samedi 17 juillet 2010

La première prière

« Le publicain, n’osant même pas lever les yeux au ciel, se frappait la poitrine en disant : Ô Dieu ! Sois apaisé envers moi qui suis un pécheur : Evangile selon Luc, chapitre 18, versets 13" 

Le publicain

Voici un homme peu religieux qui commence vraiment à prier (les publicains étaient des Juifs qui récoltaient les impôts pour le compte des Romains et prenaient un pourcentage sur le dos de leurs compatriotes). Il ne prie pas pour sa santé ou pour son affaire, mais il s’adresse directement à Dieu pour implorer son pardon.

Quand prions-nous ?

Bien souvent, nous crions vers Dieu quand nous sommes dans une détresse totale, lorsque plus rien ne peut nous sauver. Imaginons les prières des passagers d’un avion qui va s’écraser au sol, ou d’un bateau en train de couler ; des hommes qui voient leur fortune disparaître en un jour, ou leurs rêves s’évanouir à jamais ; d’autres qui sont frappés par une maladie soudaine et violente qui les emporte vers la mort. Mais même si le plus sceptique des athées peut ainsi prier Dieu dans la détresse, il n’a pas encore commencé à prier vraiment.

Le bon début

Pour commencer à prier, il faut réaliser notre véritable condition devant le Créateur : nous sommes bien loin de lui et nous ne valons pas mieux que ce publicain, car nous avons tous offensé Dieu d’une façon ou d’une autre : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu : Romains 3,23. » Et tant que la question de nos péchés n’est pas réglée avec Dieu, nos prières resteront vaines.

Trop de gens prennent Dieu pour un bon génie qui se doit d’exaucer leur moindre vœu mais ne jamais leur faire un seul reproche sur la façon dont ils conduisent leur vie. Dieu n’est pas un bon génie, il est le Créateur de l’univers, le Dieu parfaitement juste et saint. Pour être entendu du Créateur, il faut régler notre immense dette envers lui, une dette creusée par nos offenses envers lui et envers sa loi parfaite.

Payer sa dette

Mais comment régler une dette pareille ? Il n’y a rien au monde que nous puissions faire pour nous racheter. L’homme le plus honnête et le plus respectueux des lois commet un jour ou l’autre une faute qui le condamne aux yeux de Dieu. Et toute sa bonne moralité ne peut racheter sa faute. Si vous respectez toute votre vie la limitation de vitesse mais qu’une seule fois vous la dépassez et créez un accident, la justice ne tiendra pas compte de votre obéissance des années précédentes. Elle vous punira pour la faute commise. De même, la justice parfaite de Dieu retient les offenses et exige une condamnation.

Le publicain décrit par Luc sait comment faire. Il a compris qu’il ne pourrait jamais arriver à être juste par lui-même ni à payer sa dette envers Dieu. Il implore donc son Créateur avec ses mots : « Sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ! » Il reconnaît ses péchés et fait appel à la grâce de Dieu.

Il a payé pour nous

Normalement la justice de Dieu devrait priver ce publicain de toute grâce. Mais la venue de Jésus a tout changé. Jésus-Christ est venu payer notre dette afin que nos péchés ne soient plus retenus contre nous : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses : 2 Corinthiens 5,19.

La ligne de départ de la prière

En faisant cette première prière, le publicain a été pardonné de tous ses péchés, et il est devenu un enfant de Dieu. « Mais à tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : Jean 1,12. Cette nouvelle naissance spirituelle lui a ouvert la porte de toutes les autres prières. Les enfants de Dieu sont certains d’être entendus par leur Père, ils sont aimés et écoutés. Ils peuvent se lancer à la découverte de la prière !

Tiré du livre d'Emmanuel Bozzi : 52 Méditations pour prier, paru aux Editions BLF Europe





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 10 juillet 2010

Lettre à un curé

La lettre que vous allez lire a réellement été envoyée à son destinataire. Elle fait suite à une messe d’enterrement à laquelle j’ai assisté récemment, cérémonie au cours de laquelle j’ai entendu le pêtre de la paroisse dire avec inconscience que « l’enfer existe bien, mais qu’il est vide. » En tant que lecteur assidu de la Bible depuis plus de 30 ans, je n’ai pas pu laisser passer une telle hérésie.

Monsieur le curé,

Je me permets de vous adresser ce courrier suite au message que vous avez délivré lors de la messe d’enterrement de C. jeudi dernier. C. était ma cousine, d’où la raison de ma présence en votre église ce jour. Je vous remercie pour le caractère personnel que vous avez donné à votre message. Vous avez manifesté compassion et compréhension pour la douleur de la famille.

Ce qui m’amène à vous écrire est une des phrases prononcées lors de votre message, affirmation à laquelle, Bible en main, il m’est impossible de souscrire. Vous avez textuellement dit que l’enfer existe, mais qu’il est vide. J’aimerais vous demander de me dire avec quelle parole de la Bible vous pensez soutenir une telle déclaration.

Comme vous, j’enseigne couramment la Parole de Dieu. Je suis conscient que je ne suis pas propriétaire du message que j’ai à délivrer. Je n’ai pas la liberté de l’aménager comme bon me semble, dans le but de rassurer mes auditeurs. C’est là ce que faisait souvent les faux prophètes de l’Ancien Testament qui cherchaient d’abord à plaire à ceux qui les écoutaient plutôt que d’être fidèles à Dieu. L’apôtre Jacques nous avertit du jugement plus sévère qui attend les enseignants de la Parole : Jacques 3,1. Cet avertissement est compréhensible. Chargés d’apporter la connaissance sur laquelle se construira la foi de ceux qui nous écoutent, c’est à nous en premier que Dieu demandera compte, si ce qu’ont cru nos auditeurs était étranger à Sa Parole sainte.

Il me semble que s’il y a bien un sujet sur lequel Jésus a été clair, affirmatif, sans nuance, c’est bien celui des peines éternelles. L’histoire du riche et de Lazare, avec les détails précis des souffrances et des dialogues que tiennent les personnages concernés, est d’une grand limpidité : Luc 16,19 à 31. Même si l’on penche pour l’idée qu’il s’agit d’une parabole, rien ne le prouve. Luc ne le précise pas. D’autre part, si le texte est une parabole qui figure une réalité, que doit donc être celle-ci, l’image étant toujours moins forte que la vérité elle-même ?

Comment comprenez-vous les nombreux passages où, parlant de l’au-delà, Jésus parle des réprouvés jetés dans la fournaise ardente : Matthieu 13,42 et 50, les ténèbres du dehors : Matthieu 8,12, 22,13, lieu où il y aura des pleurs et des grincements de dents (expression de désespoir dans son paroxysme) : Mat 8,12 ; 13,42.50 ; 22,13 ; 24,51 ; 25,30 ; Luc 13,28. Jésus se serait-il amusé à nous faire peur ?

En fait, la Bible tient un tout autre langage que celui que vous avez tenu. Certes, Dieu est amour, mais Il est saint et juste tout autant. Son amour tient au fait qu’Il a donné Jésus, Son Fils éternel, unique et bien-aimé, pour que nos péchés soient expiés et effacés, et que la possibilité du salut soit offerte à tous. Mais la Bible précise de manière forte que seuls ceux qui auront cru en Jésus (c’est-à-dire en qui Il est et en la valeur de ce qu’Il a fait) seront sauvés. Celui qui croit au Fils a la vie, dit Jean. Celui qui ne croit pas, la colère de Dieu demeure sur Lui : Jean 3,36. Comme l’arche au temps de Noé, la croix où Jésus meurt est le lieu de notre salut. Seuls ceux qui sont entrés dans l’arche ont pu échapper au jugement. Seuls ceux qui se sont mis à l’abri à l’intérieur des maisons où le sang était sur les linteaux ont été épargnés au temps de Moïse. Nulle part la Bible ne parle d’un salut inconditionnel, universel qui fait la part belle aux moqueurs, aux rebelles, aux indifférents et à tous ceux qui se targuent de leur propre justice, aux dépens de ceux qui se sont réellement repentis devant Dieu et ont tout misé pour leur salut sur Jésus-Christ.

C’est mon cas ! J’étais jusqu’à l’âge de 20 ans, catholique, trompé par ce message d’un salut à la fois certain et incertain. Je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait rien à craindre pour mon âme et, en même temps, pourquoi il fallait que l’on paye des messes pour les âmes du purgatoire. Quel illogisme ! La lecture de la Bible m’a ouvert les yeux sur ces erreurs funestes, trompeuses, mensongères, contraires au message du Christ et au sens même de sa venue.

Oui ! Notre situation est dramatique, grave, sans issue sans Christ. Et celui qui veut affronter le jugement de Dieu sans Lui est perdu d’avance. La vision de Jean sur le jugement dernier dans l’apocalypse en témoigne : aucun de ceux qui se sont confiés dans leurs œuvres, leurs mérites, leur pratique religieuse, ne sont sauvés : Apoc 20,11 à 15. Seuls ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie de Dieu, parce que né de Dieu par la foi en Christ, leur Sauveur, peuvent entrer dans le Royaume de Dieu : Jean 1,12-13.

J’ai été triste de voir que vous n’avez pas saisi l’occasion du départ de C. pour exhorter, comme le faisait Paul, sa famille à se réconcilier avec Dieu par Jésus-Christ : 2 Cor 5,20-21. C’est là le discours que je tiens auprès d’eux, lorsque j’en ai l’occasion. Au riche qui souffre dans la parabole de Luc et qui prie Abraham pour que ses frères ne viennent pas dans le lieu de tourment où il se trouve, il est répondu : Ils ont Moïse et les prophètes (c’est-à-dire les Ecritures) qu’ils les écoutent. Si nous ne disons pas ce que dit l’Ecriture, quelle possibilité reste-t-il aux vivants de se préparer à rencontrer Dieu ?

Je me devais, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous dire ces choses. Il n’est pas trop tard pour changer. Lors d’un autre enterrement où je suis allé, j’ai entendu un prêtre avoir le courage de dire qu’il ne faut pas jouer avec la grâce de Dieu et que les peines éternelles sont une réalité qu’il faut affronter. Que Dieu vous donne ce même courage de la vérité, marque des hommes de Dieu de tous les temps !

Je vous prie de croire, Monsieur le curé, à mon amitié et à ma sincérité la plus totale.

P.S : A ce jour, le prêtre à qui a été envoyé cette lettre n'a pas répondu.

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samedi 3 juillet 2010

Musique pour le coeur

On peut lire sur un mur : « Dieu est un très bon chef d’orchestre, dont le monde est la seule fausse note. »

Un instrument désaccordé

L’homme ressemble à un instrument désaccordé. Regroupé avec ses semblables, il ne vaut guère mieux : il a décidé de ne plus suivre la partition que Dieu propose. Aucun chef d’orchestre, si bon soit-il, ne pourrait diriger une symphonie avec des instruments désaccordés et des musiciens qui refusent de suivre la partition. Alors on suit sa propre musique. Dès que quelqu’un joue d’un instrument, entonne un chant, choisit d’écouter tel ou tel morceau, il y a la réalité de ce qu’il est, de ce qu’il lui manque et de ce qu’il recherche. La plupart du temps, ce sont des notes discordantes, influencées par la souffrance, les blessures de toutes sortes, l’absence de Dieu.

Dans le silence face à nous-mêmes

Ce que révèle la musique, c’est la solitude. La musique meuble et remplit l’espace. Avons-nous peur du silence ou d’être face à nous-mêmes ?

Selon Georges Moustaky, « nous trempons dans un aquarium sonore. La musique dégouline sur les rayons des magasins, dans les ascenseurs, s’infiltre dans le téléphone. Ce bain sonore vous lave de toute sensibilité, vous décape de toute conscience. » Nous tremblons à l’idée de découvrir notre degré de solitude et l’absence de l’amour dont nous avons besoins.

La musique exprime la vie, notre vie séparée du divin chef d’orchestre

On chante l’amour, la naissance, le mariage, la mort, les saisons, les sentiments, les fêtes. Ne connaissant pas Dieu, l’homme crie sa souffrance. La musique exprime alors les blessures et les douleurs profondes de l’âme. La jeunesse utilise la musique pour crier son désespoir, son mal de vivre. On comprend alors ce qui inspire certains styles. Le Punk, par exemple, a caractérisé une génération vivant dans le chaos et le dégoût, avec son slogan « no future ». Pas besoin de traduire, on aura compris.

La seule issue serait de venir à Celui qui a promis de nous donner un avenir et une espérance. Il n’est donc pas besoin de détruire sa vie comme si le désespoir n’était plus que la seule identité qu’il soit possible d’endosser. Crier ne guérit pas. Mike Brandt chantait : « Bats-toi, serre les dents, tu finiras par gagner » ; il a malheureusement mis fin à ses jours. Il arrive un point où Dieu doit intervenir pour nous combler de ce qui nous manque.

S’évader sur les rythmes musicaux

La musique permet de s’évader d’un quotidien bien triste pour parvenir à un sentiment de joie et de plénitude, à toucher au divin. Sur tous les continents, la musique est le moyen utilisé pour sortir de la misère morale, la répétition du rythme servant à générer un état d’extase. Il faut se débarrasser du quotidien et de son lot de misère, pour parvenir à l’état de bonheur auquel l’âme aspire tant. Le schéma utilisé est le suivant : litanies, répétitions, transe, extase, jouissance, Dieu. Avec la transe, le seuil de conscience est dépassé ; cela fonctionne dans toutes les cultures et les mouvements religieux.

La répétition du rythme a un effet obsessionnel. Le corps perd son individualité pour se fondre dans l’extase collective. Là on pense avoir touché le sublime, voire Dieu, c’est du moins ce que l’on croit.

La bonne partition, c’est l’Evangile

L’Evangile est comme une partition indispensable pour comprendre que l’homme n’atteindra jamais Dieu. Il ne peut ni s’élever ni changer sa condition, même si l’illusion des expériences l’en persuade. Dieu s’est proposé de devenir homme et c’est lui qui est descendu jusqu’à nous. Il n’a pas hésité à payer de sa personne et à donner sa vie pour nous.

Dieu est un excellent chef d’orchestre. Entre ses mains, nous sommes comme un instrument qu’il accorde d’abord parfaitement. Ensuite il joue en nous et au travers de nous une mélodie que nous n’aurions jamais pu jouer tout seul.

En lisant la Bible, un homme fut si touché par l’amour de Dieu que son domestique le trouva en larmes tellement il était ému. Il dit : « Je n’avais jamais pensé que je pourrais voir le ciel. » En vingt-quatre jours, il composa une œuvre sur Jésus-Christ, sa naissance, sa mort et sa résurrection, appelée le Messie. Quand le roi d’Angleterre entendit cette musique, il fut si bouleversé, qu’il ne put rester assis et resta debout jusqu’à la fin.

A l’abbaye de Westminster, il y a une statue de ce musicien ; il s’agit de Haendel devant son clavecin ; il tient à la main une feuille de musique sur laquelle sont gravés ces mots : « Je sais que mon rédempteur est vivant. »

Le Dieu qui a touché le cœur de Haendel touchera aussi le vôtre, car ce qui est vrai, c’est qu’il vous aime et veut faire résonner dans votre vie une musique que vous n’avez jamais connue jusqu’ici.

Alain Larrey, pasteur, auteur, compositeur et interprète depuis 40 ans au service de l’Evangile. Site : http://alainlarrey.com/

C'est si beau la vie
Quand on la vit par la foi
C'est pour toi aussi
Si tu veux et si tu croies !
Alain Larrey


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samedi 26 juin 2010

Le tribunal du grand jugement

Texte biblique

Autour du trône il y avait vingt–quatre trônes, et sur ces trônes vingt–quatre anciens, assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Devant le trône, c’est comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

Les 24 autres trônes

Autour du trône de Dieu se trouvaient 24 autres trônes sur lesquels siégeaient 24 anciens assis, revêtus de vêtements blancs et ceints d’une couronne d’or. Alors que l’heure du jugement approche sur le monde, Dieu a tenu à y associer dans son exécution tous les fils d’Abraham avec qui Il a fait alliance : les fils de Jacob, représentant les douze tribus d’Israël et les 12 apôtres : Mat 8,11. La vision de Jean est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus aux Siens : Mat 19,28. Selon Paul, les saints ne jugeront pas seulement le monde avec Christ, mais même les anges : 1 Cor 6,2-3. Si le jugement est le moment où le monde rebelle doit rendre compte à Dieu de ces crimes, Dieu considère qu’il est juste d’y associer tous ceux et celles qui, parmi le peuple juif et dans l’Eglise ont été victimes de sa méchanceté : Apoc 6,10-11. L’expérience le prouve : la condamnation d’un criminel est un facteur reconnu comme décisif dans le processus de guérison de ses victimes. L’association des saints de Dieu dans le jugement rendu au monde sera l’un des éléments qui contribuera à la guérison totale de leur âme dans le royaume de Dieu : cf Apoc 22,2

Eclairs, voix et tonnerre :

Du trône lui-même, précise Jean sortaient éclairs, voix et tonnerres. Alors que, dans l’ère actuelle, s’offre à qui veux l’approche d’un trône de grâce : Hébr 4,16, les éclairs, les voix et les tonnerres témoignent de ce qui, à cette heure, remplit Celui qui y siège. L’heure est venue ou le monde devra faire face à Dieu tel qu’Il est, tel que Moïse l’a connu lorsqu’il reçut de Sa main les tables de la loi : Exode 19,16. La vision était alors si effrayante que le peuple entier, se tenant pourtant à bonne distance, supplia Moïse de servir d’intermédiaire entre Dieu et Lui, la peur que lui inspirait le simple fait d’entendre Sa voix le terrorisant : Exode 20,19 ; Héb 12,18 à 21. C’est au Dieu de la loi, de la perfection que le monde devra maintenant répondre de ses crimes.

Les sept lampes :

Devant le trône brûlent sept lampes qui sont, dit Jean, les sept esprits de Dieu ou l’Esprit de Dieu dans Sa plénitude. La présence éclairante de l’Esprit de Dieu au jour du jugement témoigne du fait que tous les jugements qui vont être rendus le seront en tout connaissance de cause. Car, dit Paul, l’Esprit de Dieu est à même de tout sonder, y compris les choses les plus profondes qui se trouvent en Dieu Lui-même : 1 Cor 2,10. Toute la lumière sera faite ici sur les œuvres, les pensées et les motivations de chacun, sans que personne d’une manière ou d’une autre ne puisse réfuter en quoi que ce soit les reproches ou les accusations portés contre lui. Chacun sera alors connu, non tel qu’il pense être ou tel que les autres pensent qu’il est, mais tel que Dieu le connaît : 1 Cor 13,9. Heureux celui qui, en ce jour, aura accepté la lumière que l’Esprit de Dieu a porté sur sa vie et aura été purifié de ses nombreux péchés par le sang de Christ : 1 Jean 1,6 à 9.

La mer de verre

Devant le trône se trouve encore comme une mer de verre, semblable à du cristal. La vision rapportée ici rappelle celle vécue au temps de Moïse par les 70 anciens du peuple d’Israël : Exode 24,10-11. Elle nous rapporte le fait que, malgré qu’elle soit confrontée à l’éclat étincelant de la beauté et de la gloire de Dieu, l’élite d’Israël n’a pas péri. Elle a vu Dieu, et elle a même mangé et bu en sa présence. La mer de cristal sur laquelle se tiennent les représentants du peuple de Dieu dans son entier témoigne du privilège incroyable duquel jouiront tous les grâciés. Devenus l’élite de l’humanité, ils se tiendront sans crainte dans Sa présence jouissant d’une liberté inconcevable si l’on songe à la perfection de la Personne devant laquelle ils se tiennent.

Les 4 êtres vivants :

Un dernier élément, difficile à imaginer pour nous, termine la description de la vision du trône transmise par Jean : la vision de 4 êtres vivants, tous différents d’aspect, mais ayant comme point commun des facultés visuelles hors normes. La vision de Jean reprend point par point celle donnée des siècles auparavant à Ezéchiel au moment où il reçut sa vocation de prophète : Ezéchiel 1,10. Au jour du jugement, Dieu trouve bon ici de rassembler tout Son peuple, celui qui est issu de la terre, comme celui qui est dans le ciel. C’est pour cette union-là que, ultimément, le Christ, dira Paul, est mort sur la croix : Ephés 1,9-10. Pour certains commentateurs, les 4 êtres vivants sont les représentants de toute la création de Dieu. Le lion représenterait la force brutale de la nature, le veau, la force domestiquée, l’homme, la force intelligente et l’aigle, la force couronnée. Si cette interprétation est juste, elle s’accorde avec l’activité principale que les 4 êtres pratiquent : rendre gloire à Celui qui, disent-elles, les a créés, c’est-à-dire de qui elles tirent leur force

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samedi 19 juin 2010

Place à Dieu !

Qui est Dieu ?

Personne, dit la Bible, ne l’a jamais vu. La raison en est simple : personne ne l’aurait supporté. C’est pour notre bien que Dieu nous protège de sa vue. Même les créatures supérieures les plus élevées, montre la Bible, se voilent la face devant Lui. Est-ce à dire pour autant que l’on ne peut avoir aucune notion de lui ? Non ! dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, il a été donné à un homme de voir le trône de Dieu, Celui qui était assis dessus, et les éléments comme les créatures extraordinaires qui se trouvaient dans son entourage. Retour sur une vision incroyable à laquelle chacun de nous ferait bien de se préparer : Apocalypse 4.

Le trône de Dieu

Monté, enlevé au ciel, la vision immédiate qui s’imposa à Jean fut celle du trône de Dieu. Le trône de Dieu dans le ciel est, pour nous enfants de Dieu, la réalité qui est la cause la plus certaine de la garantie de la victoire de notre foi. Bien des despotes assis sur des trônes tyrannisent aujourd’hui le monde et les croyants. Mais ce qui donne aux croyants de tous les temps la force de résister et de tenir ferme dans la foi, c’est qu’il y a un Dieu au ciel qui a un trône.

La vision du trône de Dieu par Jean à cette étape de la révélation n’est pas due au hasard. La référence au trône de Dieu est quasiment toujours liée dans l’Ecriture au temps du jugement : Psaume 9,5.8 ; 11,4 ; 29,10 ;45,4 à 7 ; 47,9 ; 89,14 ; 99,1. Avec la vision du trône commence donc l’ère du jugement, c’est-à-dire, l’heure où, après avoir patienté envers les peuples et les nations rebelles, Dieu entre dans Son règne. Le temps du règne de Dieu est celui de la fin de Sa patience. Si la venue de Jésus a inauguré l’année de grâce du Seigneur, celle-ci, dit le prophète, sera immédiatement suivi du Jour de Sa colère. Juste retour des choses où après avoir laissé les hommes bafouer ses droits autant qu’ils le voulaient en leur offrant la possibilité du pardon et de la réconciliation, Dieu rétablit l’ordre de l’univers en prenant la place légitime qui lui revient de droit.

Celui qui est assis sur le trône

Plus que le trône lui-même, c’est la Personne qui y siégeait et les êtres qui L’entouraient qui impressionnèrent Jean. Tous, à leur manière et dans la façon avec laquelle ils sont décrits, témoignent du temps nouveau qui s’ouvre ici.

1. Celui qui est assis sur le trône : Dieu le Père : Son apparence

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe, dit Jean. La caractéristique du jaspe est la transparence totale : Apoc 21,11.18. Le jaspe témoigne de la totale pureté et de la totale sainteté qui habitent en Dieu. Dieu, avait dit Jean, est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres : 1 Jean 1,5. L’éclat de la sainteté de Dieu est telle que ni Esaïe, ni les créatures célestes qui entourent le trône de Dieu ne purent la supporter : Esaïe 6,1 à 3. Rien, a dit Jésus, ne peut rester caché, secret ou obscur dans la présence de Dieu : Luc 8,17 ; 12,2. Tout est à découvert et à nu devant Celui à qui nous aurons à rendre compte : Hébr 4,13. Le jaspe qui caractérise Dieu caractérise aussi toute la muraille de la ville dans laquelle les rachetés habiteront avec Lui, ainsi que son premier fondement : Apoc 21,18-19.

Il avait aussi l’aspect de la sardoine. C’est de la ville de Sardes, où elle se trouvait en quantité, que la pierre appelée sardoine tire son nom. Alors que la jaspe était transparente comme le cristal, la sardoine se caractérise par le rouge ardent, la couleur de la justice et du jugement. La sardoine mêlée à la jaspe nous rappelle que, avec la sainteté, ce sont la justice et le droit qui sont à la base de Son trône : Psaume 89,14 ; 97,2. Dressé et établi pour le jugement, le trône de Dieu et l’aspect de Celui qui y siège témoignent que le jugement de Dieu est l’heure où chacun reçoit quelque part le salaire, jusqu’ici impayé, de ses œuvres : Apoc 16,4 à 6.

2. L’entourage du trône

a. l’arc-en-ciel

Si celui qui est assis sur le trône incarne la sainteté et la justice absolue, le trône tout entier apparaît dans la vision de Jean entouré d’un arc-en-ciel émeraude. La présence de l’arc-en-ciel, symbole, depuis le déluge du temps de Noé, de la grâce de Dieu pour l’humanité entière : Genèse 9,12 à 17, environnant le trône du Juge, rappelle le fait que jusqu’à ce que la justice soit entièrement passée sur le monde, la grâce et le pardon de Dieu restent offerts par Dieu à l’humanité. Aujourd’hui encore, l’arc-en-ciel de Dieu brille sur notre humanité à bout de souffle, prête à s’entre-tuer. Car, dit la Bible, ce n’est pas la volonté de Dieu, Son désir, qu’un seul d’entre nous périsse loin de Lui. Mais prenons garde ! D’autres trônes viennent d’être installés près du trône de Dieu ! Les membres du tribunal de Dieu approchent. Asseyez-vous et taisez-vous ! La parole ne vous est pas donnée…

Suite la semaine prochaine...


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samedi 12 juin 2010

Il n'a pas raté le but !

Parcours

Marco Ceara est né en 1980 au Brésil. Dernier d’une famille de 8 enfants, il a grandi dans la ferme de ses parents. Dans une interview récente, il évoque son enfance : « J’ai commencé à aider mes parents à la ferme quand j’avais six ans. On plantait du riz pour manger parce qu’on n’avait pas de travail pour gagner de l’argent. Alors que j’atteignais 11 ans, 4 ou 5 frères étaient déjà partis pour Sao Paulo à la recherche d’une vie meilleure. Mes parents ont aussi quitté la ferme pour vivre à Sao Paulo. A mon arrivée dans la ville, j’ai pu gagner de l’argent en vendant de la glace aux passants. J’ai ensuite travaillé au supermarché à 12 ans. »

Par la suite son frère l’inscrira dans une petite école de foot pour le sortir des mauvaises influences du quartier. « On habitait dans une favela, un endroit difficile. Il y avait des gens qui volaient ou qui consommaient de la drogue. » Dans cette école, il étudiait le matin et jouait au foot l’après-midi. A 13 ans, il postula au centre de formation de l’équipe de Santos. Il fut accepté et y resta jusqu’à 20 ans.

A 18 ans, Marco fit une rencontre imprévue qui allait changer le cours de sa vie. Le propriétaire du restaurant où il mangeait était chrétien. Il l’invita chez lui pour participer à une rencontre autour de la Bible. Le jeune Marco n’avait pas particulièrement soif de Dieu. il y est allé parce qu’il n’avait rien d’autre à faire. La rencontre fut suivie d’une autre, puis d’une autre. Marco comprit, petit à petit, qui était Jésus. Un jour, il se tourna vers Lui, convaincu que Lui seul pouvait le sauver et lui donner la vie éternelle. Devenu footballeur professionnel, il est aujourd’hui arrière dans l’équipe du PSG.

Marco, en tant que footballeur, le fait d’être chrétien t’a-t-il parfois posé des problèmes ?

Ça n’a pas toujours été simple. En 1999, je jouais dans le club brésilien de Santos et je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club. Il n’est pas toujours facile d’être libre de ses paroles dans le milieu du foot. On préfère parler d’argent plutôt que de spiritualité. En plus, les sollicitations pour sortir la nuit et faire des choses pas correctes aux yeux de Dieu sont nombreuses. C’est un vrai défi de rester fidèle à la Parole de Dieu mais je veux l’être. Aujourd’hui au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais « Jésus vous aime » en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance. Maintenant, tous les joueurs du PSG savent que je suis croyant. Ils me respectent beaucoup en tant que chrétien.

Comment la foi influence ta vie de footballeur ?

La foi est prioritaire pour moi. Je remets tout entre les mains de Dieu. Il me donne la force nécessaire, par exemple, au milieu des difficultés qui peuvent intervenir dans ma profession. J’ai expérimenté que Dieu faisait la différence dans ma vie. Vous savez, il y a beaucoup de concurrence dans le foot et « avoir Dieu » avec moi est le plus qui fait la différence. La Bible dit dans le livre de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme… Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! ». C’est mon expérience personnelle dans ma carrière de footballeur.

La violence vient trop souvent gangrener le football dans les tribunes mais aussi sur le stade. Comment vis-tu cela ?

Je considère que je dois donner le meilleur dans mon travail et il n’est pas nécessaire d’être malhonnête pour y arriver. Je suis défenseur, et à ce poste, tu as pour objectif de marquer l’attaquant et de le presser. J’essaye de vivre concrètement ce que je viens de dire en axant mon jeu sur la technique et non sur la force ou les fautes. Il faut que je sois honnête dans le jeu. Il est important d’être le même sur le terrain que dans la vie normale. Pendant le match, Dieu doit continuer à être honoré par mes actes et mes paroles. En ce qui concerne la violence des supporters, il est certain que ce n’est jamais une bonne chose et ça fait finalement beaucoup de mal au football qui doit rester un sport populaire.

Interviews tirés du magazine Victoire et du site Horizons évangéliques


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samedi 5 juin 2010

Jacques Le-Febvre d’Etaples : un picard trop peu connu… (2)

Un protestant caché avant l’heure

Ce fut en lisant la Bible dans le texte original qu’il comprit, avant Luther, que le pécheur est justifié par la foi, et non par les œuvres. Sa joie fut aussi grande que sa surprise ! Mais comme il aimait Rome et vénérait son chef, il ensevelit au fond de son cœur la découverte qu’il venait de faire. Un autre, à sa place, eut parlé : lui se tut. Il était vieux et, par nature, doux et timide. Cependant, sans qu’il s’explique clairement, sa foi vive, profonde, se communiquait, comme un parfum à ses disciples avec lesquels il lisait le Nouveau Testament.

Un protestant qui se montre

La foi vivante finit toujours par triompher de notre timidité naturelle. Si elle ne fait pas de nous des héros, elle nous donne cependant un courage que nous n’aurions pas sans elle. C’est ce qui arriva au docteur d’Etaples, au milieu des diocésains de son protecteur l’évêque de Meaux, Guillaume Briçonnet. Pressés par eux d’en savoir plus sur la voie du salut nouvellement révélée, Le-Febvre se mit en tête de travailler à une traduction française des Evangiles.
Inévitable persécution

L’enseignement de Le-Febre à Meaux provoqua la colère du clergé. Au lieu d’une couronne, qu’il aurait fallu poser sur sa tête blanchie par les travaux et les années, il lui prépara un bûcher, sur lequel il serait monté sans l’intervention d’amis puissants à la cour. Quant à Briçonnet, il prit peur, et, sommé de comparaître, se rétracta et se renia.

La traduction de Le-Febvre provoqua une révolution dans le diocèse de Meaux. Chacun voulut lire le texte sacré. Des assemblées se formèrent spontanément et, sans qu’il n’y eut rien de prémédité, ces communautés naissantes ressemblaient trait pour trait aux églises primitives : même foi, même culte, même sainteté de vie.

La Sorbonne réagit en interdisant la traduction de Le-Febvre, et en faisant emprisonner plusieurs novateurs de Meaux. Le-Febvre d’Etaples prit la fuite et se réfugia, avec quelques disciples, à Strasbourg. Il y fut reçu avec tous les égards dus à son mérite et à sa piété. Il demeura dans la capitale de la réforme alsacienne jusqu’au moment où, grâce à la protection de Marguerite de Valois, sœur de François 1er, il put retourner à Paris. La princesse, qui l’affectionnait, le fit nommer précepteur du prince Charles, le 3ème fils de son frère.
Dernières années

Le bon docteur, dans la haute position qu’il occupait, se crut à l’abri des attaques des sorbonnistes. Il n’avait qu’une seule pensée : terminer la traduction de Evangiles, puis quitter ce monde. Mais il n’acheva pas ces jours à Paris. De nouveau persécuté, Le-Febvre ne dut une nouvelle fois son salut qu’à la protection de Marguerite de Valois qui l’emmena à Blois, et le chargea du soin de sa bibliothèque. C’est dans le château de cette ville que Le-Febvre acheva sa traduction du Nouveau Testament, la 1ère qui ait été publiée en français.

Blois encore trop près de Paris, Marguerite de Valois transféra le docteur à Nérac où, en tant que reine de Navarre, elle offrait l’asile à tous les persécutés. C’est la que, empreint de la tristesse de ne pas finir martyr pour sa foi, contrairement à beaucoup de son temps, Le-Febvre s’endormira dans les bras de son Sauveur, après avoir remis son âme à Dieu et ses biens aux pauvres. On lui éleva un tombeau dans l’église de Nérac. Il n’existe plus : des mains profanes et sacrilèges le détruisirent et jetèrent ses cendres au vent. De Le-Fevre d’Etaples, il ne reste qu’un nom et l’immense service qu’il a rendu au mouvement de la Réforme. Celle-ci ne peut ne peut qu’être fière d’avoir eu pour ancêtre un chrétien si pur et si pieux que Le-Febvre d’Etaples !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 mai 2010

Etre chrétien

Une prédication qui bouscule...

Quel type de chrétien sommes-nous ? Influencés par la culture dans laquelle nous vivons, nous pouvons baisser les standards de la vie chrétienne à tel point que nous réduisons les marques de l'identité chrétienne à quelques vagues formules auxquelles nous adhérons; Paul Walsher, dans le contexte nord-américain, a tenu avec courage à faire le point. N'applaudissons pas ! Mais interrogeaons-nous pour savoir si ce que nous entendons sous le terme de chrétiens (qui, dans la Bible, ne s'emploie que pour qualifier les disciples de Christ) correspond à ce que Jésus en disait. Le message peut paraître long, mais je suis sûr que vous ne vous ennuyerez pas ! Bonne écoute !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 22 mai 2010

2012 : conférence

2012 : que croire ? qui croire ?


Lors de sa 1ère semaine dans les salles de cinéma, 2,2 millions de spectateurs français sont allés voir le film de Roland Emmerich 2012. Selon le scénario de l’auteur, le calendrier maya aurait déterminé le 21 décembre 2012 comme le jour de la fin du monde. L’événement serait anticipé dans les années précédentes par des catastrophes écologiques et naturelles de toutes sortes : inondations, pluies diluviennes, tremblements de terre de haute intensité… Certains auteurs affirment que l’événement est corroboré par un alignement inédit des planètes du système solaire programmé le 24 décembre 2012…

Qu’annonce véritablement le calendrier maya ? Que penser de toutes ces prophéties qui, décennie après décennie, annoncent la fin des temps ? Que croire et qui croire ?

J.G Leduc est un ingénieur géologue qui a vécu 15 ans au Proche-Orient. Chercheur en géophysique et en archéologie, il nous invite, dans la conférence qu’il va donner, à découvrir la culture des Mayas, leur habileté dans les mathématiques et l’astronomie. Lecteur de la Bible, il va également nous donner sa réflexion personnelle sur l’Apocalypse et la lecture que le livre nous donne sur le développement de l’histoire. La conférence, organisée par le pasteur Gilles Georgel, responsable du Centre Biblique de St Quentin, se tiendra le samedi 29 mai à 20 h 30, à la salle annexe du café des Champs Elysées, 68, rue Baudreil. L’entrée est libre.




DERNIERE MINUTE : APPEL URGENT

SIGNEZ LA PETITION CONTRE LA FETE DE L'ENFER
ORGANISEE EN LOIRE-ATALANTIQUE

Il y a actuellement en ligne une pétition pour demander aux autorités compétentes de l'Etat l'interdiction du festival « Hellfest ». Je viens de la signer. Je vous invite à en faire de même en cliquant sur le lien ci-dessous :


http://www.catholiques-en-campagne.fr/component/option,com_chronocontact/Itemid,70/


 

samedi 15 mai 2010

Dépassement

L’huître perlière

De tous les animaux, l’huître perlière me semble celui qui mérite le plus de recevoir la palme de l’ingéniosité quant à sa façon d’opérer pour anesthésier le corps étranger qui, tel un intrus, s’est introduit en elle. N’étant pas équipée pour le bouter hors de sa coquille, l’huître a opté pour un autre système de défense. Année après année, l’intrus, un grain de sable, par exemple, est recouvert de couches concentriques de carbonate de calcium qui cristallise sous forme d’aragonite, ce qui finit par donner une perle. Si Dieu a donné à l’huître l’intelligence de changer le mal dont elle est atteinte en beau, l’homme, toujours terriblement centré sur ses seuls intérêts, en a vu une source de profit non négligeable. Des éleveurs s’ingénient donc à faire travailler les huîtres en introduisant délibérément dans leurs coquilles des grains de sable. Ils n’ont ensuite plus qu’une chose à faire : attendre que le travail laborieux de l’huître se fasse pour en récolter le fruit étincelant.

Intrusion

Pourquoi Dieu permet-il le mal, la souffrance dans ce monde ? Parmi toutes celles que j’entends de la part de ceux qui rechignent à croire à l’existence de Dieu, cette question a la primauté. Si elle est légitime, elle témoigne cependant d’une méconnaissance de Dieu et des voies qu’il a choisi d’emprunter pour révéler qui il est. L’image de l’huître perlière citée ci-dessus va nous aider à le comprendre.

Une première chose qu’il faut dire est que, comme il en est pour l’huître perlière, le mal est aussi étranger à Dieu que le grain de sable l’est pour elle. Ce n’est pas Dieu qui est l’auteur du mal. Comme le grain de sable pour l’huître, le mal est une intrusion, initiée par un agent extérieur, dans le monde de Dieu. S’il blesse le monde créé par Dieu, il nous faut savoir que le premier qui, dans l’univers, a souffert du mal est Dieu lui-même. Le mal lui a occasionné plus qu’à nous une blessure et une souffrance tout aussi insupportable que le grain de sable pour l’huître.

Contrairement à l’huître, il est certain que Dieu aurait pu, s’il l’avait voulu, juger immédiatement et expulser le mal de son univers. Il a choisi une autre voie, une voie au travers de laquelle, comme l’huître, il allait mettre en valeur toutes les ressources de son ingéniosité et de sa force. Cette voie peut être désignée comme celle du dépassement !

Dépassement

La voie du dépassement est celle dans laquelle, comme le fait l’huître, chaque difficulté, contrariété qui se dresse sur le chemin est vue sous l’angle d’une occasion donnée pour manifester la beauté insoupçonnée de l’être qui doit y faire face. Alors que le grain de sable est l’occasion donnée à l’huître de faire une perle de grand prix, le mal est l’occasion que Dieu a saisi pour nous révéler, par Jésus-Christ, son Fils, les ressources infinies de son amour. En livrant Jésus-Christ à la mort pour le péché, Dieu, dit la Bible, a en quelque sorte englouti, et donc anesthésié, le pouvoir maléfique et destructeur de la mort et du péché dans sa victoire. L’irruption du mal dans l’humanité a été l’occasion donnée à Dieu de révéler au monde sa perle, la grandeur de la grâce cachée dans son être. Cette grâce latente était en lui, comme le carbonate de calcium en l’huître. Le mal a juste obligé Dieu de la mettre en œuvre, ce qui a conduit Jésus, son fils, a quitté le ciel pour se rendre sur terre, vaincre le péché, triompher de la mort et retourner ensuite d’où il était venu. C’est ce dont témoigne l’Ascension !

Prolongements

Si la voie du dépassement est la voie choisie par Dieu pour anesthésier le mal, plus le changer en bien et en beau, elle est encore aujourd’hui le principe à partir duquel il travaille. Oui ! Dieu n’éradique pas la souffrance dans le monde. Mais au sein même de la souffrance, il fait jaillir des œuvres et des actes portant la marque de l’amour qui n’existeraient pas sans elle. Le chemin, comme pour l’huître, peut sembler long et laborieux jusqu’à ce que la perle soit finie. Mais avec Dieu, tout est possible, en nous aussi !

Toute la Bible souligne le fait que la voie du dépassement est la voie première adoptée par Dieu pour résoudre les problèmes du monde. Les versets qui suivent en témoignent largement :

« Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé ; oui, au lieu même où il s’est manifesté dans toute son horreur (la croix de Jésus), la grâce divine a atteint sa plénitude : lettre de Paul aux Romains, chapitre 5, verset 19. »

«La mort est vaincue, elle a été engloutie par sa victoire. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, ou est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et le péché tire sa force de la loi (des interdits). Mais Dieu soit loué : la victoire est à nous. C’est Dieu qui nous l’a donnée par notre Seigneur Jésus-Christ (qui nous as délivrés à la fois de la peur de la mort, de la puissance du péché et de la condamnation de la loi de Dieu) : 1ère lettre de Paul aux corinthiens, chapitre 15, versets 55 à 57

«Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, tu l’aideras à prendre conscience de sa manière d’agir envers toi et à trouver le moyen de changer. Ne laisser jamais les rênes de votre conduite entre les mains du mal ; au contraire, prenez l’offensive et triomphez de lui par le bien : lettre de Paul aux romains, chapitre 12, versets 20 et 21. » (Version Parole vivante)

Allez-y : faites des perles. Dieu vous en donne la force par Jésus-Christ !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus