samedi 7 avril 2007

Pâques : Victoire !



Le goût de la victoire

Alors que nous sommes pratiquement à un mois du second tour des présidentielles, une question pressante fait l’objet de toutes les réflexions et de toutes les analyses des journalistes : qui, des 12 candidats, va entrer à l’Elysée et remporter la victoire ? Bien sûr, il apparaît déjà clairement que tous n’ont pas la même chance d’arriver au but. Ceux, par exemple, qui sont en politique depuis très longtemps, ont, sur le plan des probabilités, beaucoup plus de chances de parvenir à la victoire que les nouveaux. Il apparaît d’autre part que, depuis longtemps, certains d’entre eux se préparent en vue de cet objectif. Se présenter à la présidentielle n’est pas pour eux une opportunité du moment : c’est pratiquement le but et le combat de toute leur vie.

De même que le 6 mai sera pour un(e) candidat(e) à la présidentielle, le jour de la victoire, (et en même temps celle de tous ceux qui l’auront soutenu) Pâques est pour nous, chrétiens, comme pour Jésus, le Christ, le jour de la victoire. Cette victoire n’est cependant due en rien au hasard. Elle est également un aboutissement : celui d’un parcours qui, du ciel, va conduire d’abord le Christ sur la terre, puis sur la croix, puis dans le tombeau, pour enfin le ramener à Son point de départ, différent quoique pourtant toujours le même.

Rétrospective sur le parcours du Christ de Sa venue ici-bas jusqu’à la victoire !

Les étapes de la victoire :

1ère étape : l’Ancien Testament : la victoire prédite

C’est dans la genèse, le 1er livre de la Bible et dans le contexte de la chute, de la rupture et de la séparation de l’homme avec Dieu que l’on trouve formulée, pour la 1ère fois, la promesse de la victoire : Genèse 3,14-15. Ici, annonce est faite clairement au serpent, premier responsable de la chute que la victoire qu’il a remporté n’est que ponctuelle et non définitive. Quelqu’un va venir, un fils de la femme (femme à travers laquelle il a réussi a entraîné toute l’humanité dans le péché), par lequel l’humanité asservie sera libérée et le serpent définitivement vaincu. Le combat, précise la prophétie, ne se fera pas sans dommage pour le Sauveur futur de l’humanité. Il se fera au prix de la morsure du serpent à son talon : annonce qui parle déjà du venin du péché par lequel Jésus Lui-même connaîtra la mort.

2ème étape : l’entrée dans le ministère : la victoire amorcée :

Dès le début de Son ministère, Jésus affirme clairement quel est le but et l’objectif de Sa venue : Luc 4,16 à 19. Il est venu, dira encore Luc plus tard, pour chercher et sauver ce qui était perdu : Luc 19,10 ou, dira Jean, pour détruire les œuvres du diable : 1 Jean 3,8. Tous les miracles, toutes les œuvres, tous les prodiges accomplis par Jésus durant sa vie terrestre sont des témoignages de la venue dans le monde de Celui dont la victoire, depuis la genèse, est prédite sur le mal. C’est pourquoi l’annonce des anges aux bergers la nuit de Noël est si précise et si pleine de joie : Luc 1,10-12. « Au fur et à mesure que Son royaume avance, celui de Satan recule : des démons sont chassés, des malades guéris, et la nature même reconnaît en Christ son Seigneur » : John Stott



3ème étape : la mort sur la croix : la victoire remportée :

Contrairement au candidat à la présidentielle, c’est le jour où Jésus paraît le plus battu qu’il est, selon l’Ecriture, le plus fort et qu’Il gagne. Car, à aucun moment, même celui où Il meurt, Jésus n’est la victime de la volonté des autres. C’est volontairement, dit-Il qu’Il donne Sa vie. Personne ne la lui ôte : Jean 10,17-18. Il aurait pu, s’Il l’avait voulu, faire appel au jardin de Gethsémané à Son Père qui aurait, sur le champ, envoyé des myriades d’anges pour le sortir du mauvais pas dans lequel Il se trouvait : Matthieu 26,53. Mais Il ne l’a ni voulu, ni fait. Il savait, comme Il l’a annoncé maintes fois à Ses disciples qu’il devait mourir ainsi et Il le choisit : Matthieu 16,21

Ce faisant, expliquera l’apôtre Paul plus tard, Jésus nous a acquis par Sa mort deux choses :
- le pardon de nos offenses : la justification : Colossiens 2,14
- la délivrance de la puissance des ténèbres : Colosiens 2,15 ; Hébreux 2,14
De ce point de vue, écrira Peter O’Brien, la croix constitue à la fois un échafaud et un char impérial.

4ème étape : la résurrection : la victoire validée

Il est impossible dans les Evangiles de séparer la mort et la résurrection de Jésus. Car la mort de Christ n’aurait aucune puissance, ni de valeur de salut, si elle n’avait pas été validée par la résurrection : cf 1 Corinthiens 15,12 à 19. C’est, plus que Ses miracles, Sa résurrection, dit Paul, qui atteste que Jésus est bien le Fils de Dieu : Romains 1,7. La résurrection, dit Pierre à la Pentecôte, est le signe que Dieu justifie ce Jésus que les hommes avaient rejeté : Actes 2,29 à 36.

« On ne peut être sauvé du péché sans qu’il y ait un Sauveur vivant : c’est ce qui explique l’accent mis par les apôtres sur la résurrection. Mais le Vivant ne peut être un sauveur qu’en raison de sa mort : d’où l’accent mis sur la croix » : James Denney.

La résurrection, dit Paul, ne fait pas cependant que valider le salut que Jésus-Christ nous a obtenu par Sa mort. Elle établit le Christ, en tant qu’homme ressuscité, comme Juge futur des vivants et des morts : Actes 17,30-31 ; Jean 5, 21 à 23

5ème étape : l’Eglise : la victoire proclamée et étendue

La victoire remportée et validée, il reste à l’annoncer et la proclamer au monde entier. C’est l’ordre, qu’avant de repartir pour le ciel, Jésus, va donner à ses disciples : Matthieu 28,18 à 20 : un ordre de mission qui est encore le nôtre aujourd’hui. Depuis le premier jour jusqu’à aujourd’hui, l’Evangile n’a cessé, malgré les résistances, les persécutions, les oppositions physiques, philosophiques, religieuses au cours des siècles, de gagner de nouveaux terrains : Colossiens 1,6. Il ne cessera d’en être ainsi, dit l’Ecriture, jusqu’à la fin du monde, le but final étant que de toutes les nations, toutes les races, toutes les langues, des rachetés du Christ se tiennent devant Son trône : Apocalypse 5,9-10.

Aussi, rappelons-nous que se convertir au Christ, ce n’est pas simplement changer d’idée, de système de penser ou de religion, c’est passer d’un royaume à l’autre, des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu : Actes 26,18

6ème étape : le retour du Christ : la victoire consommée

Alors que le temps actuel est le temps de la patience et de la grâce de Dieu, viendra le temps où le Christ entrera effectivement dans Son règne. En ce jour, tout genou fléchira devant Lui et toute langue confessera que Jésus est Seigneur : Philippiens 2,9 à 11. Le diable sera jeté dans l’étang de feu et de souffre, où le rejoindront la mort et le séjour des morts : Apocalypse 20,10 à 14. après quoi, lorsque toute principauté, tout pouvoir et toute puissance seront abolis, le Fils remettra le royaume à Son Père, et Dieu sera tout en tous : 1 Corinthiens 15,24 à 28.
Conclusion :

4 questions posées par l'apôtre Paul au nom de tous ceux qui croient au Christ-Jésus pour leur salut : Romains 8,31 à 39

Si Dieu est pour nous, qui pourra être contre nous : v 31
. l’Incarnation de Christ y répond : le don par Dieu de Son Fils montre qu’Il ne nous refusera rien, mais qu’Il est prêt, dans Sa grâce, à répondre à tous nos besoins : v 32

Qui peut encore se tenir devant le tribunal de Dieu pour nous accuser : v 33
. l’Expiation du Fils de Dieu y répond : par Lui, c’est Dieu Lui-même, le Juge, qui devient notre Sauveur, nous créditant d’une justice parfaite que nous étions incapables de produire par nos œuvres : v 34

Qui peut encore nous condamner : v 34
. La Résurrection du Christ y répond. Depuis qu’Il est remonté auprès du Père, le Fils est notre avocat face à toutes les accusations que notre conscience ou l’ennemi de nos âmes pourraient formuler contre nous à cause de nos péchés : 1 Jean 2,1-2; 3,20

Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Les pires épreuves ou circonstances ? v 35 et 36
. la Royauté de Christ y répond. Depuis que le Christ est assis à la droite de Dieu, tous Ses ennemis sont sous Ses pieds : Hébreux 1,13; 10,13. Ni la mort, ni la vie, ni aucune puissance, ni aucun gouffre ne peut couper le lien de l’amour qui nous rattache au Christ ressucité et glorifié!

OUI! LA VICTOIRE DE JESUS, LE CHRIST EST COMPLETE ET PARFAITE : PERSONNE DANS L'HISTOIRE NE PEUT Y AJOUTER OU Y RETRANCHER QUOI QUE CE SOIT!


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

lundi 2 avril 2007

Recto/Verso


Mais où est donc Jean-Paul II ?


Alors que, suite à la guérison constatée de Soeur Marie Simon-Pierre due selon elle, à la prière de Jean-Paul II, le pape Benoit XVI s'apprête à canoniser son prédecesseur, il serait bon, Bible en main, que l'on s'interroge sur ce qu'il est advenu du célèbre pape, une fois les portes de l'au-delà franchies. Pour se faire, laissons la parole au pasteur Gérard Dagon qui, sous la forme d'une fiction, nous donne une idée de la surprise qu'a pu être pour Jean-Paul II sa rencontre avec Dieu. Fiction ou réalité : à vous de juger !


Le samedi 2 avril 2005 dans la soirée, le pape Jean-Paul II frappe à la porte du ciel.
Après quelques instants, la porte s'ouvre.
Première surprise et grande déception. Ce n'est pas Saint-Pierre, ni la Vierge (blanche ou noire), mais le Christ lui-même qui ouvre la porte. Rien d'étonnant, puisqu'il a affirmé : « Je suis la Porte. » (Jean 10.9)

– Bonjour Seigneur. Je suis le pape Jean-Paul II, le Saint-Père, et je viens ...

– Excuse-moi de te couper, tu dis être le pape, le Saint-Père, mais as-tu oublié ce que je disais quand j'étais sur la terre « N'appelez personne sur la terre votre Père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (Matthieu 23.9) ? Ce sont les hommes qui t'ont donné ce titre, mais à mes yeux, c'est sans importance !

– Tu oublies, Seigneur, que je suis ton vicaire ...

– Comment ? Un vicaire remplace un absent. Je ne suis jamais absent, en plus je vous ai envoyé le Saint-Esprit. Je ne vous ai jamais laissés orphelins ! (Jean 14.18)

– Pourtant, Seigneur, des milliers de personnes se sont prosternées devant moi ...

– Et tu as laissé faire ? Ne sais-tu plus que lorsque quelqu'un voulait se prosterner devant celui que tu considères comme le premier pape, celui-ci s'est opposé : « Lève-toi, moi aussi je ne suis qu'un homme ! » (Actes 10.26)

– Seigneur, tu sembles oublier tout ce que j'ai fait pour toi. J'ai fait plus de cent voyages sur les cinq continents, j'ai publié quatorze encycliques, j'ai ...

– Je suis encore une fois obligé de t'interrompre. As-tu lu Luc 17.10 qui parle des serviteurs inutiles ? Je trouve que ta théologie n'est vraiment pas en accord avec les Ecritures. Ecoute moi bien. « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.8-9) Attention, ne te glorifie pas !

– Et pourtant, Seigneur, je pensais bien faire.

– Tu sais, tes voyages coûtaient cher. Mes déplacements l'étaient beaucoup moins. Je me contentais d'un âne, une 2CV t'aurait suffi. Si je me souviens bien, ton dernier voyage en France est revenu à 5.120.000 francs, ce n'était pas encore le temps de l'euro, tu peux toujours diviser par 6,55957...

– Seigneur, il faut que tu me laisses entrer dans ton ciel, car des millions de personnes prient pour le salut de mon âme.

– Si ce n'était pas trop sérieux, je trouve ton argument ridicule. N'es-tu pas sûr de ton salut ? En plus, et écoute bien cela, dès que tu as rendu l'âme, ma décision à ton sujet est faite, dans ma sainteté, ma justice et mon amour, et des millions de prières ne peuvent modifier la juste décision de Dieu.

– Il me semble, Seigneur, que tu connais la Bible un peu mieux que moi. C'est vrai, j'ai lu tellement d'ouvrages théologiques de notre Eglise et j'ai sans doute négligé ta Parole. Mais quand même Seigneur, je suis le chef d'une importante Eglise, je suis le pasteur des pasteurs, en plus ...

– Halte Jean-Paul, là encore je suis obligé de te reprendre. Celui que tu considères comme le premier pape et que tu devrais imiter, s'est simplement nommé ancien comme les autres (1 Pierre 5.1)

– Et puis, quelque chose qui doit te faire plaisir. J'ai lutté de toute mon énergie pour le rapprochement des religions. Souviens-toi d'Assise. Que c'était beau de voir des catholiques, des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des hindouistes, des baha'is et d'autres prier ensemble ...

– Prier qui, prier quoi, prier comment ? Sais-tu, Jean-Paul, que j'ai en horreur de tels rassemblements. Je suis vraiment peiné de voir que tu ne connais pas des paroles solennelles que j'ai dites : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6) D'ailleurs ton premier pape affirme la même chose. Il n'y a de salut qu'en Jésus. (Actes 4.12)

– Ne te souviens-tu plus, Seigneur, que tu as dit un jour à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ?

– Ce jeu de mots « Pierre et pierre » n'existe qu'en français. Je parlais araméen, et là j'ai bien fait la différence entre l'homme Pierre et cette confession magistrale « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». C'est sur cette confession, ce Roc, que moi – et pas toi – je bâtirai mon Eglise.

– Moi, le pape, je suis le successeur de Pierre.

– Pierre n'a pas de successeur. En plus tu t'appelles Jean-Paul et pas Pierre.

– Désolé, Seigneur, tous nos théologiens justifient la papauté par ce verset.

– Voyons, Jean-Paul, on dirait que tu fais partie d'une secte, en sortant des versets hors de leur contexte. Lis la suite en Matthieu 16.23 « Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » Un beau compliment pour le début de la papauté.

– Tu sembles oublier une autre de tes paroles, Seigneur. Dans Jean 21.15-18, tu as bien confié à Pierre l'ensemble des chrétiens.

– C'est vrai, Pierre avait un rôle dans la jeune Eglise. Il devait, durant quelques années, veiller sur les nouveaux convertis, mais rien de plus. Je te rappelle une nouvelle fois que j'ai donné cet ordre à Pierre et à personne d'autre.

– Seigneur, j'ai oublié de te dire que je suis également un souverain politique. Je suis à la tête de la Cité du Vatican.

– Pauvre Jean-Paul, tu as oublié une fois de plus mes paroles « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22.21) Ne vois-tu pas que le pouvoir spirituel n'a rien à voir avec le pouvoir temporel. Je l'ai pourtant précisé clairement : « Mon royaume n'est pas de ce monde » (Jean 18.36)

– C'est quand même beau le Vatican, ses bâtiments somptueux, ses milliers de cierges allumées, ses vitraux, tout cet or ...

– Là encore, tu n'as rien de commun avec ton premier pape qui n'avait ni argent, ni or. (Actes 3.6)

– Seigneur, tu ne peux quand même pas mettre en doute ma grande piété. Partout où je suis allé, je me suis respectueusement prosterné devant les statues de la Vierge.

– N'as-tu pas appris, Jean-Paul, quand tu faisais ton catéchisme en Pologne, les dix commandements ? Par exemple : « Tu ne te feras pas d'image taillée et tu ne te prosternas pas devant elle (Exode 20.4-5)

– Mais Seigneur, c'étaient des statues de ta mère, de la Vierge, notre médiatrice ...

– La médiatrice, ça existe en géométrie, mais pas en théologie, encore moins en théologie biblique (1 Timothée 2.5)

– Je te répète, Seigneur, c'étaient des statues de la Sainte Vierge ...

– Non, ma mère ne veut pas être représentée. D'ailleurs, tu ne sais pas si elle était grande ou petite, blonde ou noire. En plus, après ma conception miraculeuse et ma naissance, elle a épousé Joseph et j'ai eu au moins six demi-frères et demi-soeurs. Quelle belle famille ! Quelle bénédiction de Dieu ! (Matthieu 13.55-56)

– Je vais quand même demander à la Vierge de m'ouvrir la porte du ciel.

– Désolé Jean-Paul, c'est moi qui ouvre la porte, et personne ne fermera, qui fermera et personne n'ouvrira (Apocalypse 3.7)

– Ta mère se laissera fléchir et j'irai quand même au ciel, j'ai toujours vénéré ses statues.

– Non Jean-Paul, je suis obligé d'être parfaitement juste et d'appliquer ma parole qui affirme solennellement : « Dehors les idolâtres ! » (Apocalypse 22.15)

– Je te prie donc, Seigneur, d'envoyer quelqu'un au Vatican pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

– Ils ont l'Evangile, qu'ils le lisent, qu'ils le méditent et qu'ils abandonnent toutes les traditions humaines (Luc 16.27-31)

PS
– Tu vois, Seigneur, depuis que je suis mort, tout le monde dit du bien de moi.

– « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes ! » (Luc 6.26)

– As-tu vu l'enterrement grandiose qu'on célébrait pour moi ?

– « Laisse les morts ensevelir leurs morts ! » (Matthieu 8.22)



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

lundi 26 mars 2007

Brève histoire de l'Eglise : Actes 4


Le protestantisme (suite)

Le protestantisme, soulignons-le, n’a jamais eu comme but au départ de former une Eglise concurrente à l’église catholique. Tous les réformateurs, malgré leurs discours vigoureux, gardaient l’espoir de réformer l’Eglise et de redonner à la Bible sa place centrale dans la foi. C’est le refus obstiné des autorités ecclésiastiques, soucieuses de conserver leurs privilèges et leur pouvoir sur les âmes qui consommèrent la rupture. Nous pouvons nous poser la question de ce que serait devenu le christianisme sans ces mouvements permanents de protestation qui mirent l’Ecriture Sainte à la portée de tous.

Le protestantisme sur le plan politique et social est le mouvement qui a le plus contribué aux libertés dont nous jouissons encore aujourd’hui. Défenseur dès avant l’heure de la séparation des pouvoirs spirituels et temporels (de l’Eglise et de l’Etat), il est porteur en son sein de la liberté de conscience et de pensée propre à chaque individu. Son fractionnement en multiples branches qui, de l’extérieur, peut paraître regrettable, témoigne de la liberté d’interprétation des textes qui l’anime. De la liberté d’interprétation est née la liberté d’action qui donna naissance à de nombreux mouvements de charité et de contestation pacifiques :

- abolition de l’esclavage (William Wilberforce)
- Armée du salut (William Booth),
- orphelinats (Georges Mûller), Croix Rouge (Henri Dunant),
- égalité des races (Matin Luther King).

Si les œuvres du croyant ne sauraient suffire pour lui assurer son salut, elles témoignent par contre de l’amour qu’Il a reçu du Christ et qui le porte à aimer son prochain. L’évangélisation, la mise à la portée de tout homme du message de l’Evangile reste la priorité des mouvements missionnaires protestants et évangéliques aujourd’hui dans le monde (Société Biblique, Ligue pour la lecture de la Bible, Mission Wyclif pour la traduction de la Bible…).

4ème période : 1792 à nos jours : l’Eglise missionnaire

Les traductions et l’impression de la Bible en langue populaire ne cessant de grandir, de nombreux réveils spirituels se produisirent un peu partout en Europe et propulsèrent l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre, accomplissant ainsi l’ordre dernier du Christ à Ses disciples :

Allez, faites des gens de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du saint-Esprit, et enseignez-leur tout ce que je vous ai prescrit.

On estime aujourd’hui que seulement 3 % des hommes de la planète n’ont pas la possibilité de lire la Bible dans leur propre langue. Après l’Europe et l’Amérique, l’Afrique et l’Asie sont aujourd’hui les continents où l’Evangile progresse le plus vite.

Conclusion :

1. La norme de l’Eglise, c’est la Bible
2. Dans la Bible, nous ne trouvons que des églises de professants (de personnes qui adhèrent avec leur cœur au Christ et le reconnaissent comme leur Sauveur)
3. Les églises de multitude sont liées au système constantinien (à l’empereur Constantin qui voulut imposer le christianisme comme la religion de l’empire)
4. L’ère de la chrétienté est révolue : finie l’adhésion au christianisme par contrainte
5. Les églises restées fidèles au système multitudiniste ne peuvent qu’aller de crise en crise
6. C’est au travers des églises de professants qu’au cours des siècles le flambeau de l’Evangile s’est transmis de générations en générations
7. A l’aube du XXIème siècle, l’Eglise se retrouve dans les conditions semblables à celles du 1er siècle, c’est-à-dire face à une population et une civilisation non-chrétienne
8. L’Eglise ne disparaîtra jamais de ce monde… tant que le Christ ne reviendra pas pour chercher les Siens
9. Plus le temps avancera, plus se fera la distinction entre les vrais et les faux croyants, entre les chrétiens de nom et ceux de cœur, entre la fausse église que la Bible appelle "la grande prostituée" et l'Eglise véritable, l'Epouse du Christ.

Jésus préférait de beaucoup un petit noyau d’hommes affermis dans la foi, et résolus d’accepter les renoncements qu’elle impose, à ces multitudes dont le lien avec Lui n’était qu’apparent : Frédéric Godet


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mardi 20 mars 2007

Brève histoire de l'Eglise : Acte 3




3ème période : L’Eglise en crise : la Réforme

1) les précurseurs :

Pendant 12 siècles, l’Eglise catholique connaît des heurs et des malheurs nombreux. Rome est la capitale chrétienne du monde connu et régente plusieurs royaumes au monde. Sa puissance est énorme et son hégémonie incontestable. Une succession de papes scandaleux suscite une importante vague d’indignation (on parle au Xème siècle de « pornocratie » pour décrire l’état de la chrétienté). Mais, solidement ancrée dans de puissantes familles d’Europe, l’administration romaine ne chancelle pas. Il faudra la convergence de plusieurs évènements historiques pour entraîner un mouvement qui allait redonner au christianisme primitif ses lettres de noblesse. 3 hommes sont reconnus comme les précurseurs principaux de la Réforme :

a) Pierre Valdo :

Riche marchand de Lyon, il découvre la Bible et se convertit de façon radicale à Jésus-Christ en 1175. Dès lors, il partage ses biens et se consacre à la traduction de la Bible en français. Il finance des copies et se fait prédicateur pèlerin. Il rassemble des disciples dans un large mouvement appelé vaudois. Il est excommunié lors du concile de Vérone en 1184.

b) John Wyclif :

C’est un théologien enseignant à Oxford. En 1370, il développe ses idées selon lesquelles Dieu exerce directement, sans l’intermédiaire du pape, son droit éminent sur la terre. Les rois ont des comptes à rendre à Dieu et non au pape. L’Eglise ne peut être pour lui un royaume ou un système de ce monde. Elle est invisible « dans les cœurs des chrétiens en état de grâce. » Bien avant Luther, il s’indigne contre le trafic des indulgences qui permet de monnayer sa place au ciel. Pour lui, le péché est payé au travers de l’expiation du Christ, et seul Dieu pardonne. Après sa mort naturelle, le pape Martin V condamnera les écrits de Wyclif le déclarant hérétique et fera exhumer en 1428 ses ossements pour les brûler.

c) Jan Hus :

Admirateur de Wyclif, il travaille à réformer l’Eglise catholique en restaurant l’esprit évangélique chez les chrétiens. Ordonné prêtre en 1400, il est un brillant prédicateur qui attire des foules. Il dénonce la richesse corrompue de l’Eglise qu’il oppose à la pauvreté du Christ. Pour lui, l’Evangile est la seule règle infaillible et suffisante de la foi. Il entreprend de traduire la Bible en tchèque pour que chacun ait accès au texte sacré. Cité à comparaître devant le concile de Constance, il est arrêté dès son arrivée, emprisonné puis torturé. Refusant de renoncer à ses idées, il est finalement brûlé vif en 1415. Ses cendres sont jetées dans le Rhin.

2) les deux grandes figures de la Réforme :

Les 3 idées majeures des précurseurs : traduire la Bible en langue vulgaire, minimiser le pouvoir clérical, retourner à la simplicité évangélique, vont trouver d’autres lieux et d’autres hommes pour les porter.

a) Martin Luther : 1483 –1546

Issu d’une famille modeste du milieu paysan, Martin Luther connaît une enfance rude et tumultueuse. Studieux, il sait ce qu’est l’effort et la valeur du travail pour arriver à la réussite. Un jour, surpris par un orage très violent, il fait vœu à Dieu de Le servir s’Il le protège. Après l’orage, Luther tient parole et se fait moine dans l’ordre mendiant des ermites de Saint-Augustin (1505). La règle est sévère et le jeune homme s’y plie. Pour combattre ses instincts et ses pulsions d’homme, il se mortifie. A 24 ans, il célèbre sa première messe et à 29 ans il devient docteur en théologie dans l’université de Wittenberg.

La crise de Luther vient au moment où il enseigne à ses étudiants l’épître de Saint Paul aux romains. Taraudé par la réalité du péché et de sa nature mauvaise malgré les privations, jeûnes, mortifications, prières qu’il s’impose, il trouve la réponse à son angoisse en Romains 3,21 à 24 : Dieu rend gratuitement les hommes justes à Ses yeux par la foi en Jésus-Christ ! Luther délivré va redonner vie à cette vérité centrale de l’Evangile longtemps mise sous le boisseau : le salut n’est pas une question de mérite du chrétien, mais un geste gratuit offert par Dieu à quiconque reconnaît en Jésus-Christ son Sauveur qualifié.

Mais l’inutilité des œuvres du croyant pour son salut est un message que l’Eglise ne veut pas entendre. Tout son pouvoir est édifié sur les actions des croyants dont elle bénéficie et sur les dons qu’elle réclame aux fidèles pour leur salut. Justement en 1517, une nouvelle campagne de vente de lettres d’indulgence est organisée par le pape dans tous les pays d’Europe pour collecter des fonds. Le moine Tetzel, envoyé du Vatican, arrive en Allemagne. Il spolie les plus pauvres sous prétexte que l’argent donné peut faire sortir plus vite les âmes emprisonnées au purgatoire (qui bibliquement n’existe pas). Scandalisé, Luther affiche sur la porte du château de Wittenberg le 31 Octobre 1517 ses 95 thèses sur les vertus des indulgences et se lance dans une discussion publique à ce sujet.

Ces thèses font l’effet d’une bombe ! L’affichage a eu lieu la veille de la Toussaint, jour où le duc de Wittenberg expose des reliques qu peuvent aussi accorder des indulgences à ceux qui viennent les voir. Deux camps se forment : un pour le pape, l’autre pour les idées de Luther. Convoqué par le pape, sommé de se rétracter, Luther dira : « Je suis dominé par les Saintes Ecritures et ma conscience est liée par la Parole de Dieu. Je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il est dangereux d’agir contre sa conscience. » Luther brûle à l’entrée de la ville la bulle papale qui l’excommunie. Enlevé par l’électeur de Saxe pour le protéger, il va développer et répandre de plus en plus ses idées grâce notamment à l’imprimerie qui vient juste d’être découverte. Il enseigne :
- l’intelligibilité immédiate de la Bible pour les cœurs bien disposés et le droit d’interprétation pour tout chrétien
- le caractère invisible de l’Eglise véritable ; elle ne peut être un système de pouvoir politique du monde
- la fausseté du célibat des prêtres (imposé en 1074 pour des raisons financières). Luther se mariera avec Catherine von Bora, ex sœur d’un couvent.
- L’abolition des sacrements. La Cène est commémorative.
- L’autorité unique de la Bible en matière de foi. (Sola scriptura)

b) Jean Calvin : 1509 – 1564

Né à Noyon en Picardie, Calvin fait déjà partie de la 2ème génération du protestantisme. Il adhère aux idées de la Réforme avec beaucoup d’autres étudiants très cultivés. Evangéliste et communicateur hors pair, Calvin a le don inné de rendre claire les vérités théologiques les plus difficiles. Sa formation de juriste sera des plus adaptées pour plaider la vérité biblique. Il rédige pour son ami Nicolas Cop, recteur d’université à la Sorbonne, un discours audacieux qui l’oblige à quitter Paris pour se réfugier à Bâle.

De 1535 à 1559, il rédigera l’Institution chrétienne, l’œuvre magistrale de sa vie qu’il dédie à François 1er. Pressé par Guillaume Farel de venir à Genève, il y restera 20 ans pendant lesquels il va fonder la réforme calviniste. Sa doctrine s’attache à la Bible seule, révélation de Dieu écrite. Il insiste sur la grâce de Dieu et sur le fait que tout chrétien peut avoir maintenant l’assurance de son salut. Il abolit la hiérarchie épiscopale. L’église est administrée par un conseil d’anciens. Il retire du calendrier les fêtes catholiques pour ne garder que les célébrations véritablement chrétiennes : Noël, Pâques, Pentecôte et le dimanche. Il écrira de multiples commentaires sur le Nouveau Testament et sur certains livres de l’Ancien. Il meurt épuisé par le travail à 55 ans, sans laisser d’héritier ni fortune personnelle. Nul ne sait où il est enterré.

3) les conséquences de la Réforme :

La Réforme ne divise pas seulement la chrétienté en deux camps, mais également les nations européennes jusqu’alors toutes catholiques. L’Allemagne, l’Ecosse, la Suisse, l’Angleterre, les pays scandinaves, une partie de l’Europe centrale et de la noblesse française se démarquent de plus en plus de l’autorité souveraine de Rome. Paul III convoque un concile à Trente en Italie du Nord. Le pape est prêt d’entreprendre une réforme de la discipline et des mœurs au sein de l’église. Mais le concile refuse de revenir sur la doctrine de l’Eglise catholique. Il interdit la lecture de la Bible en langue vulgaire, proclame le principe de la justification par les œuvres, confirme la doctrine du purgatoire, le culte des saints, des images et des reliques, sans oublier l’usage des indulgences. Le pape se proclame autorité ultime en matière de foi et de décision sur l’Eglise. Ce sera le début des guerres de religion, marquées en France par l’affreux massacre de la nuit de la Saint-Barthélémy, les dragonnades, les tribunaux de l’Inquisition, l’assassinat de Henri IV et la Révocation de l’Edit de Nantes. Les temples sont détruits, le culte protestant interdit. Les protestants s’exilent, sont envoyés aux galères ou en prisons. Des milliers fuient vers la Hollande, l’Angleterre, la Suisse et l’Allemagne provoquant la plus grande saignée intellectuelle et économique de l’histoire de la France (on estime que 48% de la population était alors protestante).

La radicalisation de l’Eglise catholique va avoir une autre conséquence fâcheuse pour le protestantisme de Luther. Le triomphe politique de ses idées va le pousser à maintenir le principe de l’union de l’Eglise et de l’Etat comme moyen approprié de convertir ou punir ceux qui refusent la nouvelle autorité ecclésiastique. Luther revient dans sa vieillesse sur plusieurs positions prises au début de la Réforme. Il conserve le principe de la régénération par le baptême des enfants, dispensant les âmes de la nécessité de la foi individuelle. L’église de professants redevient de plus en plus une église de multitude, ce qui va provoquer la montée en puissance d’un nouveau mouvement : les anabaptistes, ancêtres des évangéliques.

4) La Réforme dite dissidente :

Des compagnons de la 1ère heure des réformateurs en Suisse conçurent le plan de fonder une église totalement séparée de l’Etat. Ils s’opposent par conséquent au baptême des enfants et rebaptisent leurs adhérents à l’âge adulte, en pleine connaissance de cause (d’où leur nom anabaptistes ou rebaptiseurs). Persécutés à la fois par les catholiques et les protestants, ils se multiplient pourtant en Suisse, Allemagne et en Bohëme. Leur théologien le plus célèbre à l’époque sera Menno Simmons, ancien prêtre converti. Ils forment, avec les luthériens et les réformés calvinistes, la 3ème composante du protestantisme et celle qui se développe le plus rapidement aujourd’hui.



L'hérétique n'est pas celui qui se sépare de l'Eglise établie, mais celui qui s'écarte de l'Evangile : Jean Calvin, réformateur français picard

Bibliographie : ouvrages consultés
- Oui, nous sommes protestants : Eric denimal : Presses du Chatelet
- Précis de l'histoire de l'Eglise : Jules-Marcel Nicole : Institut Biblique de Nogent
- L'Eglise ignorée : E.H Broadbent : Collection Chrétien d'or



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mardi 13 mars 2007

Brève histoire de l'Eglise : Actes 2



2ème période : l’Eglise dominatrice : 313 à 1517

Jusqu’en 313, l’Eglise a quelquefois été tolérée tacitement, mais elle était toujours menacée de persécutions, et souvent persécutée. L’hostilité entre elle et le monde était visible. Dès 313, les persécutions cessent. L’Eglise sera favorisée par l’Etat, puis unie à ce dernier. Jusqu’en 313, l’Eglise se composait d’adhérents librement convaincus. Dès 313, l’Eglise étant unie à l’Etat, on aura tout avantage à entrer dans l’Eglise. Bientôt, il sera même dangereux de ne pas en faire partie. Aussi l’Eglise cesse d’être une église de professants, et devient une église de multitude. Du même coup, les erreurs et les pratiques dangereuses de l’époque précédente s’accentuent et se développent.

Ainsi, bien que les points principaux de la doctrine chrétienne au sujet du Christ sont maintenus au milieu de controverses incessantes par des hommes d’exceptionnelles qualités (Saint-Augustin, Jérôme, Athanase, Basile le Grand…), la lumière du simple Evangile est de plus en plus obscurcie :


- de nombreuses idées des cultes païens envahissent l’Eglise : pèlerinages, processions, reliques, culte païen de la Mère et de l’enfant (en Baylonie Sémiramis et son fils Nimrod ; en Inde, Isi et son fils Iswara ; en Egypte, Isis et son fils Osiris ; en Asie mineure, Cybèle et son fils Decius, en Grèce, Irène et son fils Plutus ; à Rome, Fortune et son fils Jupiter Puer), etc


- l’autorité de la Bible est obscurcie par celle de l’Eglise. Bientôt les fidèles n’ont plus accès au texte sacré. Seul le clergé possède la connaissance juste. On enseigne alors que « hors de l’église catholique, il n’y a pas de salut. » La confession de ses péchés aux prêtres remplace la confession directe à Dieu.


- la doctrine de la grâce obtenue par la foi seule est obscurcie par la notion du mérite des œuvres et de la valeur des sacrements


- la notion de la médiation unique du Christ-Jésus pour arriver à Dieu est obscurcie par le culte des saints.


- la spiritualité chrétienne personnelle est obscurcie par une liturgie et un faste de plus en plus pompeux


- partout la moralité baisse et les ambitions personnelles et la soif de pouvoir priment.

C’est l’époque de l’essor de la papauté à laquelle Saint-Augustin lui-même, considéré comme le père de l’église catholique, cherchera à mettre un frein : « Emportons du milieu de nous, dira-t-il, tous nos papiers et tous nos livres et que le livre de Dieu seul s’avance. Quelqu’un me demandera-t-il : Pourquoi ? Parce que je ne veux pas que l’on prouve quoi que ce soit par des documents humains, mais par des oracles de Dieu. Il ne faut pas penser comme les évêques catholiques s’ils pensent quelque chose qui soit contraire aux Ecritures canoniques de Dieu. »



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mercredi 7 mars 2007

Brève histoire de l'Eglise : acte 1


1ère Période : L’Eglise persécutée : de 30 à 313

1) L’Eglise primitive :

C’est l’Eglise née à la Pentecôte, constituée de tous ceux qui, après avoir cru en Jésus comme leur Sauveur personnel devant Dieu, ont reçu le Saint-Esprit. Son message est simple et on le retrouve présent dans tous les discours des apôtres dans les Actes.


"Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié : Actes 2,36
Le salut ne se trouve en aucun autre que Jésus-Christ, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés : Actes 4,12
Tous les prophètes Lui rendent ce témoignage : quiconque met sa foi en Lui reçoit par son nom le pardon des péchés Actes 10,43 »

Pour les premiers chrétiens, il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et l’homme, celui qui est à la fois Dieu et homme, Jésus-Christ. Le moyen de salut est lui aussi unique. Il est un don que Dieu fait gratuitement à chacun par Jésus-Christ. Il ne peut être ni gagné, ni mérité, mais reçu uniquement au moyen de la foi.

La procédure pour entrer dans l’Eglise est toujours la même. Il y a :


- la prédication qui suscite la foi : Romains 10,17 : la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ. La foi est la réponse personnelle de l’homme à l’offre d’amour et de grâce que Dieu lui fait en Jésus-Christ. Elle inclut la repentance, qui est le fait de se détourner de son ancienne vie sans Dieu et de se tourner vers le Christ pour vivre une vie nouvelle.
- l’Esprit-Saint est donné à chaque croyant en retour de la foi : Actes 10,44. Pierre était encore en train de parler quand l’Esprit-Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la Parole (ce qu’on appelle la nouvelle naissance : Jean 3,3)
- Les nouveaux croyants sont baptisés au nom de Jésus-Christ (ou de la Trinité), en guise de témoignage et d’affirmation de leur foi. Actes 10,47 : Peut-on refuser l’eau du baptême à ces gens qui ont reçu l’Esprit-Saint comme nous ?

Il est à noter ici
- que jamais une seule fois la Bible ne mentionne un baptême pour des nourrissons ou des enfants qui ne sont pas en âge de saisir les réalités spirituelles qu’il signifie.
- que jamais une seule fois le baptême ne précède la compréhension des vérités qui suscitent la foi.

L’organisation de l’église est des plus simples. Elle s’organise :


- dans les maisons des particuliers : Romains 16,5 : saluez l’église qui est dans leur maison. L’église est l’assemblée des fidèles, pas un bâtiment.
- Localement : il n’y a aucune centralisation. Les assemblées entretiennent des liens fraternels de solidarité et d’échange de serviteurs de Dieu, mais ont leur autonomie propre : Colossiens 4,16 ; 2 Corinthiens 8,1
- Elles fonctionnent sous la direction d’anciens (évêques), choisis par les fidèles pour leurs qualités spirituelles et morales, obligatoirement mariés et pères de famille : 1 Timothée 3,1 à 7, par l’exercice de ministères reconnus par tous : Ephésiens,11 ouverts, pour certains, aux femmes : diaconesses, prophétesses… Romains 16,1 ; Actes 21,9
- La Cène, repas commémoratif de la mort de Jésus, est prise lors de repas fraternels d’abord chaque fois que les croyants se retrouvent, puis tous les dimanches.

C’est ce modèle que les églises évangéliques d’aujourd’hui veulent suivre.

P.S : C’est à Antioche que, comme un sobriquet, on donnera pour la 1ère fois aux disciples du Christ le nom de chrétiens : Actes 11,26

Combats :

Dès l’origine du christianisme et alors même que les apôtres de Jésus sont toujours là, apparaissent déjà les premières hérésies : fausses idées sur le Christ (Sa Personne, Sa résurrection, l’époque de Son retour glorieux…) auxquelles s’ajoutent des luttes de personnes (exemple : 3 Jean v 9 et 10) et de nombreuses situations de désordre moral. Elles susciteront de la part des apôtres une abondante correspondance vers les églises locales nouvellement implantées dont les textes majeurs ont été retenus dans le canon de l’Ecriture et forment le Nouveau testament.

2) L’Eglise des martyrs :

Alors que l’Eglise ne cesse de se développer sous l’impulsion des missionnaires et des témoins du Christ, 10 empereurs romains au moins persécuteront les chrétiens et les livreront à la mort. Les martyrs sont nombreux, mais comme le dira Tertullien : notre sang est une semence de chrétiens. Ailleurs encore il écrira : « Nous ne sommes que d’hier, et nous remplissons tout, vos villes, vos îles, vos châteaux, vos bourgades, vos conseils, vos camps, vos tribus, vos décuries, le palais, le sénat, le forum : nous ne vous laissons que vos temples. »

Le II et le IIIème siècle voient la naissance de plusieurs tendances qui se confirmeront par la suite et formeront ce que l’on pourrait appeler le catholicisme primitif :
- renforcement du rôle de l’évêque de Rome
- naissance du clergé cultivé et enseignant en opposition avec la masse inculte des fidèles
- vénération de Marie
- baptême des enfants

Il y a dès lors dans l’Eglise deux réalités d’autorité qui cohabiteront :
- l’attachement exclusif à ce que le Christ et les apôtres ont dit
- et ce qui n’a pas été dit par le Christ et les apôtres mais ajouté par la suite et que l’on consignera plus tard sous l’appellation « Tradition ».
Avec l’inévitable question qui s’ensuit : quelle autorité finale va décider de ce qui doit être cru : la Bible, Parole de Dieu seule et suffisante, ou la Parole revue et interprétée par la tradition ?



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 mars 2007

Terminus brutal



C’est arrivé il y a deux semaines ! Un copain de mon fils ! Il était jeune, à peine plus de 20 ans. Un bel avenir s’ouvrait devant lui : il allait être ingénieur. C’était un vrai boute-en-train. La journée était radieuse. Une sortie à la neige avec les copains était prévue…Fin de journée ! Un hélicoptère est appelé d’urgence ! Toute la bande est en bas des pistes… sauf un ! La nouvelle tombe. Une mauvaise chute… presque banale… mais mortelle. Cris, larmes, douleur, chagrin inconsolable. C’est la fin ! Déjà…si tôt ! Pourquoi ?

« Le temps de notre vie ? C’est 70 ans au mieux : 80 pour les plus vigoureux ; et leur agitation n’est que peine et misère. Car le temps passe vite et nous nous envolons », dit la Bible.
[1] Vers où, vers quoi ? « Les âmes en allées, où s’en vont-elles ? » chantait Gilbert Bécaud. Question solennelle à laquelle beaucoup ne préfère pas penser ! Et pourtant ! Nous la quitterons tous, la terre…Tôt ou tard, nous ne les verrons plus nos amis, nos parents, les vivants.... Que restera-t-il ?


Notre âme ! Car la mort n’est pas la fin ! C’est un détachement, une séparation. Jésus l’affirme : l’homme à plaindre est celui qui n’est riche que pour lui-même. L’homme heureux est celui qui est riche pour Dieu.[2] Riche pour Dieu ? Comment ? Que puis-je lui apporter ? Rien ! C’est Lui qui, par Jésus-Christ, offre tout : vie éternelle, accès à Son royaume. Pour vous aussi, le compte à rebours a commencé. Il est encore temps de vous préparer !




[1] Psaume 90,12
[2] Luc 12,21



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mercredi 21 février 2007

Délinquance


Des faits inquiétants

Evry : 1er juin 2006. Il est 14 heures. Il fait beau. Une institutrice d’une école maternelle décide de profiter de la sieste d’une partie de ses élèves pour faire une séance de gymnastique avec une quinzaine de « moyens ». De construction récente, l’école a une cour bétonnée. Mais sa situation géographique est privilégiée. L’école maternelle donne directement dans un grand parc public. Seule séparation, une haie de noisetiers. On ouvre le portail, et on se retrouve sans autre transition sur la pelouse. trois individus s’approchent du groupe formé par la maîtresse d’école et les enfants. L’un d’eux agresse l’enseignante avec l’intention de la violer. La jeune femme se débat, appelle au secours. Les enfants assistent à la scène. L’institutrice ne devra son salut qu’à la venue de ses collègues, alertés par ses cris.

Chalons en Champagne : début février. Stéphanie, institutrice, demande à l’un de ses élèves de regagner les rangs. Comme l’enfant reste au niveau de la grille où son grand frère lui avait apporté une boisson, l’institutrice va le chercher en le prenant par le bras. Le frère de l’élève et son ami entrent alors dans la cour et passe à tabac la jeune institutrice et sa collègue venue s’interposer. Les deux enseignantes seront transportées à l’hôpital de la ville après l’agression..

80 000 actes de violences ont été recensés en 2004-2005 dans des établissements scolaires en France, parmi lesquels quatre faits par jour avec une arme. Plus de 15% des actes sont commis contre des enseignants, ce qui porte le nombre d’agression quotidienne contre des professeurs à 9. Jusqu’où va-t-on aller dans cet escalade ? Et surtout, en premier, à qui la faute ?

La faute à qui ?

Décontenancé devant la démission de certains parents, un proviseur de lycée, André Rouede, eut l’idée d’afficher dans sa salle d’attente ces précieuses recommandations adressées aux parents d’enfants qui fréquentaient son établissement :

Dès l’enfance, donnez-lui tout ce qu’il désire. Il grandira ainsi en pensant que le monde entier lui doit tout.

S’il dit des grossièretés, riez ; il se croira malin

Ne lui dites jamais « c’est mal » ; il pourrait faire un complexe de culpabilité. Et plus tard, lorsqu’on l’arrêtera pour un vol d’auto, il sera persuadé que c’est la société qui le persécute.

Ramassez ce qu’il laisse traîner. Ainsi, il sera sûr que les autres seront toujours responsables.

Laissez-lui tout lire. Stérilisez la vaisselle, mais laissez son esprit se nourrir d’ordures.

Disputez-vous toujours devant lui. Quand votre ménage craquera, il n’en sera pas choqué.

Donnez-lui tout l’argent qu’il réclame. Qu’il n’ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu’il ait les mêmes difficultés que vous !

Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boissons confort ; sinon, il sera frustré.

Prenez toujours son parti contre les voisins, les professeurs, la police.

Et quand il sera vraiment un vaurien, proclamez vite que vous n’avez rien pu faire.

La non-directivité

En 1946, Benjamin Spock publia un manuel d’éducation qui connut un succès considérable. Dans cet ouvrage, répandu à 28 millions d’exemplaires aux Etats-Unis et traduit en près de 30 langues, l’auteur prône un nouveau principe en matière d’éducation : la non-directivité. Partant du principe que l’enfant est une personne libre, capable de s’auto déterminer, Spock défend l’idée selon laquelle c’est par l’apprentissage de la liberté que l’enfant s’intégrera dans la société d’une manière responsable. Les idées de Spock auront une influence considérable sur les générations qui le suivront et un rôle majeur dans la révolution de mai 68. Constatant le désastre de l’application de ses idées, Spock aurait eut l’honnêteté, à la fin de sa vie, de reconnaître qu’il s’était trompé. Trop tard, cependant, car le mal était fait.

Bon sens éducatif

Dans cette année consacrée à l’enfance, peut-être serait-il bon de rappeler à de nombreux parents quelques principes simples d’éducation, déduits de la Bible :

Les parents sont les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants

L’enfant doit apprendre à obéir à ses parents. Ce n’est pas sa volonté, mais la leur qui doit primer

La désobéissance doit être sanctionnée. Elle doit être précédée d’un dialogue et d’une enquête pour s’assurer que les faits sont avérés. L’enfant doit savoir avec précision la raison pour laquelle il est corrigé. Les menaces sans lendemain affaiblissent l’autorité.

La sanction appliquée, l’enfant ne doit plus se voir sa faute reprochée ou rappelée. Il doit savoir que la page est tournée et que la désobéissance ne l’a pas dévalorisé aux yeux de ses parents.

L’enfant doit connaître les limites qu’il ne doit pas dépasser. Tant qu’il vit sous le toit de ses parents et dépend d’eux, ce sont eux qui fixent les règles de ce qui est permis ou non dans la maison.

L’enfant doit savoir qu’il ne peut pas faire jouer l’avis de l’un des parents contre l’autre. Des parents qui se soutiennent et qui communiquent ensemble sont les meilleurs garants de la sécurité de l’enfant.

Les efforts fournis par l’enfant pour obéir doivent être soulignés. Un enfant qui n’entend que des reproches de la bouche de ses parents aura une piètre image de lui-même. Il a besoin de savoir que le bien qu’il fait est reconnu au moins autant que le mal.

Les parents doivent être prêts à reconnaître, s’il y a lieu, leurs torts auprès de leurs enfants. S’excuser, demander pardon ne relèvent pas que de la responsabilité de l’enfant, mais aussi de tout adulte fautif.

L’enfant doit savoir qu’il n’a pas que des droits, mais aussi des devoirs. Il est bon de lui confier de menues tâches pour le bien de la collectivité dans laquelle il vit.

Pour les parents croyants, l’éducation doit s’accompagner tout au long de la vie de deux activités spirituelles : la lecture de la Bible et la prière. L’enfant soit savoir, qu’en dehors de ses parents, il doit sa vie à un Créateur qui veut être Son Père. Ce Père n’a pas hésité à donner Jésus-Christ, Son Fils, pour mourir pour ses péchés et faire de lui son frère.

Test individuel pour les parents[1]

A. 1. Notre enfant nous obéit au premier ordre
2. Il faut répéter l’ordre 2 ou 3 fois avant qu’il obéisse
3. Notre enfant n’obéit qu’après plusieurs menaces.
4. Notre enfant n’obéit presque jamais

B. 1. Nous n’élevons jamais la voix quand nous nous adressons à notre enfant.
2. Il nous arrive parfois d’élever la voix quand nous parlons à notre enfant
3. Nous élevons souvent la voix en parlant à notre enfant
4. Nous crions constamment après notre enfant.

C. 1. Mon épouse et moi, nous sommes toujours d’accord sur la façon d’agir pour discipliner notre enfant.
2. La plupart du temps, nous sommes d’accord
3. Nous sommes parfois d’accord
4. Nous ne sommes jamais d’accord sur la manière de discipliner notre enfant

D. 1. Toute désobéissance de notre enfant est sanctionnée régulièrement
2. La plupart du temps, la désobéissance est sanctionnée
3. Nous ne punissons notre enfant que dans les cas de désobéissance les plus graves et quand nous sommes en colère
4. Notre enfant n’est jamais puni, nous nous contentons de le raisonner

E. 1. Notre enfant ne pique jamais de colère, ou s’il le fait, il est puni
2. Notre enfant pique parfois des colères
3. Notre enfant se met souvent en colère, nous essayons de l’ignorer ou de le raisonner
4. Notre enfant pique des colères à tout bout de champ et nous lui donnons ce qu’il veut

F. 1. Nous réglons la punition selon la gravité de la faute
2. Nous punissons nos enfants quand ils le méritent, mais il nous est arrivé de les corriger outre-mesure
3. Nous employons parfois les châtiments corporels, mais le plus souvent, nous nous contentons de parler
4. Nous ne croyons pas aux punitions physiques. Par contre, nous crions beaucoup

G. 1. Nous ne mentons jamais à notre enfant, nous ne le trompons jamais
2. Nous évitons de le tromper, mais nous n’avons pas toujours tenu nos promesses
3. Nous promettons souvent des choses que nous ne donnons pas, et nous avons menti à notre enfant « en cas de nécessité »
4. Nous promettons n’importe quoi pour éviter les histoires, mais nous ne tenons pas nos promesses

H. 1. Nous ne menaçons jamais d’une punition sans la donner effectivement
2. La plupart du temps, nous sommes logiques dans notre façon de punir
3. Bien souvent, nous n’exécutons pas ce que nous promettons
4. Nous n’allons jamais plus loin que les menaces et nous ne lançons jamais d’ultimatum à notre enfant

I. 1. Nous aimons nos enfants de manière impartiale
2. Nous essayons d’être impartiaux, mais l’un de nos enfants est tellement plus aimable (ou désagréable)…
3. L’un des enfants est plus mignon (plus intelligent, plus doué) que l’autre, alors nous le préférons.
4. l’un de nos enfants est très mignon, l’autre est horrible. Je regrette qu’il soit venu au monde

J. 1. Nous adressons toujours à nos enfants des paroles encourageantes
2.. Il nous arrive d’encourager nos enfants mais nous oublions souvent de le faire
3. Nous critiquons souvent notre enfant
4. Nous n’avons jamais un mot gentil pour notre enfant. Il ne le mérite pas

K. 1. Nous disons à notre enfant que nous l’aimons et nous lui montrons en jouant avec lui, etc…
2. Nous disons à notre enfant que nous l’aimons, mais nous ne lui consacrons pas assez de temps
3. Il est rare que nous passions du temps avec notre enfant
4. Nous ne manifestons jamais notre amour à notre enfant, ni en paroles, ni en actes

L. 1. Nous contrôlons soigneusement l’alimentation de notre enfant et nous veillons à ce qu’il ait un régime équilibré
2. Notre enfant se nourrit un peu n’importe comment et nous ne l’obligeons pas à manger tout ce qu’il a dans son assiette
3. Nous n’insistons pas pour faire manger des légumes et des salades à notre enfant. Il se nourrit d’un tas de bonbons et de sucreries
4. Nous laissons le choix à notre enfant. Il mange ce qu’il veut quand il veut

M. 1. Nous laissons notre enfant prendre certaines décisions, mais prenons soin de le guider pour lui éviter de s’écarter de la bonne voie
2. Nous laissons notre enfant prendre des décisions, mais il en a pris certaines que nous avons jugées regrettables
3. Nous permettons à notre enfant de prendre des décisions. Tant pis s’il se trompe ! Il en subit les conséquences
4. Nous ne tolérons aucun choix personnel

N. 1. Notre enfant doit aller se coucher à l’heure, sauf si on lui accorde une permission pour une raison valable
2. Notre enfant va se coucher assez tôt, mais il fait souvent un tas d’histoires
3. Notre enfant se couche trop tard et il fait toujours des histoires
4. Notre enfant va se coucher quand il veut

O. 1. Notre enfant est prévenant à l’égard des adultes et il joue bien avec les autres enfants
2. Généralement, notre enfant se conduit bien, mais il oublie souvent la politesse
3. Nous devons sans arrêt corriger notre enfant à cause de ses mauvaises manières
4. Notre enfant n’a aucun ami. Quand il joue, il veut toujours commander

P. 1. Nous n’avons pas la télévision. Notre enfant ne la regarde jamais
2. Notre enfant regarde chaque semaine quelques dessins animés innocents et d’autres bons programmes pour enfants
3. Nous laissons notre enfant regarder des dessins animés ainsi que d’autres programmes et même des films pour les grands, plusieurs fois par semaine
4. Notre enfant regarde à peu près tout ce qu’il veut

Q. 1. Notre enfant tient sa chambre en ordre et participe aux tâches ménagères
2. Notre enfant s’acquitte de ses corvées, mais il se plaint souvent
3. Nous devons menacer de supprimer son argent de poche ou ses privilèges avant qu'il se décide à nettoyer sa chambre ou à faire son travail
4. Notre enfant ne fait jamais aucun travail à la maison ni au jardin

R. 1. Notre enfant sait bien gérer son argent de poche
2. Nous donnons de l’argent de poche à notre enfant, mais nous le lui avons souvent supprimé quand il ne faisait pas son travail
3. Nous soudoyons notre enfant pour le faire manger ou pour lui faire faire des tâches désagréables
4. Nous donnons à notre enfant tout l’argent qu’il veut

S. 1. Notre enfant s’acquitte bien de tous les travaux que nous lui donnons à faire
2. Notre enfant travaille bien, mais il est parfois négligent
3. Il faut obliger notre enfant à terminer un travail et il se plaint sans arrêt
4. Notre enfant ne termine jamais son travail et il laisse traîner les outils dehors sous la pluie

T. 1. Notre enfant est fier lorsqu’il est propre et bien mis
2. Notre enfant a généralement une tenue correcte, sauf quand il n’est pas peigné ou quand il a les mains sales
3. Nous avons du mal à faire enfiler une robe à notre fille et à obtenir de notre fils qu’il enlève ses jeans sales
4. Mon enfant est dégoûtant. Il refuse le bain et ne s’habille pas correctement

Barème : 20 points : vous êtes des parents presque trop parfait
40 points : Vous êtes dans la majorité des cas
+ de 40 points : il faut absolument vous améliorer

L’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère : la Bible, proverbes, ch 29 v 15



[1] Tiré de « Parents, prenez à cœur leur éducation de Don Loose, Editions Foi et victoire


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mercredi 14 février 2007

Patrimoine


Comme à chaque élection présidentielle en France, la question des biens immobiliers de chaque candidat est revenue sur le tapis. Des enquêtes sérieuses ont été menées pour établir qui fait partie des riches et qui ne l’est pas. Pour ne pas être en reste, j’aimerais, en tant qu’élu d’un autre royaume, vous livrer sans vous rien vous cacher le montant de mes biens et de mon patrimoine.

Ayant reçu Jésus-Christ dans ma vie comme mon Sauveur et mon Maître, j’ai dans Sa Personne :

. Un fondement
inébranlable

. Un amour
insondable

. Une vie impérissable

. Une justice inattaquable

. Une paix insurpassable

. Un repos
véritable

. Une joie durable

. Une espérance
incomparable

. Une gloire
admirable

. Une lumière ineffable

. Un bonheur inexprimable

. Une force insurmontable

. Une pureté inaltérable

. Une beauté inusable

. Une grâce adorable

. Une miséricorde inépuisable

. Une sagesse immuable

. Un modèle inimitable

. Des ressources
intarissables

. Des richesses
incalculables

. Des bénédictions
innombrables


Encore heureux qu’en France on ne soit pas taxé sur les richesses spirituelles ! Car, pour sûr, je n’y échapperais pas. Je devrais payer l’impôt sur la Fortune. Pas pour cela, pour autant, que j’irais me cacher en Suisse ! Une dernière chose ! Je n’ai pas acquis mon patrimoine petit à petit. Je l’ai reçu d’un coup en accueillant dans ma vie Celui en qui se trouvait tous ces biens. Il vous invite aussi en Lui à devenir riche à votre tour. Refuser ce qu’Il vous donne est proprement regrettable, inacceptable, irrecevable, inexcusable, inénarrable, impensable, inimaginable, innommable… et ne pourrait que vous conduire à une pauvreté inexorable, un état misérable, une tristesse inconsolable, des regrets coupables, une éternité exécrable… Je vous le répète : Jésus-Christ vous offre tout. Qu’attendez-vous pour venir à Lui, chercher à Le connaître et entrer en relation avec Lui ? Allez ! A table !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mardi 6 février 2007

Procès Vanneste, procès funeste !


Condamné pour délit d’opinion

Jeudi 25 janvier. Le député UMP Christian Vanneste est condamné par la cour d’appel de Douai (Nord) à 3 000 euros d’amende pour injures envers les homosexuels. L’élu devra également verser 2 000 euros de dommages et intérêts à trois associations gays et lesbiennes, parties civiles. Le jugement confirme la peine prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Lille le 25 janvier 2006.

Rappel des faits : le délit dont s’est rendu coupable le député est un simple délit d’opinion. Dans des propos qui ne portent en aucun cas atteinte aux personnes, M Vanneste a fait part de son avis selon lequel l’homosexualité était inférieure à l’hétérosexualité et dangereuse à l’humanité, si on la pousse à l’universel. M Vanneste avait annoncé qu’il porterait l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme en cas de condamnation. Il revendique le droit de continuer à affirmer qu’il y a un modèle de société universel où un homme et une femme se marient, ont des enfants et les élèvent et que ce modèle de société est universalisé. M Vanneste est ainsi le premier homme politique poursuivi dans le cadre de la loi du 30 décembre 2004 sur les propos homophobes.

Dérive inquiétante

C'est une grave dérive à mes yeux celle qui consiste en République à condamner un homme pour son opinion morale sur une chose. Les homosexuels ont certes le droit de l’être. Mais ils doivent aussi accepter le fait que tout le monde n'adhère pas à l'idée d'égalité entre leur orientation et celle sur laquelle se fonde la reproduction humaine : l'altérité. Aussi ne peuvent-ils entrer dans ce débat de conscience en imposant leur point de vue. La société toute entière n’a pas à se ranger derrière le diktat moral d’une minorité. Certes, tout homme mérite d’être respecté. Mais la condamnation de M Vanneste est inquiétante pour notre liberté de penser. Elle entérine l’idée que le « vivre ensemble », en ayant des points de vue opposés sur les questions de fond qui touchent à l’identité humaine, n’est plus possible. Du coup, la discrimination change de camp.

La Bible demain ?

Pour le croyant et pasteur que je suis, la condamnation de M Vanneste pose encore d’autres questions. Car le chrétien n’est pas libre, en termes de bien et de mal par exemple, de penser ce qu’il veut. Se référant à un texte qu’il tient pour sacré, immuable, divinement inspiré, il a renoncé à être le propriétaire de sa pensée sur beaucoup de sujets. Il a certes le devoir d’approfondir ce qu’il lit pour bien l’interpréter. Mais il n’a pas la liberté d’accommoder l’Ecriture à l’air du temps, aux modes qui passent, voire même à l’opinion de la majorité. Il se refuse ainsi à appeler gris ce que Dieu dit être noir. Il fait d’ailleurs souvent l’expérience que le premier que le texte sacré dérange et interpelle est d’abord lui-même. Car comme tout homme, le chrétien court le danger d’être tolérant avec ses propres faiblesses… et dur envers celles d’autrui. Cette pensée est essentielle à comprendre dans le cas qui nous occupe. Car, pour le vrai chrétien, le plus grand coupable n’est pas l’autre, mais lui-même. Pour une chose qu’il condamne chez les autres, il y en a 100 qu’ils trouvent mauvaises chez lui.

Si la peur du ridicule ne nous arrête pas, il faut sérieusement se poser la question : après M Vanneste, la Bible devra-t-elle bientôt comparaître en tribunal correctionnel pour propos homophobes ? C’est en effet en tant qu’auteur que M. Vanneste a été condamné, il ne s’en défend pas. Il faudrait donc, dans le cas d’une condamnation de la Bible, non pas mettre en examen un pasteur, un prêtre, ou quiconque se risquerait aujourd’hui à enseigner sur le sujet, mais bel et bien Moïse, l’apôtre Paul et d’autres. Pour aller plus loin, il faudrait mettre Dieu Lui-même au banc des accusés. Car Moïse et Paul plaideraient dans leur défense l’inspiration divine. Cela poserait alors un problème épineux. Car Dieu n’est pas n’importe qui. Il est le Créateur, le Concepteur de l’homme. Accuser Dieu de faute, c’est inévitablement couper la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Car si Dieu se trompe, alors il n’y a plus de justice. Il n’y a plus aucun endroit dans l’univers où se définit de manière exacte le bien et le mal. Tout jugement devient alors impossible. Et ceux qui jugent Dieu, étant eux-mêmes le produit d’un être faillible, n’ont plus rien à dire. Telle est l’impasse dans laquelle nous conduit notre absurdité, le chaos vers lequel risque de glisser notre société.

Dieu a déjà été condamné

Tout ceci cependant n’est pas nouveau ! Car, il y a près de 2 000 ans, le procès de Dieu a déjà eu lieu. « Vous avez condamné le Juste qui ne vous a pas résisté », dira l’apôtre Pierre. Rien n’a donc vraiment changé dans ce monde. On aurait pu le croire un temps, alors que, sous l’influence de la parole de Dieu, des progrès énormes ont été faits : orphelinats, hôpitaux, abolition de l’esclavage, amélioration du statut de la femme, accès à l’éducation, à la liberté de conscience… Mais un nouveau levain, fait d’anarchie, prend de plus en plus le dessus. Ce n’est plus la loi (de Dieu) qui fait les hommes, mais les hommes qui font leurs propres lois.

Si pourtant ! Tout peut changer ! Car, condamné, le Juste s’est relevé. Il a vaincu la mort, ses détracteurs, toutes les puissances qui nous tirent vers le bas et passent leur temps à vouloir défaire ce que Dieu a fait. Il est ressuscité et est monté en-haut, là où aucune opposition, aucune contestation à Son règne n’est possible. Il reviendra ! Alors cessera le désordre, le chaos, l’anarchie, la bêtise, l’innommable, la folie. Avec des milliers d’autres, j’ai envie de Lui dire : Ne tarde pas ! Il est grand temps ! le monde a perdu la boussole ! Reviens, Seigneur Jésus !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus