mardi 23 juillet 2013

L'Insaisissable

Dans les années 70-80, ce film a été diffusé des milliers de fois dans des salles d'église ou des lieux publics. Il raconte le déchirement que vit deux jeunes de l'époque : une jeune fille qui a découvert Jésus-Christ et un jeune homme qui fuit les questions spirituelles.

Les vêtements sont d'époque, la mentalité aussi. Ce qui m'a marqué dans ce film est la prédication finale de Billy Graham, toujours actuelle. Si vous ne regardez qu'une chose du film, c'est cette partie qu'il ne faut pas manquer. Cela m'étonnerait que vous ne vous sentiez pas concerné. Puissiez-vous à votre tour saisir l'Insaisissable


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jeudi 4 juillet 2013

Jésus selon GEO

Un GEO sur Jésus

A la suite de nombreux autres, le magazine GEO vient de sortir, dans la série Histoire, un numéro
hors-série consacré à Jésus. « Que peut-on écrire sur l’histoire de Jésus qui n’ait pas été dit dix mille fois ? se demande Eric Meyer, rédacteur en chef du magazine. » Le numéro de GEO a le mérite de s’attacher à ce qui est sûr et fiable au sujet des sources historiques nous renseignant sur le personnage qui, dans l’histoire de l’humanité, fascine le plus.

Il serait absurde pour moi de reprendre texto l’article écrit dans le magazine sur Jésus, sous la plume de Jean-Christian Petitfils, auteur lui-même d’un livre sur l’homme de Nazareth. Je me contenterai de rapporter les déclarations qui, du point de vue de l’historien, me semblent les plus propices à soutenir la foi de ceux pour qui Jésus représente le médiateur unique entre Dieu et l’homme.

BESOIN DE JESUS

Jean-Christian Petitfils introduit son article en soulignant l’intérêt toujours actuel que le monde porte à l’énigme Jésus. « Il ne se passe pas six mois, dit-il, sans que paraissent, rien qu’en langue française, plusieurs ouvrages sur lui. » La fascination qu’exerce Jésus, les multiples ouvrages écrits à son sujet me rappellent la conclusion de l’évangéliste Jean arrivé au terme de son écrit. Jean dit : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu’on écrirait. » Est-ce là exagération d’un disciple béat ?  Jean, qui avait le souci particulier de la vérité, ne peut être mis en doute sur sa sincérité. D’une certaine manière, l’histoire confirme ce qu’il a dit. Jésus n’a eu que trois années de vie publique. Il n’a fondé aucune école, il n’a occupé aucun trône, il n’a gagné aucune bataille militaire. Pourtant, il y a plus de personnes qui se réclament de lui dans le monde que n’importe qui d’autre. Les témoins qui rapportent ce qu’il a fait dans leurs vies sont si nombreux que, si chacun écrivait l’histoire quotidienne de son vécu avec Jésus, le monde serait effectivement remplis de leurs écrits.

L’auteur poursuit en disant que, à son point de vue, l’intérêt sans cesse renouvelé pour Jésus « témoigne d’une vive curiosité historique, mais aussi d’une quête de sens et de spiritualité dans un monde largement sécularisé. » Le point de vue de J-C P. fait écho à l’une des premières paroles de Jésus : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. On peut refuser Dieu, le mettre au ban de la société, on n’empêchera pas le vide que son absence laisse. « Tu nous as fait pour toi, disait Saint-Augustin, et notre cœur ne trouve son repos qu’en toi ! » Les régimes politiques athées et matérialistes ont tout fait pour étouffer le besoin, la soif, la dimension spirituelle de la vie de ceux qu’ils opprimaient. Ces régimes déchus ou toujours en place, la foi, telle une flamme jetée au milieu d’une végétation desséchée, a embrasé des millions de cœurs et démenti la folle prétention de l’homme à bannir Dieu de sa vie.

LES SOURCES

Au sujet des sources qui valident l’existence historique de Jésus, l’auteur reconnaît qu’elles sont peu nombreuses. Plusieurs auteurs antiques citent Jésus dans leurs écrits : Tacite, Pline le Jeune, Suétone, Flavius Josèphe, le Talmud de Babylone… Ce qui est certain, dit J-C P. est qu’aucun historien sérieux ne remet en cause l’existence de Jésus. Jésus n’est pas un mythe, ni un personnage imaginaire.

Il existe au sujet de Jésus de nombreux évangiles dits apocryphes (c’est-à-dire secrets ou cachés). Aucun d’entre eux ne peut rivaliser, en termes de fiabilité aux Evangiles canoniques, ceux qui ont été retenus comme exacts et fidèles à ce que Jésus a été. Les 4 Evangiles canoniques ont été rédigés à peine 30 ans après la mort de Jésus, au temps où de nombreux témoins oculaires pouvaient attester des faits ou des discours rapportés. Tous les autres « évangiles » leur sont postérieurs de plus d’un siècle. Au sujet des 4 Evangiles canoniques, J-C P. écrit : «  L’importance de la tradition orale à l’époque, renforcée par l’efficacité des techniques de mémorisation rabbinique pratiquée par les juifs pieux, plaide en faveur de leur exactitude. D’autant que les premiers apôtres contrôlaient rigoureusement la transmission des paroles de Jésus. On peut donc considérer qu’ils rapportent globalement des faits et des discours fiables, même s’ils présentent ça et là quelques contradictions. »

Nous voilà donc rassurés ! Si l’on met en question la fiabilité des Evangiles, on peut largement mettre en doute celle de tous les écrits de l’époque (ou des suivantes). Au vu de la profusion de manuscrits retrouvés (5 000 répertoriés pour le Nouveau Testament), aucune œuvre ancienne n’est mieux attestée que les Evangiles.

SUITE

Je ne vais pas commenter le reste de l’article de Jean-Christian Petitfils. L’auteur s’attache à cerner la personne de Jésus. Il le fait à la façon d’un historien. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses conclusions. Mais, dans l’ensemble, il soutient l’idée que les preuves historiques corroborent l’idée que Jésus se faisait d’être le Fils de Dieu. Le magazine consacre d’autres articles, sous la plume de différents auteurs, à la découverte de personnages ou d’éléments faisant partie de l’environnement de Jésus : Ponce Pilate, le Temple d’Hérode à Jérusalem, la langue que Jésus parlait, Paul, l’apôtre du christianisme… Il ya là, pour tout chercheur sérieux, de quoi réfléchir et méditer !



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mardi 25 juin 2013

Avis de décès temporaire

C’est avec une grande tristesse que je vous fais part ce soir du décès d’un ami très cher. Il se 
nommait BON SENS et a vécu de nombreuses années parmi nous.


BON SENS a commencé à se sentir mal il y a plusieurs siècles. Ce mal qui l’a emporté s’est déclaré au moment où les hommes ont décidé qu’il ne fallait plus faire référence à autre chose qu’eux-mêmes pour décider de ce qui est bien et mal.

BON SENS avait alors comme ami CONSCIENCE qui, suite à cette décision, a commencé à se dérégler.

BON SENS était un être qui ne se compliquait pas la vie. Il vivait d’évidences. « 1 + 1 faisait 2 ». « L’argent ne devenait pas devenir un maître, mais rester un serviteur ». « Une famille, c’était un papa et une maman avec des enfants ! »

BON SENS aimait observer les choses pour voir comment elle fonctionnait. Ses conseils étaient toujours avisés, à propos et bénéfiques pour qui les écoutait.

Mais avec la nouvelle loi qui était entrée dans le monde, BON SENS dut se battre avec une nouvelle venue appelée CONFUSION.

CONFUSION n’aimait pas les choses bien définies. Elle leur préférait plutôt le mélange. Pour CONFUSION, les choses n’étaient pas noires ou blanches, elle trouvait que le gris du brouillard leur était préférable. Le monde de CONFUSION n’était pas binaire, mais synthétique.

Si jusque là la lumière de BON SENS avait brillé sur le monde, c’en était désormais fini. Depuis que chacun décidait pour lui-même ce qui était bien et mal, il n’y avait plus de vérité. Chacun avait sa propre vérité et nul n’avait le droit d’imposer sa vérité aux autres. On était entré dans le monde de la tolérance absolue, un monde où il était intolérable de dire à autrui que quelque chose était bien ou mal.

Petit à petit, BON SENS vit que toutes les choses auxquelles il croyait et qu’il tenait pour certaines s’écroulaient.

Il devenait bien, normal, de ne plus être fidèle à sa parole et à ses engagements. Les promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient. On pouvait être responsable de quelque chose, mais non coupable. L’amour n’était plus le don de soi aux autres, mais un prétexte pour satisfaire toutes ses passions. On ne disait plus : J’aime, donc je donne ! Mais J’aime, donc je prends !

BON SENS dépérit vraiment lorsque les structures élémentaires de la société vacillèrent. Un homme n’était plus un homme, une femme n’était plus une femme. Chacun était ce qu’il voulait, quand il voulait. Après CONFUSION, BON SENS dut faire face à INVERSION !

Ce fut plus qu’il ne pouvait en supporter ! BON SENS disparut ! Son souvenir, ses conseils, restèrent, certes, présents dans de nombreux esprits. Mais non, ce n’était vraiment pas possible ! BON SENS ne pouvait cohabiter avec FOLIE.

BON SENS quitta le monde sans fleurs, ni couronnes. Il n’y eut pas foule à son enterrement. Seuls quelques-uns perpétuèrent son souvenir en évoquant ses bons conseils. Ils se les passent et se les repassent en lisant, méditant le Livre de la Sagesse éternelle que BON SENS chérissait par-dessus tout !

Si BON SENS a disparu, ne soyons pas tristes à en mourir ! Le Livre assure qu’à la fin FOLIE sera vaincue et BON SENS ressuscitera. Elle dirigera un nouveau monde où la loi ancienne qui promulguait l’autonomie et l’indépendance de tout homme sera abolie. La sagesse, la coordination, l’unité de l’humanité sera rétablie, débarrassée des illusions et des mensonges qui l’ont conduit à se perdre.

BON SENS et toutes les routes qui mènent au bien seront alors magnifiées. Elles seront sur le trône pour régner avec Celui qui a créé le monde et l’a racheté de sa folie.


Adaptation personnelle d’un texte existant sur Internet


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lundi 17 juin 2013

Le chrétien de nom (1)

Textes de base : Job 8,11 à 13 – Matthieu 11,7

Le jonc : une image du chrétien de nom

A quoi ressemble la profession de piété du chrétien de nom ? Elle est comparée ici à un jonc qui sort du marais, à un roseau qui fleurit dans les eaux. Cette comparaison comporte plusieurs points :

1.       La religion du faux chrétien peut être comparée à un jonc par la rapidité avec laquelle elle se
développe. Il y a des conversions instantanées : celles de Saul, sur le chemin de Damas, celle du geôlier de Philippes, quand soudainement réveillé il s’écria : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Mais le développement intérieur des chrétiens n’est pas tout à fait si rapide. Des jours de dépression profonde refroidissent leur joie ; de furieuses tentations troublent leur paix ; leur vis spirituelle est mise en échec et ils connaissent la douleur. Rien de pareil chez le chrétien de nom. Une fois qu’il a fait profession d’être converti, le sentier pour lui est facile. Il ne connaît pas les soupirs des autres sur leur corruption intérieure ; quand les vrais croyants parlent de luttes contre leur vieille nature, il en est étonné… Mauvais signe, cher ami, si tu n’as jamais sondé ton cœur avec anxiété pour t’assurer qu’il ne te trompe pas.. ; Comme le jonc sur le bord des eaux, le chrétien de nom pousse et fleurit promptement… la maison du pharisien, quoique bâtie sur le sable, peut se tenir ferme sans bouger, jusqu’à ce que l’inondation survienne ; mais la destruction en sera terrible, parce que les fondations n’ont coûté aucun travail.

2.       Le jonc est une plante creuse, vide et molle. Quiconque n’en connaîtrait pas la nature croirait pouvoir s’en servir comme d’un bâton solide ; mais celui qui s’appuierait dessus tomberait certainement. Il est beau aux yeux, mais sans force. Il en est de même du faux chrétien. Il peut être de belle apparence, mais il n’y a en lui ni foi ferme, ni repentance véritable, ni union intime avec Jésus. Chers amis, quel serait notre sort, si quelques-uns d’entre nous devaient être trouvés creux comme des jonc du marais, quand Dieu viendra juger le monde ! C’est pourquoi, ayez autre chose qu’une simple profession de foi. Ne soyez pas comme le jonc spongieux et mou. Prenez-donc garde de n’avoir que la forme extérieure de la religion, et d’être intérieurement vide et creux comme un jonc.

3.       Une troisième remarque que suggère le jonc, c’est qu’il a, comme le chrétien de nom, la propriété de se courber. Si le vent souffle du Nord, il s’incline vers le Midi ; si la tempête vient du Midi, il se penche vers le Nord. Le faux chrétien se courbe de même. Il cède à la bonne influence d’une bonne société ; mais il reçoit aussi facilement celle d’une mauvaise compagnie. Il est de toutes les opinions religieuses suivant les circonstances. Le vicaire de l’église de Bray était catholique sous Henry VIII, protestant sous le règne suivant ; de nouveau catholique sous Marie Tudor, il redevint protestant sous Elisabeth et déclarait, malgré cela, avoir toujours été d’accord avec lui-même – et c’était vrai ; car son but était sa position temporelle. De telles girouettes n’ont pas un atome de l’étoffe dont on fait les martyrs. Vos principes religieux sont sans valeur si vous ne pouvez pas les conserver partout avec vous, et s’ils ne sont pas votre plus cher trésor.

4.       Le jonc ne porte aucun fruit. Personne ne s’attend à trouver des figues sur un jonc, ni du raisin sur un roseau. Il en est de même du chrétien de nom. Il ne porte pas de fruit. Le faux chrétien peut juste dire : « Je ne m’enivre pas, je ne jure pas, je ne fraude plus, je ne mens pas, je ne travaille pas le dimanche. » Sa religion est toute négative, le côté positif lui manque. Qu’a-t-il fait pour le Christ ? Peut-être a-t-il donné quelque argent comme aumône ; mais l’a-t-il fait pour Dieu ? Y a-t-il dans sa vie quelque chose qui serve Christ ? Il l’a prié ; mais est-ce pour satisfaire sa conscience ou pour plaire à ses auditeurs ? Si c’est pour la gloire de Dieu et afin d’avoir communion avec Lui, il n’est pas chrétien de nom ; car celui-ci ne connaît pas les fruits de la repentance ; il ne recherche pas la sainteté, ni la communion avec Christ, en qui il n’a aucune plaisir. Il n’a ni foi, ni joie, ni espérance, ni aucune ressemblance avec le Maître, il est sans fruit. C’est pourquoi il est comme le jonc et non comme une plante que la main droite du Seigneur a planté.


Extrait d’un sermon de Charles Spurgeon : 1834 - 1892

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dimanche 26 mai 2013

Concert Manu Richerd

Bienvenue à tous au concert unique de Manu Richerd
Samedi 1er juin - 20 H 30
Lieu : Le CEP - ZI St Lazare Saint-Quentin
Entrée gratuite





SITE : MANU RICHERD : http://www.manu-richerd.com/

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samedi 18 mai 2013

Je n'ai pas pu !


Les athées étaient chez moi
Ils m’ont dit : Résigne-toi !
Mais je n’ai pas pu !
Il aurait fallu que je renie Jésus.

Ils prêchaient la tolérance
Au prix de mon seul silence
Mais je n’ai pas pu !
A jamais je m’en serais voulu.

Ils voulaient changer la loi
M’obliger à de nouveaux droits
Mais je n’ai pas pu !
Le bien ne peut être corrompu.

Ils m’ont dit de bien les croire
Ils sont dans le sens de l’histoire
Mais je n’ai pas pu !
Trop sont morts pour l’avoir cru.

Ils revendiquent une liberté
Qui permet l’égalité
Mais je n’ai pas pu !
La vérité doit avoir le dessus.

Quand le temps sera passé
On finira par accepter
Mais je n’ai pas pu !
Le dernier mot revient à Jésus.


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samedi 11 mai 2013

Vision et méditation


Modes de révélation

« Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers par le Fils… : Hébreux 1,1-2.

La Bible témoigne ici des modes différents de communication que Dieu a employés au cours du temps
Visions que reçut Daniel : dessin de Gustave Doré
pour se révéler. Ces modes étaient profondément liés à l’étape dans laquelle la Révélation se trouvait lorsqu’ils ont été mis en œuvre. Tant que le Fils n’était pas venu, Dieu dut user de moyens divers pour se révéler. Il eut recours à des visions, des rêves, des théophanies (des manifestations visibles ou audibles de Dieu), des symboles… Le Fils étant venu, l’Esprit ayant été donné à tous ceux qui croient, ces modes provisoires de communication ne sont plus normatifs.

Visions ou méditations

A la lecture de ce que certains prophètes ont vécu, des croyants ou simples lecteurs de l’Ecriture pourraient être amenés à les envier. Etre l’objet de visions ou de révélations irréfutables doit être quelque chose de fantastique. Evidemment, pensons-nous, si notre relation avec Dieu était marquée par de tels phénomènes, nous ne serions pas les croyants que nous sommes. Rien ne nous ferait plus douter, chanceler, chavirer dans la foi !

Sans nier l’impact d’une vision donnée par Dieu sur la foi d’un croyant, j’aimerais faire ici l’apologie du bienfait incomparable que produit pour la foi la méditation éclairée de l’Ecriture. L’exemple le plus probant de l’effet des deux modes de communication divine nous est donné par le prophète Daniel. Homme de vision, Daniel est aussi un homme de méditation. Or, il me semble, la pratique régulière de la méditation a produit chez le prophète des effets beaucoup plus profonds que les visions dont il fut l’objet.

Le quotidien et l’exceptionnel

Si Daniel fut le sujet de grandes visions, c’était, dans le quotidien de sa vie, la Parole de Dieu qui faisait l’objet de sa méditation. Les visions que reçut Daniel sont impressionnantes. Elles occupent une place centrale dans son livre dont l’objet est de faire avancer la révélation donnée par Dieu jusque là des temps et de l’histoire. Mais il faut noter que ces visions étaient rares. Elles n’étaient pas, loin s’en faut, le quotidien du prophète. Elles se produisirent lors d’événements exceptionnels, lors surtout des changements de royauté dans les empires qui se sont succèdés au long de sa vie.

Dans le quotidien, la relation de Daniel avec Dieu ne fonctionnait pas sur un autre mode que le nôtre. La Parole de Dieu était la nourriture de la foi, de l’espérance du prophète. Le chapitre 9 du livre en témoigne. Elle nous parle d’un moment particulier qui se produisit lors d’un exercice quotidien. Alors qu’il méditait sur le livre du prophète Jérémie, Daniel comprit quelque chose qui le bouleversa et le remua complètement. S’en suit la prière personnelle la plus longue du livre. L’impact de la Parole de Dieu lue et méditée fut tel qu’il affecta le prophète profondément.

Comparaisons

Dieu, selon le dessein particulier qu’Il avait en vue pour Daniel, l’enseigna par de grandes visions. Mais celles-ci ne se substituaient pas à la Parole déjà révélée. Elles la complétaient, dans un temps où tout n’avait pas encore été dit. Ce chapitre en témoigne qui ajoute à la révélation reçue par la Parole, la vision qui l’explicite.

Si la vision s’impose d’elle-même de l’extérieur, le propre de la Parole est d’agir à l’intérieur. Par la vision, Dieu présente au regard du prophète une réalité qu’il ne connaît et ne comprend pas toujours. Le prophète devient alors un spectateur qui raconte. Le travail qu’opère la méditation de la Parole est tout autre. La Parole s’adresse au cœur, à l’esprit, à la conscience du prophète. Elle éveille en lui des pensées, des sentiments qui, par son éclairage, le saisissent et en font un acteur de l’œuvre de Dieu. La Parole est comme une nourriture que l’on ingère, que l’on assimile et qui, ensuite, devient partie intégrante de notre être. La vision fait davantage de celui qui la reçoit un sujet passif. Le prophète voit, décrit et transmet. Ce chapitre, qui nous rapporte la plus longue prière qui ait été formulée par Daniel, est le témoignage du travail intérieur profond qu’opèrent la lecture et la méditation de l’Ecriture. Seule la Parole vivante de Dieu a le pouvoir de produire en nous un tel chavirement. Elle seule pénètre au plus profond de notre être, jusque dans ses articulations, pour produire en nous l’effet escompté : Hébreux 4,12.

Méditons, méditons, méditons encore…

Méditant le livre de Jérémie la première année de Darius, Daniel comprit ce qu’il n’avait pas encore vu. Il saisit, comme jamais peut-être, le fil conducteur qui reliait le temps dans lequel il vivait au passé glorieux, puis déclinant d’Israël. La vision que Dieu lui donnera par Gabriel lui révélera ce qu’il peut, dans la foi, attendre pour l’avenir. Si la lecture de la parole est un exercice auquel on doit s’adonner chaque jour, il y a des moments où celle-ci correspond à un rendez-vous particulier de Dieu. Il y a des dates, dans l’exercice de notre piété, marquées d’une pierre blanche. Elles témoignent de moments au cours desquels la Parole écrite, ancienne est devenue si actuelle, si personnelle que c’était comme si elle n’avait été écrite que pour nous. C’est ici ce qui se produisit pour Daniel.

Tous les hommes qui reçurent de la part de Dieu de grandes visions étaient des hommes de l’Ecriture. L’Ecriture habitait en eux. Elle imprégnait, saturait leur pensée. Dieu pouvait faire d’eux le réceptacle de nouvelles révélations parce qu’ils étaient habités par celles qu’Il avait déjà donné jusqu’ici à Son peuple. Le privilège du croyant qui vit aujourd’hui est qu’il n’a plus besoin d’attendre de Dieu qu’Il active pour lui un tel mode de communication. Il peut certes le faire à titre exceptionnel. Dieu reste souverain sur Ses manières d’agir.  Mais le croyant en Jésus-Christ possède des atouts que ceux qui ont vécu avant Sa venue et celle des apôtres ne possédaient pas. Il a une Révélation achevée : la Bible est close. Il possède l’Esprit de Christ qui vit en Lui. Paul dira à ce sujet qu’il a la pensée de Christ en lui. Il a l’Eglise, le peuple de Dieu doté de tous les dons de connaissance dont il a besoin…

Croyons que dans notre vie quotidienne, nous pouvons, habités par l’Esprit de Christ, entendre la voix de Dieu au travers de la méditation de la Parole inspirée. Il vit en nous et veut s’adresser, dans le silence et le secret, au plus profond de notre être. N’attendons pas de Dieu un mode de communication extraordinaire. Ici, à l’intérieur, Il nous donne rendez-vous. Il veut que chaque jour soit une date marquée par une pierre blanche, celle de Sa Parole rendue vivante, actuelle et personnelle pour nous. Alors, chrétien, médite, médite et médite encore la Parole ! Tu ne peux pas trouver pour ton quotidien mets préparé par Dieu plus succulent pour ton âme !


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lundi 29 avril 2013

Vinet, apôtre de la liberté



Vinet

Alexandre Vinet, descendant d’une famille huguenote chassée de France à cause de sa foi, est
né à Lausanne le 17 juin 1797 et décédé à Clarens le 4 mai 1847. Historien, théologien et critique littéraire, Vinet est l’un des penseurs du christianisme les plus brillants de son temps. Certains parmi ses proches n’hésitent pas à le placer au même rang que St Augustin, Calvin ou Luther. Défenseur acharné de la vérité jointe à la liberté, Vinet en a défendu les intérêts jusqu’à son dernier souffle. Liberté, ordre et christianisme étaient à son sens trois choses corrélatives et absolument inséparables. « L’une appelle nécessairement les deux autres et aucune ne saurait prétendre exister et faire ses affaires isolément, disait-il. » Tout le génie de Vinet tient à la démonstration que liberté et vraie religion ne sont pas ennemies, mais compagnes. « Le christianisme, disait Vinet, est dans le monde l’immortelle semence de la liberté. »

Liberté et christianisme

La conviction de Vinet lui valut des ennemis dans deux camps antagonistes. Le premier était le camp de ceux pour qui l’extirpation du christianisme était la condition du salut de la liberté ; le second était celui de ceux qui prônaient l’enchaînement de toute liberté au profit du christianisme. Vinet dénonçait avec vigueur l’alliance du despotisme avec le christianisme, une alliance contraire à sa nature. Il n’avait de cesse de combattre ce déplorable divorce entre les deux partis, divorce toujours présent dans les esprits aujourd’hui.

Vinet plaidait pour, qu’au lieu de consumer leurs forces dans des luttes stériles, les tenants du christianisme et de la liberté les mettent en commun car, aucun ne triompherait sans l’autre. Vinet était un visionnaire. A ceux qui ne veulent se préoccuper que des seuls intérêts de la liberté, il rappellera que « partout où le rayon divin n’est pas descendu, le libéralisme n’est qu’affaire de logique ou d’orgueil. La liberté sans la foi fait crouler les nations. La conscience du droit séparée de celle du devoir conduit à la ruine. Seules des convictions morales, spirituelles fortes peuvent donner aux peuples libres de supporter le fardeau de la liberté. La liberté sans le christianisme est une théorie stérile, une confédération des égoïsmes, et même, au-delà des apparences, un pas rétrograde vers la vie sauvage. En un mot, là où elle devrait être salut, elle devient ruine de l’humanité, et là où elle devrait être sa gloire, elle est sa honte… » « Une chose voulue par le plus grand nombre, dira Vinet, n’est ni juste ni sociale par cela seul ; elle peut être, au contraire, exécrable et subversive de toute société, et, fût elle voulue par tous à la fois contre un seul, elle ne doit point se faire ! »

Toutes les libertés modernes, affirme Vinet, sont filles du christianisme. Elles sont la dot que la religion de Christ a apportée aux Etats. A la base, sur le front, au faîte de l’édifice
majestueux élevé par le Christ, partout brille ce mot qui réjouit l’espèce humaine dégradée : liberté. « Les chrétiens, dit Vinet, doivent se rappeler qu’ils ont dans leurs mains la solution du problème social, et le double principe, admirablement un, de la liberté et de l’obéissance. C’est là le sel dont, au point de vue social, ils doivent saler la terre. » Et encore : « Une liberté qui n’obéit point est un pur non-sens ; car c’est pour obéir que nous sommes libres. Quiconque aime l’ordre sans aimer la liberté, n’aime pas l’ordre, et quiconque aime la liberté sans aimer l’ordre, n’aime pas la liberté. »

Littéraire, Vinet travaillait à la réhabilitation des mots. Un des maux principaux du monde venait, selon Vinet, du fait que les mots, qui étaient venus du ciel pour définir les concepts voulus par Dieu, avaient été déshonorés. « Pourquoi donc abuse-t-on des mots de liberté, de religion ou de philosophie, des choses sublimes et saintes ? C’est parce qu’elles sont grandes, et qu’elles peuvent, détournées de leur sens, devenir le prétexte de grands maux. L’âme humaine ne s’exalte pas de ce qui est bas… Ce n’est pas parce que la liberté a été inscrite par des mains profanes sur l’étendard de la rébellion, que le despotisme seul serait de droit divin. » La solution est de réhabiliter le vrai sens du mot liberté, non de l’éradiquer !

166 ans après la mort de Vinet, ses paroles n’ont rien perdues de leur pertinence. C’est pour le fait de ne pas les suivre que notre monde occidental, héritier et séparé du christianisme, s’enfonce dans la ruine… en attendant la sauvagerie…


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mercredi 17 avril 2013

Le prix de la grâce de Dieu

 En 1935, le contexte politique, économique et ecclésial dans lequel Dietrich Bonhoeffer prend la
Dietrich Bonhoeffer
direction du séminaire de Finkenwalde, comme chargé de la formation théologique et pastoral des futurs pasteurs de l'Eglise confessante est on ne peut plus difficile. A 30 ans, il a déjà beaucoup réfléchi aux impératifs du combat contre un ordre dont les fondements et les objectifs ne l'ont jamais trompé. Comment tenir ensemble fidélité évangélique, amour du prochain, respect des lois et résistance active ? Entre 1935 et 1937, Bonhoeffer développera le fruit de ses méditations à la lumière du « Viens et suis-moi ».

L'ennemi n°1 de l'Eglise

« La grâce à bon marché est l'ennemie mortelle de notre Eglise. Actuellement dans notre combat, il y va de la grâce qui coûte.

La grâce à bon marché, c'est la grâce considérée comme une marchandise à liquider, le pardon au rabais, la consolation au rabais, le sacrement au rabais. La grâce servant de magasin intarissable à l'Eglise, où des mains inconsidérées puisent pour distribuer sans hésitation, ni limite ; la grâce non tarifée, la grâce qui ne coûte rien. Car on se dit que, selon la nature même de la grâce, la facture est d'avance et définitivement réglée. Sur la foi de cette facture acquittée, on peut tout avoir gratuitement. Les dépenses sont infiniment grandes, par conséquent les possibilités d'utilisation et de dilapidation sont, elles, aussi, infiniment grandes.

Le trésor caché

La grâce à bon marché, c'est la justification du péché et non point du pécheur. Puisque la grâce fait tout toute seule, tout n'a qu'à rester comme avant. “Toutes nos œuvres sont vaines.” Le monde reste monde et nous demeurons pécheurs “même avec la vie meilleure”. Le monde est justifié par grâce ; il faut donc (en raison du sérieux de cette grâce, pour ne pas résister à cette irremplaçable grâce !) que le chrétien vive comme le reste du monde ! Le chrétien, donc, n'a pas à obéir à Jésus, il n'a qu'à mettre son espoir dans la grâce !

Ceci, c'est la grâce à bon marché

La grâce qui coûte, c'est le trésor caché dans le champ : à cause de lui, l'homme va et vend joyeusement tout ce qu'il a ; c'est la perle de grand prix ; pour l'acquérir, le marchand abandonne tous ses biens ; c'est la royauté du Christ : à cause d'elle, l'homme s'arrache l'œil qui est pour lui une occasion de chute ; c'est l'appel de Jésus-Christ : l'entendant, le disciple abandonne ses filets et le suit.

La grâce qui coûte, c'est l'Evangile qu'il faut toujours chercher à nouveau ; c'est le don pour lequel il faut prier, c'est la porte à laquelle il faut frapper.

Elle coûte parce qu'elle appelle à l'obéissance ; elle est grâce parce qu'elle appelle à l'obéissance à Jésus-Christ ; elle coûte parce qu'elle est, pour l'homme, au prix de sa vie ; elle est grâce parce que, alors seulement, elle fait à l'homme cadeau de la vie ; elle coûte parce qu'elle condamne les péchés, elle est grâce parce qu'elle justifie le pécheur. La grâce coûte cher d'abord parce qu'elle a coûté cher à Dieu, parce qu'elle a coûté à Dieu la vie de son fils – “Vous avez été acquis à un prix élevé” – parce que ce qui coûte cher à Dieu ne peut être bon marché pour nous. Elle est grâce d'abord parce que Dieu n'a pas trouvé que son fils fût trop cher pour notre vie, mais qu'il l'a donné pour nous. La grâce qui coûte, c'est l'incarnation de Dieu.

Dietrich Bonhoeffer : 1906 - 1945

jeudi 4 avril 2013

Crédibilité des Evangiles

 Les récits rapportés par les Evangiles sont-ils crédibles ? Outre le fait que leurs auteurs ont été prêts à payer de leurs vies le témoignage qu'ils rendent à Jésus, des preuves internes l'accréditent.

Cette présentation du Dr. Peter Williams est fascinante. Il nous apporte de nouvelles preuves (et nous rappelle des anciennes) montrant que les quatre Évangiles sont basés sur des témoignages fiables. Il montre même que les Évangiles sont tellement précis et fiables, qu’ils doivent avoir pour source des témoignages oculaires. 

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