samedi 3 juillet 2010

Musique pour le coeur

On peut lire sur un mur : « Dieu est un très bon chef d’orchestre, dont le monde est la seule fausse note. »

Un instrument désaccordé

L’homme ressemble à un instrument désaccordé. Regroupé avec ses semblables, il ne vaut guère mieux : il a décidé de ne plus suivre la partition que Dieu propose. Aucun chef d’orchestre, si bon soit-il, ne pourrait diriger une symphonie avec des instruments désaccordés et des musiciens qui refusent de suivre la partition. Alors on suit sa propre musique. Dès que quelqu’un joue d’un instrument, entonne un chant, choisit d’écouter tel ou tel morceau, il y a la réalité de ce qu’il est, de ce qu’il lui manque et de ce qu’il recherche. La plupart du temps, ce sont des notes discordantes, influencées par la souffrance, les blessures de toutes sortes, l’absence de Dieu.

Dans le silence face à nous-mêmes

Ce que révèle la musique, c’est la solitude. La musique meuble et remplit l’espace. Avons-nous peur du silence ou d’être face à nous-mêmes ?

Selon Georges Moustaky, « nous trempons dans un aquarium sonore. La musique dégouline sur les rayons des magasins, dans les ascenseurs, s’infiltre dans le téléphone. Ce bain sonore vous lave de toute sensibilité, vous décape de toute conscience. » Nous tremblons à l’idée de découvrir notre degré de solitude et l’absence de l’amour dont nous avons besoins.

La musique exprime la vie, notre vie séparée du divin chef d’orchestre

On chante l’amour, la naissance, le mariage, la mort, les saisons, les sentiments, les fêtes. Ne connaissant pas Dieu, l’homme crie sa souffrance. La musique exprime alors les blessures et les douleurs profondes de l’âme. La jeunesse utilise la musique pour crier son désespoir, son mal de vivre. On comprend alors ce qui inspire certains styles. Le Punk, par exemple, a caractérisé une génération vivant dans le chaos et le dégoût, avec son slogan « no future ». Pas besoin de traduire, on aura compris.

La seule issue serait de venir à Celui qui a promis de nous donner un avenir et une espérance. Il n’est donc pas besoin de détruire sa vie comme si le désespoir n’était plus que la seule identité qu’il soit possible d’endosser. Crier ne guérit pas. Mike Brandt chantait : « Bats-toi, serre les dents, tu finiras par gagner » ; il a malheureusement mis fin à ses jours. Il arrive un point où Dieu doit intervenir pour nous combler de ce qui nous manque.

S’évader sur les rythmes musicaux

La musique permet de s’évader d’un quotidien bien triste pour parvenir à un sentiment de joie et de plénitude, à toucher au divin. Sur tous les continents, la musique est le moyen utilisé pour sortir de la misère morale, la répétition du rythme servant à générer un état d’extase. Il faut se débarrasser du quotidien et de son lot de misère, pour parvenir à l’état de bonheur auquel l’âme aspire tant. Le schéma utilisé est le suivant : litanies, répétitions, transe, extase, jouissance, Dieu. Avec la transe, le seuil de conscience est dépassé ; cela fonctionne dans toutes les cultures et les mouvements religieux.

La répétition du rythme a un effet obsessionnel. Le corps perd son individualité pour se fondre dans l’extase collective. Là on pense avoir touché le sublime, voire Dieu, c’est du moins ce que l’on croit.

La bonne partition, c’est l’Evangile

L’Evangile est comme une partition indispensable pour comprendre que l’homme n’atteindra jamais Dieu. Il ne peut ni s’élever ni changer sa condition, même si l’illusion des expériences l’en persuade. Dieu s’est proposé de devenir homme et c’est lui qui est descendu jusqu’à nous. Il n’a pas hésité à payer de sa personne et à donner sa vie pour nous.

Dieu est un excellent chef d’orchestre. Entre ses mains, nous sommes comme un instrument qu’il accorde d’abord parfaitement. Ensuite il joue en nous et au travers de nous une mélodie que nous n’aurions jamais pu jouer tout seul.

En lisant la Bible, un homme fut si touché par l’amour de Dieu que son domestique le trouva en larmes tellement il était ému. Il dit : « Je n’avais jamais pensé que je pourrais voir le ciel. » En vingt-quatre jours, il composa une œuvre sur Jésus-Christ, sa naissance, sa mort et sa résurrection, appelée le Messie. Quand le roi d’Angleterre entendit cette musique, il fut si bouleversé, qu’il ne put rester assis et resta debout jusqu’à la fin.

A l’abbaye de Westminster, il y a une statue de ce musicien ; il s’agit de Haendel devant son clavecin ; il tient à la main une feuille de musique sur laquelle sont gravés ces mots : « Je sais que mon rédempteur est vivant. »

Le Dieu qui a touché le cœur de Haendel touchera aussi le vôtre, car ce qui est vrai, c’est qu’il vous aime et veut faire résonner dans votre vie une musique que vous n’avez jamais connue jusqu’ici.

Alain Larrey, pasteur, auteur, compositeur et interprète depuis 40 ans au service de l’Evangile. Site : http://alainlarrey.com/

C'est si beau la vie
Quand on la vit par la foi
C'est pour toi aussi
Si tu veux et si tu croies !
Alain Larrey


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 26 juin 2010

Le tribunal du grand jugement

Texte biblique

Autour du trône il y avait vingt–quatre trônes, et sur ces trônes vingt–quatre anciens, assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Devant le trône, c’est comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

Les 24 autres trônes

Autour du trône de Dieu se trouvaient 24 autres trônes sur lesquels siégeaient 24 anciens assis, revêtus de vêtements blancs et ceints d’une couronne d’or. Alors que l’heure du jugement approche sur le monde, Dieu a tenu à y associer dans son exécution tous les fils d’Abraham avec qui Il a fait alliance : les fils de Jacob, représentant les douze tribus d’Israël et les 12 apôtres : Mat 8,11. La vision de Jean est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus aux Siens : Mat 19,28. Selon Paul, les saints ne jugeront pas seulement le monde avec Christ, mais même les anges : 1 Cor 6,2-3. Si le jugement est le moment où le monde rebelle doit rendre compte à Dieu de ces crimes, Dieu considère qu’il est juste d’y associer tous ceux et celles qui, parmi le peuple juif et dans l’Eglise ont été victimes de sa méchanceté : Apoc 6,10-11. L’expérience le prouve : la condamnation d’un criminel est un facteur reconnu comme décisif dans le processus de guérison de ses victimes. L’association des saints de Dieu dans le jugement rendu au monde sera l’un des éléments qui contribuera à la guérison totale de leur âme dans le royaume de Dieu : cf Apoc 22,2

Eclairs, voix et tonnerre :

Du trône lui-même, précise Jean sortaient éclairs, voix et tonnerres. Alors que, dans l’ère actuelle, s’offre à qui veux l’approche d’un trône de grâce : Hébr 4,16, les éclairs, les voix et les tonnerres témoignent de ce qui, à cette heure, remplit Celui qui y siège. L’heure est venue ou le monde devra faire face à Dieu tel qu’Il est, tel que Moïse l’a connu lorsqu’il reçut de Sa main les tables de la loi : Exode 19,16. La vision était alors si effrayante que le peuple entier, se tenant pourtant à bonne distance, supplia Moïse de servir d’intermédiaire entre Dieu et Lui, la peur que lui inspirait le simple fait d’entendre Sa voix le terrorisant : Exode 20,19 ; Héb 12,18 à 21. C’est au Dieu de la loi, de la perfection que le monde devra maintenant répondre de ses crimes.

Les sept lampes :

Devant le trône brûlent sept lampes qui sont, dit Jean, les sept esprits de Dieu ou l’Esprit de Dieu dans Sa plénitude. La présence éclairante de l’Esprit de Dieu au jour du jugement témoigne du fait que tous les jugements qui vont être rendus le seront en tout connaissance de cause. Car, dit Paul, l’Esprit de Dieu est à même de tout sonder, y compris les choses les plus profondes qui se trouvent en Dieu Lui-même : 1 Cor 2,10. Toute la lumière sera faite ici sur les œuvres, les pensées et les motivations de chacun, sans que personne d’une manière ou d’une autre ne puisse réfuter en quoi que ce soit les reproches ou les accusations portés contre lui. Chacun sera alors connu, non tel qu’il pense être ou tel que les autres pensent qu’il est, mais tel que Dieu le connaît : 1 Cor 13,9. Heureux celui qui, en ce jour, aura accepté la lumière que l’Esprit de Dieu a porté sur sa vie et aura été purifié de ses nombreux péchés par le sang de Christ : 1 Jean 1,6 à 9.

La mer de verre

Devant le trône se trouve encore comme une mer de verre, semblable à du cristal. La vision rapportée ici rappelle celle vécue au temps de Moïse par les 70 anciens du peuple d’Israël : Exode 24,10-11. Elle nous rapporte le fait que, malgré qu’elle soit confrontée à l’éclat étincelant de la beauté et de la gloire de Dieu, l’élite d’Israël n’a pas péri. Elle a vu Dieu, et elle a même mangé et bu en sa présence. La mer de cristal sur laquelle se tiennent les représentants du peuple de Dieu dans son entier témoigne du privilège incroyable duquel jouiront tous les grâciés. Devenus l’élite de l’humanité, ils se tiendront sans crainte dans Sa présence jouissant d’une liberté inconcevable si l’on songe à la perfection de la Personne devant laquelle ils se tiennent.

Les 4 êtres vivants :

Un dernier élément, difficile à imaginer pour nous, termine la description de la vision du trône transmise par Jean : la vision de 4 êtres vivants, tous différents d’aspect, mais ayant comme point commun des facultés visuelles hors normes. La vision de Jean reprend point par point celle donnée des siècles auparavant à Ezéchiel au moment où il reçut sa vocation de prophète : Ezéchiel 1,10. Au jour du jugement, Dieu trouve bon ici de rassembler tout Son peuple, celui qui est issu de la terre, comme celui qui est dans le ciel. C’est pour cette union-là que, ultimément, le Christ, dira Paul, est mort sur la croix : Ephés 1,9-10. Pour certains commentateurs, les 4 êtres vivants sont les représentants de toute la création de Dieu. Le lion représenterait la force brutale de la nature, le veau, la force domestiquée, l’homme, la force intelligente et l’aigle, la force couronnée. Si cette interprétation est juste, elle s’accorde avec l’activité principale que les 4 êtres pratiquent : rendre gloire à Celui qui, disent-elles, les a créés, c’est-à-dire de qui elles tirent leur force

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Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 juin 2010

Place à Dieu !

Qui est Dieu ?

Personne, dit la Bible, ne l’a jamais vu. La raison en est simple : personne ne l’aurait supporté. C’est pour notre bien que Dieu nous protège de sa vue. Même les créatures supérieures les plus élevées, montre la Bible, se voilent la face devant Lui. Est-ce à dire pour autant que l’on ne peut avoir aucune notion de lui ? Non ! dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, il a été donné à un homme de voir le trône de Dieu, Celui qui était assis dessus, et les éléments comme les créatures extraordinaires qui se trouvaient dans son entourage. Retour sur une vision incroyable à laquelle chacun de nous ferait bien de se préparer : Apocalypse 4.

Le trône de Dieu

Monté, enlevé au ciel, la vision immédiate qui s’imposa à Jean fut celle du trône de Dieu. Le trône de Dieu dans le ciel est, pour nous enfants de Dieu, la réalité qui est la cause la plus certaine de la garantie de la victoire de notre foi. Bien des despotes assis sur des trônes tyrannisent aujourd’hui le monde et les croyants. Mais ce qui donne aux croyants de tous les temps la force de résister et de tenir ferme dans la foi, c’est qu’il y a un Dieu au ciel qui a un trône.

La vision du trône de Dieu par Jean à cette étape de la révélation n’est pas due au hasard. La référence au trône de Dieu est quasiment toujours liée dans l’Ecriture au temps du jugement : Psaume 9,5.8 ; 11,4 ; 29,10 ;45,4 à 7 ; 47,9 ; 89,14 ; 99,1. Avec la vision du trône commence donc l’ère du jugement, c’est-à-dire, l’heure où, après avoir patienté envers les peuples et les nations rebelles, Dieu entre dans Son règne. Le temps du règne de Dieu est celui de la fin de Sa patience. Si la venue de Jésus a inauguré l’année de grâce du Seigneur, celle-ci, dit le prophète, sera immédiatement suivi du Jour de Sa colère. Juste retour des choses où après avoir laissé les hommes bafouer ses droits autant qu’ils le voulaient en leur offrant la possibilité du pardon et de la réconciliation, Dieu rétablit l’ordre de l’univers en prenant la place légitime qui lui revient de droit.

Celui qui est assis sur le trône

Plus que le trône lui-même, c’est la Personne qui y siégeait et les êtres qui L’entouraient qui impressionnèrent Jean. Tous, à leur manière et dans la façon avec laquelle ils sont décrits, témoignent du temps nouveau qui s’ouvre ici.

1. Celui qui est assis sur le trône : Dieu le Père : Son apparence

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe, dit Jean. La caractéristique du jaspe est la transparence totale : Apoc 21,11.18. Le jaspe témoigne de la totale pureté et de la totale sainteté qui habitent en Dieu. Dieu, avait dit Jean, est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres : 1 Jean 1,5. L’éclat de la sainteté de Dieu est telle que ni Esaïe, ni les créatures célestes qui entourent le trône de Dieu ne purent la supporter : Esaïe 6,1 à 3. Rien, a dit Jésus, ne peut rester caché, secret ou obscur dans la présence de Dieu : Luc 8,17 ; 12,2. Tout est à découvert et à nu devant Celui à qui nous aurons à rendre compte : Hébr 4,13. Le jaspe qui caractérise Dieu caractérise aussi toute la muraille de la ville dans laquelle les rachetés habiteront avec Lui, ainsi que son premier fondement : Apoc 21,18-19.

Il avait aussi l’aspect de la sardoine. C’est de la ville de Sardes, où elle se trouvait en quantité, que la pierre appelée sardoine tire son nom. Alors que la jaspe était transparente comme le cristal, la sardoine se caractérise par le rouge ardent, la couleur de la justice et du jugement. La sardoine mêlée à la jaspe nous rappelle que, avec la sainteté, ce sont la justice et le droit qui sont à la base de Son trône : Psaume 89,14 ; 97,2. Dressé et établi pour le jugement, le trône de Dieu et l’aspect de Celui qui y siège témoignent que le jugement de Dieu est l’heure où chacun reçoit quelque part le salaire, jusqu’ici impayé, de ses œuvres : Apoc 16,4 à 6.

2. L’entourage du trône

a. l’arc-en-ciel

Si celui qui est assis sur le trône incarne la sainteté et la justice absolue, le trône tout entier apparaît dans la vision de Jean entouré d’un arc-en-ciel émeraude. La présence de l’arc-en-ciel, symbole, depuis le déluge du temps de Noé, de la grâce de Dieu pour l’humanité entière : Genèse 9,12 à 17, environnant le trône du Juge, rappelle le fait que jusqu’à ce que la justice soit entièrement passée sur le monde, la grâce et le pardon de Dieu restent offerts par Dieu à l’humanité. Aujourd’hui encore, l’arc-en-ciel de Dieu brille sur notre humanité à bout de souffle, prête à s’entre-tuer. Car, dit la Bible, ce n’est pas la volonté de Dieu, Son désir, qu’un seul d’entre nous périsse loin de Lui. Mais prenons garde ! D’autres trônes viennent d’être installés près du trône de Dieu ! Les membres du tribunal de Dieu approchent. Asseyez-vous et taisez-vous ! La parole ne vous est pas donnée…

Suite la semaine prochaine...


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 juin 2010

Il n'a pas raté le but !

Parcours

Marco Ceara est né en 1980 au Brésil. Dernier d’une famille de 8 enfants, il a grandi dans la ferme de ses parents. Dans une interview récente, il évoque son enfance : « J’ai commencé à aider mes parents à la ferme quand j’avais six ans. On plantait du riz pour manger parce qu’on n’avait pas de travail pour gagner de l’argent. Alors que j’atteignais 11 ans, 4 ou 5 frères étaient déjà partis pour Sao Paulo à la recherche d’une vie meilleure. Mes parents ont aussi quitté la ferme pour vivre à Sao Paulo. A mon arrivée dans la ville, j’ai pu gagner de l’argent en vendant de la glace aux passants. J’ai ensuite travaillé au supermarché à 12 ans. »

Par la suite son frère l’inscrira dans une petite école de foot pour le sortir des mauvaises influences du quartier. « On habitait dans une favela, un endroit difficile. Il y avait des gens qui volaient ou qui consommaient de la drogue. » Dans cette école, il étudiait le matin et jouait au foot l’après-midi. A 13 ans, il postula au centre de formation de l’équipe de Santos. Il fut accepté et y resta jusqu’à 20 ans.

A 18 ans, Marco fit une rencontre imprévue qui allait changer le cours de sa vie. Le propriétaire du restaurant où il mangeait était chrétien. Il l’invita chez lui pour participer à une rencontre autour de la Bible. Le jeune Marco n’avait pas particulièrement soif de Dieu. il y est allé parce qu’il n’avait rien d’autre à faire. La rencontre fut suivie d’une autre, puis d’une autre. Marco comprit, petit à petit, qui était Jésus. Un jour, il se tourna vers Lui, convaincu que Lui seul pouvait le sauver et lui donner la vie éternelle. Devenu footballeur professionnel, il est aujourd’hui arrière dans l’équipe du PSG.

Marco, en tant que footballeur, le fait d’être chrétien t’a-t-il parfois posé des problèmes ?

Ça n’a pas toujours été simple. En 1999, je jouais dans le club brésilien de Santos et je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club. Il n’est pas toujours facile d’être libre de ses paroles dans le milieu du foot. On préfère parler d’argent plutôt que de spiritualité. En plus, les sollicitations pour sortir la nuit et faire des choses pas correctes aux yeux de Dieu sont nombreuses. C’est un vrai défi de rester fidèle à la Parole de Dieu mais je veux l’être. Aujourd’hui au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais « Jésus vous aime » en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance. Maintenant, tous les joueurs du PSG savent que je suis croyant. Ils me respectent beaucoup en tant que chrétien.

Comment la foi influence ta vie de footballeur ?

La foi est prioritaire pour moi. Je remets tout entre les mains de Dieu. Il me donne la force nécessaire, par exemple, au milieu des difficultés qui peuvent intervenir dans ma profession. J’ai expérimenté que Dieu faisait la différence dans ma vie. Vous savez, il y a beaucoup de concurrence dans le foot et « avoir Dieu » avec moi est le plus qui fait la différence. La Bible dit dans le livre de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme… Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! ». C’est mon expérience personnelle dans ma carrière de footballeur.

La violence vient trop souvent gangrener le football dans les tribunes mais aussi sur le stade. Comment vis-tu cela ?

Je considère que je dois donner le meilleur dans mon travail et il n’est pas nécessaire d’être malhonnête pour y arriver. Je suis défenseur, et à ce poste, tu as pour objectif de marquer l’attaquant et de le presser. J’essaye de vivre concrètement ce que je viens de dire en axant mon jeu sur la technique et non sur la force ou les fautes. Il faut que je sois honnête dans le jeu. Il est important d’être le même sur le terrain que dans la vie normale. Pendant le match, Dieu doit continuer à être honoré par mes actes et mes paroles. En ce qui concerne la violence des supporters, il est certain que ce n’est jamais une bonne chose et ça fait finalement beaucoup de mal au football qui doit rester un sport populaire.

Interviews tirés du magazine Victoire et du site Horizons évangéliques


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samedi 5 juin 2010

Jacques Le-Febvre d’Etaples : un picard trop peu connu… (2)

Un protestant caché avant l’heure

Ce fut en lisant la Bible dans le texte original qu’il comprit, avant Luther, que le pécheur est justifié par la foi, et non par les œuvres. Sa joie fut aussi grande que sa surprise ! Mais comme il aimait Rome et vénérait son chef, il ensevelit au fond de son cœur la découverte qu’il venait de faire. Un autre, à sa place, eut parlé : lui se tut. Il était vieux et, par nature, doux et timide. Cependant, sans qu’il s’explique clairement, sa foi vive, profonde, se communiquait, comme un parfum à ses disciples avec lesquels il lisait le Nouveau Testament.

Un protestant qui se montre

La foi vivante finit toujours par triompher de notre timidité naturelle. Si elle ne fait pas de nous des héros, elle nous donne cependant un courage que nous n’aurions pas sans elle. C’est ce qui arriva au docteur d’Etaples, au milieu des diocésains de son protecteur l’évêque de Meaux, Guillaume Briçonnet. Pressés par eux d’en savoir plus sur la voie du salut nouvellement révélée, Le-Febvre se mit en tête de travailler à une traduction française des Evangiles.
Inévitable persécution

L’enseignement de Le-Febre à Meaux provoqua la colère du clergé. Au lieu d’une couronne, qu’il aurait fallu poser sur sa tête blanchie par les travaux et les années, il lui prépara un bûcher, sur lequel il serait monté sans l’intervention d’amis puissants à la cour. Quant à Briçonnet, il prit peur, et, sommé de comparaître, se rétracta et se renia.

La traduction de Le-Febvre provoqua une révolution dans le diocèse de Meaux. Chacun voulut lire le texte sacré. Des assemblées se formèrent spontanément et, sans qu’il n’y eut rien de prémédité, ces communautés naissantes ressemblaient trait pour trait aux églises primitives : même foi, même culte, même sainteté de vie.

La Sorbonne réagit en interdisant la traduction de Le-Febvre, et en faisant emprisonner plusieurs novateurs de Meaux. Le-Febvre d’Etaples prit la fuite et se réfugia, avec quelques disciples, à Strasbourg. Il y fut reçu avec tous les égards dus à son mérite et à sa piété. Il demeura dans la capitale de la réforme alsacienne jusqu’au moment où, grâce à la protection de Marguerite de Valois, sœur de François 1er, il put retourner à Paris. La princesse, qui l’affectionnait, le fit nommer précepteur du prince Charles, le 3ème fils de son frère.
Dernières années

Le bon docteur, dans la haute position qu’il occupait, se crut à l’abri des attaques des sorbonnistes. Il n’avait qu’une seule pensée : terminer la traduction de Evangiles, puis quitter ce monde. Mais il n’acheva pas ces jours à Paris. De nouveau persécuté, Le-Febvre ne dut une nouvelle fois son salut qu’à la protection de Marguerite de Valois qui l’emmena à Blois, et le chargea du soin de sa bibliothèque. C’est dans le château de cette ville que Le-Febvre acheva sa traduction du Nouveau Testament, la 1ère qui ait été publiée en français.

Blois encore trop près de Paris, Marguerite de Valois transféra le docteur à Nérac où, en tant que reine de Navarre, elle offrait l’asile à tous les persécutés. C’est la que, empreint de la tristesse de ne pas finir martyr pour sa foi, contrairement à beaucoup de son temps, Le-Febvre s’endormira dans les bras de son Sauveur, après avoir remis son âme à Dieu et ses biens aux pauvres. On lui éleva un tombeau dans l’église de Nérac. Il n’existe plus : des mains profanes et sacrilèges le détruisirent et jetèrent ses cendres au vent. De Le-Fevre d’Etaples, il ne reste qu’un nom et l’immense service qu’il a rendu au mouvement de la Réforme. Celle-ci ne peut ne peut qu’être fière d’avoir eu pour ancêtre un chrétien si pur et si pieux que Le-Febvre d’Etaples !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 29 mai 2010

Etre chrétien

Une prédication qui bouscule...

Quel type de chrétien sommes-nous ? Influencés par la culture dans laquelle nous vivons, nous pouvons baisser les standards de la vie chrétienne à tel point que nous réduisons les marques de l'identité chrétienne à quelques vagues formules auxquelles nous adhérons; Paul Walsher, dans le contexte nord-américain, a tenu avec courage à faire le point. N'applaudissons pas ! Mais interrogeaons-nous pour savoir si ce que nous entendons sous le terme de chrétiens (qui, dans la Bible, ne s'emploie que pour qualifier les disciples de Christ) correspond à ce que Jésus en disait. Le message peut paraître long, mais je suis sûr que vous ne vous ennuyerez pas ! Bonne écoute !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 22 mai 2010

2012 : conférence

2012 : que croire ? qui croire ?


Lors de sa 1ère semaine dans les salles de cinéma, 2,2 millions de spectateurs français sont allés voir le film de Roland Emmerich 2012. Selon le scénario de l’auteur, le calendrier maya aurait déterminé le 21 décembre 2012 comme le jour de la fin du monde. L’événement serait anticipé dans les années précédentes par des catastrophes écologiques et naturelles de toutes sortes : inondations, pluies diluviennes, tremblements de terre de haute intensité… Certains auteurs affirment que l’événement est corroboré par un alignement inédit des planètes du système solaire programmé le 24 décembre 2012…

Qu’annonce véritablement le calendrier maya ? Que penser de toutes ces prophéties qui, décennie après décennie, annoncent la fin des temps ? Que croire et qui croire ?

J.G Leduc est un ingénieur géologue qui a vécu 15 ans au Proche-Orient. Chercheur en géophysique et en archéologie, il nous invite, dans la conférence qu’il va donner, à découvrir la culture des Mayas, leur habileté dans les mathématiques et l’astronomie. Lecteur de la Bible, il va également nous donner sa réflexion personnelle sur l’Apocalypse et la lecture que le livre nous donne sur le développement de l’histoire. La conférence, organisée par le pasteur Gilles Georgel, responsable du Centre Biblique de St Quentin, se tiendra le samedi 29 mai à 20 h 30, à la salle annexe du café des Champs Elysées, 68, rue Baudreil. L’entrée est libre.




DERNIERE MINUTE : APPEL URGENT

SIGNEZ LA PETITION CONTRE LA FETE DE L'ENFER
ORGANISEE EN LOIRE-ATALANTIQUE

Il y a actuellement en ligne une pétition pour demander aux autorités compétentes de l'Etat l'interdiction du festival « Hellfest ». Je viens de la signer. Je vous invite à en faire de même en cliquant sur le lien ci-dessous :


http://www.catholiques-en-campagne.fr/component/option,com_chronocontact/Itemid,70/


 

samedi 15 mai 2010

Dépassement

L’huître perlière

De tous les animaux, l’huître perlière me semble celui qui mérite le plus de recevoir la palme de l’ingéniosité quant à sa façon d’opérer pour anesthésier le corps étranger qui, tel un intrus, s’est introduit en elle. N’étant pas équipée pour le bouter hors de sa coquille, l’huître a opté pour un autre système de défense. Année après année, l’intrus, un grain de sable, par exemple, est recouvert de couches concentriques de carbonate de calcium qui cristallise sous forme d’aragonite, ce qui finit par donner une perle. Si Dieu a donné à l’huître l’intelligence de changer le mal dont elle est atteinte en beau, l’homme, toujours terriblement centré sur ses seuls intérêts, en a vu une source de profit non négligeable. Des éleveurs s’ingénient donc à faire travailler les huîtres en introduisant délibérément dans leurs coquilles des grains de sable. Ils n’ont ensuite plus qu’une chose à faire : attendre que le travail laborieux de l’huître se fasse pour en récolter le fruit étincelant.

Intrusion

Pourquoi Dieu permet-il le mal, la souffrance dans ce monde ? Parmi toutes celles que j’entends de la part de ceux qui rechignent à croire à l’existence de Dieu, cette question a la primauté. Si elle est légitime, elle témoigne cependant d’une méconnaissance de Dieu et des voies qu’il a choisi d’emprunter pour révéler qui il est. L’image de l’huître perlière citée ci-dessus va nous aider à le comprendre.

Une première chose qu’il faut dire est que, comme il en est pour l’huître perlière, le mal est aussi étranger à Dieu que le grain de sable l’est pour elle. Ce n’est pas Dieu qui est l’auteur du mal. Comme le grain de sable pour l’huître, le mal est une intrusion, initiée par un agent extérieur, dans le monde de Dieu. S’il blesse le monde créé par Dieu, il nous faut savoir que le premier qui, dans l’univers, a souffert du mal est Dieu lui-même. Le mal lui a occasionné plus qu’à nous une blessure et une souffrance tout aussi insupportable que le grain de sable pour l’huître.

Contrairement à l’huître, il est certain que Dieu aurait pu, s’il l’avait voulu, juger immédiatement et expulser le mal de son univers. Il a choisi une autre voie, une voie au travers de laquelle, comme l’huître, il allait mettre en valeur toutes les ressources de son ingéniosité et de sa force. Cette voie peut être désignée comme celle du dépassement !

Dépassement

La voie du dépassement est celle dans laquelle, comme le fait l’huître, chaque difficulté, contrariété qui se dresse sur le chemin est vue sous l’angle d’une occasion donnée pour manifester la beauté insoupçonnée de l’être qui doit y faire face. Alors que le grain de sable est l’occasion donnée à l’huître de faire une perle de grand prix, le mal est l’occasion que Dieu a saisi pour nous révéler, par Jésus-Christ, son Fils, les ressources infinies de son amour. En livrant Jésus-Christ à la mort pour le péché, Dieu, dit la Bible, a en quelque sorte englouti, et donc anesthésié, le pouvoir maléfique et destructeur de la mort et du péché dans sa victoire. L’irruption du mal dans l’humanité a été l’occasion donnée à Dieu de révéler au monde sa perle, la grandeur de la grâce cachée dans son être. Cette grâce latente était en lui, comme le carbonate de calcium en l’huître. Le mal a juste obligé Dieu de la mettre en œuvre, ce qui a conduit Jésus, son fils, a quitté le ciel pour se rendre sur terre, vaincre le péché, triompher de la mort et retourner ensuite d’où il était venu. C’est ce dont témoigne l’Ascension !

Prolongements

Si la voie du dépassement est la voie choisie par Dieu pour anesthésier le mal, plus le changer en bien et en beau, elle est encore aujourd’hui le principe à partir duquel il travaille. Oui ! Dieu n’éradique pas la souffrance dans le monde. Mais au sein même de la souffrance, il fait jaillir des œuvres et des actes portant la marque de l’amour qui n’existeraient pas sans elle. Le chemin, comme pour l’huître, peut sembler long et laborieux jusqu’à ce que la perle soit finie. Mais avec Dieu, tout est possible, en nous aussi !

Toute la Bible souligne le fait que la voie du dépassement est la voie première adoptée par Dieu pour résoudre les problèmes du monde. Les versets qui suivent en témoignent largement :

« Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé ; oui, au lieu même où il s’est manifesté dans toute son horreur (la croix de Jésus), la grâce divine a atteint sa plénitude : lettre de Paul aux Romains, chapitre 5, verset 19. »

«La mort est vaincue, elle a été engloutie par sa victoire. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, ou est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et le péché tire sa force de la loi (des interdits). Mais Dieu soit loué : la victoire est à nous. C’est Dieu qui nous l’a donnée par notre Seigneur Jésus-Christ (qui nous as délivrés à la fois de la peur de la mort, de la puissance du péché et de la condamnation de la loi de Dieu) : 1ère lettre de Paul aux corinthiens, chapitre 15, versets 55 à 57

«Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, tu l’aideras à prendre conscience de sa manière d’agir envers toi et à trouver le moyen de changer. Ne laisser jamais les rênes de votre conduite entre les mains du mal ; au contraire, prenez l’offensive et triomphez de lui par le bien : lettre de Paul aux romains, chapitre 12, versets 20 et 21. » (Version Parole vivante)

Allez-y : faites des perles. Dieu vous en donne la force par Jésus-Christ !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 8 mai 2010

La crise grecque à la lumière de vieux principes...


N°1 : la Grèce , n°2…

Alors que, à l’heure où j’écris ce texte, l’anarchie et le chaos s’installent en Grèce, et que les bourses européennes s'affolent, la question, angoissante et lancinante, se fait de plus en plus insistante dans la pensée de tous ceux qui, un tant soit peu, réfléchissent à ce que réserve l’avenir : se peut-il que ce que nous voyons en Grèce aujourd’hui soit demain ce qui va se produire au Portugal, puis en Espagne, puis en Finlande… puis en France… puis en Allemagne.

N’étant pas économiste, je me garderai ici de formuler les scénarios possibles du développement de la crise qui, vague après vague, s’attaquent aux fondements de notre stabilité. Un petit tour sur Internet suffit pour constater d’ailleurs que les experts eux-mêmes ne sont pas d’accord. Entre ceux qui se veulent rassurant en tablant sur un taux de croissance futur pour la zone euro et ceux qui, déjà, en annoncent la fin, il y a tant de marges et les arguments se veulent si convaincants d’un côté comme de l’autre que bien malin est celui qui peut prétendre savoir.

Mon propos se situera donc ailleurs, suscité par une parole de Jésus lue récemment dans l’évangile de Luc. Qu’est-ce que l’Evangile a donc à voir avec la crise financière actuelle ? En quoi une parole du Christ, vieille de 2 000 ans, peut-elle être d’actualité en ce qui concerne la tourmente que nous traversons ? Osons regarder !

L’effet domino

Alors que Jésus libérait certains hommes de son temps d’esprits mauvais qui les habitaient, ses adversaires, décidés malgré les évidences de nier l’origine divine de son pouvoir, se mirent à l’accuser d’être de connivence avec le prince des ténèbres. La mauvaise foi n’a pas de fin. La malhonnêteté intellectuelle fermant la porte, de facto, à toute discussion constructive, Jésus, s’il l’avait voulu, aurait pu passer son chemin et laisser ses opposants se débattre eux-mêmes dans l’avenir avec leurs contradictions. Il ne l’a pas fait, préférant les amener à réfléchir sur un principe de bon sens et de logique fondé sur l’observation des faits.

«Tout royaume, dit-il, divisé contre lui-même va à sa ruine ; les maisons y tombent les unes sur les autres. Si Satan est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendrait-il ? »

Si Jésus montre l’absurdité des accusations dressées contre lui, ce qu’il nous faut retenir, et qui concerne de plein fouet le sujet qui nous préoccupe, est le principe que Jésus énonce. Ce que Jésus nous dit ici est simple à comprendre et facilement vérifiable. Jésus affirme ainsi que seule l’unité et la cohésion internes d’un ensemble ou d’un organisme sont en mesure d’en garantir la pérennité. A partir du moment où cette cohésion interne disparaît, il n’y a pratiquement nul besoin de la force d’éléments extérieurs pour que celui-ci s’effondre. La force autodestructrice de la division interne suffit à ce que « les maisons s’écroulent d’elles-mêmes les unes sur les autres. »

Avant même que l’on en parle comme on le fait aujourd’hui, Jésus énonçait le principe de l’effet domino comme cause première de l’effondrement de tout système. Comme la vie et la croissance, la mort et la destruction sont le produit de lois à la fois physiques et morales. Livré à lui-même sur la pente de la division, un système ne peut de fait que périr par implosion. Il y a ici loi de cause à effet, automatisme qui ne peut être enrayé que si une loi plus forte s’y insère.

Si Jésus a raison…

Pour revenir à la crise qui nous concerne, le principe qu’émet Jésus signifie deux choses :

1. Au vu des dissensions qui agitent la Maison Europe aujourd’hui, le scénario inévitable vers lequel nous nous dirigeons est celui de l’implosion. Prisonnier de l’effet domino inhérent à la division interne de l’organisme Europe, nous devons nous attendre, à plus ou moins long terme, que, selon la parole de Jésus, « les maisons qui composent le royaume s’écroulent les unes sur les autres. »

2. Une seule chose peut bloquer la marche en avant du processus : l’intrusion soudaine d’une loi plus forte ayant le pouvoir de l’enrayer. Cette loi plus forte pourrait être la naissance d’une entité qui englobe l’Europe et lui assure en quelque sorte sa sauvegarde. Quelle sera-t-elle ? Comment apparaîtra-t-elle ? Quels en seront les contours ? L’avenir le dira !

Notons pour finir que la Bible parle de manière précise de l’apparition à la fin des temps d’un système économique globalisé ayant à sa tête une sorte de génie perçu par les habitants de la terre comme le sauveur économique du monde. Ce génie est appelé « la bête » ou « l’antichrist. » Insensibles comme nous le sommes en Occident aux lois spirituelles, ils ne peuvent être considérés que comme des fous ceux qui lient les problèmes que nous connaissons à des questions de cet ordre. Pourtant… il est notable que le déclin de l’Occident sur tous les plans suit la parallèle du rejet de ce qui en a constitué l’essor : l’adoption des valeurs issues du christianisme : liberté d’entreprise, normes éthiques, respect de la vie, de la dignité humaine, etc… Après avoir rejeté et crucifié le Christ, il n’aura fallu pas plus d’une génération pour que la nation juive disparaisse. Nous ferions bien de prendre en compte l’avertissement !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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samedi 1 mai 2010

La chèvre de M Seguin : fin

La nuit arrive

Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c’était le soir.

- Déjà ! dit la petite chèvre, et elle s’arrêta fort étonnée.

En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de M. Seguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d’un troupeau qu’on ramenait, et se sentit l’âme toute triste… Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit… puis ce fut un hurlement dans la montagne :

- Hou ! Hou !… faisait le loup.

- Reviens ! reviens !… criait la trompe.

Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu’il valait mieux rester. La trompe ne sonnait plus…

La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l’ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient. C’était le loup. Enorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu’il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment.

- Ah ! ha ! la petite chèvre de M. Seguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d’amadou.

Blanquette se sentit perdue… Alors le monstre s’avança, et les petites cornes entrèrent en danse. Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon cœur ! plus de dix fois, je ne mens pas, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d’une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait au combat, la bouche pleine… Cela dura toute la nuit…

L’une après l’autre, les étoiles s’éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents… Une lueur pâle parut à l’horizon… Le chant du coq enroué monta d’une métairie.

- Enfin !dit la pauvre bête, qui n’attendait plus que le jour pour mourir, et elle s’allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang…

Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

Le seul critère fiable d’évaluation d’une vie

Il y a, dans la vie, plusieurs façons de considérer la valeur d’un parcours humain. Pour certains, la valeur d’une vie se juge aux exploits réalisés, aux oeuvres accomplies, à la réussite. Il n’est pas rare que, dans bon nombre d’endroits, soient élevés des mémoriaux pour nous rappeler les victoires militaires, la résistance héroïque, les batailles livrées et gagnées par ceux qui sont les grands noms de l’histoire humaine.

Pleine de sagesse, la Bible nous appelle à juger de la valeur d’une vie sous un seule angle : celui de sa fin. « Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigé, qui vous ont dit la parole de Dieu ; regardez l’issue de leur vie et imitez leur foi : épître aux hébreux, chapitre 13, verset 7.

Nous sommes dans un monde qui se cherche ! Désorientés, déçus, plus que jamais, les foules sont dans l’attente d’un leader, d’un maître à penser qui saura les conduire avec certitude sur les voies de la sécurité, de l’égalité, de la liberté ou de la prospérité. Plusieurs, comme Karl Marx, dans le passé se sont posés ou ont été perçus comme tels. Leur fin a été décevante : ils n’ont pas réalisé les promesses dont ils se disaient les porteurs.

Fin tragique inexorable…

L’histoire de la chèvre de M Seguin est naïve. Dans sa naïveté, elle nous a cependant rappelé quelle était la source première de ce parcours tragique de l’humanité qui, aujourd’hui, touche à sa fin. Il faut en effet faire preuve d’un grand aveuglement pour ne pas constater que, tout doucement, nous allons toucher le fond, nous arrivons au bout. Peut-être certains sont-ils encore dans l’euphorie et l’illusion, comme Blanquette dans sa montagne. Mais la nuit arrive. Le prédateur méchant vient chercher son butin. Il ne fera qu’une bouchée de sa présomptueuse victime.

La source première de tous nos malheurs vient d’une seule et même cause. Elle nous paraît lointaine et sans rapport avec ce que nous vivons. Mais les temps qui viennent, appelés les temps de la fin, vont nous la rappeler de façon cuisante : Cette cause est notre mépris de Dieu, de Son projet pour nous formulé dans Sa Parole. Alors que le monde entier est prêt à basculer dans l’horreur, Sa voix, lointaine, se fait encore entendre. « Reviens, reviens, crie-t-elle. Il n’est pas encore trop tard. Mais l’humanité continue à faire la sourde oreille. Certes, l’angoisse monte parmi les peuples. Mais on ne va pas renier ce qu’on a construit, revenir sur les conquêtes que nous ont acquises notre liberté et notre émancipation de Dieu !

Fin tragique inéluctable ? ?

Alors que personne n’est venu secourir la chèvre de M Seguin, la Bible nous dit qu’un sort autre que la ruine est possible pour chacun, comme pour le monde. Car, un fait qui n’existe pas dans l’histoire racontée par Alphonse Daudet, existe dans la Bible. Si M Seguin est seul, Dieu, notre Créateur, a un Fils. Décidés ensemble à sauver l’humanité, le Fils a été envoyé. Il est venu, s’est fait homme sous la Personne de Jésus-Christ. Ceci dans un seul but : entrer dans l’arène du monde et vaincre notre prédateur. Il a livré ce combat, nous relate la Bible, au péril de sa vie, allant jusqu’à la mort pour nous. Mais trois jours plus tard, Il s’est relevé. Pour tous ceux qui ont cru en Lui, l’horreur s’est alors transformée en joie !

Il y a deux parcours parallèles dans lesquels vous êtes engagés : votre propre destinée et celle du monde. Rien ne garantit pour le second que vous échapperez à l’horreur. La Bible montre que ce n’est que lorsque le monde sera à la limite de l’implosion que Jésus viendra pour établir le Règne de Dieu. Pour ce qui vous concerne cependant, il vous est possible déjà aujourd’hui d’échapper au souffle fétide et aux crocs acérés du prédateur de votre âme. Il vous suffit d’une chose : de reconnaître que votre prétention à la liberté fait de vous, dans les faits, un esclave. Puis, de faire appel à Jésus-Christ, à sa puissance de vie pour vous donner d’être un autre homme, une autre femme que celui ou celle que vous êtes aujourd’hui !

Tout est là, prêt et préparé pour votre salut. A vous de choisir ! Sachez cependant qu’une seule issue de secours existe pour échapper à la mort, l’horreur éternelle : Jésus-Christ !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus


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