vendredi 28 février 2014

La réussite des méchants (4)

Réponses partielles

Nous avons vu les réponses qu’Asaph, Habakuk et Jérémie ont reçues de la part de Dieu au dilemme que
représentait pour leur foi la réussite des méchants. Utiles, ces réponses ne sont pourtant que partielles. Elles sont comme des traits de lumière qui sont donnés à ces hommes de foi jusqu’au moment où doit venir Celui qui est la lumière : Jésus-Christ ! Par Lui, tout l’éclairage dont nous avons besoin sur toutes les questions existentielles nous est donné. Les plus grands mystères nous sont dévoilés. Nous comprenons pourquoi nous sommes créés, pour quoi et pour qui Jésus a dû mourir, quel est le projet qui est poursuivi par Dieu derrière la rédemption… Nous comprenons aussi le caractère temporaire, arrêté, compté de la royauté du mal dont la vanité devra s’effacer pour toujours devant le règne éternel et lumineux de Dieu.

Pierre d’angle

Alors que l’hostilité des autorités religieuses était grandissante envers Jésus, celui-ci leur raconta une parabole qui n’allait pas arranger les choses. C’est la parabole des mauvais vignerons que voici :

Ecoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour ; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s’étant saisis de ses serviteurs, battirent l’un, tuèrent l’autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d’autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers ; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant : Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux : Voici l’héritier ; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent : Matthieu 21,33 à 39.

L’intention de Jésus est ici très claire. Il veut montrer à ses auditeurs que ce qui se passera bientôt  avec lui, sa condamnation suivie de son exécution, n’est rien d’autre que la continuité de l’histoire. En tout temps, le même scénario s’est répété. Aucun des prophètes que Dieu n’a envoyé n’a été populaire, bien reçu. Il en sera de même pour lui, le Fils.

Jésus ne terminera pas cette parabole sur cette simple analogie. Il la conclura par le rappel d’une vérité affirmée par les Ecritures :

Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle ; C’est du Seigneur que cela est venu, Et c’est un prodige à nos yeux ? : Matthieu 21,42

Jésus souligne ici un paradoxe, démontré lui aussi tout au long de l’histoire. Alors que le mal, et les opposants à Dieu semblent triompher, en réalité, à long terme, ce sont ceux qu’ils ont rejetés qui deviennent la pierre d’angle de l’histoire. La preuve la plus évidente en sera apportée par la résurrection de Jésus. Les autorités religieuses penseront s’être débarrassées définitivement de Jésus en le mettant à mort. Elles en seront pour leur frais. Une génération plus tard, Israël s’écroulait, tandis que l’Eglise, le peuple-témoin de Jésus se multipliait et envahissait le monde. La pierre d’angle de l’histoire était la pierre rejetée par les constructeurs.

Nuit ou lumière éternelle

C’est toujours le cas aujourd’hui. Le temple qui demeure, traverse le temps, résiste à toutes les agressions et subsiste pour l’éternité dans la gloire, est le temple de Dieu. Il est composé de toutes les pierres vivantes de la vie de Dieu, pierres souvent rejetées, mises de côté, inintéressantes pour le monde, mais précieuses et aimées de Dieu, dont Jésus, le Christ est le type par excellence. Les méchants peuvent aujourd’hui être plein d’arrogance. Celui qui est leur prince sait que ses jours sont comptés. Il sait qu’il n’en a plus pour très longtemps à parader. Ses jours sont pesés, comptés, comme les jours du système qu’il a bâti depuis des siècles. Le feu d’artifice final est prêt d’être tiré. Il laissera ceux qui se seront laissés éblouir par lui devant le silence d’une nuit éternelle.

Toute autre sera la réalité que partageront ceux qui auront le privilège d’être au bénéfice de la vie de Dieu. Cette vie, ils ne l’auront pas produite. Ils l’auront reçue ici-bas gratuitement, en réponse à leur foi. Ils n’ont pas aimé leur vie terrestre au point de craindre la mort. Sauvés par le Fils de Dieu, ils sont devenus ses frères, membres de sa famille. Ils partagent en éternité sa joie, sa vie, sa proximité avec Dieu, son Père. Ils ne sont plus habités par autre chose que la plénitude, l’émerveillement, un bonheur et une unité absolus. Tous les souvenirs désagréables ont disparu. Le mal n’a même plus sur leur être la force d’une cicatrice. Ils sont immergés en Dieu et leur esprit et leur cœur ne connaissent plus ni déchirement, ni vide, ni langueur. Ils sont entrés dans une communion ininterrompue avec l’Absolu, un état dans lequel la vie, la joie, la connaissance se multiplient de manière incessante dans des dimensions aux possibilités infinies. Ils sont rendus semblables à Dieu. Ils le voient face à face tel qu’Il est ! Ils sont en Lui totalement, définitivement !


