samedi 13 octobre 2007

Pas de bras, pas de jambes, pas de soucis !


Ma naissance

Bonjour ! Mon nom est Nick Vujicic. Je suis né en Australie, à Melbourne, le 4 décembre 1982. Contrairement à l’habitude, ma naissance ne fut pas pour mes parents un sujet de joie mais de profonde tristesse. En effet, à leur grande surprise, sans aucune raison médicale, je suis né sans membre.

Mon père était pasteur. L’église entière, en apprenant ma naissance, a versé des larmes. Mes parents étaient anéantis par le chagrin. L’incompréhension était générale : « Comment un Dieu d’amour peut-il laisser une chose si atroce se produire ? La famille Vujicic est pourtant une famille chrétienne engagée ! Pourquoi donc leur arrive-t-il un tel malheur ? » Pour mon père, je ne survivrais pas longtemps après ma naissance. Mais les examens médicaux montrèrent que j’étais en parfaite santé… mais sans bras, ni jambes.

Scolarité

Mes parents étaient inquiets. Ils se demandaient quel pourrait être mon avenir. Dieu leur a donné la force, la sagesse, et le courage nécessaires à mon éducation. Bientôt, j’eus l’âge d’aller à l’école. La loi australienne de l’époque ne me permettait pas d’être intégré dans une école ordinaire en raison de mon handicap physique. Dieu a fait des miracles. Il a donné à ma mère la force de lutter pour que la loi soit changée. J’ai été un des premiers handicapés à être intégré dans une école ordinaire.

J’aimais aller à l’école et j’essayais d’être comme tout le monde. Mais, pendant ces premières années de scolarité, j’ai dû faire face à des moments difficiles où je me sentais rejeté. Ma différence physique faisait de moi un souffre-douleur. C’était très difficile pour moi de m’y habituer. Avec le soutien de mes parents, j’ai commencé à développer des attitudes et des valeurs qui m’ont aidé à surmonter ces moments difficiles. Je savais que ma dissemblance venait de mon apparence. Mais, à l’intérieur, j’étais comme tout le monde. J’étais par moments si malheureux que je ne voulais plus aller à l’école. Je n’avais plus la force de faire face à tous les regards négatifs portés sur moi. Mes parents m’ont encouragé à les ignorer et à essayer de me faire des copains en parlant avec les autres enfants. Bientôt ceux-ci se sont rendus compte que j’étais comme eux. À partir de là, les choses ont changé et j’ai constamment eu de nouveaux amis.

Doutes et questions

J’ai connu de vrais moments de dépression. J’étais en colère à cause de mon incapacité à changer ma façon d’être. De plus, je ne pouvais blâmer personne pour cela. À l’église, j’ai appris que Dieu nous aime tous et qu’il s’intéresse à nous. Lorsque j’étais enfant, j’ai compris cet amour jusqu’à un certain point. Mais, s’il m’aimait, pourquoi m’avait-il fait ainsi ? Peut-être avais-je fait quelque chose de mal ? Étant le seul enfant dans mon cas, je me posais la question. Je sentais que j’étais un fardeau pour mes proches. Plus vite je mourrai, me disais-je, mieux ce sera pour tout le monde. Je voulais mettre fin à ma douleur et à ma vie. Mais je remercie mes parents et ma famille. Ils ont toujours été là pour me réconforter et me donner de la force.

La solitude, la honte éprouvée, les tourments vécus à l’école finirent par me causer du trouble sur le plan psychologique. Dieu m’a alors mis à cœur un projet : partager mon histoire et mes expériences pour aider d’autres personnes à supporter leurs propres difficultés. Je voulais témoigner du fait que Dieu peut transformer les pires maux en riches bénédictions. Par mon exemple, je stimulerais d’autres à ne pas se laisser paralyser par ce qui leur arrive, mais à se battre pour accomplir leurs espoirs et leurs rêves.

Un Dieu souverain

Une des premières leçons apprises a été pour moi de ne rien prendre comme allant de soi. La Bible dit : « Nous savons que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment.(1) » Ce verset m’a touché au cœur. Il m’a convaincu que les choses désagréables qui nous arrivent ne sont pas des coïncidences ou le fruit du hasard.

Dès lors, je fus en paix. J’ai compris que Dieu ne laissait rien arriver dans la vie sans une bonne raison. À l’âge de 15 ans, après avoir lu le chapitre 9 de l’évangile selon Jean, j’ai confié les rênes de ma vie à Jésus-Christ. Il est parlé dans ce passage d’un aveugle-né. Jésus dit à son sujet que la cause de son handicap avait un but : que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.. Pour ma part, je pensais que Dieu allait me guérir et faire ainsi de moi un grand témoin de sa puissance extraordinaire. Plus tard, j’ai compris que si nous prions pour quelque chose, c’est la volonté de Dieu qui doit s’accomplir. Si Dieu ne répond pas dans le sens de notre attente, c’est qu’il a en vue quelque chose de meilleur pour nous.

Projets

Ma passion est le travail parmi les jeunes. Au maximum, je veux être disponible pour la tâche que Dieu veut que je fasse. Je me prépare à aller où il me mènera. J’ai beaucoup de rêves. Je me suis fixé beaucoup de buts à atteindre dans ma vie. D’ici l’âge de 25 ans, je veux devenir financièrement indépendant. J’y travaille dur. Je veux conduire ma voiture, adaptée à ma situation. J’ai aussi le projet d’écrire un livre qui aura pour titre : Pas de bras, pas de jambes, pas de soucis !

En tant qu’êtres humains, nous nous mettons facilement des limites. Mais je suis persuadé qu’avec de la passion et l’aide de Dieu, on va beaucoup plus loin que ce que l’on pense. Dieu est tout-puissant. Il n’est prisonnier d’aucune limite. Il ne nous demande pas d’abord d’être capable, mais d’être disponible pour lui. Nous faisons alors l’expérience que, si nos ressources sont faibles, les siennes sont inépuisables !

(1) Romains, chapitre 8 verset 28 (version Segond).

Le témoignage de Nick est intégré dans mon prochain livre qui paraît ce mois aus Editions BLF. Titre : je vis avec cet intrus : le handicap.





VOIR ICI DIAPORAMA SUR :  Nick Vujicic




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 6 octobre 2007

Selon Jean


Le 4ème Evangile

Après ceux de Matthieu, Marc et Luc, l’Evangile selon Jean est le 4ème Evangile présentant Jésus. Son contenu et son but différent cependant totalement des trois autres. Alors que les autres évangélistes s’attachent à présenter plusieurs aspects de l’homme Jésus, Jean va au-delà du voile de l’humanité pour présenter à travers lui la Parole éternelle (le Logos) de Dieu. Jean fait ainsi remonter l’existence de Jésus avant tous les âges. Jésus, certes, est homme, mais son humanité est une parenthèse temporelle. En réalité, de toute éternité, Il était avec Dieu et Dieu.

Jean : qui est-il ?

Par humilité sans doute, Jean ne se désigne jamais dans l’Evangile qui porte son nom. Frère de Jacques et membre du tout premier groupe de disciples choisis par Jésus, il se désigne sobrement comme « le disciple que Jésus aimait ». On le trouve ainsi couché sur son sein au moment du dernier repas au cours duquel se manifestera la trahison de Judas. La proximité unique de Jean explique peut-être pourquoi, de tous, il est celui qui a le mieux perçu qui se cachait derrière l’homme Jésus. Jean est d'ailleurs le seul qui, parmi les douze apôtres choisis par Jésus pour l'accompagner, sera présent au pied de la croix au moment de sa mort. C'est à lui que Jésus, dans un souffle, confiera la responsabilité de prendre soin, après son départ, de Marie, sa mère, et, pour elle, de considérer désormais Jean comme son fils. Et, dès cette heure, dit l'Evangile, le disciple la prit chez lui (Jean 21,27).

Un évangile identitaire

Jean définit clairement quel est le but de la rédaction de son évangile. « Ces choses, dit-il, ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »(1) L’objectif de Jean est ainsi d’établir clairement l’identité de Fils de Dieu de Jésus. Reprenant abondamment le nom sous lequel l’Eternel s’est présenté à Moïse (Je suis[(2)), figure majeure du judaïsme, Jean rapporte avec soin tous les discours de Jésus dans lesquels il s’assimile au Seigneur de l’Ancien Testament. Il dévoile par là la cause première du rejet du Christ par ses compatriotes : ses affirmations sur lui-même.

