samedi 12 mai 2012

Pas de second tour à cette élection !

Second tour

François Hollande, le candidat du parti socialiste, a été élu dimanche dernier Président de la République française au second tour des élections. Ce second tour donne une chance d’être élu aux deux candidats arrivés en tête lors du premier tour. Sur le plan politique, il existe donc deux occasions d’être élus.

Sur le plan spirituel, certains voudraient croire qu’il existe aussi un second tour. Se sachant imparfaits, mais pas si mauvais que bien d’autres, des croyants pensent que, s’ils ne remplissent pas tout à fait les critères requis pour aller tout droit au ciel, ils auront une seconde chance. Pour valider leur espoir, l’église catholique a créé de toutes pièces le purgatoire. Le purgatoire n’a aucun fondement biblique. Il était encore inconnu au 5ème siècle, comme l’atteste les paroles de Saint Augustin, que l’Eglise catholique considère cependant comme l’un de ses pères : « Il n’existe point de lieu mitoyen, dit-il ; celui qui n’habite point avec Jésus-Christ ne peut être ailleurs qu’avec le diable. ». L’idée est née à la fin du 6ème siècle sous l’impulsion du pape Grégoire le Grand. Elle ne fut cependant introduite dans le culte public que bien plus tard, en 998 sous les papes Jean XVII ou Grégoire V. Enfin, le concile de Trente la ratifia en 1563, en faisant du purgatoire un article de foi imposé à tous les fidèles catholiques.

Un seul tour

La Bible est cependant formel : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27. L’histoire du riche et de Lazare, racontée par Jésus lui-même dans les Evangiles, ne laisse place à aucune ambiguïté : Luc 16,19 à 31. Le sort de chacun est scellé au moment même où il rend l’esprit.

La question se pose : Dieu est-il donc si dur qu’il ne donne pas de seconde chance ? Réfléchissons ! Tout notre salut repose sur une seule chose : non nos mérites, nos œuvres, mais sur le fait que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a porté nos péchés devant Dieu, son Père, sur la croix. Pour se faire, Jésus a effectué un incroyable parcours. Il a quitté la gloire du ciel, a revêtu l’humanité, s’est exposé à toutes les formes possibles de tentation. Il a vécu un parcours humain sans faute pour finalement, s’offrir en sacrifice volontaire pour ôter le péché du monde entier. Pour que nous accédions au salut, Dieu a simplifié les choses au maximum. Ce qu’il nous demande, n’est pas de nous améliorer, de faire des efforts, de gravir des sommets de moralité. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous reconnaissions notre impuissance à atteindre les critères de justice tels qu’ils sont définis dans sa loi (les dix commandements) et que nous misions entièrement sur ce qu’a fait Jésus pour nous. Par lui, le pardon immédiat et une justice parfaite nous sont offerts.

Si donc le salut est si simple d’accès, qu’a à faire ici une seconde chance ? Si, dès le début, nous ne sommes pas sauvés sur la base de nos efforts ou d’un niveau de purification exigé, quelle logique pousserait Dieu à revenir à un tel système ensuite? Le salut s’offrirait donc gratuitement au 1er tour, et il faudrait le gagner au second, en se soumettant à un travail de purification intense ? Non ! Pas de second tour ! Le principe de la grâce, principe selon lequel tout vient de la bonté gratuite de Dieu, source de notre salut, l’interdit.

Dès le premier tour, vous pouvez être élus… par Dieu… en Christ ! Ne laissez pas passer l’occasion !


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samedi 5 mai 2012

samedi 28 avril 2012

Votez pour lui : Il est déjà élu !

Election

Dimanche dernier, nous étions près de 44,5 millions d’électeurs appelés aux urnes pour départager les 10 candidat(e)s qui postulaient à la présidence de la République. Chacun, au cours des nombreux débats qui ont eu lieu a eu le temps de se forger sa propre opinion sur le candidat qui, à ses yeux, incarne le mieux les idées et les valeurs qui comptent pour lui, ou semble faire preuve de la meilleure compétence pour le poste.

Si un panel de candidats est légitime lorsqu’il s’agit de faire des choix politiques, une question se pose : l’est-il aussi lorsqu’il s’agit de trouver le maître spirituel à qui se fier pour trouver des réponses aux questions les plus profondes. C’est ce que semble penser aujourd’hui notre société pluraliste. La vérité, pense-t-on, dans ce domaine n’est pas unique. Elle n’appartient pas à quelqu’un en propre. Elle est plurielle, et plutôt que d’adhérer à la Vérité, il est plus séant de dire que chacun adhère à sa vérité, celle qui lui semble la plus juste et la plus conforme à la réalité.

Rien n’est plus faux ! Si nous sommes condamnés, dans le domaine de la vérité, à nous satisfaire de l’approximation, alors, autant le dire tout de suite : il est inutile de chercher. Car ce dont a chacun a besoin, ce n’est pas d’hypothèses plus ou moins justes, mais de certitudes fondées non seulement sur de belles déclarations, mais sur une démonstration de preuves. Les enjeux sont trop importants. Je peux me tromper de candidat sur le plan politique. Si celui que j’ai voté me déçoit, ce ne sera pas la fin du monde. Tout autre en est-il si je place ma confiance en quelqu’un qui, sur les questions qui touchent à Dieu, au salut de l’âme ou à l’éternité, s’avère trompeur ou décevant. Je n’aurai alors pas de seconde chance pour me rattraper. Qui, parmi tous les maîtres spirituels qui nous sont proposés, a fait ses preuves ? Qui a démontré qu’il est en mesure de tenir ses promesses et de donner ainsi une réelle assurance à qui se fie à lui pour son avenir éternel ? Telle est la question cruciale qui est au cœur de notre humanité !

L’Elu

Tout le monde, c’est certain, peut prétendre être quelque chose. C’est à l’examen des faits et des œuvres que se confirment ou s’infirment les prétentions. De tous les postulants à la médiation entre Dieu et l’humanité, il n’y a pas photo. Un seul a démontré qu’il réunissait en sa personne tous les éléments destinés à rassurer quiconque a besoin de certitudes sur le sujet : Jésus de Nazareth. Vous faut-il quelqu’un qui, tout en étant homme comme vous, ne soit pas sujet aux faiblesses qui entachent si facilement la vie des autres hommes ? Jésus seul est à la hauteur. Ils ont été des milliers à vivre autour de lui, à le suivre, l’observer, l’épier pour trouver la faille. Ils n’en ont pas trouvé. Ils n’ont rien pu faire d’autre que de le condamner sur la déclaration de faux témoins. Même le juge Pilate l’a dit : Cet homme est innocent et n’a rien fait de mal. Il faut le relâcher !

Vous faut-il quelqu’un dont les actes sont en parfait accord avec les paroles ? Jésus seul l’est, totalement, intégralement. Aucune de ses affirmations, y compris les plus audacieuses, n’a pu, à l’épreuve des faits, être prises en défaut. A peine dit-il qu’Il est la résurrection et la vie qu’il ressuscite un mort, enseveli depuis 4 jours. Jésus aurait pu, pour ne pas trop choquer ou paraître prétentieux, y aller mollo sur lui-même. Il n’a jamais éprouvé ni gêne, ni honte à dire qu’il est le chemin, la vérité, la vie, que nul ne peut venir à Dieu qu’en passant par lui. Il a affirmé être la lumière du monde, la porte qui mène au royaume de Dieu, le seul vrai bon berger, le Fils unique de Dieu… Placées dans d’autres bouches, de telles paroles auraient été une preuve d’orgueil impensable ! Chez Jésus seul, elles sonnent justes, tant elles sont soutenues par des preuves effectives.

Si Jésus est l’Elu qu’il nous faut, ce n’est pas parce qu’il est meilleur et supérieur aux autres. C’est parce qu’Il est l’Elu de Dieu lui-même. A plusieurs reprises au cours de la vie de Jésus, une voix s’est faite entendre du haut du ciel. Elle a dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le. Pour trouver quel est le meilleur Guide pour nous amener à Dieu, c’est Dieu lui-même qui doit le dire. C’est lui qui doit désigner le candidat qui a toute sa faveur. Il l’a fait pour Jésus. Non seulement, il a validé toutes ses paroles par les actes qu’il a accompli, mais, dit l’Evangile, trois jours après sa mort il l’a ressuscité. Il a glorifié celui que les hommes avaient rejeté.

Depuis, un seul message convient. Ne cherchez plus ! Faites confiance à Jésus ! Lui seul a le pouvoir de vous délivrer de l’errance et de vous conduire avec sûreté jusque dans l’éternité. Je le crois et je le sais !

samedi 21 avril 2012

Incrédulité


Incrédulité

Moisissure du genre Pénicillium notatum
En 1897, un étudiant en médecine, Ernest Duchesne, fait une découverte d’une valeur inestimable. Il démontre que la moisissure bien connue du fromage appelé « Bleu d’Auvergne » est capable d’anéantir toute une faune microbienne. Il vient de découvrir la pénicilline, antibiotique qui sauvera beaucoup de malades de la mort. Mais personne n’a voulu prendre au sérieux cette découverte incroyable ! Il faudra attendre que Fleming redécouvre la pénicilline en 1928 et c’est seulement en 1943 qu’elle sera utilisée pour soigner des blessés en Algérie. Cinquante années : que de temps et de vies perdus pour ne pas avoir pris au sérieux la découverte d’Ernest Duchesne !

Depuis toujours, Dieu se révèle et parle à ses créatures. Que de temps perdu, de vies brisées pour les êtres humains qui n’ont pas voulu le croire ! C’est par la Bible que Dieu nous parle, nous prévient et nous avertit. En particulier, il y a un aspect du message de Dieu que bien des gens ne veulent pas prendre au sérieux : celui de l’existence de l’enfer, attestée plusieurs fois par Jésus. Savez-vous quelle différence il y a entre les gens qui vont en enfer et ceux qui vont au paradis ? Ceux qui vont en enfer sont des coupables qui ont refusé le pardon que Dieu offre par le moyen de Jésus-Christ et ceux qui vont au paradis sont les coupables qui ont reçu ce pardon. Ceux qui vont au paradis ne sont donc pas meilleurs que ceux qui vont en enfer. Ils ont simplement accepté d’être graciés par Dieu. Voilà une réflexion à prendre au sérieux !

Tiré du calendrier Trésors cachés 2011


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samedi 14 avril 2012

Bientôt la guerre !

Le syndrome du Titanic


« Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerre : Matthieu 24,6. » La guerre et le bruit de futures guerres font partie, dans la bouche de Jésus, du climat des temps de la fin. Alors que nous sommes en pleine élection en France, il est frappant qu’aucun des dix candidats n’en évoque l’hypothèse. Pour le président sortant Nicolas Sarkosy, l’échec de la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu tient à une chose majeure : l’imprévu que fut la crise financière et économique survenue en 2008. L’écoutant, on peut s’étonner à juste titre de la myopie dont peuvent être frappés nos dirigeants. Se peut-il que personne n’ait rien vu venir ? La même myopie me semble être présente aujourd’hui ! On parle réforme du permis de conduire, on discute de la viande halal comme si ces thèmes étaient les sujets primordiaux à aborder. Notre situation et l’aveuglement (volontaire on non) de ceux qui postulent à la plus haute fonction me font penser au Titanic, dont on rappelle le naufrage ces derniers temps. Le plus gros danger est droit devant nous, mais l’équipage, capitaine et officiers, sont sur le pont du bateau, en train de discuter de l’amélioration des conditions de voyage des passagers pour les jours qui viennent. Discussion inutile : quelques heures plus tard, le bateau sombrait dans les eaux glacées de l’Atlantique !

Bientôt la guerre !