Que représentent le mal et ses succès ? Une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui disparaît pour
toujours ! Quelle folie de s’y attacher, de le préférer à la grâce, l’amour rédempteur gratuit de Dieu manifesté en Jésus-Christ ! Heureux dès à présent ceux qui ont cru et meurent dans le Seigneur ! Ils entrent pour toujours dans le repos ! Ils ont part à l’arbre de vie duquel ils ont goûté le fruit déjà par l’Esprit qui était en eux ! Notre cœur aspire à les rejoindre et laisser là la pâle et triste imitation que la folie du monde voudrait offrir en échange ! Que Ton règne vienne bientôt, ô Dieu ! Que Ta volonté soit faite sur la terre comme dans les cieux !

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samedi 25 janvier 2014

La réussite des méchants (3)

Secoue-toi !

Alors qu’il se lamentait sur l’épreuve qui l’atteignait tandis que les méchants éclataient de vigueur et de santé, Asaph fut invité par Dieu à considérer leur fin. Il lui fut dit que le présent n’est pas la vérité, mais que celle-ci doit être examinée à la lumière de l’éternité. C’est le lieu où nous passerons l’éternité qui dit si notre vie ici-bas a été réussie ou non. Place devant le même dilemme, Habakuk reçut de Dieu l’injonction de marcher non par la vue, mais par la foi. C’est la confiance en Dieu qui est le rocher de la paix et de la sécurité du juste. Car si les temps et les circonstances changent pour les jutes comme pour les méchants, Dieu ne change pas.

Prophète solitaire en un temps de jugement imminent, Jérémie eut aussi à déplorer la force des méchants.
Après Job, le prophète en viendra à regretter le jour de sa naissance : Jérémie 20,14-15. Face à son désarroi, le message de Dieu sera tout autre que celui qu’il donna à Asaph et Habakuk. Sur un ton proche du reproche, Dieu secouera Jérémie : « Si tu cours avec des hommes à pied et qu’ils te fatiguent, comment pourras-tu te mesurer à des chevaux ? Et si tu n’es en sécurité que dans un pays paisible, que feras-tu dans les fourrés du Jourdain ? : Jérémie 12,5. L’objectif de Dieu est clair. Ce n’est pas l’heure pour Jérémie de se morfondre et de s’apitoyer sur lui-même. Le message de Dieu pour lui est un appel, non à la résignation, mais à la virilité.

Aux armes, citoyens célestes !

Autant nous avons besoin de la réponse de Dieu à Asaph et Habakuk, autant celle donnée à Jérémie nous est nécessaire. Dieu ne nous appelle pas à vivre dans le rêve, mais dans le réel. Or, pour tous les croyants authentiques dans ce monde, le réel est dur, parfois très dur. Il est si dur que, parfois, le croyant peut être amené à se poser la question s’il a fait le bon choix, ou si ce qu’il croit est sûr. Il n’y a jamais de secours et d’aide dans la foi dans la négation de la réalité. Nous pouvons soupirer, pleurer, souhaiter tout ce que nous voulons. Nous devons nous faire à l’idée que le monde dans lequel nous vivons est une jungle impitoyable. Jésus le savait. Il l’a plusieurs fois dit à ses disciples. Il sera fait prisonnier, livré aux principaux chefs du pays qui le condamneront et le feront mourir. Parce qu’il avait une juste vision du réel, il eut aussi la force de l’affronter, dans la communion avec son Père, lorsqu’il se présenta.

Trop de croyants vivent aujourd’hui dans leur bulle. Ils se retirent du monde et font de leur communauté un milieu protégé. Le danger qu’ils courent et qu’au jour de l’adversité, ils se retrouvent sans arme. Il n’est pas dans la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi. Aussi Dieu leur envoie-t-il dans leur tranquillité certaines épreuves pour qu’à travers elles ils apprennent à se battre et soit armé pour affronter le pire. Or, soyons-en sûrs ! Par les temps qui courent, le pire n’est pas pour cette génération derrière nous, mais devant. Il serait bon que les pasteurs, enseignants et dirigeants spirituels prennent à cœur de proclamer au peuple de Dieu le message que reçut Jérémie.

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mardi 14 janvier 2014

La réussite des méchants (2)

DILEMME

Nous avons vu dans le dernier billet que la réponse apportée par Dieu à Asaph, quant à la question épineuse de la réussite des méchants, était de considérer quelle sera leur fin. Deux autres hommes de Dieu ont été, à un certain moment de leurs vies, confrontés au même dilemme. Le premier, Habakuk, vivait en un temps de crise. Juda, le dernier vestige du royaume d’Israël, est prêt de tomber, à cause de son idolâtrie récurrente. Dieu révèle au prophète qu’il va susciter les Chaldéens, un peuple impitoyable pour juger Juda. La révélation pose à Habakuk une question de fond : comment Dieu peut-il se servir d’un peuple méchant et cruel comme outil pour châtier un peuple qui l’est moins que lui ? Où se trouvent ici la logique et la justice ? Dieu ne va pas disserter de longues heures avec Habaquq. Sa réponse va tenir en cinq mots.

UN PRINCIPE

Dieu tient à éclaircir sa position au prophète. Le fait qu’il utilise les Chaldéens pour corriger Juda ne signifie pas qu’il cautionne cette nation. Dieu ne pactise pas avec les Chaldéens. Il laisse simplement se poursuivre le cours de l’histoire sans la retenir. La protection de Juda tient à Dieu et, lorsque Dieu se retire, Juda est sans défense contre les projets conquérants des puissances mauvaises qui l’entourent.