Les particularités de l’Evangile selon Jean

Le chiffre 7 apparaît trois fois moins au moins dans la structure de l’Evangile. Jean présente ainsi :

1. 7 témoins déposant que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu :

Jean- Baptiste : Jean 1,34
Nathanaël : Jean 1,49
Pierre : Jean 6,69
Marthe : Jean 11,27
Thomas : Jean 20,28
Jean lui-même : Jean 20,31
Jésus : Jean 10,36

2. 7 miracles accomplis par Jésus :

L’eau changée en vin : Jean 2,1 à 11
La guérison du fils d’un officier du roi : Jean 4,46 à 54
La guérison de l’homme de Béthesda : Jean 5,1 à 47
La multiplication des pains : Jean 6,1 à 14
La marche sur les eaux : Jean 6,15 à 21
La guérison de l’aveugle-né : Jean 9,1 à 41
La résurrection de Lazare : Jean 11,1 à 37

3. 7 « Je suis » de Jésus :

Je suis le pain de vie : Jean 6,35
Je suis la lumière du monde : Jean 8,12
Avant qu’Abraham fût, Je suis : Jean 8,58
Je suis le bon berger : Jean 10,11
Je suis la résurrection et la vie : Jean 11,25
Je suis le chemin, la vérité et la vie : Jean 14,6
Je suis le vrai cep : Jean 15,1

Une autre particularité de l’Evangile de Jean est de consacrer la moitié de son récit à la dernière semaine de vie de Jésus, temps intense au cours duquel il donnera à ses disciples les enseignements essentiels à retenir après son départ.

Conclusion :

C’est dans l’Evangile de Jean que l’on trouve le plus célèbre verset de la Bible, celui qui, à lui seul, résume tout son message :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle : Jean 3,16











(1) Jean 20,31
(2) Exode 3,14



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 septembre 2007

Une si petite source...

Doute sur Jésus ?

Alors que, pendant des siècles, l’existence historique de Jésus était un fait établi, on lit de plus en plus, de la part des détracteurs du christianisme, des articles ayant comme objet la remise en question de ce fait. A peu de choses près, l’argumentation des contradicteurs part toujours du même point : la pauvreté des sources externes au christianisme validant l’historicité de l’existence de Jésus. On ne saurait sur ce point leur donner tort. Mis à part le Nouveau Testament, 3 auteurs non chrétiens, à peu près contemporains de Jésus et des faits rapportés à son sujet, mentionnent l’existence de ses disciples au 1er siècle, sans d’ailleurs apporter le moindre renseignement sur leurs doctrines ou sur leurs vies. Ces auteurs sont :

Tacite : il décrit dans ses annales, les supplices endurés sous Néron par les chrétiens à la suite de l’incendie de Rome (Annales XV 44). "Le nom de chrétien, précise-t-il, leur vient du nom du Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère par le procureur Ponce Pilate..."

Suétone : il mentionne l’édit promulgué par Claude contre les Juifs de Rome, à la suite des menées d’un certain Chréstus, que certains commentateurs identifient avec le Christ (Claudius chapitre 25)

Josèphe : dans un court passage d’une authenticité douteuse, il présente Jésus comme le Messie et, un peu plus bas, il rapporte la mort de « Jacques, frère de Jésus, appelé le Christ (Antiquités XVIII 4,3).

Cette pauvreté des sources est-elle pour autant suffisante pour douter de l’existence de Jésus ? La suite de cet exposé y répond et affirme, au contraire, que, plus que tout peut-être, elle le valide. Analyse :

An 3800 !

Imaginons ! Nous ne sommes pas en 2007, mais en l’an 3 800. Un peu partout sur la planète, des groupes de marxistes se réunissent et militent pour leur idéal. Se réclamant de Marx, ils brandissent le Capital, leur livre de base dans lequel le leader a exprimé sa pensée. Oui ! Mais voilà ! Il se trouve que l’histoire n’a pas retenu le nom de Marx. En fait, très peu de traces écrites subsistent de sa vie et de son passage sur terre. Et les opposants aux marxistes sont formels : Marx n’a jamais existé. C’est un personnage fictif, inventé de toutes pièces. Du coup, c’est la foi de millions d’hommes qui est mise à mal… Cependant, il y a un problème de taille. C’est que, si l’histoire n’a pas retenu le nom de Marx, des preuves abondent pour démontrer qu’au siècle où il est apparu des millions d’hommes ont embrassé le marxisme. En fait, sa doctrine s’est même imposée dans une grande partie du monde, renversant l’ancien ordre établi et créant un nouvel ordre politique et économique.

En deçà de la réalité…

Telle est, minimisée par ce récit fictif, la situation du christianisme vue par le type de détracteurs cités ci-dessus. Car, nous sommes, avec Marx, encore bien en deçà de la réalité qui concerne Jésus. Aussi, en réfléchissant au fait du christianisme, à son extension, à l’impact que sa pensée a eu sur les siècles, et qu’elle continue à avoir partout où il est cru, ce qui devrait nous étonner, au vu de ce qui nous est rapporté sur Celui qui en est la source, Jésus, c’est la contradiction entre la portée de Jésus et les atouts qu’il possédait. Car, il faut l’admettre, Jésus avait tout pour perdre, ne pas réussir et finir dans les oubliettes de l’histoire ! Examen !

Une si petite source pour un si grand fleuve…

Que les sources validant l’historicité de la vie de Jésus soient pauvres et faibles , se comprend aisément si l’on considère :

1. la localisation du rayonnement de Jésus :

Connu mondialement aujourd’hui, Jésus, de son temps, n’a pratiquement pas dépassé les frontières de la Judée et de la Palestine. Bien sûr, il n’a pas de son temps influencé les grecs ou les romains, étant un parfait inconnu à Rome et Athènes… Si le Who’s Who, qui classe les célébrités actuelles, existait à l’époque, Jésus n’y aurait eu aucune place. Habitué à voir toutes sortes d’agitateurs se lever en Israël, ce n’est qu’au bout de 3 ans que le procurateur Pilate va être confronté au « problème Jésus », un problème qu’il ne juge d’ailleurs pas comme important.

2. la brièveté de la vie publique de Jésus :

Un fait trop souvent oublié. Il n’y a aucune proportion entre le temps d’activité réelle que Jésus a eu sur cette terre et la trace qu’il a laissé dans l’histoire. Le réalisez-vous ? Selon les Evangiles, Jésus a eu une vie publique de trois années. La 1ère était l’année de l’inauguration de son ministère. Jésus apparaît à la suite de Jean-Baptiste. Il se fait baptiser puis disparaît 40 jours. Il choisit quelques disciples, de simples hommes complètement méconnus, et commence à prêcher. La seconde année est l’année dite de popularité. Il manifeste par divers signes son identité de Fils de Dieu. Les foules commencent à le suivre et l’acclamer, en même temps qu’une opposition forte se fait jour. La troisième année est l’année du rejet. Les ennemis de Jésus se coalisent et finissent par le faire condamner. Jésus est crucifié, il meurt et est enseveli ; ses disciples se dispersent : c’est la fin du mouvement…

3. le peu d’épaisseur des appuis :

J’en ai déjà touché un mot en parlant des hommes qu’il s’est associé pour disciples, tous de basse extraction. A cela s’ajoutent d’autres éléments qui, si l’on y pense, sont autant de sujets d’étonnement au regard de la carrière de Jésus dans le monde. Car, que l’on sache, Jésus n’a rien laissé de concret et de matériel derrière lui. Il n’a jamais écrit un seul livre ; cependant aucun bibliothèque au monde ne pourrait contenir les ouvrages rédigés sur lui. Il n’a enrôlé aucune armée ; cependant aucun chef n’a levé derrière lui plus de volontaires prêts à tout perdre, y compris leurs vies, pour lui. Il n’a jamais fait d’école de médecine et de psychologie ; pourtant le nombre de personnes guéries et consolées par lui se chiffre par milliers. Il n’a fondé aucun institut de renom, d’école de philosophie ou de théologie ; néanmoins, dans le panthéon des grands penseurs qui ont influencé l’humanité, une majorité reconnaît son inspiration sur leurs vies. Il était sans fortune, mais des œuvres de charité innombrables ont vu le jour suite à son modèle et son enseignement.

A lui seul, Il est tout :

Jésus n’avait donc humainement rien pour l’aider à réussir et percer dans l’histoire. Sa réussite, il la tient à une seule chose : la formidable personnalité qui, derrière le voile humain, l’habitait et la correspondance parfaite existant entre les actes qu’il accomplissait et les paroles qu’il disait. Tous sont loin d’admettre et de reconnaître ce que Jésus affirme être. Mais, même parmi les plus sceptiques, l’honnêteté force à exprimer son admiration. Finissant sa vie de Jésus, Ernest Renan écrira : « Quels que puissent être les phénomènes inattendus de l’avenir, Jésus ne sera pas surpassé. Son culte se rajeunira sans cesse ; sa légende provoquera des larmes sans fin ; ses souffrances attendriront les meilleurs cœurs ; tous les siècles proclameront qu’entre les fils des hommes, il n’en pas né de plus grand que Jésus. » Quant à Jean-Jacques Rousseau, il écrira : « Si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate dont personne ne doute sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ ! »

Conclusion

En conclusion, je ne changerai pas ce qu’affirment depuis toujours les défenseurs du christianisme. La plus grande preuve de l’historicité de Jésus est le christianisme lui-même. Le fait collectif et universel qu’il représente, sans cesse croissant, ne peut reposer que sur une base historique certaine. Autrement dit, si Jésus-Christ n’existe pas, plus rien n’est sûr dans l’histoire. Par contre, le christianisme, en tant que phénomène, s’accorde avec le fait majeur rapporté au sujet de la personne de Jésus : la résurrection. Car là est le départ, là est sa source, là son explication. Or, si Jésus vit, il n’est pas seulement un personnage du passé. Mais il est aussi le grand personnage du présent, de l’avenir… et de l’éternité. Etes-vous prêts à le rencontrer ?




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samedi 22 septembre 2007

Les peurs des français



Nul doute que le cru 2007, en ce qui concerne l’élection présidentielle, a été exceptionnel. Tous les observateurs s’accordent à le dire : rarement notre peuple ne s’est autant passionné que pour cet enjeu politique. Les raisons d’un tel intérêt sont diverses : nouveauté et personnalités des candidats, programmes de rupture, impact médiatique… Au-delà de ces explications, il en existe cependant une autre moins avouable, plus cachée, mais bien réelle : la peur. Car, comme beaucoup d’autres, les français le sentent : notre monde change, bouge, évolue à une vitesse qu’ils ne maîtrisent plus. Aussi, plus rien n’est sûr : ni le présent, ni l’avenir. En votant massivement, les français ont exprimé leur désir d’avoir une prise sur leur futur. Les dès jetés, ils espèrent une fois de plus ne pas être déçus.

Loin de s’atténuer, les causes de peurs des français, comme partout dans le monde, vont en se multipliant. Elles passent par des peurs :

1. d’ordre personnel :

C’est la peur de la maladie, du cancer… mais aussi de nouvelles pandémies dues à toutes sortes de nouveaux virus : sida, grippe aviaire, maladie de la vache folle… C’est aussi la peur du chômage, de la précarité, de la perte soudaine de revenus, la peur de ne plus arriver à joindre les deux bouts, d’assurer la subsistance et l’avenir de ses enfants… C’est encore la peur d’être agressé (surtout pour les plus âgés), la peur d’être délaissé, abandonné, de vieillir, puis de mourir…

2. d’ordre économique :

C’est la peur des délocalisations, de la mondialisation, de l’augmentation des prix, des fluctuations de la Bourse, de la récession… Les spécialistes nous avertissent : les greniers du monde sont vides. Les réserves en céréales et en produits agricoles s’amenuisent. Nous devons nous attendre à une forte flambée des prix des produits de consommation de base : lait, farine, pommes de terre, pâtes alimentaires… L’idée d’une famine planétaire fait partie des possibilités envisageables.

3. d’ordre mondial :

C’est la peur de la guerre, du terrorisme islamique aveugle, de l’embrasement des conflits dans le Moyen-Orient, de la menace russe, chinoise ou iranienne… mais aussi la peur des changements climatiques dus au réchauffement de la planète, la peur de la sécheresse, du manque d’eau, des tremblements de terre et autres catastrophes naturelles, de la pollution, de la menace nucléaire… Avec en prime, cette question angoissante : quel monde allons-nous laisser à la génération qui nous suit ?

Une terreur annoncée !

Pour tout lecteur de la Bible, cette peur qui va croissante dans le monde n’est pas une surprise. Il est en effet, selon Jésus, impossible que le monde dans lequel nous vivons, et tel que nous le connaissons, se poursuive indéfiniment. Tôt ou tard, le système sur lequel il est construit, système bâti sur l’orgueil et l’arrogance humaine, va s’écrouler. Il en est ainsi parce que, plus le temps avance, plus il faut que soit rendu évident que seul Dieu, et non un homme, a le pouvoir de régler les problèmes infinis et multiples qui se posent à l’humanité depuis qu’elle lui a tourné le dos.

Aussi, les crises nombreuses et diverses que nous traversons s’expliquent-elles. Elles sont, selon Jésus, comme pour la femme enceinte, le commencement des douleurs. Elles sonnent à la fois le glas de notre monde et annoncent en même temps la venue d’un monde totalement nouveau, différent, dans lequel le mal n’a plus sa place. « Une fois encore, dit Dieu dans la Bible, j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots « une fois encore », nous annoncent la transformation et la disparition définitive de tout ce qui peut être « ébranlé », c’est-à-dire de tout ce monde créé et périssable. Seules subsisteront les réalités inébranlables parce qu’elles sont éternelles[1]. »

N’ayez pas peur !

Face aux multiples menaces auxquelles nous sommes confrontés, une question se pose à chacun de nous : sur quoi repose ma vie ? Qu’est ce qui fait ma sécurité ? A quoi, au-delà de tout, suis-je accroché qui puisse me donner des certitudes ? Il y a des siècles, le philosophe français Pascal a dit : Il n’y a de bien en cette vie que dans l’espérance d’une autre ! Cette espérance, seul Jésus-Christ, vainqueur de la mort, peut nous l’apporter ! Il est venu pour régler la question la plus urgente et la plus importante qui soit pour chacun de nous : celle de l’éternité ! Prenez le temps de l’écouter. A celui qui lui confie sa vie, Il dit : N’aie pas peur, Je suis avec toi !
[1] Lettre aux hébreux chapitre 12, verset 27

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 15 septembre 2007

Islam et terrorisme

11 septembre


Le 11 septembre, date anniversaire de l’attaque des deux tours du World Trade Center à New-York en 2001, Oussama Ben Laden, au travers d’un document filmé diffusé sur Internet, s'est rappelé au bon souvenir du monde. Narguant les américains, il a fait l’éloge de l’un des terroristes, responsables de l’attentat meurtrier ayant directement coûté la vie à plus de 2 700 personnes. La différence entre Ben Laden et Jésus-Christ est marquante : tandis que l’un (Ben Laden) envoie les autres se perdre en mourant pour lui, l’autre (Jésus) se donne et meurt pour le salut des autres !

Pour tout homme normalement constitué, il est difficile de comprendre comment, au nom de Dieu, on peut trouver plaisir à tuer gratuitement des centaines d’innocents. Il faut pour cela se mettre dans la peau même des islamistes. Les paroles qui suivent sont extraites du livre de Mark A. Gabriel (nom d’emprunt). Ancien professeur d’histoire à l’Université Al-Azhar du Caire en Egypte, il s’est détourné de l’islam pour adhérer à Jésus-Christ. Il nous livre, dans son livre Islam et terrorisme (Editions Ourania) les raisons internes à la doctrine de l’Islam expliquant les gestes fous des terroristes.

L’entrée garantie au paradis

Il n’y a, selon l’islam, qu’une seule manière de s’assurer l’entrée au paradis, et c’est la grande motivation des kamikazes et des combattants du djihad. : c’est de mourir en combattant les ennemis de l’islam. La guerre sainte consiste tout simplement à combattre les ennemis d’Allah jusqu’à ce qu’ils meurent ou jusqu’à ce que l’on meure soi-même dans ce combat. En fait, le mot djihad signifie « lutte ». Le djihad a été défini en termes légaux par le fiqh (droit musulman) islamique comme suit :

Le djihad, c’est combattre tous ceux qui empêchent l’expansion de l’islam, ou combattre celui qui refuse d’adhérer à l’islam (basé sur la sourate 8 :39).

Selon cette doctrine, si vous mourez dans la guerre sainte, vous n’avez même pas à passer par la tombe pour attendre le jugement ; vous entrez directement au paradis.

Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future (les croyants) combattent donc dans le chemin d’Allah. Nous accorderons une récompense sans limites à celui qui combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux. Sourate 4 :74

Par rapport à ceux qui s’engagent dans la guerre sainte, le Coran dit aussi :

Allah a préparé pour eux des Jardins (Paradis) où coulent les ruisseaux : ils y demeureront immortels. Tel est le bonheur sans limites ! Sourate 9 :89

Honneur distinctif

Quand quelqu’un meurt au djihad, la procédure d’enterrement est différente. Lors d’une mort normale, le corps de la personne est lavé et bien vêtu, comme pour aller à la mosquée. Mais si la personne meurt à la guerre sainte, son corps n’est pas lavé, ni joliment vêtu. On le met tel quel dans le cercueil. Car son sang doit être un témoignage et un signe d’honneur devant Allah. Les musulmans croient que les anges lui accordent un traitement spécial.

Que dit le Coran ?

Vous avez probablement entendu à la télévision ou lu dans les journaux des versets du Coran qui parlent positivement des chrétiens ou encouragent la bonté. Vous vous êtes peut-être demandé : « Ces versets sont-ils vraiment dans le Coran ? »

Voici la clé du mystère : le Coran est rempli de contradictions… Les penseurs de l’islam ont donc dû décider quels versets suivre en cas de contradiction. Ils ont alors introduit le principe du naskh (le principe de l'abrogation). Le naskh est basé sur le fait que le Coran a été révélé à Mahomet à différents moments, sur une période d’environ 22 ans. Pour résoudre une contradiction, il a été décidé que les nouvelles révélations abrogeraient (nasikh) les révélations antérieures.

Au moins 114 versets parlent d’amour, de paix et de pardon, surtout dans la sourate appelée « La Génisse ». mais la révélation de la sourate 9 :5 a abrogé les révélations antérieures. Ce verset déclare :

Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, s’ils s’acquittent de la prière, s’ils font l’aumône, laissez-les libres. Allah est celui qui pardonne, il est miséricordieux. Sourate 9 :5.

Ce verset est connu comme « le verset de l’épée », et il donne l’ordre aux musulmans de combattre celui qui choisit de ne pas se convertir à l’islam, que ce soit en Arabie ou ailleurs dans le monde.. il est censé représenter le développement final du djihad. Le principe du naskh est puissant. Si un verset est nasikh, ou annulé, c’est comme s’il n’avait jamais existé.

Pourquoi ces contradictions ?

Peut-être vous demandez-vous : « Pourquoi y-a-til des contradictions dans le Coran ? Pourquoi les révélations ont-elles changé avec le temps ? » On peut répondre à cette question en considérant la vie de Mahomet, le prophète de l’islam.

Au début, les messages révélés à Mahomet étaient paisibles et doux, afin d’attirer les gens. Mais les circonstances ont changé. Mahomet a rencontré de l’opposition à La Mecque, la ville où il a prêché son premier message, et qu’il a quittée en 622 apr. J-C. il est allé ensuite à Yathrib, ville connue aujourd’hui sous le nom de Médine, où il a affermi son pouvoir militaire et fait un grand nombre de disciples. Devenu puissant, il a pu retourner à La Mecque et conquérir la ville et ses environs. C’est alors que l’islam, qui ne se voulait être jusque-là qu’une religion, est devenu une révolution politique.

Comme la vie de Mahomet à La Mecque se concentrait sur les prières et la méditation, ses révélations parlent de paix et de coopération avec les autres. Mais à Médine, Mahomet est devenu un chef militaire et de conquête au nom de l’islam (djihad).

60% des versets coraniques parlent de la guerre sainte, ce qui est logique, puisque Mahomet a reçu la majeure partie du Coran après avoir quitté La Mecque. Le djihad est alors devenu la puissance de base et la force motrice de l’islam.




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samedi 8 septembre 2007

L'âme désarmée (1)

L’âme désarmée

Il y a 20 ans le professeur Allan Bloom, aujourd’hui décédé, publiait un ouvrage qui eut, aux Etats-Unis, un fort retentissement. Ce livre, qui était un essai sur le déclin de la culture générale, passait au crible l’état de la société américaine, ses valeurs et les conséquences morales et sociales de l’évolution des comportements et des mentalités. Bien qu’ayant pris de l’âge, le livre ne perd rien de son actualité. Il a été publié, en 1987, aux Editions Julliard sous le titre « L’âme désarmée ». Je vous propose en quelques billets de vous en partager quelques aspects, les plus propres à la réflexion spirituelle menée sur ce blog.

La grande vertu de notre époque

S’il y a une chose dont tout professeur qui enseigne dans une université américaine peut être sûr, c’est que chacun de ses élèves, au moment où il entreprend des études supérieures, croit ou dit qu’il croit que la vérité est relative. Si l’on manifeste quelque scepticisme à l’égard de cette opinion, la réaction de l’étudiant ne se fait pas attendre : une incompréhension totale. Qu’on puisse considérer que cette proposition ne va pas de soi, voilà qui le stupéfie, un peu comme si l’on remettait en question le fait que deux et deux font quatre : il y a des choses évidentes auxquelles on n’a pas besoin de réfléchir.

Raisons de cette façon de penser

A leurs yeux, la relativité de la vérité n’est pas une intuition théorique, mais un postulat moral, condition d’une société libre. Ce qu’on leur a appris à redouter du dogmatisme, ce n’est pas l’erreur, mais l’intolérance. Le relativisme est nécessaire à l’ouverture d’esprit ; et l’ouverture d’esprit est l’unique vertu que l’instruction primaire, depuis plus de 50 ans, s’est fixée pour but de donner aux élèves… L’ouverture d’esprit est la grande idée de notre époque. C’est celui qui croit à la vérité qui représente un danger.

Un effet néfaste du relativisme

Tout système d’éducation comporte une fin morale, qu’il essaie d’atteindre et qui inspire son programme. Il tend à produire un certain type d’humain… La doctrine éducative récente dite « de l’ouverture » ne prête aucune attention aux droits naturels ni aux origines historiques, qu’on considère désormais comme des notions essentiellement fausses et réactionnaires. La nouvelle éducation est progressiste et regarde vers l’avenir… Elle est ouverte à toutes les espèces d’hommes, à tous les styles d’existence, à toutes les idéologies. Il n’y a plus d’ennemi, excepté l’homme qui n’est pas ouvert à tout. La conséquence insuffisamment remarquée jusqu’ici de cette doctrine, c’est qu’il n’existe plus de terrain commun.

Les conditions philosophiques du relativisme

Une condition nécessaire à la doctrine de l’ouverture est l’affaiblissement des convictions religieuses, notamment en rangeant la religion dans le domaine de l’opinion, par opposition à celui de la connaissance… Il n’existe plus d’absolus : seule la liberté est absolue. Il en résulte bien sûr que l’argument qui justifie la liberté s’évanouit et que, d’autre part, toutes les convictions commencent à avoir le caractère atténué qui était censé, au départ, se limiter aux croyances religieuses.

Le libéralisme nous a enseigné que le seul danger que nous courions, c’est d’être fermés à ce qui naît, à la nouveauté, aux manifestations du progrès… Ainsi le refus de distinguer devient-il un impératif moral, parce qu’il s’oppose à la discrimination. Cette idée délirante signifie qu’il n’est pas permis à l’homme de rechercher ce qui est naturellement bon pour lui et de l’admirer quand il l’aura trouvé, car une telle recherche aboutit à la découverte de ce qui est mauvais et débouche sur le mépris.

Du bienfait des préjugés

La doctrine de l’ouverture… constitue un élément de l’action actuellement conduite pour établir une communauté mondiale et en former les membres qui doivent être des individus sans préjugés... Mais il se pourrait bien que la science et la fameuse « ouverture » constituent la grande faiblesse de l’Occident…

J’essaye au contraire d’enseigner à mes élèves des préjugés, car à l’heure actuelle, ils apprennent à douter de toutes les croyances avant de croire eux-mêmes à quoi que ce fût… Avant même d’entreprendre de douter systématiquement et radicalement de tout, Descartes disposait de tout un monde merveilleux de vieilles croyances, d’expériences préscientifiques et d’interprétations du monde, convictions auxquelles il était fermement et même fanatiquement attaché. Il faut avoir l’expérience de la vraie croyance pour pouvoir jouir du frémissement de la libération. Les préjugés les plus puissants ont des visions de l’ordre des choses.

Certes, l’erreur est notre ennemie, mais il n’y a qu’elle qui désigne la vérité et, de ce fait, elle mérite qu’on la traite avec respect. L’esprit qui, à l’origine, est sans préjugés est un esprit vide.

Rétablir la vérité

Une grande étroitesse n’est pas incompatible avec la santé d’un individu ou d’un peuple, alors qu’avec une grande ouverture d’esprit, il est difficile d’éviter la décomposition… L’ouverture était naguère la vertu qui permettait de rechercher le bien en se servant de la raison : voici qu’elle équivaut maintenant à l’acceptation de tout et la négation du pouvoir de la raison… Le relativisme culturel détruit à la fois l’identité du sujet et le bien en général.

L’histoire et l’étude des cultures n’enseignent ni ne prouvent que les valeurs ou les cultures sont relatives… Le fait qu’il y ait eu à différentes époques et en différents lieux des opinions diverses sur le bien et le mal ne prouvent nullement qu’aucune de ces opinions n’est vraie ni supérieure aux autres. Dire une chose pareille, c’est aussi absurde que de prétendre que la diversité des points de vue exprimés lors d’une discussion universitaire à bâtons rompus démontre qu’il n’existe pas de vérité. Face à cette diversité, on devrait plutôt se poser la question de savoir quel point de vue est vrai ou juste et non pas les bannir tous.

La véritable ouverture est celle qui accompagne le désir de savoir, donc la prise de conscience de l’ignorance. Nier la possibilité de savoir ce qui est bien et ce qui est mal revient à annihiler cette véritable ouverture.

Conclusion

Il existe donc deux espèces « d’ouverture » : l’ouverture de l’indifférence, dont le double dessein est de rabaisser notre orgueil intellectuel et de nous laisser être ce qu’il nous plaît d’être, dans la mesure où nous ne voulons pas être de ceux qui savent ; et l’ouverture qui invite à la recherche de la connaissance et de la certitude, pour laquelle l’histoire et les diverses cultures constituent une brillante panoplie d’exemples qu’il faut examiner…

L’ouverture de l’indifférence n’est qu’un prétexte pour permettre à n’importe quelle sorte de vulgarité d’entrer en scène et d’y demeurer sans opposition… Il semble que l’ouverture soit un moyen de contraindre les hommes à céder devant la force, une façon de faire paraître fondé sur des principes le culte de la réussite vulgaire.

Si « l’ouverture » signifie qu’il faut « aller dans le sens du courant, elle implique obligatoirement l’adaptation au présent. La pratique sans restrictions de « l’ouverture » risque fort d’occulter l’existence de toute autre conception des choses, et c’est précisément la connaissance d’autres conceptions possibles qui pourrait nous faire prendre conscience de ce que la prétendue « ouverture » actuelle comporte de douteux…

De sorte que ce qui est annoncé comme une grande ouverture est en réalité une grande fermeture. Car aucun élève ne nourrit désormais l’espoir de trouver en d’autre lieux et d’autre temps de grands sages qui puissent lui révéler la vérité sur la vie.

Suite dans de prochains billets


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 1 septembre 2007

Selon Luc


La démarche de Luc

Après Matthieu et Marc, Luc est le 3ème de la liste des auteurs d’un évangile intégré dans le Nouveau Testament. Différent des deux premiers, l’évangile de Luc est en rapport direct avec la personnalité de son auteur. Luc est le seul qui n’a pas côtoyé Jésus de son vivant. Aussi, sa démarche porte-t-elle dès le départ la marque du souci historique. Après avoir fait des recherches précises depuis les origines sur les faits touchant à l’existence de l’homme Jésus, Luc a décidé de faire le récit des événements qui se sont produits en Israël autour de lui. Il nous livre dans son évangile le résultat de son enquête.

La démarche de Luc est d’autant plus importante qu’il n’est pas d’origine juive mais grecque. Luc a besoin de fonder sa foi sur un témoignage crédible, authentifié. Les questions liées à la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus ont une telle portée que l’approximation n’est pas concevable. D’où le travail d’investigation si sérieux qui est à la base de son document.

Singularité de son Evangile

L’évangile de Luc se singularise des autres récits de la vie de Jésus de plusieurs manières :

1. l’ordre chronologique :

Au contraire de Matthieu, Luc relate les paroles de Jésus en rapport avec les circonstances directe où elles furent prononcées. Des quatre évangiles, Luc est celui qui donne le tableau le plus étendu et le plus complet de la vie de Jésus. Il est le seul à relater en détail les évènements préparatoires à Sa venue. L’Evangile de Luc commence ainsi, non par la naissance de Jésus, mais par celle de son précurseur, Jean le Baptiste. Il relie l’apparition de Jean aux annonces faites des siècles auparavant par les prophètes juifs à ce sujet.

De même, Il est le seul à évoquer les faits particuliers touchant à la période de l’enfance de Jésus. Son sens historique lui fait noter les dates et âges à partir desquels Jésus commence son ministère, renseignement unique et précieux. De plus, non moins de 16 paraboles et 6 miracles ne sont rapportés que par Luc

2. l’universalité

Luc fait remonter la généalogie de Christ à Adam, père de l’humanité. Il présente Jésus comme le Rédempteur universel. Les nations sont incluses dès la première annonce de la bonne nouvelle par les anges. Luc fait sortir Jésus du cadre trop étroit de la nation juive pour le proposer comme le Sauveur envoyé par Dieu pour tous.

3. l’individualité

L’évangile universel de Luc est en même temps l’évangile de l’individu. Le salut est proposé à chacun personnellement. Luc esquisse dans son récit de nombreux portraits personnes : Elisabeth, Marie, Marthe et Marie, Simon, Lévi, Zachée… Chacun peut se reconnaître dans la panoplie des êtres décrits par Luc.

4. les questions sociales

Médecin de formation, Luc souligne le fait que Jésus est non seulement le Sauveur de tout homme, mais de tout l’homme. Il est le Médecin divin du corps et de l’âme. Il est l’Ami des méprisés, des bas-tombés, des parias et des rejetés de la société. Luc seul raconte le dernier échange, intime, que Jésus eut avec un condamné de droit commun, crucifié avec Lui. Tous les gestes, toutes les paroles de Jésus expriment son humanité. Pour Luc, il est, par excellence le Fils de l’homme.

Un auteur : 2 livres

Comme celui de Matthieu, Marc et Jean, Luc termine son Evangile par les faits incontournables de la mort, de la résurrection et de l'ascension du Christ. Son enquête pourtant ne s'arrête pas là. Jésus étant toujours vivant et agissant, il va relater dans un second livre, intitulé dans nos bibles "Actes des apôtres", tout ce que le Sauveur va continuer à faire depuis le ciel dans les 30 années qui suivront son départ. Depuis, l'histoire de Jésus, jamais finie, se poursuit. Une question se pose cependant aujourd'hui : quelle est votre histoire avec Jésus ? Qui est-il pour vous ? Puissiez-vous, comme Luc, vous livrer à une enquête minutieuse à son sujet... et parvenir à la même conclusion que lui. Bonne lecture !

Extrait : parabole du père et des deux fils :

11 Il dit encore : Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne–moi la part de fortune qui doit me revenir. » Le père partagea son bien entre eux.
13 Peu de jours après, le plus jeune fils convertit en argent tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en vivant dans la débauche.
14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer de tout.
15 Il se mit au service d’un des citoyens de ce pays, qui l’envoya dans ses champs pour y faire paître les cochons.
16 Il aurait bien désiré se rassasier des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentré en lui–même, il se dit : « Combien d’employés, chez mon père, ont du pain de reste, alors que moi, ici, je meurs de faim ?
18 Je vais partir, j’irai chez mon père et je lui dirai : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ;
19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite–moi comme l’un de tes employés.” »
20 Il partit pour rentrer chez son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa.
21 Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite la plus belle robe et mettez–la–lui ; mettez–lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
23 Amenez le veau engraissé et abattez–le. Mangeons, faisons la fête,
24 car mon fils que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! » Et ils commencèrent à faire la fête.
25 Or le fils aîné était aux champs. Lorsqu’il revint et s’approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Il appela un des serviteurs pour lui demander ce qui se passait.
27 Ce dernier lui dit : « Ton frère est de retour, et parce qu’il lui a été rendu en bonne santé, ton père a abattu le veau engraissé. »
28 Mais il se mit en colère ; il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier.
29 Alors il répondit à son père : « Il y a tant d’années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n’ai désobéi à tes commandements, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis !
30 Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a dévoré ton bien avec des prostituées, pour lui tu as abattu le veau engraissé ! »
31 Le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ;
32 mais il fallait bien faire la fête et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! »






Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 25 août 2007

Jeannie


Bonjour à tous ! Voici mon témoignage. Mes mains commencent déjà à trembler. Je sais que certains d’entre vous le traduiront et j’espère qu’il pourra faire du bien. Je suis opposée à l’avortement, parce que je sais qu’il tue un tout petit être (j’ai six enfants et trois fausses couches et j’ai vu toutes les échographies). J’ai vécu 12 ans de dépression et j’ai failli me suicider (pour ceux qui affirment en savoir beaucoup sur la dépression).

Contexte familial
Mon avortement s’est passé en ...., j’avais seulement 15 ans. J’avais des problèmes à la maison, je ne me sentais pas aimée. Le père du bébé avait 28 ans et m’a larguée très rapidement. Je ne l’ai revu qu’un an après l’avortement et je ne l’ai même pas regardé. La douleur était trop intense. Je me doutais que j’étais enceinte bien avant de commencer à en avoir les symptômes, juste une impression. Puis j’ai commencé à vomir tous les jours. Ma mère s’en est rendue compte. Elle m’a fait penser que nous garderions le bébé. Nous avions même planifié d’acheter des affaires de bébé. Puis, elle l’a dit malicieusement à ma sœur aînée (de 15 ans). Ma sœur s’est mise en colère. Elle cria sur ma mère en lui disant que c’était de sa faute et que ma vie était fichue. Je me suis sentie coupable, je voulais qu’elle me crie dessus. Inutile de dire qu’elle organisa l’avortement. Ma mère dit à mon père qu’il aurait à signer parce qu’elle ne voulait pas le faire. Ne pensez pas que ma mère voulait me protéger. Mon père faisait tout pour elle. Elle buvait, sortait dans les bars, couchait avec d’autres hommes, et il savait tout cela, mais il se renfermait sur lui-même jusqu’à devenir un fantôme silencieux d’homme. Je ne l’excuse pas parce qu’il aurait du être un meilleur père. Je voulais m’enfuir mais je ne savais pas où aller. J’avais peur, j’étais seule et je pleurais beaucoup. J’avais des cauchemars : quelqu’un essayait de tuer mon bébé. Je vivais au fin fond du Sud, à plus de 100 Kms d’une grande ville, je n’avais même pas de téléphone et je n’avais jamais entendu parler de l’avortement.

La froide mécanique

Je voulais mon bébé mais j’ai bloqué mon esprit et mon cœur à tout et j’ai suivi. Je me rappelle d’avoir rapidement signé les papiers avec mon papa. Je me souviens d’avoir été dans une salle d’attente avec un groupe de filles et que l’on m’a donnée des tranquillisants. Je me souviens qu’on nous a appelées une à une jusqu’à mon tour. Allongée sur une table d’opération, mes pieds dans les étriers, je me rappelle l’infirmière qui me tenait la main et un docteur aussi froid que de la glace, qui ne m’a même pas regardée. J’ai vu le tube transparent se remplir de sang quand l’aspirateur s’est mis en marche et j’ai détourné la tête. J’ai regagné le vestiaire pour m’habiller et je suis presque tombée. J’ai vu une jeune fille de 16 ans qui pleurait (je lui avais parlé plus tôt, son copain avait aussi 16 ans et ils vivaient dans une autre petite ville pas très éloignée de la mienne). Je n’ai pas pleuré, j’avais juste rendu mon esprit indifférent à quoi que ce soit. Cette nuit là, je me suis réveillée et j’ai fait un geste comme pour prendre mon bébé dans mes bras, et c’est là que j’ai réalisé pour la première fois que je ne verrai jamais mon bébé.

Secousses émotionnelles

J’ai oublié d’écrire que j’étais enceinte de 12 semaines quand j’ai eu mon avortement. Chaque fois que je regarde des photos de bébés non nés, je regarde toujours en premier ceux qui sont âgés de 12 semaines, même encore maintenant après tout ce temps. J’ai commencé à boire et à fumer de la marijuana à 13 ans. J’étais même saoule avec ma mère parfois. Je prenais la marijuana avec une amie plus âgée qui était vraiment cinglée. Après l’avortement, une fois, j’ai été ivre et j’ai failli y passer. Tout le chagrin que j’avais essayé de refouler revint comme une inondation me submergeant complètement. Je pleurais sans relâche jusqu’à ce que je ne puisse plus pleurer. Je pleurais dans les bras d’une autre sœur plus âgée de 3 ans (qui plus tard aura 2 avortements et ne m’en a jamais parlé) et en face d’étrangers. Je n’ai plus touché à l’alcool et aux drogues depuis, de peur de perdre le contrôle de mes émotions. J’ai quitté le lycée parce que j’étais incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Personne ne pouvait deviner, moi y compris, que j’étais comme un volcan somnolant prêt à exploser. Parfois, les émotions essayaient de refaire surface mais j’ai réussi chaque fois à les refouler. J’ai écrit beaucoup de poèmes que j’ai jetés plus tard dont la plupart concernaient la mort. Je me suis liée avec un français de 19 ans alors que j’étais âgée de 16 ans, mais j’ai utilisé la contraception cette fois là. Je lui ai dit pour mon avortement parce que je sentais que je ne pourrai pas m’engager sans lui en parler. A 19 ans, je suis venue en France avec lui. Nous avons eu notre premier enfant en ..... Notre second est né aux Etats-Unis en .... et notre troisième est né en France en ....

Séquelles psychologiques

Vers ...., le volcan a commencé d’envoyer des signaux d’éruption. Je n’avais plus la maîtrise de mes émotions et de la dépression. Je criais sans arrêt sur mes enfants et je les rabrouais. Je me sentais être une personne horrible, impossible à aimer qui ne méritait pas d’être aimée. Je ne savais pas ce qui allait de travers chez moi et parfois je pensais devenir folle. En ...., je ne me sentais plus vivante. C’était comme si j’étais morte. J’avais l’impression que quelqu’un d’autre vivait ma vie et que je regardais cette personne de loin. Je voulais être vivante et dans le même temps je voulais mourir. Personne ne savait ce qui se passait en moi, parce que je n’en parlais pas. Avec d’autres personnes, des amis, la famille, j’essayais de paraître heureuse en riant et souriant constamment. En fait, c’est ce que j’ai fait durant ces trois années. Les gens avaient l’habitude de faire des remarques comme quoi j’étais toujours souriante. J’avais vécu une double vie si longtemps que je ne savais pas comment mettre fin à ma misère intérieure.

Mon sauveur et ami

Une nuit, alors que tout le monde dormait, je suis allée dans une chambre vide et je me suis allongée sur un lit. J’allais sauter du 4ème étage où se trouvait notre appartement pour m’écraser sur le parking. J’ai commencé à m’interroger sur mon passé et ma vie. Des questions sur le pourquoi… j’ai commencé à poser mes questions à Dieu. Soudain, le calme se fit en moi pour la première fois depuis 12 ans. Je me suis sentie en paix et physiquement légère. J’ai compris que j’avais accumulé de la colère et de la rage vis-à-vis de ma famille au plus profond de moi-même. J’ai pardonné à tout le monde y compris moi-même. J’ai été déprimée depuis mais plus jamais comme cela. Je n’ai plus jamais rien ressenti de similaire à cette expérience et ne le ressentirai plus jamais parce que j’ai un ami toujours à mes côtés. C’est mon Sauveur, mon Dieu, c’est Jésus-Christ. Je ne serai plus jamais seule à nouveau. Je serai morte sans Lui et mes enfants auraient grandi sans leur mère.

But de ce témoignage

Je raconte mon histoire afin que d’autres femmes passées par là puissent savoir qu’elles ne sont pas seules, que Dieu pardonne même des actes terribles comme l’avortement. Je la dis aussi pour les femme qui sont entrain de penser à l’avortement afin qu’elles entendent ce que d’autres ne veulent pas qu’elles sachent. L’avortement se paie très cher. Nous vivons avec cette décision pour le restant de notre vie. Ceux qui nous poussent à avorter disparaissent quand nous commençons à avoir des problèmes. Ils nous laissent seules avec notre détresse et ne veulent rien savoir de nos problèmes. J’ai beaucoup de compassion pour les femmes qui ont été victimes des mensonges qui entourent l’avortement. Je sais combien c’est difficile de parler du vécu de l’avortement. Cela m’a pris 12 ans pour prononcer le mot, avortement. Mais alors, je n’avais personne vers qui me tourner pour trouver de la compassion…

Paroles bibliques

Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre, se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m’avais destinés alors qu’aucun d’eux n’existait encore : Psaume 139 verset 16

Ferais-je, moi, que le ventre d’une mère s’ouvre, pour ne pas la faire accoucher ? dit le Seigneur. Moi qui fais accoucher, empêcherais-je de naître ? dit ton Dieu : Esaïe chapitre 66 verset 9

Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau et je vous donnerai du repos : Evangile selon Matthieu, chapitre 11 verset 28



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 18 août 2007

Islam et christianisme


L’énoncé du problème

On entend parfois dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu, ou que les différences qui existent entre eux ne sont pas essentielles et ne doivent pas masquer le fait qu’ils affirment les uns comme les autres l’existence d’un Dieu unique. Allah et Dieu seraient donc en quelque sorte des synonymes. Il arrive de même que l’on entende affirmer que christianisme et islam « partagent » Jésus, qu’il appartient aux deux religions. Ce souci de rapprochement, cette recherche de points communs sont très louables : ils procèdent d’une volonté de dialogue, de fraternité, et dénotent généralement chez ceux qui les expriment le voeu de se montrer ouvert et tolérant. Mais sont-ils fondés sur une connaissance des textes et de l’histoire ? Ces vœux ne sont-ils pas des vœux pieux ? Comment l’islam envisage-t-il ses rapports avec le christianisme ? Plus particulièrement, comment le Coran, texte sacré des musulmans, considère-t-il les chrétiens et leurs écritures saintes ?
Jacques Ellul disait que face à l’expansion de l’islam, « il ne faut pas réagir par un racisme, ni par une fermeture orthodoxe, ni par des persécutions ou la guerre. Il doit y avoir une réaction d’ordre spirituel et d’ordre psychologique (ne pas se laisser emporter par la mauvaise conscience) et une réaction d’ordre scientifique. Qu’en est-il au juste ? Qu’est-ce qui est exact ? La cruauté de la conquête musulmane ou bien la douceur, la bénignité du Coran ? Qu’est-ce qui est exact sur le plan de la doctrine et sur le plan de l’application, de la vie courante dans le monde musulman ? » (1)

Les textes sacrés

Remarquons d’abord que les chrétiens et les musulmans n’envisagent pas du tout leurs textes sacrés de la même manière. Pour les premiers, il s’agit de textes révélés, pour les seconds d’un texte éternel, incréé, intouchable. Il y a là différence non négligeable. Les musulmans aussi tiennent qu’ils ont reçu une révélation. Elle est conçue comme la transmission d’un texte préexistant. Dans cette transmission, le prophète ne joue aucun rôle actif. Il ne fait que recevoir des textes (…) qu’il répète comme sous une dictée.

Outre son caractère sacré, une des particularités du Coran est qu’il s’approprie et islamise toute une série de personnages bibliques : Abraham, Isaac, Jacob, Noé, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Elie, Ismaël, Elisée, Jonas et Loth y sont mentionnés (voir par exemple la sourate 6, versets 83 à 86 ), mais en tant que musulmans. La sourate 3, 67 , quant à elle, dit explicitement : « Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman) ». Comme le signalent notamment Anne-Marie Delcambre et Daniel Sibony (2) , le texte joue sur le double sens du mot muslim, qui signifie « soumis » et aussi « musulman ». Cette particularité de la langue arabe permet au Coran d’islamiser toutes les grandes figures de la Bible et d’opérer un véritable renversement de la chronologie traditionnelle des religions. Le Coran « accueille » Jésus, Moïse et les prophètes hébreux d’une façon particulière : il les accueille, après en avoir fait des musulmans.

Ainsi l’islam « avale » ou englobe tout ce qui le précède et transforme a posteriori toute une série de personnages bibliques en musulmans. Déposséder les juifs et les chrétiens de leur mémoire est une curieuse façon de leur témoigner du respect. Pour un familier de la Bible, les figures bibliques citées dans le Coran nous paraissent à la fois identifiables et déformées. Abraham n’est pas Ibrahim, ni Moïse, Moussa. (3) Quand Mohammed lia le nom d’Allah aux récits pieux du Judaïsme et du Christianisme, ce fut pour l’Islam une manière de les revendiquer comme siens. A la lumière des événements qui suivirent, l’allégation selon laquelle l’islam est la religion originelle et tous les prophètes précédents déjà des musulmans peut être considérée comme une tentative de s’approprier les récits des autres religions. L’effet produit est de dépouiller le christianisme et le judaïsme de leur mémoire. (4)

Autre trait caractéristique du Coran : tout en reprenant de nombreux récits bibliques (qu’il transforme ou simplifie parfois), il affirme que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs textes. Comme ils ont refusé de reconnaître la prophétie de Mahomet, ils sont accusés d’avoir été infidèles à ce que Dieu leur avait transmis et d’avoir falsifié le « message » que Dieu avait déjà fait « descendre » pour eux. Cette accusation de falsification à l’encontre des « gens du livre » est répétée à de nombreuses reprises dans le Coran (sourates 2, 59 ; 2, 75 ; 2, 79 ; 3, 70-71 ; 4, 46 ; 5, 13 ; 5, 41). La falsification (tahrîf) des Ecritures est considérée par l’islam comme une forme extrêmement grave de « corruption » ou de « forfaiture » (fasâd), qui peut être sanctionnée par la peine de mort. Le Coran considère donc les deux Testaments comme faux et falsifiés ; il prétend restituer les vraies Ecritures, les textes authentiques, les textes tels qu’ils existaient avant leur falsification par les juifs et les chrétiens.

Un autre Jésus

Le Jésus du Coran n’a pas grand-chose à voir avec celui des chrétiens. Son message était l’islam pur, la soumission à Allah (sourate 3, 84); il a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre, l’ Injil ou « Evangile » (sourate 5, 46) ; sa mère, Maryam, était la sœur d’Aaron et de Moïse (sourate 19, 28) ; il a annoncé la venue de Mahomet (sourate 61, 6) ; il n’a pas été tué ni crucifié, et ceux qui affirment le contraire mentent (sourate 4, 157) ; le jour de la résurrection, Issa lui-même témoignera contre les juifs et les chrétiens qui croient en sa mort (sourate 4, 159).

Les chrétiens sont parfois impressionnés par la place que tient Jésus dans le Coran. Mais ce n’est pas celui auquel ils ont donné leur foi. Le Jésus du Coran répète ce qu’avaient annoncé les prophètes antérieurs, Adam, Abraham, Lot, etc. : en effet, tous les prophètes ont le même savoir et proclament le même message, qui est l’islam. Tous sont musulmans. Jésus est envoyé pour prêcher l’unicité de Dieu. Il proteste qu’il n’est pas un « associateur ». « Ne dites pas Trois ». Il n’est pas le fils de Dieu, mais une simple créature. (…)

Comme il est pour l’islam inconcevable qu’un envoyé de Dieu soit vaincu, Jésus n’est pas mort sur la croix. Un sosie lui a été substitué. Cette christologie, du point de vue chrétien, présente des marques mélangées de nestorianisme et de docétisme . (5) Le Jésus du Coran est un musulman qui appelle ses propres adeptes à rejeter leur idolâtrie et accuse les chrétiens d’avoir manipulé les Ecritures. Il est (…) faux de dire que le Issa (Jésus) du Coran ne fait qu’un avec le Jésus des Evangiles. Ce Jésus, réduit dans le Coran à un prophète purement humain, ne peut que choquer un chrétien, puisque ce statut est en discordance totale avec ce que relatent les Evangiles. (…)

Dans le Coran, Jésus est le seul prophète qui soit présenté comme n’étant pas d’accord avec les doctrines de sa communauté. La sourate 5, au verset 116 , est une véritable gifle pour les chrétiens, dont les croyances sont rejetées sans même être formulées correctement : Rappelez-vous quand Allah demanda : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qu a dit aux hommes : prenez-nous moi et ma mère comme divinités en-dessous d’Allah ? » Jésus répondit : « Gloire à Toi, il n’est point de moi de dire ce qui n’est pas pour moi une vérité. »En d’autres termes, le Jésus-Isâ du Coran répudie ses adeptes, les chrétiens, en les accusant d’avoir faussé les Ecritures. (…) Il entend se séparer des croyances perverties de ses partisans ! En fait, ce qui est un comble, c’est que, dans le Coran, Jésus accuse lui-même ses adeptes – les chrétiens – de lui prêter des paroles qu’il n’aurait jamais prononcées. On croit rêver ! Le Coran refuse un Christ crucifié, comme il refuse un Christ ressuscité : pour lui, Jésus n’est qu’un prophète, ni plus ni moins honoré que les autres.(6) Le Jésus des Evangiles est la base sur laquelle le christianisme s’est développé. En l’islamisant et en en faisant un prophète musulman qui aurait prêché le Coran, l’islam détruit le christianisme et s’approprie son histoire. Il agit de même envers le judaïsme. (7)

Fausse accusation

Dans le Coran, les chrétiens sont appelés « associateurs ». Pour l’islam en effet, le christianisme n’est pas un monothéisme à cause de la Trinité, laquelle consisterait à « associer » Dieu, Jésus et… Marie. Inutile de préciser que le christianisme n’a jamais envisagé la Trinité de cette manière, et qu’il s’agit là d’une déformation saugrenue d’un de ses dogmes majeurs. Quoiqu’il en soit, les « associateurs » se rendent coupables d’un péché irrémissible, le seul qui soit impardonnable. Sourate 4, 116 : « Allah ne pardonne pas qu’Il lui soit donné des Associés, alors qu’il pardonne, à qui Il veut, les péchés autres que ceux-là ». Les chrétiens sont des mushrikûn, c'est-à-dire coupables de shirk (« associationisme »).

A l’accusation de falsification des Ecritures (tahrîf), le Coran ajoute donc celle, plus grave encore aux yeux de l’islam, de « l’association à Dieu » (shirk). La doctrine de la Trinité est de la mécréance, du polythéisme, et un sort douloureux attend ceux qui y croient (sourate 5, 73). Les « associateurs » sont (avec les juifs) « les ennemis les plus acharnés des croyants » (sourate 5, 82). Cette corruption ne concerne pas ce que les hommes ont fait des Ecritures données par Dieu, mais ce qu’ils disent de Dieu lui-même. Dans l’ordre de la corruption, le tahrîf est élevé, mais avec le shirk, on touche à l’inexpiable : cette faute est la plus grave qui se puisse imaginer selon le Coran. (8)

Conclusion

Il faut avoir l’humilité et le courage de dire qu’entre le christianisme et l’islam, il n’y a pas, sur le plan théologique, de points communs de dialogue. Comment dialoguer avec l’islam qui refuse énergiquement la Trinité, l’incarnation, la rédemption, tout ce qui constitue l’essence même du christianisme ? On ne pourra dialoguer que si les partenaires du dialogue ont du respect l’un pour l’autre, si chacun connaît sa propre histoire et reconnaît celle de l’autre, si chacun est animé du souci de la vérité historique. Les chrétiens, de leur côté, ont intérêt à s’instruire davantage sur leur religion que très souvent ils connaissent mal, mais également sur l’islam qu’ils connaissent encore plus mal.

En France (…), dit Alain Besançon, l’installation de la religion du Coran s’est effectuée à petits pas et silencieusement. C’est tout récemment que les Français ont compris brusquement qu’elle posait un problème fort grave, puisqu’il s’agit, à terme, de la naissance sur leur territoire d’un autre pays, d’une autre civilisation. Surpris, ils réagissent de façon désordonnée, comme on l’a vu lors des discussions sur l’acceptation ou l’interdiction du voile musulman dans les écoles publiques. Ils ont l’excuse d’avoir été peu ou mal informés. Ils ont eu peur de tomber sous l’accusation d’intolérance religieuse, voire de racisme, bien qu’il ne s’agisse pas du tout de race mais de religion…

Il faudrait veiller à expurger du discours chrétien contemporain des expressions aussi dangereuses que « les trois religions abrahamiques », « les trois religions révélées » et même « les trois religions monothéistes » (parce qu’il y en a bien d’autres). La plus fausse de ces expressions est « les trois religions du Livre ». Elle ne signifie pas que l’islam se réfère à la Bible, mais qu’il a prévu pour les chrétiens, les juifs, les sabéens et les zoroastriens une catégorie juridique, « les gens du Livre », telle qu’ils peuvent postuler au statut de dhimmi , c'est-à-dire, moyennant discrimination, garder leur vie et leurs biens au lieu de la mort ou de l’esclavage auxquels sont promis les kafirs , ou païens. Qu’on emploie si facilement de telles expressions est un signe que le monde chrétien n’est plus capable de faire clairement la différence entre sa religion et l’islam. (9)
Source : http://chantducoq.blogspot.com/


(1) Jacques Ellul, Islam et judéo-christianisme , PUF, 2004

(2) Selon Daniel Sibony, « il n’y a pas de verset majeur du Coran dont on ne trouve le contenu dans la Bible ou le Talmud (hormis ceux qui parlent de Mahomet, puisqu’il est venu après ces textes) ». Il ajoute que « le Dieu du Coran, Allah, c’est le Dieu des Juifs une fois qu’il a décidé de les rejeter pour toujours » et fait l’hypothèse que « la haine du Coran contre les Juifs est l’exacte contrepartie de ceci qu’il a pris chez eux tout son contenu et qu’il ne le supporte pas »

(3) Alain Besançon, préface au livre de Jacques Ellul : Islam et judéo-christianisme

(4) Mark Durie, Issa, le Jésus musulman.
(5) Alain Besançon, op. cit.

(6) A.-M. Delcambre, op. cit.

(7) Mark Durie, Issa, le Jésus musulman.

(8) Joseph Bosshard, Le Coran face au commandement « Tu ne tueras point » , Enqûête sur l'islam : Desclée de Brouwer 2004

(9) Alain Besançon, op. cit.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 11 août 2007

Heureux ?


Le bonheur selon l'O.N.U


Traitant la question du bonheur, l’ONU, dans une de ses résolutions, en a défini les 13 conditions minimales :

1. Une ration quotidienne de 2510 à 4000 calories

2. Une batterie d’ustensiles de cuisine par famille

3. Un jeu de 3 ensembles de vêtements et trois paires de chaussures pour chacun

4. 100 litres de bonne eau par jour et par personne

5. Un abri d’au moins six mètres carrés par personne offrant une protection adaptée contre les intempéries

6. Une scolarité d’au moins six ans par enfant et l’alphabétisation complète des adultes

7. Un récepteur radio par famille

8. Un téléviseur pour 100 habitants

9. Une bicyclette par famille

10. 10 médecins et 50 lits d’hôpital pour 100’000 habitants

11. 10 $ de médicaments par personne et par an

12. Du travail pour chacun afin de pourvoir aux besoins de la famille

13. Un système de sécurité sociale pour les malades, les handicapés et les vieillards.

Si nous ne doutons pas qu’un minimum de confort et de bien-être matériel et psychologique contribue an bonheur de chacun, la question est-elle réglée pour autant ? Quelle est votre recette du bonheur ?

HEUREUX ! VRAIMENT ?

« De quoi se plaignent-ils ? Ils ont tout pour être heureux ! » Combien de fois, au détour d’une conversation, n’avez-vous pas entendu cette réflexion ! Difficile de comprendre en effet comment quelqu’un qui jouit d’une santé parfaite et de revenus suffisants peut se déclarer malheureux. Et pourtant ! Suffit-il d’avoir tout pour être heureux… pour l’être vraiment ! Qu’est ce qui nous manque, qui ne fait pas partie des choses achetables, pour nous combler réellement ? Dans son livre, « l’Euphorie perpétuelle », le philosophe Pascal Bruckner émet quelques idées. Pour lui, l’insatisfaction actuelle de beaucoup de nos contemporains est due, entre autres, à une double cause :

1) La 1ère est l’idée selon laquelle, Dieu n’existant plus pour la plupart d’entre nous, c’est maintenant ou jamais que je dois être heureux. Le paradis n’est pas à atteindre : c’est sur terre que je dois le connaître. Il me faut donc jouir sans entraves de tout, et tout de suite. Du coup, le moindre désagrément, la moindre contrariété à ce bonheur qu’on poursuit de ses rêves devient une montagne. On ne se trouve jamais assez beaux, assez riches, jeunes ou en bonne santé. De là vient également cette nécessité absolue, relayée par la publicité et les magazines, pour chacun de « paraître bien dans sa peau », de « penser toujours positif » ou de donner en toutes choses « la priorité au plaisir ». Malheur donc aux moches, pâles, bedonnants, vieux, timides, dépressifs ou impuissants. Bref, à tous ceux qui, quelque part, n'affichent pas en public tous les signes extérieurs de la réussite et du contentement. L’obligation du bonheur est devenue un tel fardeau, conclut sur ce point le philosophe, que nous sommes devenus dans l’histoire la 1ère société à rendre les gens malheureux… de ne pas être heureux.

2) la seconde cause est la conséquence de la première. C’est l’idée selon laquelle, dans ce monde artificiel dans lequel nous vivons, la souffrance n’a pas sa place. Inacceptable, elle est partout et en tout lieu l’ennemi à abattre. D’où l’obsession de la santé quasi permanente qui occupe nos contemporains. La table n’est plus seulement un moment de partage et d’échanges mais un comptoir de pharmacie où l’on pèse minutieusement graisse et calories. La nourriture n’est plus seulement bonne ou mauvaise, mais saine ou malsaine. La société du bonheur proclamé devient peu à peu une société hantée par la détresse, talonnée par la peur de la mort, de la maladie, du vieillissement.

Est-ce là votre définition du bonheur ? La recherche d’une euphorie immédiate, permanente, perpétuelle ?

Heureux en devenir




A cette vision illusoire et faussée de la vie, la Bible, réaliste, oppose 2 vérités :

1) la 1ère est que dans ce monde soumis à la loi du péché et de la mort, le bonheur parfait n’existe pas. Salomon, l’un des rois les plus riches de tous les temps, qui a obtenu tout ce que son cœur désirait en témoigne : « J’ai entrepris de grands travaux. Je me suis bâti des maisons. Je me suis aménagé de magnifiques jardins, de vrais paradis… Je me suis procuré des esclaves et des servantes, du personnel domestique en grand nombre… J’ai amassé des quantités d’argent et d’or… J’ai eu autant de femmes qu’un homme peut en désirer… Je fus plus puissant que tous ceux qui avaient vécu avant moi à Jérusalem… J’ai satisfait tous les désirs de mes yeux… Puis j’ai considéré l’ensemble de mes réalisations, tous les travaux que ma main avaient accomplis… Et je me suis rendu compte que tout n’était que vanité : autant courir après du vent ! » Le bonheur dans ce monde ne peut être entier. Il se présente plutôt par tranches, par instants que chacun d’entre nous doit apprendre à apprécier et savourer. « Il est, dit André Comte-Sponville, davantage dans le savoir vivre que dans l’avoir tout. »

2) la seconde est que le bonheur, en tant que réalité durable, n’est pas dans cette vie mais dans celle qui vient. Jésus, l’homme à la fois le plus heureux et le plus souffrant que la terre ait porté, l’a bien dit : « A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? » La grande question qui se pose à nous est donc, non de savoir si ici-bas j’aurai pu goûter à tout ce qui était possible pour moi, mais si, devant l’éternité qui s’ouvre à moi, mon âme est dans la crainte ou le repos. « Heureux, dira le roi David, le pardonné, l’homme à qui Dieu ne tient plus compte de sa faute ! » Le bonheur a un prix : celui de la sincérité de cœur, de l’aveu de ce qu’on est devant Dieu ! Ce bonheur vrai, contrairement à tous les autres, est à votre portée ! Jésus, pour qui donner est préférable à recevoir, vous l’offre ! Le prendrez-vous ?


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus