samedi 16 février 2013

LE TEXTE CLE !

Un vieux texte

Comment comprendre le monde dans lequel nous vivons ? Ses composantes, sa façon de penser, sa spiritualité, sa mentalité, sa religiosité... ? De nombreux spécialistes, érudits dans leur domaine, ne cessent de se pencher sur le sujet : sociologues, philosophes, scientifiques... Leurs analyses sont utiles. Elles ne rendent pas toujours compte cependant d'une vue fondamentale des choses.  Aussi étonnant que cela paraisse, il n'est nul besoin de lire des milliers d'ouvrages pour comprendre la cause de ce qui fait le monde dans lequel nous vivons ! Un vieux texte, court, suffit à lui seul pour tout expliquer. Lisons-le :

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures..."

Ce texte est un texte de la Bible. Il se trouve dans la Genèse, le premier livre qui la compose. Décortiquons-le pour nous faire une idée de ce qu'il contient. A sa lumière, nous verrons qu'en lui se trouve toutes les racines de ce que nous voyons développé de mille manières autour de nous !

Les valeurs du monde

1ère valeur : le relativisme

Le relativisme est la première valeur introduite dans le texte. Jusqu'à l'épisode relaté, nos premiers parents n'avaient qu'une seule conception de ce qui était bien et mal. Ils s'en tenaient à ce que Dieu, le Créateur, leur avait dit à ce sujet. Ils ne réfléchissaient pas de façon relative, mais absolue. Dieu, d'ailleurs, leur demandait de penser ainsi. Alors qu'Il leur avait ouvert un champ de possibilités quasi infinies (ils pouvaient manger de tous les arbres du jardin...), Il leur avait interdit une seule chose : goûter au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La transgression de l'interdit était clairement formulée : elle leur vaudrait la mort. Il n'y avait donc pas de demi-mesure. La façon de vivre à laquelle Dieu les appelait n'était pas une option parmi d'autres. Le pluralisme des points de vue n'avait pas cours.

Mais voilà que s'introduit une nouveauté ! Quelqu'un aborde nos premiers parents en mettant en doute le caractère absolu de la parole du Créateur : Dieu a-t-Il réellement dit ? Tout se joue sur ce mot, une nuance ! "La réalité n'est-elle pas différente de ce que vous avez compris ? Ne prenez-vous pas trop la parole de Dieu à la lettre ? Dieu n'a pas réellement voulu dire ce qu'Il a dit ! Il faut apprendre à être large, ouvert, tolérant, pluriel dans sa façon de penser et de voir les choses. N'avoir qu'une seule façon de voir la réalité, c'est être borné ! C'est limiter la vie, la réalité à bien peu de possibilités !"

Le relativisme, cher à notre époque, était né. C'est peut-être en notre temps qu'il porte ses fruits les plus visibles. On le voit dans le combat actuel pour imposer à nos concitoyens une vue plurielle des choses, dans tous les domaines. "Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire qu'une chose est vraie et son contraire faux. La vérité que vous défendez est votre vérité, un point c'est tout ! Car il n'y a pas de Vérité avec un grand V. Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire que tel comportement correspond à la réalité ! C'est votre réalité, mais pas celle des autres ! Un homme n'est pas forcément un homme, une femme une femme. Ils sont tous du genre humain, mais peuvent choisir ensuite d'être ce qu'ils veulent ! En imposant votre point de vue, Monsieur, Madame, vous faites preuve de sectarisme, d'intolérance. Vous jugez les autres ! Vous faites preuve d'un esprit borné !"

Dieu a-t-il réellement dit ? S'il n'y a pas une instance extérieure à nous qui, de façon absolue et qualifiée, peut nous dire ce qui correspond à la réalité, que nous reste-t-il ? Le choix de naviguer à vue selon l'air du temps, l'évolution des modes et des moeurs... Qui peut encore interdire quoi que ce soit, user de répression, qualifier que tel comportement est mauvais ou bon ? Qui va décider des limites et au nom de quoi, de qui ? Là se trouve toute la problématique du relativisme !

 2. L'occultisme

Ce deuxième élément apparaît peut-être moins nettement. Mais il s'y trouve bel et bien ! En introduisant une nouveauté dans le mode de penser de nos premiers parents, le serpent n'a pas pour seul but de les faire douter de Dieu, de Sa parole. Il cherche à les conduire sur le chemin d'une connaissance vers laquelle Dieu leur a interdit l'accès. "Vous serez comme des dieux (ou comme Dieu)..." Autrement dit, vous allez connaître le développement exponentiel de vos capacités. Vous allez avoir accès à des pouvoirs que vous ne connaissez pas encore. Vous allez vous affranchir de la contrainte que vous impose le fait d'être de simples créatures ! C'est exactement ce que propose les sciences occultes (mot qui signifie secret ou caché). la définition de l'ésotérisme confirme l'assertion du serpent dans la genèse. L'ésotérisme désigne un ensemble de mouvements et de doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ».

Ne cherchez-plus où se trouvent les racines de la voyance, la divination, l'astrologie, l'hypnose, la médiumnité, des pouvoirs du guérison, du spiritisme... C'est ici, dans la séparation avec Dieu et la sujétion au serpent ! Le monde entier est sous la puissance de dominations spirituelles qui exercent leur influence au travers de multiples sociétés secrètes. Leur objectif est ici clairement affiché : s'affranchir de Dieu pour créer un homme nouveau : un homme-Dieu ! Elles ne vont pas tarder à atteindre leur but... pour la perte du monde !

Suite de l'article d'ici peu !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

mercredi 13 février 2013

Intégrité

 Petite décision, grands effets

L'histoire se déroule il y a quelques années. Un pasteur vint d'accepter la responsabilité d'une église d'une grande ville. Il a l'occasion de prendre le bus. Après avoir payé sa place, il constate que le chauffeur lui a rendu trop d'argent.

Il y réfléchit, et des pensées contradictoires s'affrontent en lui. Tantôt "Tu dois lui rendre l'argent, il serait mal de le garder.", tantôt "Non, la somme est si minime. Ne te casse pas la tête. La compagnie fait d'ailleurs toujours trop payer. De toute façon, elle ne saura jamais que cette somme manque. Accepte-la comme un cadeau de Dieu, et ne dis rien."

Avant de descendre, il hésite une seconde, puis rend le trop-perçu au chauffeur en lui expliquant l'erreur. Le chauffeur sourit et lui demande : "N'êtes-vous pas le nouveau pasteur ? Depuis peu, je me demandais où je pourrais adorer Dieu. Je vous testais pour voir ce que vous feriez du surplus d'argent. Je vais donc venir à votre église ce dimanche !" A sa descente du bus, le pasteur s'appuie fermement sur un lampadaire, et confesse : "O Dieu, j'ai failli vendre ton Fils pour une pièce d'argent !"

NOS VIES SONT PEUT-ETRE LA SEULE BIBLE QUE CERTAINES PERSONNES LIRONT !

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

mercredi 6 février 2013

Arguments en faveur de l'existence de Dieu


Pour une foi réfléchie
La théologie n’est peut-être pas votre tasse de thé ! Elle vous paraît compliquée, indigeste, d’une autre époque. Cela tombe bien ! Un livre peut vous aider à vous en faire une amie. Ecrit à plusieurs mains, sous la direction d’Alain Nisus, l’ouvrage s’intitule « Pour une foi réfléchie »,  (Editeur Maison de la Bible).Pour vous donner l’envie de le lire, je vous propose dans ce billet un extrait. Commençant par le thème de Dieu, les auteurs récapitulent les arguments de réflexion qui plaident en faveur de l’existence de Dieu. Ces arguments ne sont pas d’hier. Ils datent de plusieurs siècles et ont été formulés par plusieurs penseurs.

L’argument ontologique
Le mot ontologique vient de ontos : forme du participe du verbe être en grec. Résumé de l’argumentation de Anselmede Cantorbéry (1033 – 1104)

1.       Même l’insensé (qui nie l’existence de Dieu) accepterait de définir Dieu comme celui dont on ne peut pas penser (ou concevoir) de plus grand.
2.      L’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand existe dans la réalité et pas seulement dans l’intelligence, sinon il serait moins que l’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand.
3.      Donc Dieu, l’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand, existe dans la réalité.
Descartes : extrait des Méditations métaphysiques
1.  Il s’agit de trouver une forme claire et distincte que je n’aurais pas pu construire moi-même. Cette forme, c’est l’infinie perfection, c’est Dieu. Je n’ai jamais vu Dieu et je n’ai pas pu créer en moi l’idée d’infinie perfection.
2.      L’idée d’infini est claire et distincte, et pourtant me dépasse.
3.      Seul un être effectivement infini (cause) peut produire cette idée en moi qui suis un être fini. Il faut donc qu’elle ait une réalité objective.


 Les arguments thomistes

Thomas d’Aquin (1224 – 1274) a développé 5 arguments qui reposent non sur la connaissance, mais sur l’expérience :

L’argument du mouvement

1.       Tout dans notre monde est en mouvement.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini, il doit exister un être immobile capable de communiquer le mouvement aux autres, un moteur immobile initial.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que moteur immobile initial

L’argument de la causalité

1.       Tout est soumis à la causalité : tout ce qui arrive a une cause efficiente, il existe un enchaînement de causes à effets dans la nature.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini, il doit exister une cause première.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que cause première.

L’argument de la contingence

1.       Les êtres de notre univers sont contingents, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune nécessité à leur existence. Ils existent pourtant : c’est qu’un autre être, lui-même contingent, les a amenés à l’existence. L’ensemble des êtres contingents est lui-même contingent.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini : il doit exister dans l’univers un être dont l’existence est nécessaire, sinon, rien n’existerait.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que seul être dont l’existence est nécessaire et qui existe par lui-même.

L’argument de la perfection (repris de Platon)
1.       Il y a des perfections dans les êtres et les choses, mais à des degrés différents.
2.    Il faut nécessairement qu’il y ait un être qui possède ces perfections à un degré maximum, puisque dans la nature toutes les perfections sont limitées.
3.      Donc Dieu doit exister en tant qu’être absolument parfait, le plus haut degré de perfection.
 
L’argument téléologique :

L’argument repose sur le constat d’une finalité du grec telos : un des sens du mot
1.       On observe que les choses privées de connaissance comme les corps naturels agissent    en  vue d’une fin ; toujours, ou le plus souvent, ils agissent de la même manière de façon à réaliser le meilleur.
2.      Ce n’est pas par hasard, mais en vertu d’une tendance déterminée qu’ils parviennent à leur fin : ce qui est privé de connaissance ne peut tendre à une fin que dirigé par un être connaissant et intelligent, comme la flèche par celui qui la lance.
3.      Il y a donc un être intelligent, par lequel toutes les choses naturelles sont orientées vers leur fin. Cet être, c’est Dieu.

Autres arguments

L’argument cosmologique

 1.       On observe que le monde est caractérisé par un ordre précis.
2.   L’expérience commune montre que le hasard est un mauvais maître d’oeuvre ; seule l’intelligence est capable d’organiser, d’ordonner.
3.      Il ya donc un être intelligent, par lequel tout est ordonné, un ordonnateur. Cet être, c’est Dieu.

L’argument anthropologique

C’est l’argument centré sur l’être humain (en grec anthrôpos)
1.       On observe que l’être humain a des caractéristiques telles que l’amour, la rationalité, la motivation par un but qui le mettent à part des éléments purement matériels.
2.      Si l’univers était entièrement impersonnel, il ne pourrait pas nous avoir créés, car il ne nous correspondrait pas. Ce serait comme si la nature accouchait d’un poisson alors qu’elle ne contient pas d’eau.
3.      Il y a donc un être personnel à l’origine des autres êtres personnels. Cet être, c’est Dieu.

L’argument moral

1.       On observe que l’être humain a un sens moral, une conscience du bien et du mal.
2.      La reconnaissance de normes et de concepts moraux ne peut pas être attribuée à un processus évolutif quelconque
3.      Il y a donc un être à l’origine du sens moral. Cet être, c’est Dieu.
Reproduit avec l’autorisation de l’Editeur.

samedi 26 janvier 2013

Danger : Puissance d'égarement en vue !



Egaré !

Y-a-t-il sentiment plus angoissant dans la vie que celui d’avoir l’impression d’être égaré ? Imaginez ! Vous êtes partis seul le matin en montagne pour une randonnée. Il faisait beau, le soleil brillait et vous pouviez contempler de loin les sommets enneigés. Le panorama qui s’ouvrait à vos yeux ne servait pas qu’à votre plaisir. Il vous offrait de nombreux points de repères pour savoir où vous étiez. Puis, soudain, le ciel s’est couvert. Une brume épaisse a envahi la montagne. Vous fiant à ce que vous pensez juste, vous poursuivez la route… jusqu’au moment où vous réalisez que vous être perdus, égarés dans l’immensité. Toutes sortes de questions se présentent en rafales dans votre esprit. Que faut-il faire ? Est-il préférable de s’arrêter ou de poursuivre ? Ne vaut-il pas mieux attendre les secours ? Vous faites tout pour garder le contrôle de vos émotions… et de votre imagination ! Mais, vous le savez, vous êtes égarés !

Egarement !

A la vue de certains reportages sur la seconde guerre mondiale, je me suis souvent posé la même question. Comment fut possible qu’une nation instruite, civilisée, éduquée, telle l’Allemagne, s’égare au point de suivre, presque comme un seul homme, un dictateur fou comme Hitler ? Humainement, aucune explication n’est suffisante. Il se peut que certains groupuscules manipulés perdent la raison, le sens des réalités. Mais qu’un peuple entier se mette à suivre dans une même ferveur un homme porteur de projets si contraires au bien de l’humanité, en pensant servir une cause juste, cela dépasse l’entendement !

Il y a une nette différence entre être égaré et être victime d’égarement. Quoi que perdu, l’égaré a toute sa raison. Il sait où il est et sait où il devrait être. Tout en constatant sa situation, il n’a qu’un but : se sortir de là pour retrouver sa voie, celle que la lumière lui faisait voir. Qui est victime d’égarement ne sait pas qu’il est en danger. Au contraire ! Sûr des lumières qui sont en lui, il avance sans voir qu’en fait il est aveugle ! Il lui faut un miracle pour se réveiller, se ressaisir et renier ce qu’il a cru juste : une sorte de révélation.

L’égarement : cause première

Livre spirituel, la Bible associe toujours le phénomène de l’égarement à une cause spirituelle. Dans sa description de la condition humaine, l’apôtre Paul fait remonter l’égarement de l’humanité à une seule chose : son refus de rendre à Dieu, le Créateur l’honneur qui Lui est dû :

« Tout en connaissant Dieu, les hommes ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. [i] . »

 L’apôtre relève ici une précision d’importance. L’aveuglement de l’homme se situe toujours au niveau de sa pensée et de son raisonnement. L’homme égaré pense mal, faux. Il ne considère pas les choses à partir du bon angle. Il pense être dans le vrai alors qu’il est dans l’erreur. Il construit autour de sa pensée toutes sortes de raisonnement qui sont autant de hauteurs qui lui cachent la vue du réel. Selon le dictionnaire aussi, l’égarement est un dérèglement de l’esprit. La conséquence en est qu’au lieu de voir la lumière, le cœur de l’homme égaré s’enfonce de plus en plus dans l’obscurité, les ténèbres.

La Bible est explicite ! Le fait d’être égarés n’est pas le lot de quelques-uns. C’est la condition de tous ! « Tous sont égarés, tous sont pervertis, dit le même apôtre[ii] » Si tel est le cas, l’apôtre laisse entendre qu’il y a des degrés dans cet état de fait. Comme nous l’avons vu, il y a des égarés lucides, et des égarés aveugles. Pour les premiers, il y a de l’espoir. Les égarés lucides sont des chercheurs de lumière, de sens, de vérité, de vie. Les plus grandes promesses leurs sont faites dans la Bible : s’ils cherchent et persévèrent, ils trouveront ! La condition des seconds est beaucoup plus dangereuse. Les égarés aveugles croient voir. Mais ils sont menés par le bout du nez vers la catastrophe. Pire ! Persuadés d’être dans le vrai, ils essaient d’entraîner le maximum d’autres avec eux dans leurs voies ! Ils se vantent d'être sages, mais en réalité, ils sont fous !

Puissance d’égarement

L’apôtre Paul n’emploie que deux fois le mot égarement dans ses lettres. La juxtaposition des deux passages, dans l’époque dans laquelle nous vivons, ne peut que faire réfléchir.
Parlant de l’état d’égarement collectif de l’humanité, Paul dit ceci : 

1er passage :

«Voilà pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions avilissantes : leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature. Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres ; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.[iii] »

L’apôtre Paul considère que l’un des fruits visibles de l’égarement de l’humanité est la justification des relations sexuelles contre nature qu’ont des hommes et des femmes entre eux. L’homosexualité peut exister. Mais quand elle devient une pratique sociétale entrant dans la bienséance, alors nous avons à faire à un phénomène d’égarement massif.

2ème passage :

« L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. »[iv]

L’apôtre parle ici d’un phénomène qui se produira dans les jours qui précèderont le retour de Jésus-Christ. Parce qu’elle n’aura pas voulu de la lumière de Dieu, qu’elle rejettera l’une après l’autre les valeurs fondamentales qu’Il lui a données en la créant, l’humanité entière tombera sous une puissance d’égarement. Un chef diabolique, que la Bible désigne sous le vocable de l'Antichrist, apparaîtra, muni de toutes les puissances de la séduction pour l’entraîner à sa perte.

L’une après l’autre, les nations autrefois éclairées par les lumières spirituelles de la Bible s’en détournent. Ce qui était nommé bien, bon, vrai dans le passé est discrédité, jugé rétrograde. Un renversement insidieux s’opère, au nom du progrès, de la science ou du sens de l’histoire, dans les consciences. L’heure approche où une puissance d’égarement va obscurcir définitivement la pensée du monde. Ce sera l’heure, non de la lumière, mais de l’aveuglement, non de la raison, mais de l’éblouissement par la fascination. 

Antidote

En prévenant, l’apôtre Paul avertit et donne l’antidote. Une seule chose va préserver et sauver ceux qui le veulent de l’égarement général : l’amour de la vérité. La vérité n’est pas autre chose que ce qui correspond aux faits et au Réel. Or, rien n’est plus réel que l’existence de Dieu. Rien n’est plus vrai que Son amour, révélé par Jésus-Christ, mort pour nos fautes. Rien n’est plus sûr que les valeurs originelles que Dieu a données : la différenciation sexuelle, le mariage comme cadre de la procréation, la famille comme cellule de base de la famille, le travail comme moyen de subsistance et de protection, etc… Qui aime la vérité sera sauvé ! Qui préfère l’inique et l’injuste sera condamné !


[i] Epître de Paul aux Romains, chapitre 1, verset 21
[ii] Epître de Paul aux Romains, chapitre 3, verset 12
[iii] Epître de Paul aux Romains, chapitre 1, versets 2- et 27
[iv] 2ème Epître de Paul aux Thessaloniciens, chapitre 2, versets 9 à 12


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 19 janvier 2013

Karl Marx secret



Quand Marx aimait Jésus

Dans sa prime jeunesse, Karl Marx était chrétien. La première de ses œuvres écrites – du moins celles qui nous sont parvenues – s’intitule Union du fidèle au Christ. On y trouve ce beau mot : « Par l’amour dont nous aimons le Christ, nous orientons en même temps nos cœurs vers nos frères qui nous sont intimement liés et par lesquels Il s’est donné Lui-même en sacrifice. » Marx connaissait donc un moyen pour les hommes de devenir frères entre eux : c’est le christianisme. Il poursuit : « L’union au Christ est capable de procurer l’exaltation intérieure, le réconfort dans la douleur, une confiance paisible et un cœur susceptible d’aimer humainement tout ce qui est noble et grand, non par désir d’ambition ou de gloire, mais à cause de Christ.[i] »

Marx était donc un chrétien convaincu. A sa sortie du lycée, son certificat porte sous la rubrique « Instruction religieuse » cette appréciation : « Sa connaissance de la foi et de la morale chrétienne est lucide et bien fondée. Il possède également dans une certaine mesure l’Histoire de l’Eglise.[ii] »

Virage

Peu de temps après l’obtention de ce certificat, il se passe dans la vie de Karl Marx quelque chose de mystérieux. Au cours de ses années d’études supérieures, un autre Marx surgit. Dans un poème, il écrit : « Je veux me venger de Celui qui règne au-dessus de nous. » Il est donc persuadé que « là-haut Quelqu’un règne » et il a un grief contre lui. Pourtant ce Quelqu’un ne lui a fait aucun mal. Marx appartient à une famille relativement aisée. Il n’a pas connu la faim dans son enfance, et il est beaucoup plus favorisé que beaucoup de ses condisciples.

A partir de ce moment mystérieux difficile à dater, moment où la foi au Christ qui l’habitait disparaît, tous les poèmes de Marx portent une nouvelle  marque. 

Extraits :

Invocation d'un désespéré

"Ainsi un dieu m'a arraché "mon tout"
Dans les malédictions et dans les coups du sort.
Tous ses mondes se sont évanouis
Sans espoir de retour,
Et il ne me reste plus désormais que la vengeance.

Je veux me bâtir un trône dans les hauteurs,
Son sommet sera glacial et gigantesque,
Il aura pour rempart la terreur de la superstition,
Pour maréchal, la plus sombre agonie.

Quiconque porte vers ce trône un regard sain,
Le détournera, pâle et muet comme la mort
Tombé entre les griffes d'une mortalité aveugle et frissonnante.
Puisse son bonheur creuser sa tombe !."

Karl Marx, Morceaux choisis, Vol. 1 - International Publisher, 1974

Pour qui connaît bien la religion, il n’est pas difficile de reconnaître la référence d’Esaïe 14:13 dans lequel Lucifer dit : "J'escaladerai les cieux ; plus haut que les étoiles de Dieu j'érigerai mon trône"

Le ménestrel

"Les vapeurs infernales me montent au cerveau
Et le remplissent jusqu'à ce que je devienne fou
Et que mon coeur soit complètement changé.
Regarde cette épée :
Le Prince des ténèbres me l'a vendue."

Oulanem (inversion blashpématoire d'Emmanuel)

"Il bat la mesure et donne le signal,
De plus en plus hardiment, je joue la danse de la mort.
Et ils sont aussi Oulanem, Oulanem.
Ce nom résonne comme la mort,
Puis se prolonge jusqu'à s'éteindre misérablement.
Arrêtez ! Je tiens ! Il s'élève maintenant de mon esprit,
Clair comme l'air, aussi consistant que mes propres os.

Mais j'ai le pouvoir, avec mes bras,
De vous écraser et de vous broyez (vous=l'humanité)
Avec la force d'un ouragan,
Tandis que pour nous deux l'abîme s'ouvre béant dans les ténèbres.
Vous allez y sombrer jusqu'au fond,
Je vous y suivrai en riant,
Vous sussurant à l'oreille :
"Descendez, venez à moi, mon ami !""

"Perdu. Perdu. Mon heure est venue.
L'horloge du temps s'est arrêtée,
La maison pygmée s'est effondrée.
Bientôt je proférerai sur l'humanité
D'horribles malédictions."

La vierge pâle

"Ainsi j'ai perdu le ciel,
Je le sais très bien.
Mon âme naguère fidèle à Dieu
A été marquée pour l'enfer."

« Ah ! L’éternité, notre tourment éternel,
Une mort indicible et incommensurable,
Abjecte, artificiellement conçue pour nous narguer,
Nous autres, rouages aveuglément mécanisés,
Faits pour être les calendriers absurdes
Du temps et de l’Espace,
Sans autre objet que de se trouver là
Pour être détruits. »

De manière évidente, il apparaît que, non seulement Karl Marx n’est plus chrétien, mais qu’il est désormais sataniste, initiée dans une des églises secrètes de Satan. Marx se fait l’apologète de la cause de Satan, l’ennemi de Dieu. Il n’a désormais qu’un seul but : détrôner Dieu et perdre l’humanité. La fin de son poème Oulanem est explicite :

" S'il y a quelque chose capable de détruire,
Je m'y jetterai à corps perdu,
Quitte à mener le monde à la ruine.
Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme,
Je le fracasserai en mille morceaux
A force de malédictions ;
J'étreindrai dans mes bras sa réalité brutale,
Dans mes embrassements il mourra sans un mot
Et s'effondrera dans un néant total,
Liquidé, sans existence :
Oui, la vie, ce sera vraiment cela ! "[iii]

Tel est le personnage caché derrière l’humaniste Karl Marx, le père du communisme et du socialisme. Nul doute qu’il a quelque part réussi son pari !




[i] Marx and Engels, collected works, Vol.1, International Publishers, N. Y. 1974
[ii] Archives pour l’histoire du Socialisme et le Mouvement des Travailleurs, 1925
[iii] Karl Marx inconnu – New York University press, 1971

Source principale : Karl Marx et Satan : Richard Wurmbrand : Apostolat des éditions : 1977


Visitez : www.gillesgeorgel.com/