Dans cette situation de désarroi, Dieu dit au prophète comment le juste peut vivre : le juste vivra par la
foi : Habakuk 2,4. La foi n’est pas affaire de logique humaine. Elle est confiance en une Personne que l’on sait fiable. Il est compréhensible qu’Habakuk ne voie pas, dans la liberté que Dieu donne aux Chaldéens d’envahir Juda, de logique. Mais la connaissance que le prophète a de Dieu devrait suffire à lui faire comprendre qu’il ne fait pas d’erreur.

Dès la genèse, Dieu a établi la foi comme le principe moteur de la marche et de la relation avec lui. C’est par la foi qu’Abraham obéit après l’appel qu’il reçut de quitter son pays d’origine pour se rendre à Canaan, le pays promis. Par la foi, il vit Isaac, son fils naître de Sara, sa femme trop âgée et stérile. Par la foi, il se montra prêt à offrir Isaac en sacrifice sur la demande de Dieu. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, mais aussi de vivre avec Dieu. Qui commence à cheminer avec lui aura souvent à faire face à des faits, des situations qui, à vue humaine, pourra le désorienter. Nous n’avons pas encore eu à souffrir physiquement à cause de notre foi. Les gospels que les esclaves noirs écrivirent au temps où ils étaient sur les galères témoignent à quel point la foi soutient l’âme de celui qui n’a pour horizon que la mort.

Tout le livre de Job est aussi la démonstration que seule la foi permet de triompher de l’incompréhensible. Les amis de Job ont prétendu défendre la justice et l’honneur de Dieu face aux propos critiques de Job à son encontre. Ils avaient tort. Ce qui nous arrive ne s’explique pas toujours. La théologie ne répond pas à tout, surtout celle qui veut tout expliquer. La foi permet de continuer à naviguer, alors que l’obscurité nous entoure. Elle porte ses regards au-delà de ce qui est visible pour s’attacher à l’invisible. Que la réponse de Dieu à Habakuk nous aide à nous préparer à ce qui peux se produire de si déconcertant que toutes nos certitudes en sont chavirées !


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vendredi 3 janvier 2014

La réussite des méchants

La réussite des méchants

L’apparente réussite dans la vie de ceux qui ne font preuve d’aucune crainte de Dieu peut parfois
désorienter le croyant. Comment se fait-il, pense-t-il, que ceux qui se moquent chaque jour des lois morales et ne pensent qu’à tirer de cette vie le meilleur profit pour eux-mêmes s’en sortent aussi bien ? La question n’est pas d’hier. Elle a fait cogiter bien des hommes mûrs dans la foi. La Bible nous en donne trois exemples : Asaph, Habakuk, Jérémie. Pour chacun d’eux, la réponse de Dieu à la question posée a été différente. Faisons connaissance avec les dilemmes et les éléments de réponse que chacun d’eux a reçus.

Asaph

Asaph était le chef des chantres dans le temple de Dieu. Il devait entraîner le peuple de Dieu à la louange et l’adoration. Cet homme proche de Dieu et de Sa parole souffrait d’un mal personnel qui le tourmentait chaque jour. A côté de lui, des méchants s’engraissaient et prospéraient, faisant preuve d’une santé reluisante. Petit à petit, le doute, l’incompréhension se mirent à ronger Asaph. Honnête avec lui-même, Asaph nous livre dans un psaume le fruit de ses réflexions :

Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le cœur pur. Pourtant, il s’en fallut de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais. J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants. Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort, ils ont santé et embonpoint. Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes. Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains. Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur cœur débordent sans mesure. Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer. Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre. Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles, tout en disant : « Dieu ? Que sait-il ? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ? »Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.

Le constat posé, la réflexion d’Asaph ne s’arrête pas là. Il s’interroge :

Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin ! Si je disais : « Parlons comme eux », alors je trahirais tes fils. Je me suis mis à réfléchir : j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela bien trop injuste…

C’est en vain ! Le mot est lâché. Il exprime toute la frustration d’Asaph. Asaph avait cru qu’il allait tirer quelques dividendes personnels de sa foi, une vie de qualité meilleure que ceux qui ne se soucient pas de Dieu. Et c’est l’inverse qui se produit ! Alors qu’il passe son temps à magnifier la gloire de Dieu, ceux qui n’en ont rien à faire se portent mieux que lui. Que dire ? La difficulté fut grande aux yeux d’Asaph jusqu’à un moment précis. Ecoutons la suite du témoignage :

Jusqu’au jour où je suis entré dans le Temple de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend. Car, en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit. Comme les images du rêve s’évanouissent, après le réveil, ô Eternel, quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.

Le moment où Asaph a été guéri de sa frustration fut celui où il considéra la situation de chacun sous l’angle de l’éternité. A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il fait la perte de son âme, demandera Jésus. Dans son parcours présent, le croyant ne doit jamais oublier que le dernier mot de la pièce de théâtre dans laquelle il est l’acteur principal ne se dit pas dans ce monde, mais face au trône du jugement de Dieu. Cette conscience lui sera d’un grand secours face aux injustices apparentes dont il semble être la victime. C’est ici la première réponse de la Bible au dilemme que pose la réussite terrestre et momentanée des sans-Dieu.

