je ne changerai pas ce qu’affirment depuis toujours les défenseurs du christianisme. La plus grande preuve de l’historicité de Jésus est le christianisme lui-même. Le fait collectif et universel qu’il représente, sans cesse croissant, ne peut reposer que sur une base historique certaine. Autrement dit, si Jésus-Christ n’existe pas, plus rien n’est sûr dans l’histoire. Par contre, le christianisme, en tant que phénomène, s’accorde avec le fait majeur rapporté au sujet de la personne de Jésus : la résurrection. Car là est le départ, là est sa source, là son explication. Or, si Jésus vit, il n’est pas seulement un personnage du passé. Mais il est aussi le grand personnage du présent, de l’avenir… et de l’éternité. Etes-vous prêts à le rencontrer ?




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samedi 22 septembre 2007

Les peurs des français



Nul doute que le cru 2007, en ce qui concerne l’élection présidentielle, a été exceptionnel. Tous les observateurs s’accordent à le dire : rarement notre peuple ne s’est autant passionné que pour cet enjeu politique. Les raisons d’un tel intérêt sont diverses : nouveauté et personnalités des candidats, programmes de rupture, impact médiatique… Au-delà de ces explications, il en existe cependant une autre moins avouable, plus cachée, mais bien réelle : la peur. Car, comme beaucoup d’autres, les français le sentent : notre monde change, bouge, évolue à une vitesse qu’ils ne maîtrisent plus. Aussi, plus rien n’est sûr : ni le présent, ni l’avenir. En votant massivement, les français ont exprimé leur désir d’avoir une prise sur leur futur. Les dès jetés, ils espèrent une fois de plus ne pas être déçus.

Loin de s’atténuer, les causes de peurs des français, comme partout dans le monde, vont en se multipliant. Elles passent par des peurs :

1. d’ordre personnel :

C’est la peur de la maladie, du cancer… mais aussi de nouvelles pandémies dues à toutes sortes de nouveaux virus : sida, grippe aviaire, maladie de la vache folle… C’est aussi la peur du chômage, de la précarité, de la perte soudaine de revenus, la peur de ne plus arriver à joindre les deux bouts, d’assurer la subsistance et l’avenir de ses enfants… C’est encore la peur d’être agressé (surtout pour les plus âgés), la peur d’être délaissé, abandonné, de vieillir, puis de mourir…

2. d’ordre économique :

C’est la peur des délocalisations, de la mondialisation, de l’augmentation des prix, des fluctuations de la Bourse, de la récession… Les spécialistes nous avertissent : les greniers du monde sont vides. Les réserves en céréales et en produits agricoles s’amenuisent. Nous devons nous attendre à une forte flambée des prix des produits de consommation de base : lait, farine, pommes de terre, pâtes alimentaires… L’idée d’une famine planétaire fait partie des possibilités envisageables.

3. d’ordre mondial :

C’est la peur de la guerre, du terrorisme islamique aveugle, de l’embrasement des conflits dans le Moyen-Orient, de la menace russe, chinoise ou iranienne… mais aussi la peur des changements climatiques dus au réchauffement de la planète, la peur de la sécheresse, du manque d’eau, des tremblements de terre et autres catastrophes naturelles, de la pollution, de la menace nucléaire… Avec en prime, cette question angoissante : quel monde allons-nous laisser à la génération qui nous suit ?

Une terreur annoncée !

Pour tout lecteur de la Bible, cette peur qui va croissante dans le monde n’est pas une surprise. Il est en effet, selon Jésus, impossible que le monde dans lequel nous vivons, et tel que nous le connaissons, se poursuive indéfiniment. Tôt ou tard, le système sur lequel il est construit, système bâti sur l’orgueil et l’arrogance humaine, va s’écrouler. Il en est ainsi parce que, plus le temps avance, plus il faut que soit rendu évident que seul Dieu, et non un homme, a le pouvoir de régler les problèmes infinis et multiples qui se posent à l’humanité depuis qu’elle lui a tourné le dos.

Aussi, les crises nombreuses et diverses que nous traversons s’expliquent-elles. Elles sont, selon Jésus, comme pour la femme enceinte, le commencement des douleurs. Elles sonnent à la fois le glas de notre monde et annoncent en même temps la venue d’un monde totalement nouveau, différent, dans lequel le mal n’a plus sa place. « Une fois encore, dit Dieu dans la Bible, j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots « une fois encore », nous annoncent la transformation et la disparition définitive de tout ce qui peut être « ébranlé », c’est-à-dire de tout ce monde créé et périssable. Seules subsisteront les réalités inébranlables parce qu’elles sont éternelles[1]. »

N’ayez pas peur !

Face aux multiples menaces auxquelles nous sommes confrontés, une question se pose à chacun de nous : sur quoi repose ma vie ? Qu’est ce qui fait ma sécurité ? A quoi, au-delà de tout, suis-je accroché qui puisse me donner des certitudes ? Il y a des siècles, le philosophe français Pascal a dit : Il n’y a de bien en cette vie que dans l’espérance d’une autre ! Cette espérance, seul Jésus-Christ, vainqueur de la mort, peut nous l’apporter ! Il est venu pour régler la question la plus urgente et la plus importante qui soit pour chacun de nous : celle de l’éternité ! Prenez le temps de l’écouter. A celui qui lui confie sa vie, Il dit : N’aie pas peur, Je suis avec toi !
[1] Lettre aux hébreux chapitre 12, verset 27

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 15 septembre 2007

Islam et terrorisme

11 septembre


Le 11 septembre, date anniversaire de l’attaque des deux tours du World Trade Center à New-York en 2001, Oussama Ben Laden, au travers d’un document filmé diffusé sur Internet, s'est rappelé au bon souvenir du monde. Narguant les américains, il a fait l’éloge de l’un des terroristes, responsables de l’attentat meurtrier ayant directement coûté la vie à plus de 2 700 personnes. La différence entre Ben Laden et Jésus-Christ est marquante : tandis que l’un (Ben Laden) envoie les autres se perdre en mourant pour lui, l’autre (Jésus) se donne et meurt pour le salut des autres !

Pour tout homme normalement constitué, il est difficile de comprendre comment, au nom de Dieu, on peut trouver plaisir à tuer gratuitement des centaines d’innocents. Il faut pour cela se mettre dans la peau même des islamistes. Les paroles qui suivent sont extraites du livre de Mark A. Gabriel (nom d’emprunt). Ancien professeur d’histoire à l’Université Al-Azhar du Caire en Egypte, il s’est détourné de l’islam pour adhérer à Jésus-Christ. Il nous livre, dans son livre Islam et terrorisme (Editions Ourania) les raisons internes à la doctrine de l’Islam expliquant les gestes fous des terroristes.

L’entrée garantie au paradis

Il n’y a, selon l’islam, qu’une seule manière de s’assurer l’entrée au paradis, et c’est la grande motivation des kamikazes et des combattants du djihad. : c’est de mourir en combattant les ennemis de l’islam. La guerre sainte consiste tout simplement à combattre les ennemis d’Allah jusqu’à ce qu’ils meurent ou jusqu’à ce que l’on meure soi-même dans ce combat. En fait, le mot djihad signifie « lutte ». Le djihad a été défini en termes légaux par le fiqh (droit musulman) islamique comme suit :

Le djihad, c’est combattre tous ceux qui empêchent l’expansion de l’islam, ou combattre celui qui refuse d’adhérer à l’islam (basé sur la sourate 8 :39).

Selon cette doctrine, si vous mourez dans la guerre sainte, vous n’avez même pas à passer par la tombe pour attendre le jugement ; vous entrez directement au paradis.

Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future (les croyants) combattent donc dans le chemin d’Allah. Nous accorderons une récompense sans limites à celui qui combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux. Sourate 4 :74

Par rapport à ceux qui s’engagent dans la guerre sainte, le Coran dit aussi :

Allah a préparé pour eux des Jardins (Paradis) où coulent les ruisseaux : ils y demeureront immortels. Tel est le bonheur sans limites ! Sourate 9 :89

Honneur distinctif

Quand quelqu’un meurt au djihad, la procédure d’enterrement est différente. Lors d’une mort normale, le corps de la personne est lavé et bien vêtu, comme pour aller à la mosquée. Mais si la personne meurt à la guerre sainte, son corps n’est pas lavé, ni joliment vêtu. On le met tel quel dans le cercueil. Car son sang doit être un témoignage et un signe d’honneur devant Allah. Les musulmans croient que les anges lui accordent un traitement spécial.

Que dit le Coran ?

Vous avez probablement entendu à la télévision ou lu dans les journaux des versets du Coran qui parlent positivement des chrétiens ou encouragent la bonté. Vous vous êtes peut-être demandé : « Ces versets sont-ils vraiment dans le Coran ? »

Voici la clé du mystère : le Coran est rempli de contradictions… Les penseurs de l’islam ont donc dû décider quels versets suivre en cas de contradiction. Ils ont alors introduit le principe du naskh (le principe de l'abrogation). Le naskh est basé sur le fait que le Coran a été révélé à Mahomet à différents moments, sur une période d’environ 22 ans. Pour résoudre une contradiction, il a été décidé que les nouvelles révélations abrogeraient (nasikh) les révélations antérieures.

Au moins 114 versets parlent d’amour, de paix et de pardon, surtout dans la sourate appelée « La Génisse ». mais la révélation de la sourate 9 :5 a abrogé les révélations antérieures. Ce verset déclare :

Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, s’ils s’acquittent de la prière, s’ils font l’aumône, laissez-les libres. Allah est celui qui pardonne, il est miséricordieux. Sourate 9 :5.

Ce verset est connu comme « le verset de l’épée », et il donne l’ordre aux musulmans de combattre celui qui choisit de ne pas se convertir à l’islam, que ce soit en Arabie ou ailleurs dans le monde.. il est censé représenter le développement final du djihad. Le principe du naskh est puissant. Si un verset est nasikh, ou annulé, c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Pourquoi ces contradictions ?

Peut-être vous demandez-vous : « Pourquoi y-a-til des contradictions dans le Coran ? Pourquoi les révélations ont-elles changé avec le temps ? » On peut répondre à cette question en considérant la vie de Mahomet, le prophète de l’islam.

Au début, les messages révélés à Mahomet étaient paisibles et doux, afin d’attirer les gens. Mais les circonstances ont changé. Mahomet a rencontré de l’opposition à La Mecque, la ville où il a prêché son premier message, et qu’il a quittée en 622 apr. J-C. il est allé ensuite à Yathrib, ville connue aujourd’hui sous le nom de Médine, où il a affermi son pouvoir militaire et fait un grand nombre de disciples. Devenu puissant, il a pu retourner à La Mecque et conquérir la ville et ses environs. C’est alors que l’islam, qui ne se voulait être jusque-là qu’une religion, est devenu une révolution politique.

Comme la vie de Mahomet à La Mecque se concentrait sur les prières et la méditation, ses révélations parlent de paix et de coopération avec les autres. Mais à Médine, Mahomet est devenu un chef militaire et de conquête au nom de l’islam (djihad).

60% des versets coraniques parlent de la guerre sainte, ce qui est logique, puisque Mahomet a reçu la majeure partie du Coran après avoir quitté La Mecque. Le djihad est alors devenu la puissance de base et la force motrice de l’islam.




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