samedi 18 février 2012

La nef des fous



La nef des fous

La nef des fous
C’est en février 1494 durant le Carnaval – la saison des fous – que parut à Bâle « La nef des fous » du strasbourgeois Sébastien Brant. Le succès fut foudroyant et durable. Jamais depuis l’invention de l’imprimerie, un livre en langue allemande n’avait connu pareil succès.

Brant, dominé par l’idée que les malheurs des hommes résultent de leurs péchés, entreprend de leur montrer la laideur de leurs vices et de leurs folies. « Les rues grouillent de fous qui battent la campagne, dit-il, mais nul ne reconnaît qu’il mérite ce nom. C’est pourquoi en ce jour, je cherche à équiper toute une armée navale pour les embarquer tous… car une seule nef ne suffirait jamais à les entasser tous, tant sont nombreux les fous. »

Rien n’échappe à la rigueur impitoyable de Brant dénonçant la foile des hommes : l’orgueil, la fraude, le blasphème, l’usure, mais aussi la manie des voyages, la désobéissance au médecin, les sérénades nocturnes, le bavardage incessant… Tout et tout le monde y passe.

L’écrit date de plusieurs siècles, mais il n’a rien perdu de sa modernité et de son actualité.



Extraits !

De la cupidité

C’est absurde folie
d’entasser des richesses
et de ne pas jouir
de la vraie joie de vire,
le fou ne sachant pas
à qui servira l’or
qu’il a mis de côté,
le jour où il devra
descendre dans la tombe.
Mais plus fou est encore
celui qui dilapide
sans rime ni raison
les dons que Dieu confie
afin qu’ils fructifient,
car un jour il faudra
rendre un compte fidèle,
sous peine de devoir
perdre bien plus encore
que la main et le pied.
Le fou veille à l’argent
Qu’il laisse aux héritiers, 
mais ne se soucie pas
Du salut de son âme,
Car il n’a pas le temps
 De se préoccuper
De son éternité.

2. De l’éducation des enfants

Il est complètement
Aveugle de folie
Celui qui ne voit pas
Qu’il devrait élever
Et dresser son enfant ,
Et s’attacher surtout
A ne pas le laisser
A ses égarements
Sans jamais le punir
Tout comme des brebis
Se perdant sans berger…

Du mépris des Saintes Ecritures

Qui ne croit aux Saints Livres
Promettant le salut
Et pense avoir raison
De vivre a sa façon, se moquant bien de Dieu,
Et même de l’enfer,
Est de dernier des fous,
Qui méprise le prêche
Ainsi que la doctrine,
A croire qu’il serait
Sans yeux et sans oreilles.
Si un mort revenait,
On accourait de loin
Pour entendre conter
Ce qu’on voit en enfer,
Si l’on s’y presse en foule
Et si le vin y coule
Pour y faire ribote,
Et autres singeries.
Partout sont répandues
Les Saintes Ecritures :
Nul n’a besoin pour vivre
D’un autre témoignage
Que les deux Testaments,
L’Ancien et le Nouveau…

Nul ne peut servir deux maîtres

Il est bien fou celui
Qui voudrait servir Dieu
De même que le monde.
Quand il faut que deux maîtres
Partagent leur valet,
Il ne pourra servir
A la fois tous les deux.
Souvent un artisan
Se ruine en exerçant
Plusieurs métiers ensemble.
Celui qui veut courir
En même temps deux lièvres
Mais n’aurait qu’un seul chien
En rapporte au plus un
Ou reviendra bredouille,
Même s’il est agile.
Celui qui veut tirer
A plusieurs arcs d’un coup
Ne pourra bien viser
Qu’exceptionnellement.
Qui cumule à la fois
Plusieurs charges diverses
N’arrivera jamais
A se donner à toutes.
S’il faut qu’il soit ici
Il ne peut être là ;
Jamais on ne le trouve
Là où il devrait être…

De murmurer contre Dieu

Comment peux-tu, ô fou,
Oser critiquer Dieu
Alors que ton savoir
Est pour lui dérisoire ?
Laisse donc Dieu agir
Selon sa volonté,
Que ce soit pour bénir,
Pour venger ou punir ;
Laisse-le déchaîner
La tourmente et l’orage,
Laisse-le tout dorer
Et faire voir en beau,
Tu aurais beau crier
Rien ne viendra plus vite,
Tes désirs seuls sont cause
Du mal que tu ressens
Et te rendent coupable
De pécher gravement,
Mieux vaudrait donc pour toi
Garder le silence…

Les sujets sont multiples, des plus banaux aux plus graves. Nul doute que si la nef des fous passait aujourd'hui, tous, tôt ou tard, monterions à bord…



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samedi 11 février 2012

Radicalisme


Radicalisme

Jésus n’y allait pas par quatre chemins. Il était de ceux qui pensent que semer une pensée, c’est récolter un acte, semer un acte, c’est récolter une habitude, semer une habitude, c’est récolter un caractère pour l’éternité. Pour ce qui nous concerne, notre tendance est toujours de minimiser les choses. Ce qui se passe en moi n’est pas au-dehors, nous disons-nous. Dieu qui voit l’intérieur ne fait pas de différence. « Moi, je vous dis, dit Jésus, que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur : Matthieu 5,28. Ce petit mot « déjà » dit tout. L’adultère n’est pas à venir. Peut-être n’aura-t-il jamais lieu dans les faits. Pour Dieu cependant, sa représentation dans l’imaginaire de la personne l’équivaut.

La vidéo que vous allez voir ci-dessous suit la même logique. Nul doute qu’elle comporte des aspects choquants, dérangeants. L’auteur ne fait que pousser le raisonnement qu’il suit jusqu’à son application. Face à elle, les personnes interrogées ont tendance à fuir. « Vous avez raison, mais ce n’est pas ce que je voulais dire. » Pour mieux les aider à saisir l’horreur de leurs pensées, l’auteur se sert de correspondances. Il crée des parallèles dérangeants, mais qui ont comme base les mêmes pensées. Il oblige ses interlocuteurs à formuler eux-mêmes ce qu’ils soutiennent sans être allé jusqu’au bout de leurs pensées. La vidéo a une connotation politique. Ce n’est pas un mal. Car, souvent, les politiques sont comme les autres. Ils ne se rendent pas compte de là où aboutissent les opinions qu’ils défendent. Farouches défenseurs des droits de l’homme si on les interroge, ils soutiennent par ailleurs des positions qui les bafouent totalement. La vidéo nous interpelle sur les choix électoraux que nous faisons. Sûr que le choix se rétrécit drôlement à l’aune de ces critères.

Prenez le temps de la consulter. La touche Cc en bas de la vidéo vous permet d’avoir le sous-titrage. Nous avons dit radicalisme ? Et si le radicalisme consistait juste à être conséquent jusqu'au bout avec ce que l'on soutient ?




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samedi 4 février 2012

Le bien marié au mal


Les deux biens


La cause du mal peut être le bien, et vice versa

Il est de coutume pour beaucoup de gens, y compris les croyants, de penser que le bien vient de Dieu et le mal du diable. Au risque de nous surprendre, la Bible ne présente pas les choses de cette manière. Elle affirme dès ses premières pages que le bien comme le mal sont entrés dans le monde avec la chute. S’il y a un bien qui vient de Dieu, il existe une autre conception du bien qui n’a rien à voir avec lui. Ne pas différencier la source et l’origine des deux biens, c’est inévitablement se fourvoyer sur l’état réel de l’homme et le remède à lui apporter.

L’esprit de la chute

Alors que nos premiers parents vivaient en relation directe avec Dieu, la chute, selon la Bible, n’a pas uniquement consisté à les séparer de leur Créateur. La proposition de Satan visait non seulement à briser la communion, mais aussi à modifier leur mode de fonctionnement. Jusqu’alors on ne parlait ni de bien, ni de mal. Ce qui était vrai, réel, était ce que Dieu disait. La Parole de Dieu était la norme et le cadre de référence suffisant à la pensée et au comportement de nos premiers parents.

Ce cadre ôté, il fallait en donner un autre. Le bien et le mal vont désormais remplacer la Parole divine. Ce qui compte désormais n’est plus le vrai, comme point de référence moral, mais le bien et le mal. Apprenant à penser hors de Dieu, le bien et le mal correspond au système autonome à l’intérieur duquel chacun va décider de sa conduite. Le prophète Esaïe ne s’est pas trompé en donnant sa définition singulière du péché. « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie : Esaïe 53,6. Dit autrement : chacun faisait ce qui lui semblait bon ou bien ! Il y a donc un « bien » que l’homme fait qui procède du mal.

Nature des deux biens

Quelle différence y a-t-il entre le bien selon Dieu et le bien issu du mal ? Elle est considérable. Le bien selon Dieu est inséparable de Dieu, de son caractère, de sa volonté. Il est remarquable à ce sujet que Jésus, l’homme qui a fait le plus de bien sur terre, n’en a jamais parlé. Jésus était préoccupé d’une chose : non faire le bien, mais faire la volonté de son Père qui était dans les cieux. Tout le reste s’alignait à cette priorité. Il ne niait pas par ailleurs le fait que, sans Dieu, les hommes puissent faire le bien. « Méchants comme vous l’êtes, disait-il, savez donner de bonnes choses à vos enfants : Matthieu 7,11. » Ce bien là, cependant, n’avait rien à voir avec celui que Dieu désigne comme tel.

Rien n’est peut-être plus sournois pour l’homme que le bien qui procède du mal. A quoi sert-il ce bien, sinon à le tromper sur lui-même, et sur son état ? Sans conteste le Malin, en introduisant dans l’humanité le bien aux côtés du mal, a réussi un coup de maître. Aucune autre idée ne justifie autant le nom de rusé qu’il porte. Car désormais les hommes peuvent le dire. Certes, ils sont mauvais, mais ils sont aussi capables de faire le bien. Les multiples associations caritatives sans lien aucun avec Dieu qui existent dans le monde n’en sont-elles pas la preuve ?

Le bien issu du mal est inséparable de lui

Il y a cependant une faille à l’exercice du bien issu du mal. C’est que ce bien là est aliéné au mal. Il ne peut s'en séparer et, tôt ou tard, il finit par le servir. Dans la cohabitation du bien et du mal, ce n’est pas le bien qui a le dessus : c’est le mal. Les exemples abondent. Animés par le désir du bien, les hommes cherchent à s’affranchir de ce qu’ils estiment un mal. Ils le renversent. Pour se faire, toujours au nom du bien, ils estiment que la fin justifie tous les moyens. Le mal donc peut être un outil possible au service du bien. Arrivés à leurs fins, les révolutionnaires du bien se trouvent dans l’obligation de l’imposer. Ils combattent donc à leur tour tous ceux qui en viendraient à contester le bien pour lequel ils ont combattu… jusqu’au jour où, devenus à leur tour le mal, ils se font renverser par de nouveaux révolutionnaires du bien ! Le bien et le mal sont comme Docteur Jekill et Mister Hyde : les deux faces d’un même être !

Pensé hors de Dieu,  le bien inévitablement évolue. Dieu seul, en effet, est un point fixe, immuable. Lui seul peut donner une juste définition du vrai, du juste, du bien. L’homme étant plein de confusion en lui-même, le bien issu de lui le reflète. Telle chose qui était bien hier (préserver la vie, par exemple) ne l’est plus aujourd’hui. De la catégorie du mal auparavant, avortement et euthanasie sont rangés dans la catégorie du bien. Impensable autrefois, l’évolution de la notion de bien en vient à justifier ce qui, toujours, a été considéré contre nature. Bientôt, il sera bien de marier des personnes homosexuelles et de leur ouvrir le droit à l’adoption ! Le bien du passé est devenu désuet et le mal du passé porte les habits de la respectabilité.

Le bien issu du mal est une telle illusion qu’il en est devenu la justification à toutes les horreurs. Un ami me le rappelait récemment. C’est au nom du bien, et non du mal, que toutes les guerres, les pires horreurs, les génocides ont été perpétrés dans le monde. A tel point qu’au procès de Nuremberg, les nazis n’ont, pour la plupart, fait part d’aucun sentiment de regret devant leurs juges. A leurs yeux, ils n’ont fait qu’obéir. Or, qui peut dire qu’obéir n’est pas bien ?

Solutions

S’il faut trouver une solution aux maux du monde, il nous faut changer radicalement notre façon de penser et de l’aborder. Non ! Le mal seul n’a pas à être combattu. Ce qu’il nous faut changer, c’est toute notre manière de fonctionner. Tant que nous pensons en-dehors de Dieu, le bien ne pourra conduire qu’au mal. C’est le retour vers Dieu qui est la source du rétablissement du vrai et du juste dans le monde.

Nous avons eu tort, en tant que croyants, de ne mettre l’accent que sur le mal. Pour Jésus, le bien que les gens faisaient autour de lui étaient aussi dangereux que le mal. Jésus s’en est pris avec sévérité aux pharisiens qui étaient prompts à condamner les voleurs et les prostituées, mais qui ne voyaient pas à quel point le mal était mêlé au bien qu’ils prétendaient faire. La réforme de l’homme ne passe par la correction de ses plus pires défauts. Il lui faut changer de mentalité, de façon de penser. Il lui faut s’aligner au point de vue de Dieu, un point c’est tout. C’est ce que Jésus et Jean-Baptiste appelaient la repentance.

Jésus et les apôtres l’ont dit. Il existe dans la vie des hommes des œuvres bonnes qui sont mortes. Elles sentent le soufre. Le bien véritable n’est pas en nous. Il vient lorsque nous reconnaissons devant Dieu que la source de tout mal tire son origine de notre déconnexion de Lui. « Chacun suit sa propre voie, dit le prophète. » Puis il ajoute : Mais l’Eternel a fait retomber sur lui (Jésus) la faute de nous tous : Esaïe 53,6.

Tant que nous voulons vivre et penser en-dehors de lui, aucun bien n’aura un quelconque poids devant Dieu. Par Jésus, une vie nouvelle est possible pour chacun en communion avec Lui. Nous entrons alors dans des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour nous afin que nous les pratiquions : Ephésiens 2,10.


P.S : Après réflexion, il m'apparaît que c'est donner à Satan une intelligence créatrice trop grande de le faire auteur du système parallèle du bien et du mal comme substitut à celui de la Parole suffisante de Dieu comme cadre de comportement pour nos premiers parents. L'arbre qui portait le fruit de la connaissance du bien et du mal faisait partie du jardin d'Eden. Il était présent avant la chute. La prouesse du Malin n'a pas été de l'inventer, mais de convaincre nos parents du fait qu'il était meilleur que l'autre. Il n'empêche que ce nouveau système n'est pas le cadre dans lequel Dieu voulait que nous évoluions !
 

samedi 28 janvier 2012

Richesses pourries !

Tumeur maligne !

Le docteur Paul Brand raconte dans son livre « Tes œuvres sont admirables » la vision marquante qu’il eut d’une mendiante à la gare centrale de Madras en Inde. Je le cite : « Comme tant d’autres de ses semblables en Inde, cette pauvresse avait le visage émacié, les joues creuses, les yeux enfoncés, et ses membres étaient décharnés. Mais, paradoxalement, une masse de chair, énorme et rebondie, ronde et lisse comme une saucisse, poussait à son côté. Elle était posée près d’elle, comme un bébé informe, et reliée à son corps par un isthme de peau. La femme avait exposé son flanc et sa difformité grotesque, pensant avoir ainsi l’avantage dans sa rivalité pour la pitié. Quoique je ne l’ai vue qu’un court instant, j’étais sûr que cette excroissance était un lipome, une tumeur faite de cellules graisseuses. C’était une partie d’elle-même, sans l’être cependant, comme si quelque chirurgien avait extrait une masse de graisse d’un individu pesant 130 kg, l’avait enveloppée de peau vivante, et habilement cousue sur cette femme qui se mourait de faim. Faiblement, pour recevoir une aumône, elle tendait une main décharnée qui ressemblait à une araignée. Mais sa tumeur prospérait, totalisant à peu près le poids du reste du corps. Parasite vigoureux, elle brillait au soleil, aspirant la vie hors du corps de cette pauvre femme. »

Cancer économique !

Le cas de cette femme est une illustration parfaite du mal qui ronge nos sociétés occidentales. Depuis des décennies, une tumeur maligne, la dette des Etats, ne cesse de grossir, accaparant toutes les énergies, pompant littéralement toute la vie du corps, le vidant de sa vitalité. Cette tumeur est faite de la richesse outrageante accumulée par les spéculateurs, les banquiers, les actionnaires des entreprises. Elle est comme un tas de graisse inutile, qui brille au soleil, et dort tranquillement dans les coffres sécurisés des paradis fiscaux. Simultanément à la croissance de la tumeur maligne, le corps social tout entier dépérit, comme le cas grec l’illustre si bien. Les retraites ne sont plus payées, les salaires sont divisées par deux, les taxes et les impôts ne cessent d’augmenter, le chômage ne cesse de s’amplifier. Toute la société est par terre, telle la mendiante de Madras, quémandant des passants, d’une main rachitique, une obole salutaire.

Richesses pourries !

La Bible n’est pas tendre envers les riches qui ne le sont que par leur cupidité. « Malheur, dit Esaïe, à ceux qui ajoutent maison à maison et champ à champ jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace dans le pays : Esaïe 5,8. » « A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, dit l’apôtre Jacques, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage : Jacques 5,1 à 5. » Sans conteste, les derniers jours dont l’apôtre parle sont bien les nôtres ! Les riches doivent le savoir ! Dieu va se lever et, à cause de leurs exactions, le malheur va les frapper !

Dieu ou l’Argent !

Si longtemps l’Occident a été perçu comme le berceau et le fer de lance du christianisme, tel n’est plus le cas depuis des décennies. L’affaiblissement du christianisme va de pair dans nos sociétés avec la montée de l’humanisme athée et du matérialisme. Il faut aussi reconnaître que, de loin, l’Eglise catholique qui se prétend héritière des apôtres, n’a pas donné l’exemple. Si les disciples de Jésus, Pierre et Jean, pouvaient dire à un paralytique qui quémandait au sortir du temple de Jérusalem : « Nous n’avons ni argent, ni or, mais nous avons Jésus-Christ », l’Eglise dit aujourd’hui l’inverse : « Nous avons or et argent en masse ! » Mais a-t-elle encore Jésus-Christ ? J’en doute fort !

Jésus a été très clair au sujet de l’Argent ! De toutes les idoles devant lesquelles l’homme se prosterne, il est le plus sérieux rival et prétendant au trône de Dieu. « Nul ne peut être en même temps au service de deux maîtres, car ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il sera dévoué au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l’Argent : Matthieu 6,24. » L’apôtre Paul surenchérit : ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux : 1 Timothée 6,9-10. Jamais la parole de l’apôtre n’a autant été d’actualité qu’à notre époque, tant sur le plan de la vie des individus que de la communauté.

Témoignages


Pierre Valdo

De nombreux témoignages dans l’histoire nous rapportent tout le bien qui a résulté pour le monde lorsque des riches ont commencé à se soucier des pauvres pour les soulager et utiliser leurs richesses pour leur faire du bien. Je pense à Pierre Valdo, riche marchand de Lyon du 11ème siècle qui, saisi par la parole du Christ adressée au jeune homme riche, abandonne tous ses biens pour fonder la Fraternité des Pauvres de Lyon. Il sera persécuté et excommunié par l’Eglise pour ses idées non conformes au système. Je pense à Dominique Lapierre, auteur du livre « la Cité de la joie", qui verse l’intégralité des dividendes de la vente de son livre pour l’aide aux pauvres des bidonvilles de Calcutta. Il suffirait de si peu de la compassion de tous les riches pour solutionner le problème de la misère et de la pauvreté dans le monde. Il y en aurait d’autres, célèbres ou obscurs, à honorer dans ce panthéon.

Espérance

Ne nous faisons cependant pas d’illusions ! La prise de conscience ne se produira pas. Il faudrait pour cela que le cœur des riches soient changés, que la cupidité en soit ôtée pour faire place à la générosité, que les riches ne soient plus riches de leur compte en banque, mais de leur libéralité. Seule la venue et le règne de Jésus changeront la donne de façon magistrale, aussi dans ce domaine. Lui seul jugera les pauvres avec équité et arbitrera avec droiture en faveur des affligés de la terre : Esaïe 11,4. En attendant, j’ai dernièrement tendu la main à deux pauvres pour leur donner un peu de ce que j’avais. Geste trop rare ! Ce n’était pas grand chose. Mais j’ai été le premier béni ! Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, disait Jésus. Essayez !

samedi 21 janvier 2012

Dialogue in utéro...

Dialogue in utéro

Dans le ventre de la mère, deux bébés discutent. L’un est croyant l’autre non.

Bébé-Athée (BA): Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé-Croyant (BC): Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Et nous sommes juste ici pour devenir forts et prêts pour ce qui nous attend après.
- BA : Tout ça c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement. Est-ce que tu peux t’imaginer toi, à quoi une telle vie pourrait ressembler ?
- BC : Eh bien, je ne connais pas tous les détails. Mais là-bas il y aura beaucoup de lumière, beaucoup de joie. Et par exemple là-bas on va manger avec notre bouche.
- BA : Mais c’est du n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Et de cette autre vie, il n’y a encore eu aucun revenant. La vie se termine tout simplement par l’accouchement.
- BC : Non ! Je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler mais dans tous les cas nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- BA : Maman ? Tu crois en maman !? Et où se trouve-t-elle ?
- BC : Mais elle est partout ! Elle est autour de nous ! Grâce à elle nous vivons, et sans elle nous ne sommes rien. Elle veille sur nous à chaque instant.
- BA : C’est absurde ! Tu l’as déjà vue toi ? Moi non ! C’est donc évident qu’elle n’existe pas. Et puis, si elle existait vraiment, pourquoi ne se manifeste-t-elle pas ?
- BC : Eh bien, je ne suis pas d’accord. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… sentir quand elle caresse notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie ne commence qu’après l’accouchement…*

Marche pour la vie

Ce dimanche aura lieu à Paris la 8ème Marche pour la Vie. Comme le suggère ce dialogue fictif, la valeur de la vie ne se mesure pas à elle seule, mais à son lien avec celle qui la porte et Celui qui la donne. C’est que nous voulons ce dimanche affirmer et réaffirmer ! Rejoignez-nous ! 

Site : En Marche pour la Vie

* Source : théâtre évangélique 



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samedi 14 janvier 2012

Quand les fondements sont renversés...

Fondements

Toute la notion du bien et du mal existant dans ce monde, comme celle de la justice, repose sur des fondements. Ces fondements moraux sont comparables en mathématiques à ce qu’on appelle des axiomes. Des axiomes sont des propositions évidentes en elles-mêmes, et qui n’ont nul besoin d’être démontrées. C’est sur elles, à partir d’elles, que se font tous les calculs et les opérations qui font des mathématiques une science. Comme en mathématiques, l’équilibre moral d’une société ne peut se maintenir que s’il se construit sur la base de vérités évidentes en soi, donc intouchables. Le noyau dur de ces vérités est en premier lieu, l’idée sensée que nous ne sommes pas le produit du hasard, mais l’œuvre d’un Créateur personnel et tout-puissant à qui, un jour, nous sommes tous appelés à rendre compte de nos vies. Seul un stupide, dit le roi David, affirme : Dieu n’existe pas ! : Psaume 14,1.

Si l’œuvre première du Mal est  la négation de Dieu, elle ne se résume pas à cela. Il en est une autre, beaucoup plus sournoise et insidieuse, qui, souvent à l’insu de ses victimes, se fait dans le secret de leur âme. Cette œuvre consiste à saper en eux les fondements sur lesquels repose toute la notion de justice et de jugement, seuls capable de les modérer dans leur folie. Le Mal le sait : l’homme mauvais se précipite d’autant plus vite dans le mal que sa conscience ne lui reproche rien à ce sujet ! Aussi, le Mal considère-t-il comme étant son œuvre principale de fournir à la conscience les raisons et les arguments rendant justifiables, et dignes d'approbation, les actes les plus condamnables au regard de la loi morale donnée par Dieu. Puisque la loi affirme que telle chose est bonne et son contraire mauvais, le premier travail du Mal sera de changer la loi qui régit la conscience : il faut que ce qui était défini par Dieu comme le mal devienne bien, et vice versa. Pour atteindre son but, le Mal ne manque pas de moyen, le premier étant le relativisme, arme qui fera tomber Eve : Gen 3,1. Le relativisme est l’art de nier les absolus, de tout niveler à valeur égale, de réfuter la gravité de la transgression , de tout banaliser, bref, de tout inverser… Le relativisme est devenu la doctrine morale de la majorité, tandis que la foi en des absolus a hérité du nom discriminatoire d'étroitesse d'esprit et de sectarisme.

Quand il n’y a plus de fondements…

Le psaume 12 pose la question : quand les fondements d’une société sont renversés, que peut le juste : Psaume 12,3

Deux réponses sont apportées :

1ère réponse : la confiance en la justice souveraine de Dieu

Quand bien même tous les hommes diraient, pour se rassurer dans le mal, « Dieu n’existe pas ! », cela ne l’empêche nullement d’exister ! L’humanité peut, dans sa négation de Dieu et sa "bonne conscience" dans le mal, atteindre un point de non-retour ! Celui qui décide in fine de la façon dont se conclut l’histoire est Celui qui en est l’initiateur. C’est sur lui, l’axiome de l’existence de Dieu, que la foi du croyant doit, plus que jamais en période de nihilisme, s'appuyer ! Car, que les hommes le croient ou non, Dieu se lèvera et son jugement viendra. Ce n’est pas le mal, mais la rétribution de Dieu, qui est le point final de l’histoire de tous, et, surtout, de celle des justes ! Inlassablement, posons et reposons les fondements renversés ! Rétablissons-les ! Affirmons ! La tolérance ne se vit bien que dans le cadre sécurisé de la vérité !

2ème réponse : la confiance en la fiabilité des paroles de Dieu :

Si toutes les paroles dites dans ce monde ont perdu toute fiabilité, il y en a d’autres qui, tout au long de l’histoire, restent sûres, parce que liées à la Personne qui les prononce : les paroles de Dieu ! Nous n'avons pas à craindre que les paroles de Dieu soient fausses. Elles ont été mises à l’épreuve dans de multiples circonstances, par de multiples personnes, sans jamais faillir ! C’est sur elles que, seules, le croyant doit ancrer sa foi. Elles seules constituent le terrain sur lequel il est en parfaite sécurité ! Le relativisme porte en lui-même le dard de sa propre ruine ! Car si rien n’est sûr, comment les idées qui émanent du doute et de l’appréciation de chacun le seraient-elles ? Selon Pascal, l’homme est un sujet trop plein d’erreurs pour ne pas avoir besoin d’une norme extérieure objective pour lui dire ce qui est bien ou mal. La seule norme objective, en matière de justice et de moralité, est celle donnée par Celui qui est à l'origine de tout : le Créateur. Comment pourrait-il en être autrement ?

Nouveau départ

La dernière réponse se trouve dans le pardon que Dieu offre. De même que l’on ne peut transgresser les lois physiques sans se blesser (la loi de la pesanteur, par exemple), il est impossible de jeter par-dessus bord la loi morale de Dieu et s’en sortir indemne. C’est là, dans la récole inévitable de ce que l’on a semé, que Dieu nous attend… avec une bonne nouvelle. Un nouveau départ est possible. Jésus, qui a dit qu’il ne disparaîtra pas un seul trait de lettre de la loi tant que le ciel et la terre seront, est venu pour prendre à son compte le poids et les conséquences de nos fautes. Il nous propose de reconstruire notre vie sur un nouveau fondement : celui d’une vie nouvelle qu’il communique par Son Esprit à tous ceux qui reconnaissent leur faillite. Une société nouvelle ne peut se faire qu’avec des vies nouvelles. Jésus seul a le pouvoir de transformation nécessaire à ce but.

Annonce : rejoignez-nous le dimanche 22/01 à Paris, place de la République à 14 H 30, pour la 8ème Marche pour la vie !

samedi 7 janvier 2012

Les impossibilités de Dieu !

Impossible à Dieu ?

Rien n’est impossible à Dieu, dit-on ! N’est-il pas le Tout-Puissant, celui qui fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut ? La Bible présente pourtant 3 choses qui sont pour Dieu du domaine de l’impossible !

1ère impossibilité : sauver un incrédule

Nous le sommes tous par nature. Dans la culture rationaliste qui est la nôtre, les athées sont comme des poissons dans l’eau. Ils se rassurent mutuellement : qui est assez niais en 2012 pour croire en Dieu ?

La Bible dit que c’est celui qui a perdu le bon sens qui nie que Dieu existe. Sur le plan de la raison et des probabilités, il y a beaucoup plus de chance que l’univers soit le produit d’un Créateur intelligent que le fruit du pur hasard. La foi en Dieu nécessite de mettre de côté le prêt-à-penser soit disant moderne dans lequel les occidentaux, en particulier, s’enferment.

Croire que Dieu existe ne suffit pas pour le connaître. Encore faut-il prendre au sérieux le témoignage qu’il a donné de lui-même dans l’histoire. On ne peut connaître de Dieu que ce qu’il veut bien montrer de lui. A ce sujet, nous ne sommes pas dépourvus d’indications. La Bible qui a traversé les siècles et Jésus-Christ sont les témoignages éloquents de Dieu. Jésus est l’image même de Dieu, l’empreinte de sa personne, l’expression exacte de sa réalité. Prenez-le temps d’examiner les faits, de vous faire une opinion solide sur Jésus. Dieu fait dépendre dans la Bible votre salut éternel de lui. C’est tout ou rien ! Il serait dommage, par négligence, paresse ou conformisme de passer à côté du Merveilleux ! Rappelez-vous : la foi ne naît pas par miracle ! Elle vient de ce qu’on entend, du témoignage rendu ! Prenez et lisez !

2ème impossibilité : mentir

La Bible l’affirme à plusieurs reprises : Dieu ne peut mentir. C’est une impossibilité liée à sa nature. Parce qu’il en est ainsi, il est le seul point de repère fiable de l’univers. Il est aussi le mètre étalon de toutes les valeurs qui existent. En matière de justice d’abord. On sait combien les lois humaines fluctuent, changent selon les modes, les lieux, les cultures, les influences. Dieu, lui, ne change pas. ce qu’il dit était vrai hier, l’est aujourd’hui, le sera demain. Le mal n’est pas ce que la majorité décide, mais ce que Dieu désigne comme tel. Il est beaucoup plus grave que tout ce que nous pouvons concevoir.

Le fait que Dieu ne ment pas est à la fois effrayant et rassurant. Effrayant pour celui qui, tel le caméléon, s’adapte au monde environnant pour établir ce qui est normatif ou pas. Dieu ne relativise jamais. Il pense les choses en fonction de sa nature exempte de toute ombre de variation. Rassurant pour celui qui fait confiance à Dieu, ses promesses. Dieu ne saurait faire défaut, être une source décevante. Il ne peut se renier lui-même. Ce qu’il promet, il le tient sûrement. Il sauvera tous ceux qui croient en Jésus-Christ et en la valeur de sa mort pour leur rachat.

3ème impossibilité : tout pardonner

Cela vous surprend sans doute. Mais je ne dis pas ici autre chose que ce que Jésus lui-même a dit. Dieu pardonne tout, sauf une chose : le péché contre le Saint-Esprit. Qu’est ce ? Jésus a dit cette parole à une catégorie d’hommes bien précise : les pharisiens. Il l’a dit au sujet d’une parole précise. Ceux-ci disaient de lui qu’il avait partie liée avec les démons. Jésus a alors épinglé avec sévérité leur malhonnêteté. « On reconnaît l’arbre à son fruit, leur a-t-il dit. Si le fruit est bon, l’arbre l’est aussi. Si le fruit ne l’est pas, l’arbre non plus. »

Le péché contre le Saint-Esprit est celui de ceux qui savent pertinemment où se trouve la vérité, mais qui, délibérément, choisissent de la nier ou de la refuser. Ils ne sont pas ignorants, mais éclairés. Ils ont été acculés au devoir de choisir. Ils ont choisi de la refuser. S’ils persévèrent dans cette attitude, Jésus l’affirme : c’en est fait d’eux. Il n’y a plus de recours possible, ni de grâce. Le pardon n’est efficace que pour ceux qui reconnaissent leurs fautes, leurs erreurs. Pour les autres, il n’y a qu’une attente : celle du jugement définitif et irrévocable de Dieu.

Peut-être y a-t-il encore d’autres choses qui sont du domaine de l’impossible pour Dieu ! Ces trois là sont suffisantes pour provoquer en nous une crainte salutaire. Or, la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Puisse-t-elle vous habiter cette année !

dimanche 1 janvier 2012

J'aimerais...

J’aimerais…


J'aimerais te souhaiter bonne année


Mais qui sait ce qu’elle va apporter !


Quel malheur, quelle tragédie, quelle difficulté


Duquel tu auras tant de mal à te relever !



J’aimerais te souhaiter bonne santé


Mais nos corps sont si pleins de fragilités !


Les années flétrissent la beauté


Et doucement altèrent les facultés !



J’aimerais te souhaiter prospérité


Mais le monde est en train de basculer !


Il te faut envisager d’avoir moins de commodités


Et chercher ailleurs qu’en l’argent ta sécurité !



J’aimerais te souhaiter la stabilité


Mais la terre ne cesse de chanceler.


Elle ne supporte plus le poids de son péché


Et les décisions des grands n’y pourront rien changer !



J’aimerais te souhaiter la liberté


Mais il y a de plus en plus d’aliénés !


Si tu as la foi, attends-toi à être persécuté


A rejoindre la cohorte de tes frères enchaînés !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne année


Mais je sais sur quoi tu peux compter !


Le Seigneur te promet Sa fidélité


Sa grâce t’assure de Sa bonté !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne santé


Mais dans l’épreuve, Il sera à tes côtés !


Dans Sa bienveillance, Il t’assure de Sa proximité


Dans le bon jour comme le plus gâté !



Je n’ai rien pour te souhaiter prospérité !


Mais les compassions de Dieu ne sont pas épuisées !


Chaque matin, Il te promet de t’assister


Pour qu’au terme de ta vie tu sois rassasié !



Je n’ai rien pour te souhaiter la stabilité


Mais sur toutes les tempêtes, Il a autorité !


Jamais Il n’est et ne sera dépassé


N’est-Il pas le Dieu d’éternité ?



Je n’ai rien pour te souhaiter la liberté


Mais en Lui tu peux vivre caché !


En Lui, nulle flèche ne saurait te toucher


De Sa main, nul ne peux t’arracher !




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samedi 24 décembre 2011

La mendiante mal reçue

La mendiante


Dans un temps de disette, par une rude et froide journée d’hiver, une pauvre femme inconnue avait parcouru le village, mendiant de porte en porte.

Ses vêtements étaient propres, mais bien usés et rapiécés. Comme la neige tombait en abondance et que le vent soufflait avec force, la pauvre femme avait serré autour de sa tête un fichu qui cachait en partie ses traits. Elle tenait à la main droite un bâton et au bras gauche un panier. Dans la plupart des maisons, on ne lui donnait qu’une misérable aumône ; quelques fermiers - à leur aise cependant - la renvoyèrent même avec dureté. Un seul villageois - et non un des plus riches - la fit entrer dans la cuisine où régnait une douce chaleur, et la fermière, qui sortait du four un beau gâteau doré à point, en donna un gros morceau à la mendiante, qui, réchauffée, réconfortée, reprit sa route.

La Comtesse

Quelques jours plus tard, les villageois furent tout surpris de recevoir une invitation de Mme la Comtesse, qui les priait à souper à son château. C’était bien la première fois que la châtelaine faisait une telle invitation ! Les braves paysans mirent leurs plus beaux atours et, un peu intimidés, arrivèrent au château à l’heure indiquée.

Des domestiques, bien stylés, les aidèrent à ôter manteaux, chapeaux et galoches et les introduisirent dans la salle du festin. Une grande table avait été dressée, elle était couverte de pièces d’argenterie, de cristaux, de fleurs. Chacun trouva sa place indiquée par une jolie carte fleurie.

Mais quelles ne furent pas la surprise et l’indignation des convives, de voir les valets leur apporter des assiettes contenant quelques croûtes de pain, un bout de fromage moisi, ou un os …

Seule une famille, assise près de la châtelaine, était servie de mets succulents : poulet rôti, salade, légumes rares.

Des murmures s’élevèrent dans la salle :

- On se moque de nous ! C’est honteux ! …

La châtelaine s’était levée, tous les yeux se fixèrent sur elle : l’énigme allait être expliquée.

- Mes amis, dit-elle, la mendiante qui s’est présentée chez vous, il y a quelques jours, c’était moi ! J’ai voulu mettre à l’épreuve votre bienfaisance. Hélas ! J’ai été déçue, car seule, dans tout le village, une famille m’a reçue avec bonté et a partagé avec moi ce qu’elle possédait. Les autres … voyez ce que vous avez donné, tout est là.

On imagine facilement les sentiments que ces invités ont pu éprouver en écoutant ces paroles : Oh ! S’ils avaient su qui ils recevaient ce jour-là !

Que faites-vous de Jésus ?

Il y a près de 20 siècles, le Fils de Dieu, sous le déguisement d’un simple homme, est venu dans ce monde. Né dans une étable, il a connu le mépris, l’hostilité, puis le rejet. Quelques-uns cependant l’ont reçu. Ils ont discerné, derrière l’homme simple, le Noble de lignée royale. Vient le jour proche où, à notre tour, nous comparaîtrons devant le Roi des rois ! Il nous sera fait comme nous lui avons fait ! Que représente Jésus pour nous ? Quelle valeur a-t-il pour nous ? Jésus dira-t-il en nous voyant : « Je ne te connais pas ! » ou « Viens, bon et fidèle serviteur ! Entre dans la joie de ton maître ! »

samedi 17 décembre 2011

Un cantique qui a du prix !

Helen Berhane, chanteuse de gospel, a passé deux ans et demi en détention en Erythrée à cause de sa foi. Dans la souffrance ou dans la consolation, elle n’a jamais cessé de garder confiance en Dieu. Voici les paroles de l’un de ses cantiques, s’inspirant de ce qu’elle a vécu en prison.





Persécutée, isolée, épuisée,

Mes jambes vacillent, je vais tomber.

Je pleure comme un nourrisson arraché à sa mère.

Jésus, tu ne m’as pas abandonnée.



Dans ma misère, mon désespoir, ma solitude,

Je n’ai plus que toi, tu es ici vers moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi



Quand la peur m’envahit comme jadis tes disciples,

Quand au fond des ténèbres je crie à toi,

Tu entends mon appel de détresse

Et me remplis de ta paix céleste.



Quand je me sens seuls abandonnée,

Jésus, tu es encore avec moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.



Quand j’étais méprisée et rejetée de tous,

Dieu de David, tu l’as vu et as détruit Goliath,

Je suis maintenant témoin de tes actes,

Je les ai vus de mes propres yeux.



Sur mon chemin de solitude et d’angoisse,

Jésus, tu ne m’as jamais quittée.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.

An Interview With Helen Berhane from David Shepherd on Vimeo.



Sources : Portes Ouvertes - Release International

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