samedi 7 janvier 2012

Les impossibilités de Dieu !

Impossible à Dieu ?

Rien n’est impossible à Dieu, dit-on ! N’est-il pas le Tout-Puissant, celui qui fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut ? La Bible présente pourtant 3 choses qui sont pour Dieu du domaine de l’impossible !

1ère impossibilité : sauver un incrédule

Nous le sommes tous par nature. Dans la culture rationaliste qui est la nôtre, les athées sont comme des poissons dans l’eau. Ils se rassurent mutuellement : qui est assez niais en 2012 pour croire en Dieu ?

La Bible dit que c’est celui qui a perdu le bon sens qui nie que Dieu existe. Sur le plan de la raison et des probabilités, il y a beaucoup plus de chance que l’univers soit le produit d’un Créateur intelligent que le fruit du pur hasard. La foi en Dieu nécessite de mettre de côté le prêt-à-penser soit disant moderne dans lequel les occidentaux, en particulier, s’enferment.

Croire que Dieu existe ne suffit pas pour le connaître. Encore faut-il prendre au sérieux le témoignage qu’il a donné de lui-même dans l’histoire. On ne peut connaître de Dieu que ce qu’il veut bien montrer de lui. A ce sujet, nous ne sommes pas dépourvus d’indications. La Bible qui a traversé les siècles et Jésus-Christ sont les témoignages éloquents de Dieu. Jésus est l’image même de Dieu, l’empreinte de sa personne, l’expression exacte de sa réalité. Prenez-le temps d’examiner les faits, de vous faire une opinion solide sur Jésus. Dieu fait dépendre dans la Bible votre salut éternel de lui. C’est tout ou rien ! Il serait dommage, par négligence, paresse ou conformisme de passer à côté du Merveilleux ! Rappelez-vous : la foi ne naît pas par miracle ! Elle vient de ce qu’on entend, du témoignage rendu ! Prenez et lisez !

2ème impossibilité : mentir

La Bible l’affirme à plusieurs reprises : Dieu ne peut mentir. C’est une impossibilité liée à sa nature. Parce qu’il en est ainsi, il est le seul point de repère fiable de l’univers. Il est aussi le mètre étalon de toutes les valeurs qui existent. En matière de justice d’abord. On sait combien les lois humaines fluctuent, changent selon les modes, les lieux, les cultures, les influences. Dieu, lui, ne change pas. ce qu’il dit était vrai hier, l’est aujourd’hui, le sera demain. Le mal n’est pas ce que la majorité décide, mais ce que Dieu désigne comme tel. Il est beaucoup plus grave que tout ce que nous pouvons concevoir.

Le fait que Dieu ne ment pas est à la fois effrayant et rassurant. Effrayant pour celui qui, tel le caméléon, s’adapte au monde environnant pour établir ce qui est normatif ou pas. Dieu ne relativise jamais. Il pense les choses en fonction de sa nature exempte de toute ombre de variation. Rassurant pour celui qui fait confiance à Dieu, ses promesses. Dieu ne saurait faire défaut, être une source décevante. Il ne peut se renier lui-même. Ce qu’il promet, il le tient sûrement. Il sauvera tous ceux qui croient en Jésus-Christ et en la valeur de sa mort pour leur rachat.

3ème impossibilité : tout pardonner

Cela vous surprend sans doute. Mais je ne dis pas ici autre chose que ce que Jésus lui-même a dit. Dieu pardonne tout, sauf une chose : le péché contre le Saint-Esprit. Qu’est ce ? Jésus a dit cette parole à une catégorie d’hommes bien précise : les pharisiens. Il l’a dit au sujet d’une parole précise. Ceux-ci disaient de lui qu’il avait partie liée avec les démons. Jésus a alors épinglé avec sévérité leur malhonnêteté. « On reconnaît l’arbre à son fruit, leur a-t-il dit. Si le fruit est bon, l’arbre l’est aussi. Si le fruit ne l’est pas, l’arbre non plus. »

Le péché contre le Saint-Esprit est celui de ceux qui savent pertinemment où se trouve la vérité, mais qui, délibérément, choisissent de la nier ou de la refuser. Ils ne sont pas ignorants, mais éclairés. Ils ont été acculés au devoir de choisir. Ils ont choisi de la refuser. S’ils persévèrent dans cette attitude, Jésus l’affirme : c’en est fait d’eux. Il n’y a plus de recours possible, ni de grâce. Le pardon n’est efficace que pour ceux qui reconnaissent leurs fautes, leurs erreurs. Pour les autres, il n’y a qu’une attente : celle du jugement définitif et irrévocable de Dieu.

Peut-être y a-t-il encore d’autres choses qui sont du domaine de l’impossible pour Dieu ! Ces trois là sont suffisantes pour provoquer en nous une crainte salutaire. Or, la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Puisse-t-elle vous habiter cette année !

dimanche 1 janvier 2012

J'aimerais...

J’aimerais…


J'aimerais te souhaiter bonne année


Mais qui sait ce qu’elle va apporter !


Quel malheur, quelle tragédie, quelle difficulté


Duquel tu auras tant de mal à te relever !



J’aimerais te souhaiter bonne santé


Mais nos corps sont si pleins de fragilités !


Les années flétrissent la beauté


Et doucement altèrent les facultés !



J’aimerais te souhaiter prospérité


Mais le monde est en train de basculer !


Il te faut envisager d’avoir moins de commodités


Et chercher ailleurs qu’en l’argent ta sécurité !



J’aimerais te souhaiter la stabilité


Mais la terre ne cesse de chanceler.


Elle ne supporte plus le poids de son péché


Et les décisions des grands n’y pourront rien changer !



J’aimerais te souhaiter la liberté


Mais il y a de plus en plus d’aliénés !


Si tu as la foi, attends-toi à être persécuté


A rejoindre la cohorte de tes frères enchaînés !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne année


Mais je sais sur quoi tu peux compter !


Le Seigneur te promet Sa fidélité


Sa grâce t’assure de Sa bonté !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne santé


Mais dans l’épreuve, Il sera à tes côtés !


Dans Sa bienveillance, Il t’assure de Sa proximité


Dans le bon jour comme le plus gâté !



Je n’ai rien pour te souhaiter prospérité !


Mais les compassions de Dieu ne sont pas épuisées !


Chaque matin, Il te promet de t’assister


Pour qu’au terme de ta vie tu sois rassasié !



Je n’ai rien pour te souhaiter la stabilité


Mais sur toutes les tempêtes, Il a autorité !


Jamais Il n’est et ne sera dépassé


N’est-Il pas le Dieu d’éternité ?



Je n’ai rien pour te souhaiter la liberté


Mais en Lui tu peux vivre caché !


En Lui, nulle flèche ne saurait te toucher


De Sa main, nul ne peux t’arracher !




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samedi 24 décembre 2011

La mendiante mal reçue

La mendiante


Dans un temps de disette, par une rude et froide journée d’hiver, une pauvre femme inconnue avait parcouru le village, mendiant de porte en porte.

Ses vêtements étaient propres, mais bien usés et rapiécés. Comme la neige tombait en abondance et que le vent soufflait avec force, la pauvre femme avait serré autour de sa tête un fichu qui cachait en partie ses traits. Elle tenait à la main droite un bâton et au bras gauche un panier. Dans la plupart des maisons, on ne lui donnait qu’une misérable aumône ; quelques fermiers - à leur aise cependant - la renvoyèrent même avec dureté. Un seul villageois - et non un des plus riches - la fit entrer dans la cuisine où régnait une douce chaleur, et la fermière, qui sortait du four un beau gâteau doré à point, en donna un gros morceau à la mendiante, qui, réchauffée, réconfortée, reprit sa route.

La Comtesse

Quelques jours plus tard, les villageois furent tout surpris de recevoir une invitation de Mme la Comtesse, qui les priait à souper à son château. C’était bien la première fois que la châtelaine faisait une telle invitation ! Les braves paysans mirent leurs plus beaux atours et, un peu intimidés, arrivèrent au château à l’heure indiquée.

Des domestiques, bien stylés, les aidèrent à ôter manteaux, chapeaux et galoches et les introduisirent dans la salle du festin. Une grande table avait été dressée, elle était couverte de pièces d’argenterie, de cristaux, de fleurs. Chacun trouva sa place indiquée par une jolie carte fleurie.

Mais quelles ne furent pas la surprise et l’indignation des convives, de voir les valets leur apporter des assiettes contenant quelques croûtes de pain, un bout de fromage moisi, ou un os …

Seule une famille, assise près de la châtelaine, était servie de mets succulents : poulet rôti, salade, légumes rares.

Des murmures s’élevèrent dans la salle :

- On se moque de nous ! C’est honteux ! …

La châtelaine s’était levée, tous les yeux se fixèrent sur elle : l’énigme allait être expliquée.

- Mes amis, dit-elle, la mendiante qui s’est présentée chez vous, il y a quelques jours, c’était moi ! J’ai voulu mettre à l’épreuve votre bienfaisance. Hélas ! J’ai été déçue, car seule, dans tout le village, une famille m’a reçue avec bonté et a partagé avec moi ce qu’elle possédait. Les autres … voyez ce que vous avez donné, tout est là.

On imagine facilement les sentiments que ces invités ont pu éprouver en écoutant ces paroles : Oh ! S’ils avaient su qui ils recevaient ce jour-là !

Que faites-vous de Jésus ?

Il y a près de 20 siècles, le Fils de Dieu, sous le déguisement d’un simple homme, est venu dans ce monde. Né dans une étable, il a connu le mépris, l’hostilité, puis le rejet. Quelques-uns cependant l’ont reçu. Ils ont discerné, derrière l’homme simple, le Noble de lignée royale. Vient le jour proche où, à notre tour, nous comparaîtrons devant le Roi des rois ! Il nous sera fait comme nous lui avons fait ! Que représente Jésus pour nous ? Quelle valeur a-t-il pour nous ? Jésus dira-t-il en nous voyant : « Je ne te connais pas ! » ou « Viens, bon et fidèle serviteur ! Entre dans la joie de ton maître ! »

samedi 17 décembre 2011

Un cantique qui a du prix !

Helen Berhane, chanteuse de gospel, a passé deux ans et demi en détention en Erythrée à cause de sa foi. Dans la souffrance ou dans la consolation, elle n’a jamais cessé de garder confiance en Dieu. Voici les paroles de l’un de ses cantiques, s’inspirant de ce qu’elle a vécu en prison.





Persécutée, isolée, épuisée,

Mes jambes vacillent, je vais tomber.

Je pleure comme un nourrisson arraché à sa mère.

Jésus, tu ne m’as pas abandonnée.



Dans ma misère, mon désespoir, ma solitude,

Je n’ai plus que toi, tu es ici vers moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi



Quand la peur m’envahit comme jadis tes disciples,

Quand au fond des ténèbres je crie à toi,

Tu entends mon appel de détresse

Et me remplis de ta paix céleste.



Quand je me sens seuls abandonnée,

Jésus, tu es encore avec moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.



Quand j’étais méprisée et rejetée de tous,

Dieu de David, tu l’as vu et as détruit Goliath,

Je suis maintenant témoin de tes actes,

Je les ai vus de mes propres yeux.



Sur mon chemin de solitude et d’angoisse,

Jésus, tu ne m’as jamais quittée.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.

An Interview With Helen Berhane from David Shepherd on Vimeo.



Sources : Portes Ouvertes - Release International

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samedi 10 décembre 2011

Enfants de la crise...

Génération sacrifiée

Né dans une période sombre de l’histoire de son peuple, Daniel, jeune israélite, fut déporté avec beaucoup d’autres par Nabuchodonosor, le roi de Babylone, loin de son pays. Israël vivait dans les faits ce que n’avait cessé de dire les prophètes. Dès l’origine, Dieu avait prévenu ! Si Israël l’abandonnait, il perdrait ce que Dieu lui avait donné : son pays, sa sécurité, sa liberté… Nous ne savons pas quels sentiments habitaient Daniel et ses compagnons lors de cet exil. Leur génération n’était pas responsable du fiasco de la nation. Celui-ci n’était dû qu’aux erreurs commises par les pères. Les pères avaient fauté, mais c’était eux, les fils, qui payaient.

Leur situation me fait penser à la nôtre. La crise actuelle de l’euro n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence de l’endettement insensé des Etats dans les dernières décennies… comme si le progrès était un principe intangible. L'optimisme passé était si fort que nos dirigeants actuels constatent, effarés, que rien n'a été prévu dans le traité de Maastricht pour affronter l'éventualité d'une telle crise. La conséquence en est que la décennie qui vient a été qualifiée de décennie perdue. Les perspectives de croissance et de redressement à court terme étant quasi nulles, la récession inévitable, le seul héritage que nous laissons à nos enfants est le salaire de nos erreurs irréparables.

Je ne suis plus à l’âge de la jeunesse et des grands projets. Je me mets cependant à la place de mes fils. Quel message est à même de les stimuler à vivre, entreprendre et espérer dans le climat actuel ? La question vaut la peine d’être posée ! La situation que nous vivons ayant déjà été vécue par Daniel, c’est vers lui que nous allons nous tourner. Car le livre qui le concerne en témoigne : jamais Daniel n’a sombré dans le défaitisme. Au milieu des éléments déchaînés, sa vision de l’histoire lui a permis de rester debout, égal à lui-même. En quoi Daniel croyait-il donc pour faire preuve, en tant de crise, d’une telle force ?

Le Rocher de Daniel

Exilé dans un autre pays, une autre culture, Daniel a su s’adapter sans renier sa foi, ni ses convictions. Il a été aussi loin qu’il était possible dans la soumission aux ordres du roi qui l’avait fait captif sans jamais céder de ce qui était vital et sacré à ses yeux. Daniel nous enseigne que ce qui fait notre force n’est pas lié aux circonstances dans lesquelles nous vivons. Le monde extérieur peut sombrer, les fondements du monde intérieur de Daniel ne bougent pas. La vie de Daniel est ancrée dans des réalités qui ne sont pas de ce monde. Il croit en la souveraineté de Dieu et sait que son destin n’est pas entre les mains des hommes, mais de Dieu, l’Eternel.

La vie ne fut pas pour autant tous les jours faciles pour Daniel. A la cour du roi, il fut exposé aux caprices du souverain. Agité une nuit par un cauchemar, celui-ci convoqua au matin tous les sages du royaume pour qu’ils lui en fournissent l’explication. Problème : Nabuchodonosor ne se souvenait même plus du contenu du rêve. Qui pouvait le lui rappeler et le lui expliquer ? Une sentence de mort fut prononcée contre tous les sages s’ils n’y parvenaient pas.

Daniel l’apprit. Il demanda au chef des gardes un délai. Puis, appelant ses amis, il pria. Dieu se révéla à lui et lui décrit le rêve du roi. Il lui en fournit ensuite l’explication. Daniel sauva sa vie et celle de tous les conseillers du roi. Daniel nous enseigne ici que, quelles que soient les situations, ce n’est pas en nous, mais en Dieu que se trouve la sagesse et le discernement. Le croyant qui connaît Dieu a une intelligence supérieure, non à cause de son QI, mais par le fait qu’il reçoit dans son esprit des lumières qui échappent aux autres. Avec Dieu, Daniel nous apprend que nous ne sommes jamais seuls, jamais livrés à nous-mêmes ou aux autres. Une fois de plus sauvé, Daniel nous livre quelques éléments de sa vision de l’histoire.

Le Maître de l’histoire

Avant qu’il aille livrer au roi la révélation de Dieu, Daniel le remercie. Dans sa prière, il fait part de deux éléments propre à stimuler la confiance de chacun, aux jeunes de notre temps d’abord, en Dieu ;

1. Dieu est Celui qui change les temps et les circonstances : Daniel 2,10

Nous pensons trop que le monde dans lequel nous avons vécu et grandi est immuable. Tant de sécurités nous entourent, tant de facilités font notre confort qu’il ne nous vient jamais à l’idée que tout ceci peut être très provisoire. L’histoire du monde pourtant n’est que la répétition incessante de grandeurs et de déclins. Des empires entiers, dominant un temps le monde, ont disparu, ne laissant comme souvenir aux générations suivantes que des ruines. Babylone, le royaume de Nabuchodonosor, en est un exemple frappant.

La crise par laquelle nous passons devrait nous interpeller à ce sujet. Même si les économistes nous en expliquent les causes, Daniel dit que c’est en réalité Dieu qui change les temps et les circonstances des peuples. Les événements ne se produisent pas par hasard. Leur minutage est coordonné en vue de l’accomplissement des projets de Dieu. L’impuissance dont font preuve nos dirigeants à endiguer la catastrophe le prouve. Ils luttent contre plus fort qu’eux. Au lieu de défendre les acquis du passé, il faut nous préparer à ce qui vient dans l’avenir. Pour le croyant, uns constante ne varie jamais : Dieu sera toujours là au contrôle de la situation.

2. Dieu est celui qui renverse et établit les rois : Daniel 2,10

L’année 2012 sera une année d’élection à bien des endroits. Dans les peuples, la tension est là : qui va s’installer sur le trône du pouvoir ou le siège du président ? Dans d’autres pays, l’aspiration à la liberté et à la démocratie ne s’éteint pas. L’un après l’autre les tyrans s’écroulent sous les coups répétés de la ferveur populaire. Combien de temps les dictatures qui restent vont-elles tenir ?

La vision de Daniel sur l’histoire est toute autre. Si les hommes votent, si les peuples se rebellent, c’est le Trés-Haut qui domine sur le règne des hommes. Il le donne à qui lui plaît. Il peut y élever le plus vil des hommes : Daniel 4,17. Ce qui compte n’est pas le roi lui-même, mais la façon selon laquelle, par lui, le projet de Dieu pour le monde s’accomplit. « Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Eternel, dit le roi Salomon. Il l’incline partout où il veut : Proverbes 21,1. » L’orgueilleux roi Nabuchodonosor, qui devra quitter le pouvoir pour cause de maladie mentale, le reconnaîtra : Je bénis, dit-il, le Très-Haut, je loue et glorifie celui qui est vivant pour toujours, dont la domination durera toujours et dont le règne subsiste de génération en génération. Tous les habitants de la terre comptent pour rien ; il agit comme il lui plaît avec l’armée du ciel et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui lui résiste et lui dise : Que fais-tu ? » : Daniel 4,17

Sommes-nous pour autant livrés à l’arbitraire ? Nullement. La situation d’exil vécue par Daniel nous rappelle que les peuples récoltent ce qu’ils ont semé. En tant que croyants, nous pouvons influer sur la conscience de la nation et militer pour le respect des valeurs affirmées dans la loi de Dieu. La Bible nous ordonne aussi de prier pour les autorités. L’apôtre Paul en fait une priorité. La prière peut faire tomber des rois mauvais et en installer d’autres dans le siège du commandement. Les autorités, certes, sont un pouvoir limité. Mais, ne l’oublions pas, c’est aussi d’elles que dépendent notre tranquillité et notre paix.


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samedi 3 décembre 2011

Chrétien écolo !

Enjeux

Les écologistes les plus radicaux considèrent que la disparition de l’être humain pourrait favoriser la biodiversité, puisqu’il est la principale cause des désordres actuels dans la nature. D’autres, plus modérés, proposent de multiples solutions propres à résoudre tous les problèmes ! Leur motivation est le plus souvent inspirée par la peur du changement climatique et d’un accident industriel majeur et de leurs conséquences. Cette crainte est en partie fondée, mais elle ne peut être le seul motif d’un comportement « écologique. »

Bible et écologie

La vision biblique du monde n’est pas centrée sur l’homme ou sur la nature : elle est « théocentrique ». Dieu est bien le Seigneur, le maître de cette terre. C’est donc en référence à Dieu et non à l’homme que nous pouvons vivre et ajuster notre comportement. Hélas, cela n’a pas toujours été le cas de bien des chrétiens, loin s’en faut !

Il est bon d’adopter certaines mesures pour préserver notre planète, mais nous aurions tort de nous en contenter pour nous donner ainsi bonne conscience. Ce n’est pas tant la « compensation carbone », par exemple dont les bases de calcul restent parfois nébuleuses, qui favorisera la diversité des espèces. C’est la réorientation de nos choix, individuels et collectifs, pour vivre, consommer, et nous déplacer autrement dans le temps et dans l'espace de notre belle planète, qui contribuera à sa sauvegarde.

Face à l’avenir, les chrétiens vivent plus ou moins bien la tension entre le présent et l’avenir, spécifique à leur foi. Ils ont parfois tendance à mettre l’accent sur les dernières phrases du Credo, le retour de Jésus-Christ et le jugement dernier, la « dissolution de toutes choses » évoquée par l’apôtre Pierre dans sa deuxième lettre, la « fin du monde » ! Tout doit disparaître ! Après moi, le déluge ! Cela est aussi vrai pour ceux qui placent leur foi en la déesse consommation et qui vénèrent le dieu tout-puissant de l’argent-roi. Les conséquences d’une telle attitude sont sensibles, en particulier pour les êtres humains les plus faibles et démunis, et pour les espèces animales ou végétales les plus menacées.

Respect de l’environnement

La foi chrétienne demeure une source de motivation puissante pour se conformer davantage aux exigences d’une vie plus respectueuse de l’environnement. Nous pouvons, certes, cultiver notre foi en un Dieu souverain et providentiel, sur qui nous avons le privilège de nous reposer avec confiance, afin de rester en paix même en temps de crise. Ce n’est pas un prétexte au gaspillage, ni à éviter nos responsabilités pour vivre de façon responsable. Les chrétiens sont appelés à manifester leur amour et leur respect pour le Créateur.

Quel être humain se réjouirait de voir son œuvre méprisée, foulée aux pieds, détruite ? Et nous prêchons l’amour du prochain : n’est-ce pas nous contredire que de détruire l’environnement, où chacun vit et dont il tire aussi sa subsistance ?

Nous avons enfin une espérance particulière, enracinée en Dieu qui un jour renouvellera cette création toute entière : Romains 8,18-23. Cela doit nous conduire, comme un signe de cette espérance, à prendre soin de notre corps, bien qu’il soit mortel, et à préserver ainsi, avec tous nos contemporains, la plus grande diversité des espèces vivantes et des ressources naturelles.

Article de Frédéric Baudin, membre fondateur d’A Rocha France. Paru dans le N°2-2010-1

samedi 26 novembre 2011

Sacré et profane

Actualité


Trois faits différents ponctuant l’actualité récente ont retenu dernièrement mon attention. Bien qu’ayant plusieurs traits communs, je n’ai, à ma connaissance, entendu aucun journaliste établir de parallèles entre eux. Le premier fait s’est produit dans la petite ville de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Le maire, Jean Vila, apparenté communiste, a procédé le 12 novembre à un mariage entre Guillaume et Patrick, deux homosexuels. Bien qu’illégal, le mariage se voulait « un acte de révolte » destiné à interpeller les candidats à la présidentielle sur le sujet. Le second fait est l’attentat perpétré par des islamistes contre les bureaux de Charlie Hebdo dans la nuit du 2 au 3/11, suite à la publication de leur journal au titre provocateur « Charia Hebdo, avec le prophète Mahomet en couverture. Le dernier fait est la publication récente des affiches scandaleuses de la marque Bénetton montrant des personnalités opposées ou proches s’embrassant sur la bouche, dont le pape et l’imam de la mosquée Al Azhar.

Beaucoup de bruit et de réactions différentes ont entouré ces trois faits. Sous la pression du Vatican, l’affiche représentant le pape et l’imam a été retirée des panneaux publicitaires. Toute la presse et les politiques de tous bords se sont empressés d’apporter, au nom de la liberté d’expression, leur soutien au journal satirique. Quant à l’initiative de Jean Vila, elle n’a suscité que peu de réactions… comme si la cause était déjà gagnée et le fait inéluctable sous peu.

Que penser de ces trois événements ? Que révèlent-ils ? Quelle position le chrétien que je suis doit-il avoir à leur sujet ? La réponse de ce billet est, sans doute, personnelle. A la lumière de la Parole de Dieu, j’y lis un parallèle fort avec la description que la Bible donne du climat moral qui prévaudra dans « les derniers jours ».

Sacrilèges

Sache, dit l’apôtre Paul à son jeune collaborateur Timothée, que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, SACRILEGES… Alors que le terme n’apparaît que trois fois dans toute la Bible, il est intéressant de noter qu’il se situe justement ici, dans la liste des qualificatifs qui décrivent l’état moral de la société des derniers jours. Qu’est-ce qu’un sacrilège ? De quoi est-il l’indicateur ?

Le sacrilège est liée à la notion de sacré. Si plus rien de sacré n’existe, le sacrilège n’a pas lieu. Le sacré est désigné tel par opposition au profane ou au commun. Par le sacré est défini, pour une société donnée, tout ce qui possède une vertu supérieure, empreinte de dignité ou de noblesse. Le sacré appelle le respect. Il se situe dans le cadre d’un système séparé du profane. Le sacré exige la plus haute considération. La division sacré/profane sépare ce qui, par nature, peut être touché, modifié au gré du temps et des circonstances (le profane), et ce qui ne doit pas l’être (le sacré). Toucher au sacré c’est commettre un crime de « lèse-majesté ». C’est attenter à ce qu’il y a de plus noble, de plus royal dans la société humaine. C’est mériter la pire sanction.

Le sacré

Qu’est-ce qui définit ce qui est sacré ? A cette question, les athées et les humanistes sont bien incapables de répondre. Si tout est le produit du « hasard et de la nécessité », tout se vaut. Il n’est alors pas plus coupable de tuer un animal qu’un être humain, puisque tout est matière. Aucun athée cependant ne se comporte de fait d’une telle manière. D’où vient la conscience du sacré qui habite l’athée si Dieu, l’entité morale suprême, n’existe pas ? Indubitablement, la conscience du sacré, présente dans tous les cœurs et les esprits humains, est une des preuves les plus fortes de l’existence du divin. Le sacré témoigne qu’il y a en l’homme des valeurs supérieures à l’homme lui-même : la vie, la propriété d’autrui, la foi religieuse, la dignité de la personne. Or la Bible le dit : la génération des derniers jours va abolir la frontière entre profane et sacré. Désormais, on peut toucher à tout, rire de tout, tourner en dérision qui on veut. Tout est nivelé. Il n’y a plus ni noblesse, ni dignité, ni hauteur morale, ni profondeur. Les trois faits cités ci-dessus en témoigne. Jean Vila le dit officiellement : la distinction entre homme et femmes n’existe plus. Charly Hebdo le publie : le respect de la foi des autres n’a pas lieu d’être. Bénetton l’affiche : la dignité du rang et de la fonction d’une personne est à mettre au placard. Avec quelles conséquences ? ? ?

La source du sacré

Pour le chrétien, Dieu est la source du sacré ! Les visions rapportées dans la Bible témoigne qu’il existe dans le monde spirituel un respect extrême du sacré. Esaïe témoigne par exemple que les anges qui sont les plus proches de Dieu se couvrent la face devant la gloire de sa Personne. Jude rapporte que les anges de Dieu ne s’autorisent pas à injurier le diable. Tout esprit déchu qu’il est, il est toujours le possesseur, en tant qu’esprit, d’une dignité originelle. C’est à Dieu et à Son jugement qu’ils font appel pour le maudire. Dans sa loi (les dix commandements donnés à Moïse), Dieu établit ce qui est sacré à ses yeux. Il y a d’abord ce qui touche à sa personne : le respect qui lui est dû, la représentation que l’on se fait de lui, le sabbat (jour du repos qui lui est consacré), l’utilisation de Son nom. Il y a ensuite ce qui touche aux relations entre les êtres humains, faits à Son image : l’honneur qui doit être rendu aux parents, le respect de la vie, le respect du mariage, le respect du bien d’autrui, la vérité dans les paroles que l’on prononce… Aucune de ses lois qui définissent et enferment le sacré n’est aujourd’hui respectée !

Jugement

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, dit Salomon. Là commence le respect du sacré. La profanation du sacré est sans nul doute l’une des tares qui précipitera bientôt le jugement de Dieu sur le monde. Dieu est saint, sacré. Tout ce qu’Il nous a donné, et qui est constitutif des fondements de la vie, l’est aussi. Dieu ne laissera pas indéfiniment l’homme profaner, piétiner, ce qui a si grande valeur à Ses yeux. La plus grande colère de Jésus s’est produite dans le temple de Dieu. Prenant un fouet, il a chassé tout ceux qui avaient fait de la maison de Dieu une maison de commerce. Jésus n’a pas supporté la profanation éhontée de ce lieu sacré. Ne rions, ni n’applaudissons aucun des actes de profanation, de quelque nature qu’il soit, qui sont perpétrés dans le monde ! Prenons acte : Dieu est trois fois saint ! «Je ne laisserai plus profaner mon saint nom. Et les nations sauront que je suis l’Eternel, le Saint en Israël : Ezéchiel 39,7. »

P.S : Dans la même tendance du sacrilège, mentionnons aussi : la dernière trouvaille de Toys'r'us : une poupée qui dit des jurons, la pièce de théâtre provocatrice Golgotha Picnic, ou le dernier tube de Lady Gaga : Judas

Autre article sur le sujet : http://ab2t.blogspot.com/2011/11/romeo-castellucci-et-la-merde.html

samedi 19 novembre 2011

La foi véritable

Blondin

Jean-François Gravelet (1824-1897), plus connu sur le nom de Blondin, était un équilibriste et acrobate très connu. Il s’est surtout rendu célèbre pour ses nombreuses traversées au-dessus des chutes du Niagara. Il accomplissait cet exploit sur une corde de 335 mètres de long, tendue à 50 mètres de haut au-dessus des chutes. Des foules venaient l’admirer. Il commençait d’une façon relativement simple en se servant d’une perche qui l’aidait à se tenir en équilibre. Puis il jetait sa perche et commençait à stupéfier son public. Un jour, en 1860, des membres de la famille royale d’Angleterre sont venus avec des invités pour admirer ses prouesses. Il traversa une première fois la corde sur des échasses. Ensuite, il recommença les yeux bandés. Puis il s’arrêta au milieu de la corde et se fit une omelette qu’il mangea. Enfin, il traversa avec une brouette sous les applaudissements de la foule. Il recommença avec un sac de pommes de terre dans la brouette sous les cris délirants de la même foule. Après tout cela, il s’approcha de la famille royale et posa cette question au Duc de Newcastle : « Pensez-vous que je sois capable de faire traverser un homme dans cette brouette ? »

« Oui », dit le Duc.

« Montez ! » répliqua Blondin. La foule se fit soudain silencieuse. Mais le Duc refusa de relever le défi.

« Y a-t-il quelqu’un ici qui pense que je suis capable de le faire ? » reprit Blondin. Personne ne se porta volontaire. Finalement, on vit une vieille dame s’avancer et s’installer dans la brouette. Blondin lui fit faire un aller-retour au-dessus des chutes. Cette vieille dame, c’était sa mère, la seule personne qui avait bien voulu remettre sa vie entre ses mains.

Il en va ainsi de la vraie foi. Elle ne se limite pas à une démarche intellectuelle. Elle implique aussi un engagement concret : celui de nous remettre à Jésus, en toute confiance. Etes-vous prêts à monter "dans la brouette" avec Lui ?

Tiré de Bible Online

samedi 12 novembre 2011

Les sept dernières paroles du Christ

Le dernier testament de Jésus

Tout commence au moment où les soldats romains enfoncent les clous dans les mains et les pieds de ce Juif de 33 ans. Pas de lutte, ni d’injures de sa part, mais une prière : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » N’est-ce pas incroyable ? Jésus, non seulement excuse ses bourreaux, mais demande à Dieu, qu’il nomme « Père », d’écouter une prière de pardon en leur faveur. Pourquoi cette parole ? Parce qu’il n’est pas imaginable de porter atteinte au Fils de Dieu sans être frappé par la désolation. Or, selon la Bible, Jésus est le Fils de Dieu, c’est-à-dire non seulement humain, mais aussi divin. Il s’est lui-même présenté ainsi ; et à cause de cela, on le cloue sur une croix.

Un des deux brigands crucifiés avec Jésus a observé tout cela. Alors que son collègue et la foule injurient Jésus, il comprend que si cet homme a qualité pour obtenir le pardon de ses bourreaux, il peut aussi le sauver, lui, en son extrémité. Alors il crie : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. » Et la réponse ne se fait pas attendre : « Aujourd’hui tu sera avec moi dans le paradis. » Jésus sait qu’il va entrer dans la présence de Dieu lui-même, et il affirme pouvoir prendre ce brigand avec lui. Fils de Dieu, il se dit aussi Sauveur. Sauveur, même in extremis, de celui qui a gâché sa vie…

Et puis, Jésus aperçoit sa mère, Marie, avec Jean, celui qui a écrit l’Evangile, le disciple « bien-aimé, qui la soutient, même quand les autres disciples ont fui. Jésus dit « Femme, voici ton fils » et « Fils, voici ta mère ». Ainsi il confie sa mère à Jean. Par ces mots, il achève sa mission auprès des hommes. Il ne sera plus un homme apparemment comme les autres. Désormais, il sera médiateur entre Dieu et les êtres humains, y compris sa mère. Mais, au préalable, il prend soin de celle-ci en lui donnant un « autre » fils. Jésus est la compassion même dans la souffrance !

Jésus enfermé dans la malédiction

Puis, Jésus se retire du monde. Il est isolé. La nuit se fait en plein midi, au pays d’Israël ! Plus de lumière, même pour celui qui a dit : « Je suis la lumière du monde. » Trois heures durant, les ténèbres, cette nuit du jugement, se prolongent. La création est muette, même les injures se sont taries, et l’ange de la mort fait son œuvre.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Que se passe-t-il ? En un sens, il est impossible d’imaginer ce que Jésus a ressenti, car aucun  être humain n’a connu cet abandon de Dieu. Si elle n’était éclairée, ailleurs, dans la Bible, cette phrase resterait tout à fait énigmatique. Elle renvoie au jugement que Jésus a subi à la croix. Dieu l’a mis à notre place et l’a frappé pour nos fautes. Jésus est mort en assumant ce que nous devrions endurer. Il a aboli la distance qui s’est creusée entre Dieu et les hommes.

Ainsi, Jésus a été « abandonné » à notre place. Pendant ces instants, Dieu l’a privé de sa présence et de son soutien. En effet, Dieu est saint et ne peut voir le péché, un peu comme nous, mais à un degré infiniment plus faible, nous nous détournons, parfois, de scènes de violence ou d’actes d’injustice qui nous horrifient. La solitude de Jésus a été totale, absolue, effroyable pendant qu’il subissait notre jugement. Il a supporté la malédiction dans un isolement complet. Pourtant son cri n’exprime pas une simple détresse personnelle. Son cri est à la mesure du péché qui l’écrase et témoigne de la parfaite lucidité de Jésus sur son acte.

Le retour vers Dieu

La lumière du jour est revenue. Un temps nouveau et différent commence pour la création. Rien ne sera plus exactement comme avant, car Jésus a assuré notre salut en détruisant la force du péché. Sa mort ne finit pas dans la détresse : elle est signe de sa victoire.

Sa mission accomplie, tout se passe ensuite rapidement. Plus rien ne retient Jésus sur la terre. Aussi dit-il : « J’ai soif ». Cette cinquième parole révèle qu’il a vraiment souffert comme un humain afin de sauver les humains que nous sommes. Il a soif aussi d’être à nouveau auprès du Père avec le brigand qu’il sauve, de rassembler, comme Fils de Dieu, son peuple et de l’unir à lui.

Jésus crie ensuite « Tout est accompli ». Son œuvre sur la croix est parfaite. Il a tout fait pour que le chemin vers Dieu soit ouvert. Tout est accompli pour que l’homme et le monde soient sauvés et que Jésus établisse son règne sur la création entière. Plus de mort, plus d’injustice, plus d’imperfection ! Jésus, le Christ, sera le Seigneur d’un monde totalement nouveau.

Ayant tout mené dans cette perspective, Jésus se remet enfin à Dieu. « Père, entre tes mains je remets mon esprit », telle est la septième et dernière parole de Jésus. Il pousse un cri et meurt en vainqueur. Il est sûr d’être accepté par son Père : Jésus aspire moins à la fin de sa vie humaine qu’à continuer sa vie en Dieu…

Tiré de « Entre ciel et terre : les sept dernières paroles du Christ » de Paul Wells : Editions Contrastes : 1990


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samedi 5 novembre 2011

Une juste estime de soi

Rétrospective

Dans le précédent billet, nous avons vu les dangers d’un message qui tourne autour d’une fausse recherche de l’estime de soi. Faire de soi le centre de sa pensée conduit toujours, d’une manière ou d’une autre, à de tristes déconvenues. Le moi est-il améliorable ? Telle est toute la question qui gravite autour de cette problématique. Oui, disent les psychologues séculiers ! Non, répond la Bible. Est-elle pour autant fataliste, sans solution au problème du penchant mauvais de la nature humaine ? Tout le sens de l’Evangile et de la venue de Jésus-Christ a pour ligne de mire cette question. Si Dieu ne devait recevoir dans son ciel que des gens parfaits, il n’y aurait jamais que Lui. Pourtant, la Bible le promet : de nombreuses personnes, y comprises parmi les pires que la terre aura portées, seront rendues parfaites et passeront l’éternité en compagnie de Dieu. Comment concilier les deux réalités ? Quelle importance la solution biblique a-t-elle sur l’estime de soi ? Perspectives de réponses !

Que faire de soi selon la Bible ?

Eclairé par la Parole de Dieu, je ne peux que témoigner que la personne que je trouve la plus haÏssable au monde est bien… moi. De ce cœur qui m’habite, de l’imagination folle qui, souvent, accapare ma pensée, je dois le dire : les pires vilenies peuvent naître. Le monde qui m’entoure, certes, ne m’aide pas. Produits de l’imagination pervertie d’autres hommes, toutes sortes de spectacles nous sont proposés gratuitement et facilement pour nourrir les côtés les plus impurs et brutaux de notre nature. La société, dit Alexandre Vinet, n'est pas autre chose que l'individu multiplié. Certes, comme dit dans le billet précédent par C.S Lewis, les convenances sont un frein qui bride les élans de la nature. Nous sommes capables des pires choses, mais nous n’avons pas envie que notre voisin le sache. Le diagnostic de Jésus est cependant juste : il n’y a rien qui, de l’extérieur, entrant en l’homme puisse le souiller. La souillure est à l’intérieur. Preuve en est que, vivant dans le même monde que nous, Jésus ne s’est jamais souillé !

Le moi est haïssable, disait Pascal… et pourtant, il est aimé. Aimé de Dieu qui n’avait pas pour objectif, lorsqu’il créa, que l’homme devienne ce qu’il est devenu. Dieu aime donc l’homme, non à cause de ce qu’il est, mais à cause du projet qu’il a pour lui. Ce n’est que lorsque le pécheur que je suis a compris le projet que Dieu avait pour moi (faire de moi une personne à son image, pleine de noblesse) que j’ai pu aussi aimer ma vie. L’estime que j’ai de moi ne dépend plus dès lors des performances dont je suis capable, mais, par la foi, de la vision de ce que Dieu peut réaliser dans ma vie.

Nouveaux fondements

Un des fondements généraux d’une estime correcte de soi vient du sentiment d’utilité que l’on trouve à sa vie. Tous les psychologues le disent : toute personne qui ne sait pas pourquoi elle vit, à quoi elle sert, à une piètre estime d’elle-même. A ce sujet, éclairée par la lumière de Dieu, la vie du croyant est la plus susceptible de développer une estime satisfaisante de soi. Car, dans la communion avec Dieu, le croyant découvre mille et une manière d’être utile aux autres. Il sait de plus que le bien qu’il fait n’est pas de son ressort. Il est le fruit de cette vie nouvelle qu’il a reçu de Dieu, le jour où il a cru au pardon de Dieu par Jésus-Christ pour sa vie. L’estime de soi naît de la redécouverte de sa dignité, dignité que seule la grâce de Dieu peut nous permettre de retrouver.

Certes, la Bible désigne les personnes qui vivent sans Dieu comme des pécheurs. Pécher signifie rater le but, passer à côté de la cible, vivre en-dessous de ce qui est prévu. Mais la Bible ne s’arrête pas à ce vocable. Réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ, le pécheur est devenu enfant de Dieu, saint, bien-aimé de Dieu, fils et fille de Dieu… et tant d’autres choses. Lisez la Bible : aucun des termes par lesquels Dieu et Jésus appellent ceux qui croient n’est négatif. Tous témoignent de la grande valeur que Dieu leur donne. A tel point que l’on peut dire que, s’il y a quelqu’un qui se dévalorise, c’est le croyant lui-même, mais jamais son Dieu.

Si l’humilité est de mise dans notre relation avec Dieu, il n’est pas dans la pensée de Dieu que le chrétien se déprécie. L’orgueil, disait un homme de Dieu, est juste un défaut de perspective. L’humilité est naturelle lorsqu’on se trouve à sa place devant Dieu. Jean-Baptiste, qui se refusait à baptiser Jésus en est un bel exemple. Comme lui, il n’y a aucune bataille intérieure avec l’estime de soi pour le chrétien qui sait ce qu’il est, par nature, et qui sait qui est Dieu. Tout est vu, vécu, perçu comme un privilège venant de la grâce de Dieu, non comme un moyen de briller et de se faire valoir à ses propres yeux ou à ceux des autres. Aussi, le chrétien fidèle a-t-il mille raisons, dans sa communion avec Dieu, d’être satisfait. Sa vie n’aura pas été inutile. Il peut, à la fin de sa vie, se retourner et dire avec vérité que, s’il n’avait vécu, il y a une partie du monde qui aurait été pire que ce qu’elle a été. « Il y avait, dit William Kirk Kilpatrick, dans l’univers une place spéciale que lui seul pouvait tenir. »

Pouvez-vous le dire ? Sinon, commencez avec Dieu le chemin là où il commence. En vous courbant devant Lui, en reconnaissant l’échec qu’est votre vie. C’est de cet échec que, par Lui, peut naître un nouveau destin dont la finalité éternelle ne pourra être que la réussite. Lève-toi a souvent dit Jésus à ceux à qui Il tendait la main. Le même ordre nous est donné. Levons-nous ! Cessons de nous apitoyer sur nous-mêmes, de tourner autour de nous-mêmes. Dieu, par Jésus-Christ, nous relève toujours !