Conclusion

Laissons le mot de la fin à Asaph :

Oui, quand j’avais le cœur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison. Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi ? Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi ? Mon corps peut s’épuiser et mon cœur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours. Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours près de Dieu. Oui, j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses œuvres (Psaume 73).


Nous étudierons dans les articles suivants la réponse de Dieu à Habakuk et Jérémie. Puis nous verrons comment la venue de Jésus a définitivement réglée la question. Pour l’heure, en ce début d’année où nous sommes prompts à nous souhaiter tous une vie heureuse et en pleine santé ici-bas, n’oublions pas le témoignage d’Asaph ! Le vrai bonheur est en Dieu, non dans les choses d’ici-bas !

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jeudi 21 novembre 2013

Lettre ouverte à Nicolas Canteloup

Nicolas Canteloup est bien connu des télespectateurs de TF1. Tous les soirs, il a son émission dans laquelle il tourne en dérision bon nombre de personnalités. Hier soir, 20 novembre, je suis tombé sur un épisode qui m'a choqué. je ne regarde d'habitude jamais son émission.
Canteloup utilisait une scène du film Jésus pour se moquer de François Hollande. Je ne conseille à ,personne d'aller voir cet extrait. Aujourd'hui, j'ai adressé cette lettre à l'humoriste.



Monsieur Canteloup,

                Je me permets de vous écrire au sujet de l’utilisation indue que vous avez faite du film Jésus lors de votre émission « C’est Canteloup » du 20 Novembre. Je connais depuis longtemps ce film, qui est un outil utilisé dans le monde entier pour présenter la personne de Jésus. Ce film a été un instrument sans égal pour faire connaître le Jésus des Evangiles. Il a été à la source de multiples conversions dans le monde, non pas à une religion mais à une foi transformatrice de vies.

                Je comprends le défi que représente chaque jour pour vous le fait de faire rire le public. Vous aimez la dérision et vous demandez que l’on ne prenne pas au premier degré votre ironie. Je vous suggère cependant de réfléchir à ce que vous faites ici. Avant d’utiliser la personne de Jésus comme vous le faites, je vous invite à réfléchir à ce qu’il est et ce qu’il représente. Jésus n’est pas un homme comme les autres. Il est l’homme qui a marqué l’histoire du monde plus que tout autre, à tel point que notre calendrier débute avec lui. Il a affirmé et démontré par ses actes qu’Il et le Fils de Dieu. L’Evangile nous dit que la raison de sa venue, de son incarnation, était de prendre à son compte la condamnation que méritent nos actes face à Dieu. Jésus est la preuve d’amour la plus forte de Dieu pour vous. Il est la main tendue de Dieu vers vous, une main percée. Jésus est le seul homme juste que la terre ait porté. Il est mort pour nous qui, tous, sont injustes d’une injustice que l’on ne soupçonne même pas.

                Mon courrier a pour but de vous inviter, Monsieur Canteloup, à prendre de la hauteur. Je sais que nous sommes dans un monde qui cherche à tout désacraliser, à tout vulgariser. C’est là ce qui fait sa perte. Ce nivellement des valeurs nous tire tous vers le bas, la vulgarité. Il permet de tout justifier avec bonne conscience. Il y a cependant des choses élevées auxquelles il faut tenir compte. Tous nous passerons avec nos vanités. Mais notre âme, notre conscience perdureront. Et le jour viendra où chacun devra rendre compte au Créateur de la façon avec laquelle il a employé les belles facultés qui lui ont été données.

                J’ose espérer, Monsieur Canteloup, que vous ne prendrez pas en dérision mon courrier. Je ne défends rien qui m’appartienne en propre. Je suis un lecteur passionné de la Bible depuis plus de 37 ans. Son message de salut a changé ma vie, une vie mal partie. Jésus vit aujourd’hui. Il vous attend au bout du chemin de votre vie. N’en riez pas, car vous ne sauriez prouver l’inverse de ce que je vous dis. Il serait dommage qu’au bout de votre vie, ce soit Dieu qui rie de vous !


                Veuillez agréer, Monsieur Canteloup, l’assurance de ma considération chrétienne.


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jeudi 3 octobre 2013

Là où ça fait mal...

Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens : Matthieu 19,21-22

Là où ça fait mal !

Je me suis réveillé une nuit avec une douleur insupportable au dos. Lorsque le médecin arriva, il chercha
la cause du mal. Savoir que je souffrais du dos ne lui suffisait pas. Il fallait qu’il mette le doigt sur le point précis où le nerf coincé provoquait la douleur. Ce travail d’investigation de mon médecin est le même que celui de Jésus avec le jeune homme riche. Celui-ci n’arrivait pas à voir où il était pécheur, c’est-à-dire en opposition avec Dieu. Il ne se voyait coupable de rien. Il n’avait ni tué, ni volé, ni commis adultère. Il ne mentait pas, honorait ses parents. Jusqu’au moment où Jésus a mis le doigt sur l’idole secrète de son cœur : son amour de l’argent.


Beaucoup de gens sont comme ce jeune homme. Ils ne sont pas trop à l’aise avec l’idée de l’éternité, mais ils ne voient pas en quoi ils sont mauvais. Ils ont besoin que la Parole de Dieu les touche là où ça fait mal. Le jour où j’ai vu mon vrai visage devant Dieu, j’ai compris aussi pourquoi Jésus a dû mourir. Il l’a fait pour moi, pour effacer ce péché qui est en moi, pour que j’accède à la vie éternelle. Le sacrifice de Jésus est pour le péché, votre péché. Quel nom porte-t-il chez vous ?

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samedi 7 septembre 2013

Le temps est venu !

« VOUS ENTENDREZ PARLER DE GUERRES ET DE BRUITS DE GUERRES … »

La prévision ci-dessus n’est pas le produit d’un futuriste quelconque. Elle est écrite depuis
des siècles. Elle fait partie d’un catalogue impressionnant de signes caractérisant la période finale de l’histoire de l’humanité. Celui qui parle n’est pas n’importe qui. Il a prouvé par les actes la vérité de ce qu’il dit. Cet homme, qui décrit avec une précision stupéfiante, ce qui se passe en notre temps, est Jésus, le Christ. En réponse à une question posée sur la fin de ce monde, Jésus a multiplié les indices. Il a décrit un temps précis au cours duquel tous les signes dont il a parlé se produiraient ensemble. Ce temps est le nôtre !

ETAT DES LIEUX DU MONDE

Jamais, de manière globale, le monde n’a autant ressemblé à celui décrit par Jésus au sujet de la fin. Jugez-en plutôt !

1.       Le monde sera rempli de violence

Il en sera comme avant le déluge, dira Jésus. Il fait référence ici à un jugement passé qui détruisit toute la planète. La mémoire des peuples en a gardé le souvenir, même si on veut l’oublier. La terre était alors corrompue, pleine de violence. Chaque jour, les pensées des hommes était orientée ver le mal. Dieu regarda la terre et décida que sa patience avait assez duré. Notre monde rejoint celui qui précéda le déluge.

2.      Le monde sera plein d’immoralité

Il en sera comme au temps de Sodome, dira Jésus, une ville antique détruite par le feu. Sodome était la ville de la confusion. Il n’y avait plus de normes en matière de sexualité. Chacun vivait comme il l’entendait, selon ses penchants. Tous les comportements étaient admis. Seul comptait le plaisir de chacun, que l’on disait conforme à la nature. La culture de Sodome est devenue la nôtre. Mariage pour tous, théorie du genre, pornographie… tout est permis et accessible à tous ! Malheur à celui qui évoque un cas de conscience dans son refus d’y souscrire ! La confusion a produit une inversion : le bien est appelé mal et le mal bien !

3.      Le monde sera rebelle à l’idée de Dieu

Dieu est devenu gênant. Qui y croit, en Occident, ne doit plus le dire, mais le garder pour lui. Jésus l’a annoncé : une persécution générale sévira contre ceux qui se disent ses disciples. Chaque jour dans les pays musulmans ou athées, ils sont des milliers à mourir pour le nom de Jésus. En entendez-vous parler ? Leur sort émeut-il quelqu’un ?

Le monde ne supporte plus les valeurs anciennes que le Christ nous a laissées en héritage. Plus rien n’est sacré : ni la vie, ni l’identité humaine, ni l’autorité… On tue par milliers chaque jour des embryons, on assassine pour moins que rien. La crainte de Dieu, de son jugement, a été effacée des consciences anesthésiées par la banalisation du mal.

4.      Le monde sera averti, mais n’écoutera pas

Les signes avertisseurs du jugement se multiplieront : tremblements de terre meurtriers,
catastrophes écologiques, épidémies, famines, dérèglement climatiques, conflits internationaux, signes dans le ciel… Dernièrement, des sons étranges se sont fait entendre dans le ciel partout dans le monde. Jésus a parlé à plusieurs reprises de tout cela !

Mais les hommes n’y prêtent par garde. Seuls les intéressent leur confort matériel, leur argent. Ils préfèrent la télé-réalité à la réalité dramatique qui les attend. Tout est fait pour les divertir, mot qui signifie détourner. Mangeons et buvons maintenant, car demain nous mourrons ! Les gens des pays riches sont comme les passagers du Titanic : ils dansent sur le pont du bateau alors que celui-ci est en train de couler !

5.      Le monde basculera d’un coup dans la détresse totale

A tel point, dit Jésus, que les hommes voudront mourir, mais n’y arriveront pas. L’édifice du monde construit sur l’argent s’écroulera ! Les riches jetteront leur argent par les fenêtres, car il ne servira plus à rien. Les hommes rendront alors l’âme de terreur dans l’attente de ce qui viendra. Ils seront prêts à se jeter dans les bras de n’importe quel dictateur se présentant à eux comme un sauveur.


Les jours de ce monde sont comptés. Il est bientôt minuit à l’horloge de Dieu, l’heure où Jésus a dit qu’il reviendra. Qui se détourne de ses fautes et cherche auprès de lui le pardon de Dieu et une vie nouvelle sera sauvé. Pour les autres, le face à face éternel devant Dieu les attend ! Où serez-vous ?

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vendredi 16 août 2013

Intrusion dans la vie privée

Intrusion

Pour beaucoup, la foi est un choix qui relève du domaine privé. On est croyant à l’intérieur de soi.
Cette intimité de la foi ne regarde personne d’autre. Plus que cela, pour certains, le regard des autres n’a pas à pénétrer à l’intérieur de soi pour voir ce que la foi y produit. Mais la question se pose : la foi peut-elle se vivre secrètement ? Suffit-il de se dire croyant pour l’être ? Quelle part d’intrusion dans sa vie secrète le croyant doit-il accepter s’il se déclare comme tel ? A l’heure où, au nom de la laïcité, on tient à tenir séparé ce qui relève du privé et du public, ce type de question vaut la peine d’être posée.

Jésus, un intrus qui vous veut du bien

Le moins qu’on puisse dire est que Jésus, dans sa relation avec ceux qu’il côtoyait, ne se gênait pas pour entrer dans leur vie privée. Voyant Nathanaël venir à lui, Jésus dira : Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a point de fraude : Jean 1, 47. A la samaritaine, qui ne faisait que parler spirituel et religieux avec lui, Jésus en viendra aux faits de sa vie : Tu as eu cinq maris, dira-t-il, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : Jean 4,17. Comme ingérence et jugement, on peut difficilement trouver pire. Jésus n’hésitera pas à fustiger les pharisiens et à juger l’hypocrisie de leur vie intérieure : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité : Matthieu 23,27-28. » Que de manque de tact, de courtoise et de savoir-vivre de sa part !

Tout dire : jusqu’où ?

La pratique de Jésus à l’égard de ses contemporains témoigne du fait que la foi ne peut éviter une part d’intrusion dans la vie privée. Il se peut que certaines personnes se sentent mal à l’aise avec la liberté que certains chrétiens prennent pour parler avec détails d’eux-mêmes, de leurs luttes secrètes. Dois-je, moi aussi, m’exposer de la sorte pour être vrai, se demandent-elles ? Un chrétien est-il un homme nu qui n’a pas le droit de cacher quoi que ce soit ? Il y a plusieurs réponses à cette question !

Devant Dieu !

Notons d’abord que, dans l’Ecriture, c’est à Dieu que l’on expose ce que l’on est dans ce qu’on a de plus cru. Si Jésus a été si vindicatif envers les pharisiens, c’est à cause du mensonge que représentait leur apparence. Les pharisiens voulaient paraître à l’extérieur à l’opposé de ce qu’ils étaient à l’intérieur. Ils sauvaient la face devant les hommes et formaient une clique qui se prétendait au-dessus des autres en termes de justice et de moralité. Nous devons le savoir : rien n’échappe au regard de Dieu. Nous avons donc la liberté d’être nu devant lui.

Avant que Jésus ne vienne, parut Jean-Baptiste. Il avait comme mission de préparer les cœurs à accueillir Jésus. Comment le fit-il ? Il demandait à chacun qui venait vers lui de confesser ses péchés. Pour Jean, il était impossible de rencontrer Jésus si on ne faisait pas toute la lumière sur sa vie. Il fallait ouvrir portes et fenêtres, et laisser le jour entrer là où il y avait la nuit. Il ne fallait pas essayer d’enjoliver, de cacher ou de mettre sous le tapis quoi que ce soit. Il fallait dire les choses telles qu’elles étaient dans sa vie.

Il est notoire que beaucoup de ceux qui, après en avoir entendu parler, tournent le dos à Jésus le font pour cette raison. Ils veulent bien que Jésus améliore leur vie, leur évite les conséquences mauvaises de leur choix ou, à la rigueur, leur assure une place au ciel. Mais ils veulent garder les portes de leurs vies secrètes fermées. Pas question de confesser quoi que ce soit ! Se faisant, ils créent leur propre malheur. Ils sont comme le patient qui appelle le médecin parce qu’il souffre, mais qui refuse que celui-ci, au moment où il veut mettre le doigt sur le mal qui les ronge, refuse qu’il les touche. « Cela va trop loin ! Ce dont vous me parlez remue trop de choses profondément en moi ! Je veux bien que l’on me considère comme une victime, mais ne dites rien qui ferait de moi un coupable en quoi que ce soit ! » Il y a peu de chances que, si telle est votre attitude devant Dieu, vous connaissiez quelque chose de sa puissance libératrice et guérisseuse dans votre vie !

Devant les hommes !

Dieu, c’est Dieu ! Mais les hommes ne sont pas Dieu, y compris ses serviteurs ! C’est exact ! Trop d’abus dans le passé ont été commis au nom de la soi-disant transparence. Enfant, je me souviens être allé au confessionnal. Une liste de tous les péchés possibles nous était remise auparavant. Nous devions cocher ceux dont nous nous étions rendus coupables pour le dire au prêtre. Il y avait les péchés véniels (pas trop graves) et les mortels. Pour ceux-là, je ne sais pas quelle était la solution.

Tout cela n’est qu’une caricature et n’a rien à voir avec la transparence volontaire que suscite la foi. La transparence qui peut exister entre des frères en Christ découle d’une seule chose. Chacun qui appartient réellement à Dieu se sait un gracié. Il ne peut juger son frère car il sait qu’il y a plus à juger chez lui que chez les autres. La lumière de Dieu qui a pénétré en son for intérieur ne lui a laissé aucune illusion sur lui-même. Si Dieu devait le juger sur ses actes, ses motivations, ses pensées profondes, il n’aurait aucune chance d’échapper. Il sait que s’il vit, il ne le doit qu’à une seule personne : Jésus-Christ qui a pris sur lui le jugement qu’il mérite. Pécheur pardonné, le chrétien peut désormais vivre de la grâce de Dieu avec lui-même et dans sa relation avec autrui.

Seule cette conscience de la grâce donne cette liberté de parler de soi sans fard. Certes, il ne s’agit pas
dans les églises de pratiquer une sorte de streeptease spirituel intégral. Qui a honte de ses péchés ne va pas s’en vanter ou se délecter de les décrire en détails. Il n’y a là rien d’héroïque ou d’édifiant. Mais il peut être salvateur pour une âme d’oser dire à un frère en qui l’on n’a pleinement confiance ce avec quoi nous luttons, peut-être tous les jours. Il faut parfois remonter très loin dans sa vie, son passé pour découvrir pourquoi nous agissons ou réagissons comme nous le faisons. La confession de ses propres fautes, des mauvaises façons de réagir qui ont été les nôtres dans des situations même douloureuses, liée à la prière, a une grande efficacité salvatrice.

Un dernier mot sur la confidentialité ! Il arrive parfois que, de manière trop ouverte, certains parlent en église des détails de la vie privée des autres. Ils veulent recommander ces personnes qui leur tiennent à cœur à la prière de leurs frères et sœurs dans la foi. La plus grande sobriété s’impose ici. C’est une chose de parler ouvertement des détails de sa propre vie, c’en est une autre d’exposer celles des autres au regard de tous. Veillons à ne pas être des paparazzis religieux !

Conclusion

Seul l’amour, celui de Dieu d’abord, permet à l’homme apeuré de sortir de sa tanière. La peur du jugement de Dieu et d’autrui retient beaucoup dans l’ombre. Après avoir péché, le premier réflexe de nos premiers parents fut de chercher à cacher leur nudité à Dieu et l’un à l’autre. La raison est qu’ils avaient honte d’être nus, honte d’être ce qu’ils étaient : Genèse 3,7. Ce réflexe est toujours là. Au lieu de dire, d’avouer ce que nous avons fait, tous, de l’enfant à l’adulte, nous cherchons d’abord à le cacher.

 L’attitude de Dieu à l’égard d’Adam et Eve ne fut pas celle d’un juge. Ne les voyant pas dans le jardin, il les appela et leur demanda où ils étaient. C’était la bonne question. Il fallait qu’Adam et Eve sortent de leur cachette. Que de détours pour l’un et l’autre pour admettre sa part de responsabilité dans la situation. Qu’il est difficile pour chacun d’être vrai ! On se trouve toujours des circonstances atténuantes. On estime que l’autre est toujours plus coupable que soi ! Mais quelle délivrance lorsque nous entendons la voix de Dieu nous dire : « J’ai vu tout ce que tu es et ce que tuas fait de mal ! Je te pardonne ! »


N’ayons pas peur de la lumière. C’est elle qui rend la vie belle, qui fait éclore la fleur, le fruit. Nous ne sommes pas appelés à avoir une vie de cafard, mais de tournesol !

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mardi 23 juillet 2013

L'Insaisissable

Dans les années 70-80, ce film a été diffusé des milliers de fois dans des salles d'église ou des lieux publics. Il raconte le déchirement que vit deux jeunes de l'époque : une jeune fille qui a découvert Jésus-Christ et un jeune homme qui fuit les questions spirituelles.

Les vêtements sont d'époque, la mentalité aussi. Ce qui m'a marqué dans ce film est la prédication finale de Billy Graham, toujours actuelle. Si vous ne regardez qu'une chose du film, c'est cette partie qu'il ne faut pas manquer. Cela m'étonnerait que vous ne vous sentiez pas concerné. Puissiez-vous à votre tour saisir l'Insaisissable


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jeudi 4 juillet 2013

Jésus selon GEO

Un GEO sur Jésus

A la suite de nombreux autres, le magazine GEO vient de sortir, dans la série Histoire, un numéro
hors-série consacré à Jésus. « Que peut-on écrire sur l’histoire de Jésus qui n’ait pas été dit dix mille fois ? se demande Eric Meyer, rédacteur en chef du magazine. » Le numéro de GEO a le mérite de s’attacher à ce qui est sûr et fiable au sujet des sources historiques nous renseignant sur le personnage qui, dans l’histoire de l’humanité, fascine le plus.

Il serait absurde pour moi de reprendre texto l’article écrit dans le magazine sur Jésus, sous la plume de Jean-Christian Petitfils, auteur lui-même d’un livre sur l’homme de Nazareth. Je me contenterai de rapporter les déclarations qui, du point de vue de l’historien, me semblent les plus propices à soutenir la foi de ceux pour qui Jésus représente le médiateur unique entre Dieu et l’homme.

BESOIN DE JESUS

Jean-Christian Petitfils introduit son article en soulignant l’intérêt toujours actuel que le monde porte à l’énigme Jésus. « Il ne se passe pas six mois, dit-il, sans que paraissent, rien qu’en langue française, plusieurs ouvrages sur lui. » La fascination qu’exerce Jésus, les multiples ouvrages écrits à son sujet me rappellent la conclusion de l’évangéliste Jean arrivé au terme de son écrit. Jean dit : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu’on écrirait. » Est-ce là exagération d’un disciple béat ?  Jean, qui avait le souci particulier de la vérité, ne peut être mis en doute sur sa sincérité. D’une certaine manière, l’histoire confirme ce qu’il a dit. Jésus n’a eu que trois années de vie publique. Il n’a fondé aucune école, il n’a occupé aucun trône, il n’a gagné aucune bataille militaire. Pourtant, il y a plus de personnes qui se réclament de lui dans le monde que n’importe qui d’autre. Les témoins qui rapportent ce qu’il a fait dans leurs vies sont si nombreux que, si chacun écrivait l’histoire quotidienne de son vécu avec Jésus, le monde serait effectivement remplis de leurs écrits.

L’auteur poursuit en disant que, à son point de vue, l’intérêt sans cesse renouvelé pour Jésus « témoigne d’une vive curiosité historique, mais aussi d’une quête de sens et de spiritualité dans un monde largement sécularisé. » Le point de vue de J-C P. fait écho à l’une des premières paroles de Jésus : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. On peut refuser Dieu, le mettre au ban de la société, on n’empêchera pas le vide que son absence laisse. « Tu nous as fait pour toi, disait Saint-Augustin, et notre cœur ne trouve son repos qu’en toi ! » Les régimes politiques athées et matérialistes ont tout fait pour étouffer le besoin, la soif, la dimension spirituelle de la vie de ceux qu’ils opprimaient. Ces régimes déchus ou toujours en place, la foi, telle une flamme jetée au milieu d’une végétation desséchée, a embrasé des millions de cœurs et démenti la folle prétention de l’homme à bannir Dieu de sa vie.

LES SOURCES

Au sujet des sources qui valident l’existence historique de Jésus, l’auteur reconnaît qu’elles sont peu nombreuses. Plusieurs auteurs antiques citent Jésus dans leurs écrits : Tacite, Pline le Jeune, Suétone, Flavius Josèphe, le Talmud de Babylone… Ce qui est certain, dit J-C P. est qu’aucun historien sérieux ne remet en cause l’existence de Jésus. Jésus n’est pas un mythe, ni un personnage imaginaire.

Il existe au sujet de Jésus de nombreux évangiles dits apocryphes (c’est-à-dire secrets ou cachés). Aucun d’entre eux ne peut rivaliser, en termes de fiabilité aux Evangiles canoniques, ceux qui ont été retenus comme exacts et fidèles à ce que Jésus a été. Les 4 Evangiles canoniques ont été rédigés à peine 30 ans après la mort de Jésus, au temps où de nombreux témoins oculaires pouvaient attester des faits ou des discours rapportés. Tous les autres « évangiles » leur sont postérieurs de plus d’un siècle. Au sujet des 4 Evangiles canoniques, J-C P. écrit : «  L’importance de la tradition orale à l’époque, renforcée par l’efficacité des techniques de mémorisation rabbinique pratiquée par les juifs pieux, plaide en faveur de leur exactitude. D’autant que les premiers apôtres contrôlaient rigoureusement la transmission des paroles de Jésus. On peut donc considérer qu’ils rapportent globalement des faits et des discours fiables, même s’ils présentent ça et là quelques contradictions. »

Nous voilà donc rassurés ! Si l’on met en question la fiabilité des Evangiles, on peut largement mettre en doute celle de tous les écrits de l’époque (ou des suivantes). Au vu de la profusion de manuscrits retrouvés (5 000 répertoriés pour le Nouveau Testament), aucune œuvre ancienne n’est mieux attestée que les Evangiles.

SUITE

Je ne vais pas commenter le reste de l’article de Jean-Christian Petitfils. L’auteur s’attache à cerner la personne de Jésus. Il le fait à la façon d’un historien. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses conclusions. Mais, dans l’ensemble, il soutient l’idée que les preuves historiques corroborent l’idée que Jésus se faisait d’être le Fils de Dieu. Le magazine consacre d’autres articles, sous la plume de différents auteurs, à la découverte de personnages ou d’éléments faisant partie de l’environnement de Jésus : Ponce Pilate, le Temple d’Hérode à Jérusalem, la langue que Jésus parlait, Paul, l’apôtre du christianisme… Il ya là, pour tout chercheur sérieux, de quoi réfléchir et méditer !



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