Il ne faut pas faire preuve d’un don extraordinaire de visionnaire pour la voir venir. L’année 2011 a connu des bouleversements politiques sans précédent. Des dictatures anciennes sont tombées. Le monde arabe est en complète ébullition. Tous les anciens traités liés avec Israël par les pays qui l’entourent, l’Egypte par exemple, sont remis en question. La Syrie est sens dessus dessous. La Turquie hausse le ton envers son voisin. Des rumeurs courent sur des accords possibles entre l’Azebaïdjan, pays frontalier de l’Iran, avec Israël : le pays lui servirait de base arrière pour des attaques éventuelles. Les Etats-Unis ont dépêché deux porte-avions vers l’Iran. L’Iran menace de bloquer le détroit d’Ormuz par lequel transite 40% du fet pétrolier mondial. La Chine et la Russie ont averti que si les Etats-Unis attaquaient l’Iran, ils entreraient en guerre contre eux. La Corée du Nord ne relâche pas sa pression sur ses voisins. Sinon, tout va très bien Madame la marquise !

L’année 2012 voit un nombre impressionnant d’élections se produire. La Chine va changer de dirigeant. Les Etats-Unis sont en pleine élection, ainsi que la France. Poutine a repris le pouvoir en Russie. Ahmadinedjad a réussi à se maintenir par la force en place. La Lybie est dominée par les islamistes, la Tunisie aussi. L’Italie, la Grèce se sont vus récemment imposer des dirigeants non élus. L’Espagne vit l’austérité et la rigueur comme jamais. Les acteurs des conflits futurs sont ou vont être mis en place. Sinon, tout va très bien Madame la marquise !

Guerre économique et numérique

Selon certains, le plus gros de la crise est derrière nous. Ce n’est de manière évidente pas l’avis de tous les économistes. La guerre continue à faire rage entre la City de Londres, la plus grosse Bourse mondiale, Wall Street et l’Europe. La spéculation va toujours bon train. Des milliards d’euros ont été injectés dans les banques pour reporter le problème et tenter de le conjurer. On anesthésie le corps pour qu’il ne sente pas la douleur. Mais le mal est toujours là. De manière évidente, les Etats-Unis, en pleine déroute économique, perdent le leadership du monde. On se détourne d’eux et leur parole n’a plus autorité. Les pays émergents redressent la tête et n’hésitent plus à opposer leur véto à l'oncle Sam. Absente lors des derniers grands conflits mondiaux, la guerre numérique, en parallèle de la guerre économique, fait rage. Israël bloque avec un virus le programme militaire iranien. Les Anonymous sabotent les sites officiels de la Chine. Partout, la menace d’un pétrole hors de prix menace le niveau de vie de chacun… Sinon, puisque vous me le demandez, tout va très bien, Madame la marquise.

Convulsions avant accouchement

Notre monde est en train de vivre ce que Jésus et l’apôtre Paul ont appelé « les douleurs de l’enfantement. » Les contractions qui annoncent la fin de ce système se font et se feront de plus en plus fortes. Il y aura, certes, quelques temps de répit entre elles, où tout semblera être revenu à la norme. Ce sont ces temps, comme aujourd’hui, où les hommes, secoués, se rendorment dans leurs rêves, se projetant dans le monde utopique de la paix et de la prospérité pour tous. Ils sont vite rappelés à l’ordre. Une nouvelle secousse fait se lever des peuples. La colère gronde, l’angoisse finit par prendre le dessus. Certains, dans un geste symbolique destiné à frapper les esprits, se donnent la mort, publiquement, tel Dimitris Christoulas en Grèce, se mettant une balle dans la tête sur la place Syntagma, la place de la Constitution. La lettre manuscrite qu’il a laissée en dit long sur le désarroi qui habitait cet ancien notable, pharmacien :

« Le gouvernement d’occupation (…) a anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (…). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un Grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. » Le même jour, quatre autres personnes établies en Grèce ont aussi décidé de mettre fin à leurs jours. A part cela, dormez bien ! Tout va très bien Madame la marquise !

Prépare-toi !

Le temps est venu où la promesse de la venue en gloire du Seigneur va s’accomplir. Le chaos, l’apostasie, le rejet des lois morales de Dieu est bientôt à son comble. Comme il en a été pour le Titanic, l’eau s’engouffre dangereusement dans le bateau. La point de rupture sera bientôt atteint. Il faudra alors se rendre à l’évidence : la catastrophe ne pourra plus être évitée. Des guerres terribles vont décimer le monde, rayer des villes de la carte, envoyer des millions d'humains dans la mort...

En ce temps, le Seigneur reviendra… d’abord pour chercher les Siens. Il interviendra miraculeusement pour sauvegarder Israël, son peuple, qui, sous la pression, finira par comprendre que c’est son Dieu qu’il a mis, il y a près de 2000 ans, sur la croix de Golgotha.

Le mot d’ordre final de l’Apocalypse, qui nous raconte notre temps, s’adresse à tous. « Et il me dit : Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore : Apocalypse 22,10-11. » Que chacun en profite maintenant pour vivre ce qu’il veut vivre. Qui aime la souillure, qu’il se souille ! Qui aime la sainteté, qu’il se consacre à Dieu ! Car la fin est proche ! Toi qui lis ces lignes, prépare-toi !


samedi 7 avril 2012

Que sera le XXIème siècle ?

Malraux ou pas ?


« Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas ! » C’est à l’écrivain et homme politique français André Malraux que l’on attribue cette phrase. Il y a cependant controverse à ce sujet. André Malraux lui-même affirme, dans une interview donnée en 1975, qu’on lui a fait dire cela. « Je n’ai jamais dit cela moi-même, dit-il, car je n’en sais rien. Ce que je dis est plus incertain. Je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire. » Qu’elle soit de Malraux ou non, l’affirmation au sujet de notre siècle, dite au siècle précédent, mérite réflexion. Que sera le XXIème siècle ? Quelle place la religion, ou la spiritualité, auront elles ? Peut-on envisager que l’avenir du monde repose sur la place que l’on fera à la religion ? Les questions doivent être posées !

Gestation

Il en est souvent des idées comme de la vie. Longtemps, avant qu’elles voient le jour sous la forme d’un système, elles existent là, en gestation, dans un ou plusieurs esprits. Puis, tout à coup, elles accouchent. Elles naissent sous la forme d’un livre ou d’un discours tenu par une sorte de nouveau prophète ou visionnaire. Quelle que soit la nature de l’idéologie qui est à la base d’un système, sa naissance n’est que la reproduction des voies par lesquelles la Révélation de Dieu a vu le jour : une pensée qui s’incarne dans une parole, qui donne naissance à un corps (un système)

Comme il en est pour chaque siècle, c’est avant lui que nous devons chercher les racines de ce qu’il sera. Le XXème siècle n’est pas né avec lui, mais avant lui, dans la tête fourmillante d’idées nouvelles (le sont-elles vraiment) des penseurs qui l’on précédé. Chacun le sait : avant Lénine, qui a érigé le communisme en système politique, il y a eu, entre autres, Karl Marx. L’un est le « père » qui est à l’origine des choses, l’autre fut le « fils » qui les incarna. Karl Marx lui-même ne s’est pas fait seul. Les influences qui ont marqué sa pensée remontent bien avant lui, dans le siècle des lumières ou dans les théories évolutionnistes darwiniennes. Chacun fait partie d’un tout qui le dépasse. Mais d’où viennent les lignes fortes qui courent à travers les âges ? Qui peut le dire. Si nous n’avions la Bible, qui nous parle de ce qui se passe dans le monde invisible et les coulisses de l’humanité, nous serions bien incapables de le dire.

Echec de l’humanisme athée

Si le XXème siècle a été le triomphe du modernisme et du matérialisme athée, il en a été aussi la plus sûre preuve de son impuissance à assurer l’avenir heureux et paisible de l’humanité. Le rêve humaniste, suite à deux guerres mondiales, de multiples génocides, le stalinisme et autre horreurs, s’est effondré et transformé en cauchemar. La ruine est telle que l’utopie a laissé place au vide. Il n’y a plus à l’aube du XXIème siècle aucune idéologie nouvelle qui puisse enchanter le monde. A côté de ces idéologies éphémères, toutes destinées à passer comme l’homme qui en est la source, une autre ligne, née depuis l’origine du temps, continue de manière imperturbable à poursuivre sa route jusqu’à l’accomplissement final du dessein de celui qui en est l’origine : Dieu !

Ligne de force divine

Celle ligne trouve sa naissance dans un lieu, une situation et une promesse. Ce lieu est le paradis originel, là où les premiers hommes sont nés ! Cette situation est l’entrée du péché dans le monde, la proposition de rébellion et d’autonomie à l’égard de Dieu à laquelle l’homme a adhéré. Cette promesse, celle d’un rétablissement final des choses pour l’humanité, telle que Dieu les a voulues, par la venue d’un homme , « né d’une femme, appelé à écraser la tête du serpent », celui qui est à l’origine de la proposition qui est la cause de tous les désordres, toutes les divisions, tous les renversements. Contrairement à celle de toutes les idéologies, la force de la Bible sera toujours de remonter plus loin, à l’origine même des choses, pour diagnostiquer à la fois la source des problèmes des hommes et proposer la voie de la guérison. Qui n’a pas le bon diagnostic ne peut donner le bon remède. D’où l’échec de toutes les idéologies qui n’identifient pas justement ce qu’est le mal qui afflige les hommes et quelle en est la source.

La place d’Israël dans le monde

La ligne de force divine, qui parcourt les âges, lie, dès le début, son développement à la naissance et l’histoire d’un peuple : Israël. Israël est le peuple qui doit donner naissance à l’homme qui va rétablir la situation dérangée depuis la création. Israël est le peuple par lequel va être béni tous les autres sur la terre. On est loin ici du marxisme ou du libéralisme comme réponse aux problèmes de l’humanité. Depuis la promesse faite à Abraham, le père de la nation juive, de nombreuses étapes ont été franchies. La promesse s’est précisée. On a su que le « Sauveur » promis, serait de la descendance du roi David, qu’il naîtrait dans la bourgade de Bethléem, qu’il serait rejeté par les hommes de sa génération et ses frères juifs. Il nous est dit qu’en son temps l’œuvre majeure de réconciliation entre Dieu et l’humanité serait accomplie. Le juste mourrait pour les injustes, puis se relèverait pour commencer à construire une nouvelle humanité, régénérée et habitée par Son Esprit. C'est cette oeuvre que les chrétiens fêtent à Pâques !

Fin des temps

Puis viendrait la fin des temps, époque marquée par la résurrection de la nation juive, disparue après son rejet de l’homme qui lui a été envoyée par son Dieu pour accomplir les promesses faites aux pères. Cette époque est la nôtre. Alors que les idéologies humaines s’écroulent l’une après l’autre, laissant ceux qui y ont cru dans la désolation, le temps de la maturation du projet de Dieu arrive à son terme. Il faudra d’abord que l’humanité cesse une fois pour toutes de croire qu’elle peut bâtir un monde uni et heureux en-dehors de ce projet là. Elle pensera y arriver une dernière fois par un surhomme qui, comme les autres, la décevra et la conduira dans le chaos et le malheur les plus grands depuis que le monde est monde.

Que sera le XXIème siècle ? Religieux ou non ? Je n’ai pas répondu aux questions posées, car ce ne sont pas elles qui sont centrales ! J’adhère cependant sans réserve à la possibilité envisagée par Malraux : le XXIème siècle verra la manifestation d’un événement majeur à l’échelle de l’humanité. Après tous les échecs des systèmes humains, qu’ils soient d’ordre religieux ou non, le Royaume de Dieu va s’établir avec, à sa tête, l’homme par qui se fait la réconciliation du monde avec son Créateur : Jésus-Christ.

samedi 31 mars 2012

Où es-Tu, Dieu ?



 1. Introduction :

Loin de nier que le monde va mal, et sans doute même de plus en plus mal, la 1ère chose que j’aimerais dire ce soir est que si Dieu ne soutenait pas ce monde qui va mal, il n’existerait même plus. Nous devons en être conscients : ce qui fait que le monde malgré toutes ses horreurs, les crimes, les exactions, les abus de pouvoir dont les hommes se rendent coupables, subsiste ne tient qu’à une seule chose : la grâce de Dieu : Son infinie bienveillance et Son infinie patience envers nous.

Tous les hommes, montre la Bible, qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou injustes, soumis ou rebelles à Dieu, sont l’objet de ce qu’on appelle en théologie la grâce commune de Dieu.

Dieu, dit Jésus, fait lever chaque jour son soleil sur les méchants et les bons et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes : Matthieu 5,45. Il soutient, dit l’auteur de la lettre aux hébreux, toutes choses par Sa parole puissante : Hébreux 1,3… si bien que si Dieu se retirait totalement du monde, celui-ci en un instant s’écroulerait sur lui-même.

Dans les âges passés, explique Paul à des païens, Dieu a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie : Actes 14,16-17.

Dieu, où es-tu, quand le monde va si mal ? La 1ère chose à dire est qu’il est là, certes invisible, mais vital et nécessaire. Si ce n’était pas le cas, le monde n’irait pas seulement mal : Il ne serait plus du tout.

2. Dieu n’est pas coupable :

La seconde chose que j’aimerais dire au sujet du mal qui ronge le monde est que Dieu n’est en rien coupable ou responsable de celui-ci. Au contraire, Dieu a tout fait pour que le monde n’aille pas mal, mais bien :

- Il a donné à l’homme toutes les ressources dont il a besoin pour vivre. Si bien que s’il y a tant d’inégalités, elles ne proviennent pas de l’insuffisance de celles-ci, mais de leur mauvaise gestion et de leur répartition injuste : 1% des plus riches de la planète possèdent 43,6% des richesses, et 10% en détiennent 83 ( Site : Observatoire des inégalités)

- Il a gravé dans le cœur de tous les hommes l’essence de Sa loi, si bien que personne ne peut dire lorsqu’il ment, lorsqu’il triche, lorsqu’il exploite un autre, lorsqu’il agit de façon injuste qu’il ne le sait pas.

Les problèmes auxquels le monde est confronté semblent complexes et innombrables. Selon Jésus cependant, la majorité d’entre eux se résoudrait en un instant si, au lieu de se servir eux-mêmes en priorité, chacun appliquait, ce qu’on a appelé la règle d’or qu’il a énoncé :

« Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux : Matthieu 7,12. » Jésus met le doigt sur ce qui, à ses yeux, représente la cause première et majeure du mal-être du monde : le fait que chacun, au lieu d’être préoccupé par le bien des autres, est en priorité préoccupé de lui-même.

Dieu appelle donc, dira Paul, tous les hommes en tous lieux à se repentir : c’est-à-dire, au regard de sa loi, à changer de mentalité, à reconnaître qu’il fonctionne à l’inverse de ce qu’il devrait. Au lieu de penser en « Je, tu, il », Il les appelle à désormais penser en « Il, tu, je ».

3. Dieu livre le monde à lui-même

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

La 3ème chose que j’aimerais dire, en réponse à cette question, est que, bien qu’Il ait le pouvoir de le faire, Dieu ne va pas s’imposer au monde. Dieu n’est pas un dictateur. Il se propose, mais il a trop de respect pour Lui-même, et la façon avec laquelle Il nous a créé, pour s’imposer de force et d’autorité à nous.

Aussi la Bible affirme-t-elle sans honte que, les choses étant ainsi, l’homme refusant de considérer le témoignage que l’histoire rend à Dieu et à ce qu’Il veut faire pour lui, Dieu livre l’homme à lui-même. Il ne le retient plus. Il agit envers lui comme il le souhaite. Il le laisse aller jusqu’au bout de sa vanité, de sa folie, de son indépendance et de son désir d’autonomie à son égard : Romains 1,24-25

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ? Si l’Evangile est une bonne nouvelle, j’ai une mauvais nouvelle à vous annoncer ce soir. C’est que la Bible nous dit que, plus le temps passe, plus le monde mûrit pour le jour de la colère et du jugement de Dieu. Certaines des choses qui se passent dans ce monde en sont les prémices et les signes avant-coureurs : dérèglements climatiques, tremblements de terre dévastateurs, tsunamis, mais aussi banalisation du mal, déplacement rapide des anciennes bornes morales (je n’ai que 50 ans de vie, mais que de déplacements incroyables), justification de tout et de n’importe quoi…

Vient le moment, proche à mon avis, où va apparaître sur la scène de l’histoire celui que l’Ecriture désigne sous le vocable de l’antichrist. Il faut qu’avant la fin, dit Paul, vienne l’apostasie, c’est-à-dire, le rejet général de Dieu, et qu’apparaisse l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu et qu’on adore… La venue de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité pour être sauvés : 2 Thessaloniciens 2,3-4.9 à 12.

4. Dieu agit là où l’on reçoit Sa Parole avec foi

Où es Dieu quand le monde va mal ?

Dieu, malgré le mûrissement du monde pour le jugement, n’est pas inactif. Que fait Dieu ? Il œuvre, Il agit partout, par ceux qui Lui appartiennent et rendent témoignage de Lui, pour détourner les hommes de leurs mauvaises voies et les inviter, par Jésus-Christ à se réconcilier avec Lui.

Il travaille les cœurs pour que chacun, dans la part du malheur global qui touche le monde, ait la capacité de changer, d’être soulagé de sa mauvaise conscience, de guérir des blessures que l’injustice des autres a provoqué en lui.

Le monde va mal. Mais, savez-vous qu’il pourrait aller encore plus mal. Je ne sais pas si vous le savez, mais, depuis 36 ans, il y a une partie du monde qui va mieux. Cette partie, c’est celle qui touche à ma propre vie.

Bien que vivant dans une famille où l’alcool et la violence régnaient, bien qu’étant sur mes cinq frères et sœurs le souffre-douleur de mon père, j’ai du reconnaître que ce qui n’allait pas dans ma vie était d’abord moi, ma haine, mon aliénation invétérée au mal. J’ai du crier à Dieu pour lui dire : Non pas, change mon père et ça ira mieux ! Mais change-moi, et j’irai mieux ! Il l’a fait etpersonne, peut-être ne s’en est aperçu, mais, depuis près de 36 ans, le monde va mieux que ce qu’il aurait pu aller, parce que cette partie du monde que représente ma vie va mieux. Cette vérité ne me concerne pas moi seulement, mais encore mes enfants et tous ceux qui vient dans l’influence de mes relations.

Qu’est-ce que Dieu fait quand le monde va mal ? Il change les vies de tous ceux qui sont prêts à se remettre en question et comprennent la part qui est la leur dans le malheur du monde.

Par Jésus-Christ, Dieu cherche une chose : c’est regagner, reconquérir le cœur de l’homme. Jésus-Christ, c’est la main tendue de Dieu, une main percée par des clous, comme pour dire à l’homme : Ses clous qui m’ont percé prouvent que le problème du monde n’est pas de mon côté, mais du vôtre. Mais ils témoignent aussi que de ma part, ce qui me sépare de vous a été payé. Une nouvelle relation, basée sur le pardon et la réconciliation, est possible désormais entre vous et moi. A nous de saisir la grâce qu’Il nous offre.

4. Conclusion :

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

- Dieu est là, Il soutient le monde

- Dieu a donné des instructions claires pour guérir les maux du monde : elles ne sont pas suivies

- Dieu livre le monde à lui-même pour qu’il aille jusqu’au bout de l’expérience de sa révolte

- Dieu change le cœur de ceux qui sont prêts à entendre et recevoir Sa parole de réconciliation, par Jésus-Christ.

- Dieu enfin détruira ce monde. Il en prépare un autre pour tous ceux qui auront cru en Lui et se seront réconciliés avec Lui par Jésus-Christ : Apocalypse 21,4


Texte du Dialogue Véritas du 29/03/2012 avec les étudiants au FEU de Lille


DIEU, OU ES-TU QUAND LE MONDE VA MAL ?

samedi 24 mars 2012

De l'athéisme scientifique à la foi

Arrière-plan

Je m’appelle Dimitri Kouznetsov. Je suis né en 1955 à Moscou, la capitale de l’ancienne URSS, dans une famille athée et communiste. A l’université, certains cours de philosophie étaient réservés à ce qu’on appelait l’athéisme scientifique. C’était une sorte d’étude comparative des religions, totalement négative et destructrice. Mais cela m’a permis, malgré tout, d’apprendre quelque chose sur la religion. J’étais d’accord avec l’enseignement reçu. Je pensais que la religion était une sorte de médicament ou de drogue pour les faibles…

Un conte de fées

Avant l’âge de 24 ans, je n’ai pas eu la possibilité de toucher une Bible. Mais peu après mon 24ème anniversaire, un de mes amis m’en a prêté une, juste pour que je la lise pendant deux ou trois soirées. Ce livre était pratiquement illégal en Russie et très difficile à trouver. Je me souviens bien de ma première impression en la lisant. Je trouvais que c’était un conte de fées. Pour moi, elle n’était pas vraie, mais cependant intéressante pour les documents historiques qu’elle contenait.

Très occupé par ma carrière, j’ai arrêté de la lire, et je l’ai même oubliée. Après avoir obtenu un doctorat en médecine, j’ai étudié pendant trois ans la biochimie avec, comme spécialité, la chimie bipolymère. Ensuite, j’ai obtenu un diplôme en biologie, l’équivalent d’un doctorat en Amérique, à l’université de Princetown dans le New Jersey, pour une année de pratique post-doctorat.

Rentré au pays, j’ai commencé à travailler comme chercheur scientifique pour l’Institut de Chimie, qui est membre de l’Académie Russe des Sciences. Neuf ans plus tard, le gouvernement de l’Union Soviétique m’a donné un doctorat honorifique en sciences : c’est le niveau le plus élevé de diplôme scientifique en Russie. J’avais déjà reçu le prix Lénine-Komsomol, un prix décerné à des scientifiques de moins de trente ans.

Evidences scientifiques

Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai vu un jour des jeunes qui distribuaient des brochures de manière tout à fait illégale. Ils m’ont donné un petit ouvrage en russe, écrit par un scientifique américain. J’ai commencé à le lire, et je fus très surpris par les arguments très clairs sur le plan scientifique, des arguments qui mettaient en évidence l’harmonie entre les découvertes scientifiques et la doctrine de la création. Mon intérêt fut éveillé, j’ai commencé à étudier et j’ai découvert que les scientifiques les plus brillants du passé, dans la société russe, étaient des croyants.

J’ai rencontré, moi aussi, beaucoup d’intellectuels qui étaient de vrais croyants. Ils semblaient toujours heureux, et je sentais que leur bonheur ne dépendait pas des circonstances extérieures. J’en déduisis qu’ils avaient peut-être quelque chose que je n’avais pas.

Cheminement

Peu à peu, je me suis mis à lire la Bible. Au début, sa lecture me rendait fou, parce que je ne comprenais rien. J’étais très fier de moi-même à cause de ma réussite. Je pensais que j’étais un jeune homme intelligent, instruit, et là, en lisant ce livre, je ne comprenais rien.

Un ami chrétien m’a dit que ma manière de lire la Bible était mauvaise, que la Bible est un livre que nous devons lire en restant en contact permanent avec son auteur, et qu’il fallait que je demande à l’auteur de me l’expliquer. Et ce fut là la raison de ma première prière : « Seigneur, lui dis-je, si vraiment tu existes, explique-moi quelque chose dans le livre ! » Et il m’a exaucé dès le lendemain matin. J’ai lu le début de l’Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole ». Le mot grec « logos » veut dire beaucoup plus que « parole » ; par extension, il a aussi le sens de : information, connaissance, sagesse…

C’était comme une découverte scientifique pour moi : en effet, une seule cellule de l’être humain contient plus d’informations que toute la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. Or, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis n’est pas le résultat d’une explosion dans une imprimerie, c’est le fruit d’un travail créatif de beaucoup de personnes. Ce seul verset de la Bible m’expliquait plus sur la théorie de l’information que des livres entiers que j’avais lus.

Ensuite, j’ai commencé à prier régulièrement. J’ai invité le Seigneur Jésus à venir dans ma vie, et elle a été transformée. J’ai compris que Dieu est le Créateur et qu’il y a une plus grande différence entre mon intelligence et la sienne qu’entre l’intelligence d’un microbiologiste et celle d’une bactérie, parce que le microbiologiste n’a pas créé la bactérie.

Puis j’ai réalisé que Dieu n’est pas seulement un grand Créateur, digne de respect en tant qu’ingénieur, mais qu’il s’intéresse à ses créatures, qu’il a un plan pour elles. Lorsque j’ai réalisé qu’il m’aimait et qu’il était mort pour moi, j’ai décidé de le servir. Et j’ai compris que je pouvais le faire par ma connaissance scientifique. J’ai commencé à écrire des livres, des articles, en russe…

Mise à l’index

J’ai été baptisé en 1985. J’enseignais à l’université, et peu après mon baptême, mon supérieur m’invita à son bureau. Il me dit : « Je vous respecte, c’est votre affaire. La seule chose que je n’admettrai pas ici, c’est de prêcher, de parler de Dieu à votre travail. Ce n’est pas une église ici. »

Je n’ai donc parlé à personne, mais bientôt, sans que je sache comment, tous mes collègues savaient que j’avais été baptisé. Beaucoup se mirent à poser des questions, et là je ne pouvais tout simplement pas résister. Je répondais à chaque question. Comme résultat, mon contrat ne fut pas renouvelé et je perdis mon travail. J’étais devenu dangereux pour la doctrine marxiste de l’université. Plus tard, la situation ayant évolué, j’ai pu, de nouveau, assurer quelques heures de cours à l’Université de Moscou.

En 1990, nous avons créé une société pour organiser des séminaires où nous invitons des croyants et des non-croyants afin d’étudier l’harmonie qui existe entre la vraie science et la foi chrétienne.

Ma vie a maintenant un but. Je n’ai plus peur de la mort. Je connais ma destinée, je sais où je vais après la partie terrestre de ma vie. Je vois les choses différemment. J’essaie d’apporter aux hommes quelque chose, petitement, humblement.



Tiré de « Documents Expériences » Centre Missionnaire Carhaix – Avec autorisation.

samedi 17 mars 2012

L'atmosphère céleste

L’air du ciel

Nous avons vu dans le précédent billet comment la Bible décrit le ciel. Plus que la richesse qui s’y trouve, ce qui différencie le ciel du monde dans lequel nous vivons est l’air qu’on y respirera. L’atmosphère spirituelle dans laquelle nous baignons aujourd’hui est saturée de l’influence maléfique du diable. Convoitises, orgueil, violence, haines, divisions en sont les caractéristiques majeurs. Tout autre sera le climat du ciel, débarrassé des relents pestilentiels du mal. Le ciel sera le lieu :

a. de la gloire de Dieu :

C’est le lieu où la beauté de la Personne de Dieu rayonnera dans toutes ses facettes. Indescriptible, la gloire de Dieu sera partout, sur tout et en tout. Rien ne sera en sa présence laid, repoussant, sujet de tristesse et de déception. Tous seront transformés à l’image de Dieu et exprimeront au plus haut point dans leur personnalité une facette de Sa sagesse infiniment variée.

b. de la sainteté :

« Saint, saint, saint est le Seigneur ! s’écriaient les être célestes glorieux que le prophète Esaïe eut en vision : Esaïe 6,3. La sainteté de Dieu signifie que rien de souillé ni d’impur n’entrera dans la cité de Dieu. Il n’y aura plus ni corruption, ni perversité, ni duplicité nulle part. Tout respirera noblesse, droiture et justice. Enfin !

c. de l’immortalité

Dieu seul possède l’immortalité ! Il la partagera cependant avec tous ceux qu’il aura racheté pour lui par Jésus-Christ. La vie éternelle que Dieu nous promet ne touche pas qu’à la question de la durée. La vie éternelle est en fait une vie aux possibilités infinies. Ce qui tend à vouloir dire que ceux qui vivront avec Dieu connaîtront la plénitude de ce qu’Il leur réserve de façon exponentielle et sans limite. Aucune mort n’existera nulle part, ni dans aucun domaine. Imaginez !

d. de l’unité parfaite

Tout en Dieu est harmonie et unité parfaite. Jamais Dieu n’est, n’a été et ne sera en conflit avec Lui-même. Lorsque le Père décida de juger son Fils à notre place, la Bible nous dit qu’il n’y eut ni conflit, ni discussion entre eux. Le Fils répondit au projet du Père : Me voici ! Je viens, ô Dieu, pour faire Ta volonté : Hébreux 10,7. D’aucuns pourraient penser qu’un monde totalement uni manque d’intérêt. L’unité de Dieu n’est pas l’uniformité. Elle se manifestera dans une diversité infinie comme le montre déjà ses œuvres dans la création, toute originales. C’est le péché qui a introduit le chaos, la souffrance, le déchirement et l’ennui dans le monde, non Dieu !

e. de la perfection

Tout ce qui vient d’être dit le souligne. Aucune chose de ce monde n’est, quoi qu’on en dise, parfaite. Notre connaissance des choses reste partielle. Nous sommes sujets à l’erreur. Nos jugements sont partiaux, rarement émis en toute connaissance de cause. Aucun gouvernement, aucun système politique n’est parfait : cela se saurait ! Toute cette imperfection, qui est source de tant de malentendus, conflits et séparations dans ce monde, n’existera plus. Chacun connaîtra entièrement, exercera pleinement ses responsabilité, le tout dans une harmonie et une unité sans faille.

f. de l’amour absolu

Paul l’a dit : les prophéties, les langues, la connaissance même prendront fin un jour : 1 Corinthiens 13,8. Pas l’amour ! A l’image de Dieu, porté sans cesse vers le bien d’autrui, son royaume sera peuplé de gens habités du même esprit et de la même mentalité. Chacun aura pour but de sa vie d’aimer, Dieu en premier, puis tous ceux qui portent son image autour de lui. « Moi d’abord ! » n’existera plus ! Ce sera Lui en premier, puis les autres, pour le plus grand bonheur de soi ! Joie, bonheur et paix parfaite seront l’atmosphère permanente du ciel, sans nuage ni cause, même éphémère de chagrin ou de tristesse.

Activités

Le ciel sera-t-il un lieu ennuyeux ? Sûrement pas ! Quoique discrète sur les activités qui attendent les rachetés de Dieu, la Bible nous donnent quelques indications. Au ciel,

- nous régnerons avec Dieu. nous serons co-gestionnaires de l’immensité de sa création, des nouveaux cieux et de la nouvelle terre où nous habiterons !

- nous adorerons Dieu, éblouis par la gloire qui émane de Sa Personne. Nous aurons à chaque moment un accès direct à sa Personne. La musique sera présente dans les cieux et des concerts incroyables auront lieu, remplissant l’univers des échos de la joie de tous.

- Nous le servirons et nous sous servirons mutuellement, avec plaisir, bonheur. La Bible précise que le ciel sera aussi un lieu de repos, où nous vivrons le renouvellement de notre être de manière permanente.

La liste n’est sans doute pas exhaustive ! Mais que personne ne s’inquiète. Il n’y aura plus ni chômeurs, ni de « Pôle emploi » pour trouver un travail. Chacun sera pleinement à sa place, pour faire exactement ce pour quoi il a été fait. Une seule chose m’inquiète en concluant : Vous verrais-je au ciel ?


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samedi 10 mars 2012

Visite aux portes du ciel

Approche du ciel

Si Marcel Poggioli (voir billet précédent) a eu l’horrible vision de l’enfer, l’apôtre Paul, quant à lui, a connu le privilège d’une visite aux portes du ciel. Il nous la relate dans une des lettres qu’il adresse à l’Eglise de Corinthe. Paul, pour ne pas se citer lui-même, semble parler de quelqu’un d’autre. Il agit avec humilité, mais c’est bien de lui qu’il s’agit :

« Je connais un homme, un disciple du Christ qui, voici quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel — fut-ce dans son corps ou sans son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait. Je sais seulement que cet homme fut enlevé au paradis et qu’il entendit des choses ineffables qu’aucune lèvre humaine ne saurait redire - je le répète : je ne sais si c’est corporellement ou dans l’extase qu’il fut ravi. Dieu seul le sait : 2 Corinthiens 12,2 à 4 »

Comme Marcel, Paul est incapable de dire comment la chose a pu se faire. Etait-il dans son corps ou hors de lui : il ne le sait. Ce qu’il sait, c’est qu’il était conscient et que c’est bien lui qui a fait cette visite extraordinaire.

Si l’Ecriture décrit en grandes lignes ce qui se passe en enfer, elle n’est pas sans parole pour dire ce qui se trouve au ciel, dans le Royaume de Dieu. Elle reste cependant succincte, vu, comme le dit Paul, que les réalités qui s’y trouvent sont impossibles à appréhender maintenant.

Description du ciel

L’Ecriture utilise plusieurs expressions pour décrire le ciel.

1. Un nouveau ciel et une nouvelle terre

La création première, souillée, avilie par le péché, aura disparu. C’est dans un monde neuf que seront les rachetés de Jésus-Christ. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront des lieux où la justice habitera, précise l’apôtre Pierre.

2. Une nouvelle Jérusalem : Apocalypse 21

La seule ville de ce monde qui retrouvera son nom dans cette nouvelle création sera Jérusalem. C’est la ville royale dont Dieu Lui-même est l’architecte et le constructeur. La ville sera faite d’or pur, de perles et de pierres précieuses de toutes couleurs. La ville sera entourée d’une muraille de jaspe haute de 70 mètres. La ville aura douze fondements qui porteront le nom des 12 apôtres du Christ (Judas ayant été remplacé par un autre). Les dimensions de la ville sont considérables. La ville forme un cube de 2 000 kms de côté. La ville a 12 portes d’entrée, trois de chaque côté, aux noms des 12 tribus d’Israël. La place de la ville est également d’or pur. La ville n’a pas de temple, Dieu Lui-même y étant présent et accessible à tout moment. La nouvelle Jérusalem est constamment illuminée par la gloire et la présence de Dieu. Elle n’a besoin ni de soleil, ni de lune pour l’éclairer.

3. Un nouveau paradis : Apocalypse 22

C’est le lieu que Paul a vu. Il se situe dans la nouvelle Jérusalem. On y trouve un fleuve d’eau de la vie qui coule du trône de Dieu et du Christ. Partout où elle passe, cette eau porte la vie. Un arbre de vie se tient au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve. Il suffit pour entretenir la vie de tous les habitants du ciel. Les fruits de l’arbre sont produits chaque mois et ses feuilles assurent la santé perpétuelle de chacun.

4. Le tabernacle de Dieu avec les hommes

Le premier tabernacle, construit par Moïse, l’avait été selon le modèle de celui du ciel. Le premier tabernacle nécessitait l’offrande de sacrifices sanglants pour expier le péché. Après sa mort, Jésus est entré directement dans la présence de Dieu avec son sang. Il a aboli pour toujours le besoin de sacrifice, son sang versé ôtant le péché du monde. Le tabernacle est la maison de Dieu, un lieu de bonheur perpétuel pour eux qui y entrent : Psaume 23,6. Jésus, après sa mort, est remonté au ciel pour nous y préparer une place : Jean 14,2

5. Autres noms

D’autres noms sont donnés au lieu que la Bible appelle le ciel ou le paradis. Ce lieu est la patrie céleste de tous les vrais croyants depuis Abraham, la montagne de Sion où se trouvent les myriades d’anges : Hébreux 12,18 à 24. C’est le royaume de Dieu et la demeure du Très-Haut.

Après sa description, nous verrons la prochaine fois dans quelle atmosphère ceux qui auront la grâce d’y vivre évolueront !


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