samedi 7 août 2010

Désarmé par l'amour de Jésus

Alors qu'il la menaçait de son revolver, une vendeuse de Floride a convaincu un voleur de ne pas lui dérober sa caisse en lui prêchant l'amour de Jésus. L'homme s'est excusé… pourtant il n'en était pas à son coup d'essai.
Désarmé par la foi.

Une vendeuse de Floride est devenue l'héroïne du week-end aux Etats-Unis en dissuadant un braqueur par un sermon convaincant et calme. Une discussion surréaliste enregistrée le 23 juillet par la caméra de surveillance du magasin mais rendue publique seulement vendredi dernier. Poli, Israel Camacho entre dans le magasin de téléphones portables de Pompano Beach et salue sa vendeuse, Nayara Goncalves. L'homme de 37 ans discute avec elle quelques instants du temps pluvieux puis demande à voir un téléphone. Bon comédien ou réellement nerveux, Israel Camacho exige alors d'une voix mal assurée l'argent contenu dans la caisse. «Je déteste faire cela, n'ayez pas peur», ajoute-il.

Encouragée, Nayara Goncalves lui répond que ce n'est pas le cas. «Vous pouvez me faire ce que vous voulez. Je vais juste vous parler du Jésus, qui est en moi» ajoute-elle. «Dieu vous bénisse», réplique le braqueur qui la menace d'un revolver. «J'ai honte de devoir faire cela mais je n'ai pas d'autre choix», explique-t-il. «Vous n'avez pas besoin de faire ça, Jésus vous réserve quelque chose de mieux», assure la vendeuse de 20 ans. «Je ne vous blâme ni ne vous juge, je ne sais pas ce que vous vivez mais les temps sont durs pour chacun d'entre nous». Israel Camacho opine. «Je n'ai jamais fait cela avant, je refuse de m'en prendre à quelqu'un dans la rue. Je suis chrétien moi aussi». Le voleur et la caissière découvrent alors qu'ils ont fréquenté la même Eglise, tenue par un pasteur nommé Bob. Nayara Goncalves lui demande alors s'il a un travail et lui propose de l'aider à en trouver. Israel Camacho lui répond qu'il n'est pas au chômage. Il a une famille et s'il ne récupère pas au moins 300 dollars, il sera expulsé de son domicile.

«L'Esprit Saint m'a poussée à lui parler»

Touché mais pragmatique, il réclame toujours que Nayara Goncalves lui transmette la caisse. Elle lui explique qu'elle devra rembourser elle-même jusqu'au moindre cent les recettes qu'il volera. L'argument déstabilise le braqueur. «Je ne veux pas vous faire ça, je suis désolé». Avant qu'il ne parte, la jeune femme essaie de le convaincre de retourner sur les bancs de l'Eglise. «Jésus vous aide, il peut changer votre vie. Faites-vous de vrais amis là-bas. Parlez à un pasteur, il pourra vous aider. Jésus va bientôt venir…», lui lance-t-elle. Ebranlé, Israel Camacho lui révèle que son arme est un revolver à air comprimé et la complimente pour sa compassion et son calme. «Bonne journée, Dieu vous bénisse», lui glisse-il en guise d'adieu avant de s'enfuir.

Nayara Goncalves a eu du mal à expliquer son sang-froid. «Je pense que c'est l'Esprit Saint qui m'a poussée à lui parler, je n'aurais jamais été capable de le faire de moi-même. Je n'aurais jamais cru que Dieu pouvait m'utiliser comme cela, il m'a impressionnée», a-t-elle confié à la chaîne ABC. «J'espère avoir touché» Israel Camacho, a-t-elle ajouté. Malheureusement, la rédemption du voleur a été éclair.

Il a braqué deux heures plus tard un magasin de chaussures, quittant également la vendeuse sur les mots de «Dieu vous bénisse». Les policiers l'ont appréhendé deux jours plus tard. La bonne conscience éphémère d'Israel Camacho leur paraît étrange. L'homme est un braqueur en série, qui a fait de fréquents séjours dans les prisons de Floride depuis 1998 et qui a été mis en examen pour défaut de versement de pension alimentaire. La rechute d'Israel Camacho a déçu Nayara Goncalves. «C'est triste, je pensais que Dieu lui avait donné une seconde chance», a commenté la jeune femme.




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 31 juillet 2010

Le cas Duch

Le cas Duch

Qui suis-je, moi européen n’ayant jamais vécu dans les conditions d’une dictature pour juger de façon objective l’homme qui, cette semaine, a fait l’objet de la une médiatique : le tortionnaire Duch, responsable de la tristement célèbre prison S-21 où périrent sous la torture, pour un oui ou pour un non, au minima 15 000 cambodgiens au temps du terrible dictateur Kmehr rouge Pol Pot ? Car, comme le dit François Bizot, Directeur de l’Ecole française d’Extrême-Orient, ancienne victime de Duch, « il faut en finir avec cette sécurité qui nous fait mettre les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Et s’imaginer qu’en supprimant les méchants il ne restera que les bons. Ce qui était la démarche exacte des Kmehrs rouges. » A la question de savoir de ce qu’il pense de son bourreau, Bizot répondra : « Quand on prend conscience de cette terrible capacité qui nous habite tous… alors, on prend peur. Et c’est de soi-même qu’on a peur. » François Bizot ira témoigner au procès de Duch, mais pour dire sa conviction : les bourreaux ne sont pas différents de nous. David Chandler, un chercheur australien confirme : « Pour trouver la source du mal mis en œuvre chaque jour à S-21, nous ne devons pas finalement regarder plus loin que nous-mêmes. »

Duch, un autre homme

S’il est difficile pour le commun des mortels de croire qu’un homme comme Duch peut changer radicalement, combien davantage sans doute pour ses victimes. Pourtant, indéniablement, depuis sa conversion à Jésus-Christ, connue et reconnue par tous les médias, Duch n’est plus l’homme du passé. Les témoins de son audition lors de son procès en témoignent largement :

1.       Sur les cinq accusés du procès, Duch est le seul à plaider coupable. Alors que les autres s’enferment dans un mutisme pesant, Duch collabore. « Il s’est montré prêt à répondre aux questions et même à parler des heures, souligne le juge d’instruction Marcel Lemonde, alors que les autres refusent de s’expliquer."

2.       Alors que Ieng Thirith, ministre sous la dictature de Pol Pot, s’en est pris au n°2 du parti encore vivant, disant que « tout ce qui est arrivé est de sa faute », Duch reconnaît l’essentiel des faits, assure l’un de ses deux avocats, Me François Roux. Le témoignage de Nie Dunlop, photographe irlandais, qui a rencontré Duch, par hasard dans un camp d’aide aux réfugiés où il travaillait, le laissera à ce sujet pantois. « Bonjour, lui dira Duch, timide, courtois, je travaille dans le camp de réfugiés et je suis un enfant de Dieu. » A la question de savoir ce qu’est sa vie, Duch répondra : « Trois choses : mon travail, ma volonté de construire des écoles pour des enfants, et surtout Dieu. » Puis il confessera : « J’ai fait de très mauvaises choses auparavant dans ma vie. Maintenant est venue l’heure des représailles. Mon unique faute est de ne pas avoir servi Dieu. J’ai servi les hommes, j’ai servi le communisme. » Entendant l'Evangile parlant de l'offre de la grâce de Dieu faite en Jésus-Christ pour le pardon de nos fautes, Duch a saisi, avec d'autres anciens khmers rouges, que le sang versé par Jésus-Christ suffisait devant Dieu pour effacer le sang des crimes qu'il avait commis. Grâce incroyable et si merveilleuse, comme le dit le chant Amazing grace !

 
3.       En 2008, lors d’une reconstitution judiciaire à Tuo Sleng, l’ancien bourreau a versé des larmes. Duch s’est alors adressé aux trois survivants de S-21 présents : « Je vous demande pardon, a-t-il dit. Je ne vous demande pas de me pardonner maintenant, mais de laisser la porte ouverte. » « Ce sont des paroles que j’attendais depuis trente ans, je suis en paix maintenant, a répondu Chum Mey, supplicié pendant deux ans à Tuol Sleng.

4.       S’exprimant devant la Cour au sujet de la sentence qu’elle doit prononcer à son sujet, Duch a déclaré : « S’il y a une tradition cambodgienne, comme il en a existé dans le passé lorsque des gens ont jeté des pierres sur le Christ jusqu’à la mort, les Cambodgiens peuvent me faire cela. Je l’accepterai. J’accepterai tous les jugements qui seront décidés par cette chambre du Tribunal, le jugement pour mon rôle en tant que président de S-21, et pour tous les crimes commis là-bas… Je suis humble devant le peuple cambodgien. J’accepte tous ces crimes et je voudrais que le peuple cambodgien me condamne au plus strict niveau de punition. »

L’homme : un gant qu’une main habite…

Le cas déconcertant de Duch nous en apprend plus sur l’homme que toutes les théories édictées par les philosophes. La première vérité qu’il nous enseigne est que l’homme n’est souvent que le produit de ce qui le domine ou le manipule dans ses pensées. Nous sommes comme un gant qu’une main habite : soit la main d’un criminel qui détruit, soit celle du chirurgien qui sauve. Nous pouvons, à juste titre, être horrifiés par les crimes commis dans la prison S-21. Ils témoignent que, sous l’emprise d’une idéologie mensongère, nous sommes, en toute bonne conscience, capables du pire. Duch nous avertit des effets effrayants et effarants que peut exercer le mensonge sur nos esprits. Duch, dit-il, ne faisait qu’obéir aux ordres : une servilité dont, sous des formes bien plus douces, font aujourd’hui preuve tant de nos contemporains. Qu’en sera-t-il d’eux au jour où, comme il en a été pour Duch, la séduction idéologique toute puissante frappera à leurs portes. Oui ! Nous sommes tous des Duch potentiels.

Duch est l’illustration poignante d’un propos de Jésus. « Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa propriété, ses biens sont en sécurité. Mais si un plus fort que lui survient et le bat, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se fiait, et il peut distribuer le butin. » Jésus est l’homme fort qui est entré dans le for intérieur de Duch et qui a jeté dehors l’ancien maître qui s’y trouvait. Il est le seul qui avait le pouvoir de le faire. Duch, depuis, n’est plus le serviteur de l’indicible horreur. Il est le moyen par lequel Dieu témoigne du pouvoir qu’a sa grâce pour transformer un homme. S’il y a un espoir pour notre temps, c’est dans l’histoire incroyable de Duch qu’il se montre !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 24 juillet 2010

Foi et mystères

Faux conflit entre raison et mystère


Dans le siècle qui vient de s’écouler, et dans le nôtre encore, rien n’a excité contre le christianisme une défaveur plus forte, que les nombreux mystères qui s’y rencontrent. Ce n’est point la faiblesse de ses preuves, ce n’est point le caractère de son auteur, ce sont ses dogmes, où le raisonnement ne peut atteindre, qui ont offensé un âge, où la raison était en quelque sorte déifiée. Il semble que l’on aurait consenti à le recevoir sans murmure, s’il avait consenti lui-même à n’enseigner que ce que chacun pouvait également apprendre sans lui. 

Cette opinion, naguère si universelle, et si commune encore de nos jours, n’est pourtant qu’un préjugé. Elle part d’une vue superficielle de l’homme et de la nature. Une réflexion plus profonde à la fois et plus modeste en aurait bientôt fait justice.

L’homme est entouré de mystères ; il est un mystère lui-même. Il serait bien étonnant qu’il n’en trouvât point dans la religion, la plus mystérieuse assurément de toutes les choses mystérieuses.

L’utilité du mystère


Rien de plus juste, rien de plus sain même, pour l’homme, que de chercher à expliquer toutes les choses qui l’entourent et toutes celles qu’il sent, par leurs rapports à d’autres choses qui lui sont connues, et par les lois qu’il est en état d’en abstraire. C’est ainsi qu’il étend la sphère dans laquelle il est limité. C’est ainsi qu’il agrandit son être, qu’il fortifie ses facultés morales, et qu’il se crée par son intelligence une puissance nouvelle, pour agir sur la nature.

Le caractère incontournable du mystère


Mais l’homme aura beau faire, il ne pourra jamais tout éclaircir. Il aura beau étendre sa sphère, il ne la rendra jamais infinie ; et tout ce qui sera hors de cette sphère, tout ce qui dépassera ses moyens actuels de connaître, demeurera pour lui un mystère.

De tout, il ne conçoit jamais qu’une partie ; le reste lui échappe. Il est borné dans ses forces physiques ; il l’est également dans ses facultés morales. Mais toutes les choses et lui-même dans la continuité de leurs rapports, arrivent à se perdre dans l’infini. Il y aura donc toujours pour lui un point où il sera forcé de confesser son ignorance, et où commencera le mystère. Et ce point, il ne pourra pas s’empêcher de le sentir ; ce mystère, il ne pourra pas venir à bout de se le dissimuler, parce qu’il y sera conduit infailliblement par la liaison des choses qui lui sont claires, et par les besoins irrésistibles de son intelligence.

Interaction entre le connu et le mystère


L’infini, dont nous sommes entourés, qui nous presse de toutes parts, se manifeste à nous par quelques parties en rapport avec notre constitution actuelle, avec nos sens, avec notre intelligence, avec notre cœur. Nous nous emparons avec avidité de ces premières manifestations d’un monde, dont la grandeur et la beauté nous étonnent. Nous saisissons avec joie ces premiers fils qui sont fournis à notre pensée pour l’exercer et la diriger. D’abord ils cèdent sous le doigt et se roulent sans peine. Mais, à mesure que nous les attirons à nous pour nous les approprier, ils deviennent, ils se montrent et plus prolongés et plus lourds ; bientôt ce sont des câbles énormes, dont le poids nous écrase, et dont la longueur incommensurable effraie notre imagination. Il faut les abandonner, sans savoir où ils se terminent.

Au-delà du mystère perceptible


Sans doute, il est dans l’univers une foule d’objets de toute nature, qui ne sont en rapport avec nous par aucun côté. Tous les fils de ce monde immense ne viennent point aboutir à notre pauvre individu. Ces objets sont pour nous comme s’ils n’existaient pas. Dans notre état actuel, ils ne sont pas pour nous un mystère, puisque nous ne soupçonnons même pas leur existence. Le mystère n’a lieu que pour les choses dont une partie nous est manifestée, et dont l’autre nous est cachée. C’est une chaîne de montagnes, dont nous voyons le premier coteau, avec les villages et les cultures qui le couvrent, dont une croupe bleuâtre nous dérobe le reste, et laisse à notre imagination le soin d’y creuser des vallées, d’y faire couler des torrents, et d’y mener paître de nombreux troupeaux.

Le mystère est partout


Or, ce n’est pas le christianisme seul, qui nous présente un côté clair et un côté obscur ; qui montre à notre esprit une portion d’une existence non équivoque, pour en laisser voiler une portion plus vaste encore ; qui nous manifeste des vérités sensibles, premiers anneaux d’une chaîne immense qui remonte de la terre au ciel, mais qui rompt bientôt sous nos doigts, dès que nous essayons d’en dérouler toute la longueur : c’est la nature toute entière ; ce sont en apparence les sciences les plus sûres et les plus claires, que dis-je, ce sont les objets les plus familiers, les lois les plus vulgaires de la nature, et d’après lesquelles nous agissons tous les jours avec le plus de sécurité.


Extrait d’un sermon du pasteur Samuel Vincent, né à Nîmes en septembre 1787, mort à Nîmes en juillet 1837


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 17 juillet 2010

La première prière

« Le publicain, n’osant même pas lever les yeux au ciel, se frappait la poitrine en disant : Ô Dieu ! Sois apaisé envers moi qui suis un pécheur : Evangile selon Luc, chapitre 18, versets 13" 

Le publicain

Voici un homme peu religieux qui commence vraiment à prier (les publicains étaient des Juifs qui récoltaient les impôts pour le compte des Romains et prenaient un pourcentage sur le dos de leurs compatriotes). Il ne prie pas pour sa santé ou pour son affaire, mais il s’adresse directement à Dieu pour implorer son pardon.

Quand prions-nous ?

Bien souvent, nous crions vers Dieu quand nous sommes dans une détresse totale, lorsque plus rien ne peut nous sauver. Imaginons les prières des passagers d’un avion qui va s’écraser au sol, ou d’un bateau en train de couler ; des hommes qui voient leur fortune disparaître en un jour, ou leurs rêves s’évanouir à jamais ; d’autres qui sont frappés par une maladie soudaine et violente qui les emporte vers la mort. Mais même si le plus sceptique des athées peut ainsi prier Dieu dans la détresse, il n’a pas encore commencé à prier vraiment.

Le bon début

Pour commencer à prier, il faut réaliser notre véritable condition devant le Créateur : nous sommes bien loin de lui et nous ne valons pas mieux que ce publicain, car nous avons tous offensé Dieu d’une façon ou d’une autre : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu : Romains 3,23. » Et tant que la question de nos péchés n’est pas réglée avec Dieu, nos prières resteront vaines.

Trop de gens prennent Dieu pour un bon génie qui se doit d’exaucer leur moindre vœu mais ne jamais leur faire un seul reproche sur la façon dont ils conduisent leur vie. Dieu n’est pas un bon génie, il est le Créateur de l’univers, le Dieu parfaitement juste et saint. Pour être entendu du Créateur, il faut régler notre immense dette envers lui, une dette creusée par nos offenses envers lui et envers sa loi parfaite.

Payer sa dette

Mais comment régler une dette pareille ? Il n’y a rien au monde que nous puissions faire pour nous racheter. L’homme le plus honnête et le plus respectueux des lois commet un jour ou l’autre une faute qui le condamne aux yeux de Dieu. Et toute sa bonne moralité ne peut racheter sa faute. Si vous respectez toute votre vie la limitation de vitesse mais qu’une seule fois vous la dépassez et créez un accident, la justice ne tiendra pas compte de votre obéissance des années précédentes. Elle vous punira pour la faute commise. De même, la justice parfaite de Dieu retient les offenses et exige une condamnation.

Le publicain décrit par Luc sait comment faire. Il a compris qu’il ne pourrait jamais arriver à être juste par lui-même ni à payer sa dette envers Dieu. Il implore donc son Créateur avec ses mots : « Sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ! » Il reconnaît ses péchés et fait appel à la grâce de Dieu.

Il a payé pour nous

Normalement la justice de Dieu devrait priver ce publicain de toute grâce. Mais la venue de Jésus a tout changé. Jésus-Christ est venu payer notre dette afin que nos péchés ne soient plus retenus contre nous : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses : 2 Corinthiens 5,19.

La ligne de départ de la prière

En faisant cette première prière, le publicain a été pardonné de tous ses péchés, et il est devenu un enfant de Dieu. « Mais à tous ceux qui ont reçu Jésus, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : Jean 1,12. Cette nouvelle naissance spirituelle lui a ouvert la porte de toutes les autres prières. Les enfants de Dieu sont certains d’être entendus par leur Père, ils sont aimés et écoutés. Ils peuvent se lancer à la découverte de la prière !

Tiré du livre d'Emmanuel Bozzi : 52 Méditations pour prier, paru aux Editions BLF Europe





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 10 juillet 2010

Lettre à un curé

La lettre que vous allez lire a réellement été envoyée à son destinataire. Elle fait suite à une messe d’enterrement à laquelle j’ai assisté récemment, cérémonie au cours de laquelle j’ai entendu le pêtre de la paroisse dire avec inconscience que « l’enfer existe bien, mais qu’il est vide. » En tant que lecteur assidu de la Bible depuis plus de 30 ans, je n’ai pas pu laisser passer une telle hérésie.

Monsieur le curé,

Je me permets de vous adresser ce courrier suite au message que vous avez délivré lors de la messe d’enterrement de C. jeudi dernier. C. était ma cousine, d’où la raison de ma présence en votre église ce jour. Je vous remercie pour le caractère personnel que vous avez donné à votre message. Vous avez manifesté compassion et compréhension pour la douleur de la famille.

Ce qui m’amène à vous écrire est une des phrases prononcées lors de votre message, affirmation à laquelle, Bible en main, il m’est impossible de souscrire. Vous avez textuellement dit que l’enfer existe, mais qu’il est vide. J’aimerais vous demander de me dire avec quelle parole de la Bible vous pensez soutenir une telle déclaration.

Comme vous, j’enseigne couramment la Parole de Dieu. Je suis conscient que je ne suis pas propriétaire du message que j’ai à délivrer. Je n’ai pas la liberté de l’aménager comme bon me semble, dans le but de rassurer mes auditeurs. C’est là ce que faisait souvent les faux prophètes de l’Ancien Testament qui cherchaient d’abord à plaire à ceux qui les écoutaient plutôt que d’être fidèles à Dieu. L’apôtre Jacques nous avertit du jugement plus sévère qui attend les enseignants de la Parole : Jacques 3,1. Cet avertissement est compréhensible. Chargés d’apporter la connaissance sur laquelle se construira la foi de ceux qui nous écoutent, c’est à nous en premier que Dieu demandera compte, si ce qu’ont cru nos auditeurs était étranger à Sa Parole sainte.

Il me semble que s’il y a bien un sujet sur lequel Jésus a été clair, affirmatif, sans nuance, c’est bien celui des peines éternelles. L’histoire du riche et de Lazare, avec les détails précis des souffrances et des dialogues que tiennent les personnages concernés, est d’une grand limpidité : Luc 16,19 à 31. Même si l’on penche pour l’idée qu’il s’agit d’une parabole, rien ne le prouve. Luc ne le précise pas. D’autre part, si le texte est une parabole qui figure une réalité, que doit donc être celle-ci, l’image étant toujours moins forte que la vérité elle-même ?

Comment comprenez-vous les nombreux passages où, parlant de l’au-delà, Jésus parle des réprouvés jetés dans la fournaise ardente : Matthieu 13,42 et 50, les ténèbres du dehors : Matthieu 8,12, 22,13, lieu où il y aura des pleurs et des grincements de dents (expression de désespoir dans son paroxysme) : Mat 8,12 ; 13,42.50 ; 22,13 ; 24,51 ; 25,30 ; Luc 13,28. Jésus se serait-il amusé à nous faire peur ?

En fait, la Bible tient un tout autre langage que celui que vous avez tenu. Certes, Dieu est amour, mais Il est saint et juste tout autant. Son amour tient au fait qu’Il a donné Jésus, Son Fils éternel, unique et bien-aimé, pour que nos péchés soient expiés et effacés, et que la possibilité du salut soit offerte à tous. Mais la Bible précise de manière forte que seuls ceux qui auront cru en Jésus (c’est-à-dire en qui Il est et en la valeur de ce qu’Il a fait) seront sauvés. Celui qui croit au Fils a la vie, dit Jean. Celui qui ne croit pas, la colère de Dieu demeure sur Lui : Jean 3,36. Comme l’arche au temps de Noé, la croix où Jésus meurt est le lieu de notre salut. Seuls ceux qui sont entrés dans l’arche ont pu échapper au jugement. Seuls ceux qui se sont mis à l’abri à l’intérieur des maisons où le sang était sur les linteaux ont été épargnés au temps de Moïse. Nulle part la Bible ne parle d’un salut inconditionnel, universel qui fait la part belle aux moqueurs, aux rebelles, aux indifférents et à tous ceux qui se targuent de leur propre justice, aux dépens de ceux qui se sont réellement repentis devant Dieu et ont tout misé pour leur salut sur Jésus-Christ.

C’est mon cas ! J’étais jusqu’à l’âge de 20 ans, catholique, trompé par ce message d’un salut à la fois certain et incertain. Je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait rien à craindre pour mon âme et, en même temps, pourquoi il fallait que l’on paye des messes pour les âmes du purgatoire. Quel illogisme ! La lecture de la Bible m’a ouvert les yeux sur ces erreurs funestes, trompeuses, mensongères, contraires au message du Christ et au sens même de sa venue.

Oui ! Notre situation est dramatique, grave, sans issue sans Christ. Et celui qui veut affronter le jugement de Dieu sans Lui est perdu d’avance. La vision de Jean sur le jugement dernier dans l’apocalypse en témoigne : aucun de ceux qui se sont confiés dans leurs œuvres, leurs mérites, leur pratique religieuse, ne sont sauvés : Apoc 20,11 à 15. Seuls ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie de Dieu, parce que né de Dieu par la foi en Christ, leur Sauveur, peuvent entrer dans le Royaume de Dieu : Jean 1,12-13.

J’ai été triste de voir que vous n’avez pas saisi l’occasion du départ de C. pour exhorter, comme le faisait Paul, sa famille à se réconcilier avec Dieu par Jésus-Christ : 2 Cor 5,20-21. C’est là le discours que je tiens auprès d’eux, lorsque j’en ai l’occasion. Au riche qui souffre dans la parabole de Luc et qui prie Abraham pour que ses frères ne viennent pas dans le lieu de tourment où il se trouve, il est répondu : Ils ont Moïse et les prophètes (c’est-à-dire les Ecritures) qu’ils les écoutent. Si nous ne disons pas ce que dit l’Ecriture, quelle possibilité reste-t-il aux vivants de se préparer à rencontrer Dieu ?

Je me devais, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous dire ces choses. Il n’est pas trop tard pour changer. Lors d’un autre enterrement où je suis allé, j’ai entendu un prêtre avoir le courage de dire qu’il ne faut pas jouer avec la grâce de Dieu et que les peines éternelles sont une réalité qu’il faut affronter. Que Dieu vous donne ce même courage de la vérité, marque des hommes de Dieu de tous les temps !

Je vous prie de croire, Monsieur le curé, à mon amitié et à ma sincérité la plus totale.

P.S : A ce jour, le prêtre à qui a été envoyé cette lettre n'a pas répondu.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 juillet 2010

Musique pour le coeur

On peut lire sur un mur : « Dieu est un très bon chef d’orchestre, dont le monde est la seule fausse note. »

Un instrument désaccordé

L’homme ressemble à un instrument désaccordé. Regroupé avec ses semblables, il ne vaut guère mieux : il a décidé de ne plus suivre la partition que Dieu propose. Aucun chef d’orchestre, si bon soit-il, ne pourrait diriger une symphonie avec des instruments désaccordés et des musiciens qui refusent de suivre la partition. Alors on suit sa propre musique. Dès que quelqu’un joue d’un instrument, entonne un chant, choisit d’écouter tel ou tel morceau, il y a la réalité de ce qu’il est, de ce qu’il lui manque et de ce qu’il recherche. La plupart du temps, ce sont des notes discordantes, influencées par la souffrance, les blessures de toutes sortes, l’absence de Dieu.

Dans le silence face à nous-mêmes

Ce que révèle la musique, c’est la solitude. La musique meuble et remplit l’espace. Avons-nous peur du silence ou d’être face à nous-mêmes ?

Selon Georges Moustaky, « nous trempons dans un aquarium sonore. La musique dégouline sur les rayons des magasins, dans les ascenseurs, s’infiltre dans le téléphone. Ce bain sonore vous lave de toute sensibilité, vous décape de toute conscience. » Nous tremblons à l’idée de découvrir notre degré de solitude et l’absence de l’amour dont nous avons besoins.

La musique exprime la vie, notre vie séparée du divin chef d’orchestre

On chante l’amour, la naissance, le mariage, la mort, les saisons, les sentiments, les fêtes. Ne connaissant pas Dieu, l’homme crie sa souffrance. La musique exprime alors les blessures et les douleurs profondes de l’âme. La jeunesse utilise la musique pour crier son désespoir, son mal de vivre. On comprend alors ce qui inspire certains styles. Le Punk, par exemple, a caractérisé une génération vivant dans le chaos et le dégoût, avec son slogan « no future ». Pas besoin de traduire, on aura compris.

La seule issue serait de venir à Celui qui a promis de nous donner un avenir et une espérance. Il n’est donc pas besoin de détruire sa vie comme si le désespoir n’était plus que la seule identité qu’il soit possible d’endosser. Crier ne guérit pas. Mike Brandt chantait : « Bats-toi, serre les dents, tu finiras par gagner » ; il a malheureusement mis fin à ses jours. Il arrive un point où Dieu doit intervenir pour nous combler de ce qui nous manque.

S’évader sur les rythmes musicaux

La musique permet de s’évader d’un quotidien bien triste pour parvenir à un sentiment de joie et de plénitude, à toucher au divin. Sur tous les continents, la musique est le moyen utilisé pour sortir de la misère morale, la répétition du rythme servant à générer un état d’extase. Il faut se débarrasser du quotidien et de son lot de misère, pour parvenir à l’état de bonheur auquel l’âme aspire tant. Le schéma utilisé est le suivant : litanies, répétitions, transe, extase, jouissance, Dieu. Avec la transe, le seuil de conscience est dépassé ; cela fonctionne dans toutes les cultures et les mouvements religieux.

La répétition du rythme a un effet obsessionnel. Le corps perd son individualité pour se fondre dans l’extase collective. Là on pense avoir touché le sublime, voire Dieu, c’est du moins ce que l’on croit.

La bonne partition, c’est l’Evangile

L’Evangile est comme une partition indispensable pour comprendre que l’homme n’atteindra jamais Dieu. Il ne peut ni s’élever ni changer sa condition, même si l’illusion des expériences l’en persuade. Dieu s’est proposé de devenir homme et c’est lui qui est descendu jusqu’à nous. Il n’a pas hésité à payer de sa personne et à donner sa vie pour nous.

Dieu est un excellent chef d’orchestre. Entre ses mains, nous sommes comme un instrument qu’il accorde d’abord parfaitement. Ensuite il joue en nous et au travers de nous une mélodie que nous n’aurions jamais pu jouer tout seul.

En lisant la Bible, un homme fut si touché par l’amour de Dieu que son domestique le trouva en larmes tellement il était ému. Il dit : « Je n’avais jamais pensé que je pourrais voir le ciel. » En vingt-quatre jours, il composa une œuvre sur Jésus-Christ, sa naissance, sa mort et sa résurrection, appelée le Messie. Quand le roi d’Angleterre entendit cette musique, il fut si bouleversé, qu’il ne put rester assis et resta debout jusqu’à la fin.

A l’abbaye de Westminster, il y a une statue de ce musicien ; il s’agit de Haendel devant son clavecin ; il tient à la main une feuille de musique sur laquelle sont gravés ces mots : « Je sais que mon rédempteur est vivant. »

Le Dieu qui a touché le cœur de Haendel touchera aussi le vôtre, car ce qui est vrai, c’est qu’il vous aime et veut faire résonner dans votre vie une musique que vous n’avez jamais connue jusqu’ici.

Alain Larrey, pasteur, auteur, compositeur et interprète depuis 40 ans au service de l’Evangile. Site : http://alainlarrey.com/

C'est si beau la vie
Quand on la vit par la foi
C'est pour toi aussi
Si tu veux et si tu croies !
Alain Larrey


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 26 juin 2010

Le tribunal du grand jugement

Texte biblique

Autour du trône il y avait vingt–quatre trônes, et sur ces trônes vingt–quatre anciens, assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Devant le trône, c’est comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

Les 24 autres trônes

Autour du trône de Dieu se trouvaient 24 autres trônes sur lesquels siégeaient 24 anciens assis, revêtus de vêtements blancs et ceints d’une couronne d’or. Alors que l’heure du jugement approche sur le monde, Dieu a tenu à y associer dans son exécution tous les fils d’Abraham avec qui Il a fait alliance : les fils de Jacob, représentant les douze tribus d’Israël et les 12 apôtres : Mat 8,11. La vision de Jean est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus aux Siens : Mat 19,28. Selon Paul, les saints ne jugeront pas seulement le monde avec Christ, mais même les anges : 1 Cor 6,2-3. Si le jugement est le moment où le monde rebelle doit rendre compte à Dieu de ces crimes, Dieu considère qu’il est juste d’y associer tous ceux et celles qui, parmi le peuple juif et dans l’Eglise ont été victimes de sa méchanceté : Apoc 6,10-11. L’expérience le prouve : la condamnation d’un criminel est un facteur reconnu comme décisif dans le processus de guérison de ses victimes. L’association des saints de Dieu dans le jugement rendu au monde sera l’un des éléments qui contribuera à la guérison totale de leur âme dans le royaume de Dieu : cf Apoc 22,2

Eclairs, voix et tonnerre :

Du trône lui-même, précise Jean sortaient éclairs, voix et tonnerres. Alors que, dans l’ère actuelle, s’offre à qui veux l’approche d’un trône de grâce : Hébr 4,16, les éclairs, les voix et les tonnerres témoignent de ce qui, à cette heure, remplit Celui qui y siège. L’heure est venue ou le monde devra faire face à Dieu tel qu’Il est, tel que Moïse l’a connu lorsqu’il reçut de Sa main les tables de la loi : Exode 19,16. La vision était alors si effrayante que le peuple entier, se tenant pourtant à bonne distance, supplia Moïse de servir d’intermédiaire entre Dieu et Lui, la peur que lui inspirait le simple fait d’entendre Sa voix le terrorisant : Exode 20,19 ; Héb 12,18 à 21. C’est au Dieu de la loi, de la perfection que le monde devra maintenant répondre de ses crimes.

Les sept lampes :

Devant le trône brûlent sept lampes qui sont, dit Jean, les sept esprits de Dieu ou l’Esprit de Dieu dans Sa plénitude. La présence éclairante de l’Esprit de Dieu au jour du jugement témoigne du fait que tous les jugements qui vont être rendus le seront en tout connaissance de cause. Car, dit Paul, l’Esprit de Dieu est à même de tout sonder, y compris les choses les plus profondes qui se trouvent en Dieu Lui-même : 1 Cor 2,10. Toute la lumière sera faite ici sur les œuvres, les pensées et les motivations de chacun, sans que personne d’une manière ou d’une autre ne puisse réfuter en quoi que ce soit les reproches ou les accusations portés contre lui. Chacun sera alors connu, non tel qu’il pense être ou tel que les autres pensent qu’il est, mais tel que Dieu le connaît : 1 Cor 13,9. Heureux celui qui, en ce jour, aura accepté la lumière que l’Esprit de Dieu a porté sur sa vie et aura été purifié de ses nombreux péchés par le sang de Christ : 1 Jean 1,6 à 9.

La mer de verre

Devant le trône se trouve encore comme une mer de verre, semblable à du cristal. La vision rapportée ici rappelle celle vécue au temps de Moïse par les 70 anciens du peuple d’Israël : Exode 24,10-11. Elle nous rapporte le fait que, malgré qu’elle soit confrontée à l’éclat étincelant de la beauté et de la gloire de Dieu, l’élite d’Israël n’a pas péri. Elle a vu Dieu, et elle a même mangé et bu en sa présence. La mer de cristal sur laquelle se tiennent les représentants du peuple de Dieu dans son entier témoigne du privilège incroyable duquel jouiront tous les grâciés. Devenus l’élite de l’humanité, ils se tiendront sans crainte dans Sa présence jouissant d’une liberté inconcevable si l’on songe à la perfection de la Personne devant laquelle ils se tiennent.

Les 4 êtres vivants :

Un dernier élément, difficile à imaginer pour nous, termine la description de la vision du trône transmise par Jean : la vision de 4 êtres vivants, tous différents d’aspect, mais ayant comme point commun des facultés visuelles hors normes. La vision de Jean reprend point par point celle donnée des siècles auparavant à Ezéchiel au moment où il reçut sa vocation de prophète : Ezéchiel 1,10. Au jour du jugement, Dieu trouve bon ici de rassembler tout Son peuple, celui qui est issu de la terre, comme celui qui est dans le ciel. C’est pour cette union-là que, ultimément, le Christ, dira Paul, est mort sur la croix : Ephés 1,9-10. Pour certains commentateurs, les 4 êtres vivants sont les représentants de toute la création de Dieu. Le lion représenterait la force brutale de la nature, le veau, la force domestiquée, l’homme, la force intelligente et l’aigle, la force couronnée. Si cette interprétation est juste, elle s’accorde avec l’activité principale que les 4 êtres pratiquent : rendre gloire à Celui qui, disent-elles, les a créés, c’est-à-dire de qui elles tirent leur force

Consultez le nouvel onglet Documentation côté droit du blog !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 juin 2010

Place à Dieu !

Qui est Dieu ?

Personne, dit la Bible, ne l’a jamais vu. La raison en est simple : personne ne l’aurait supporté. C’est pour notre bien que Dieu nous protège de sa vue. Même les créatures supérieures les plus élevées, montre la Bible, se voilent la face devant Lui. Est-ce à dire pour autant que l’on ne peut avoir aucune notion de lui ? Non ! dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, il a été donné à un homme de voir le trône de Dieu, Celui qui était assis dessus, et les éléments comme les créatures extraordinaires qui se trouvaient dans son entourage. Retour sur une vision incroyable à laquelle chacun de nous ferait bien de se préparer : Apocalypse 4.

Le trône de Dieu

Monté, enlevé au ciel, la vision immédiate qui s’imposa à Jean fut celle du trône de Dieu. Le trône de Dieu dans le ciel est, pour nous enfants de Dieu, la réalité qui est la cause la plus certaine de la garantie de la victoire de notre foi. Bien des despotes assis sur des trônes tyrannisent aujourd’hui le monde et les croyants. Mais ce qui donne aux croyants de tous les temps la force de résister et de tenir ferme dans la foi, c’est qu’il y a un Dieu au ciel qui a un trône.

La vision du trône de Dieu par Jean à cette étape de la révélation n’est pas due au hasard. La référence au trône de Dieu est quasiment toujours liée dans l’Ecriture au temps du jugement : Psaume 9,5.8 ; 11,4 ; 29,10 ;45,4 à 7 ; 47,9 ; 89,14 ; 99,1. Avec la vision du trône commence donc l’ère du jugement, c’est-à-dire, l’heure où, après avoir patienté envers les peuples et les nations rebelles, Dieu entre dans Son règne. Le temps du règne de Dieu est celui de la fin de Sa patience. Si la venue de Jésus a inauguré l’année de grâce du Seigneur, celle-ci, dit le prophète, sera immédiatement suivi du Jour de Sa colère. Juste retour des choses où après avoir laissé les hommes bafouer ses droits autant qu’ils le voulaient en leur offrant la possibilité du pardon et de la réconciliation, Dieu rétablit l’ordre de l’univers en prenant la place légitime qui lui revient de droit.

Celui qui est assis sur le trône

Plus que le trône lui-même, c’est la Personne qui y siégeait et les êtres qui L’entouraient qui impressionnèrent Jean. Tous, à leur manière et dans la façon avec laquelle ils sont décrits, témoignent du temps nouveau qui s’ouvre ici.

1. Celui qui est assis sur le trône : Dieu le Père : Son apparence

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe, dit Jean. La caractéristique du jaspe est la transparence totale : Apoc 21,11.18. Le jaspe témoigne de la totale pureté et de la totale sainteté qui habitent en Dieu. Dieu, avait dit Jean, est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres : 1 Jean 1,5. L’éclat de la sainteté de Dieu est telle que ni Esaïe, ni les créatures célestes qui entourent le trône de Dieu ne purent la supporter : Esaïe 6,1 à 3. Rien, a dit Jésus, ne peut rester caché, secret ou obscur dans la présence de Dieu : Luc 8,17 ; 12,2. Tout est à découvert et à nu devant Celui à qui nous aurons à rendre compte : Hébr 4,13. Le jaspe qui caractérise Dieu caractérise aussi toute la muraille de la ville dans laquelle les rachetés habiteront avec Lui, ainsi que son premier fondement : Apoc 21,18-19.

Il avait aussi l’aspect de la sardoine. C’est de la ville de Sardes, où elle se trouvait en quantité, que la pierre appelée sardoine tire son nom. Alors que la jaspe était transparente comme le cristal, la sardoine se caractérise par le rouge ardent, la couleur de la justice et du jugement. La sardoine mêlée à la jaspe nous rappelle que, avec la sainteté, ce sont la justice et le droit qui sont à la base de Son trône : Psaume 89,14 ; 97,2. Dressé et établi pour le jugement, le trône de Dieu et l’aspect de Celui qui y siège témoignent que le jugement de Dieu est l’heure où chacun reçoit quelque part le salaire, jusqu’ici impayé, de ses œuvres : Apoc 16,4 à 6.

2. L’entourage du trône

a. l’arc-en-ciel

Si celui qui est assis sur le trône incarne la sainteté et la justice absolue, le trône tout entier apparaît dans la vision de Jean entouré d’un arc-en-ciel émeraude. La présence de l’arc-en-ciel, symbole, depuis le déluge du temps de Noé, de la grâce de Dieu pour l’humanité entière : Genèse 9,12 à 17, environnant le trône du Juge, rappelle le fait que jusqu’à ce que la justice soit entièrement passée sur le monde, la grâce et le pardon de Dieu restent offerts par Dieu à l’humanité. Aujourd’hui encore, l’arc-en-ciel de Dieu brille sur notre humanité à bout de souffle, prête à s’entre-tuer. Car, dit la Bible, ce n’est pas la volonté de Dieu, Son désir, qu’un seul d’entre nous périsse loin de Lui. Mais prenons garde ! D’autres trônes viennent d’être installés près du trône de Dieu ! Les membres du tribunal de Dieu approchent. Asseyez-vous et taisez-vous ! La parole ne vous est pas donnée…

Suite la semaine prochaine...


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 juin 2010

Il n'a pas raté le but !

Parcours

Marco Ceara est né en 1980 au Brésil. Dernier d’une famille de 8 enfants, il a grandi dans la ferme de ses parents. Dans une interview récente, il évoque son enfance : « J’ai commencé à aider mes parents à la ferme quand j’avais six ans. On plantait du riz pour manger parce qu’on n’avait pas de travail pour gagner de l’argent. Alors que j’atteignais 11 ans, 4 ou 5 frères étaient déjà partis pour Sao Paulo à la recherche d’une vie meilleure. Mes parents ont aussi quitté la ferme pour vivre à Sao Paulo. A mon arrivée dans la ville, j’ai pu gagner de l’argent en vendant de la glace aux passants. J’ai ensuite travaillé au supermarché à 12 ans. »

Par la suite son frère l’inscrira dans une petite école de foot pour le sortir des mauvaises influences du quartier. « On habitait dans une favela, un endroit difficile. Il y avait des gens qui volaient ou qui consommaient de la drogue. » Dans cette école, il étudiait le matin et jouait au foot l’après-midi. A 13 ans, il postula au centre de formation de l’équipe de Santos. Il fut accepté et y resta jusqu’à 20 ans.

A 18 ans, Marco fit une rencontre imprévue qui allait changer le cours de sa vie. Le propriétaire du restaurant où il mangeait était chrétien. Il l’invita chez lui pour participer à une rencontre autour de la Bible. Le jeune Marco n’avait pas particulièrement soif de Dieu. il y est allé parce qu’il n’avait rien d’autre à faire. La rencontre fut suivie d’une autre, puis d’une autre. Marco comprit, petit à petit, qui était Jésus. Un jour, il se tourna vers Lui, convaincu que Lui seul pouvait le sauver et lui donner la vie éternelle. Devenu footballeur professionnel, il est aujourd’hui arrière dans l’équipe du PSG.

Marco, en tant que footballeur, le fait d’être chrétien t’a-t-il parfois posé des problèmes ?

Ça n’a pas toujours été simple. En 1999, je jouais dans le club brésilien de Santos et je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club. Il n’est pas toujours facile d’être libre de ses paroles dans le milieu du foot. On préfère parler d’argent plutôt que de spiritualité. En plus, les sollicitations pour sortir la nuit et faire des choses pas correctes aux yeux de Dieu sont nombreuses. C’est un vrai défi de rester fidèle à la Parole de Dieu mais je veux l’être. Aujourd’hui au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais « Jésus vous aime » en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance. Maintenant, tous les joueurs du PSG savent que je suis croyant. Ils me respectent beaucoup en tant que chrétien.

Comment la foi influence ta vie de footballeur ?

La foi est prioritaire pour moi. Je remets tout entre les mains de Dieu. Il me donne la force nécessaire, par exemple, au milieu des difficultés qui peuvent intervenir dans ma profession. J’ai expérimenté que Dieu faisait la différence dans ma vie. Vous savez, il y a beaucoup de concurrence dans le foot et « avoir Dieu » avec moi est le plus qui fait la différence. La Bible dit dans le livre de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme… Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! ». C’est mon expérience personnelle dans ma carrière de footballeur.

La violence vient trop souvent gangrener le football dans les tribunes mais aussi sur le stade. Comment vis-tu cela ?

Je considère que je dois donner le meilleur dans mon travail et il n’est pas nécessaire d’être malhonnête pour y arriver. Je suis défenseur, et à ce poste, tu as pour objectif de marquer l’attaquant et de le presser. J’essaye de vivre concrètement ce que je viens de dire en axant mon jeu sur la technique et non sur la force ou les fautes. Il faut que je sois honnête dans le jeu. Il est important d’être le même sur le terrain que dans la vie normale. Pendant le match, Dieu doit continuer à être honoré par mes actes et mes paroles. En ce qui concerne la violence des supporters, il est certain que ce n’est jamais une bonne chose et ça fait finalement beaucoup de mal au football qui doit rester un sport populaire.

Interviews tirés du magazine Victoire et du site Horizons évangéliques


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 juin 2010

Jacques Le-Febvre d’Etaples : un picard trop peu connu… (2)

Un protestant caché avant l’heure

Ce fut en lisant la Bible dans le texte original qu’il comprit, avant Luther, que le pécheur est justifié par la foi, et non par les œuvres. Sa joie fut aussi grande que sa surprise ! Mais comme il aimait Rome et vénérait son chef, il ensevelit au fond de son cœur la découverte qu’il venait de faire. Un autre, à sa place, eut parlé : lui se tut. Il était vieux et, par nature, doux et timide. Cependant, sans qu’il s’explique clairement, sa foi vive, profonde, se communiquait, comme un parfum à ses disciples avec lesquels il lisait le Nouveau Testament.

Un protestant qui se montre

La foi vivante finit toujours par triompher de notre timidité naturelle. Si elle ne fait pas de nous des héros, elle nous donne cependant un courage que nous n’aurions pas sans elle. C’est ce qui arriva au docteur d’Etaples, au milieu des diocésains de son protecteur l’évêque de Meaux, Guillaume Briçonnet. Pressés par eux d’en savoir plus sur la voie du salut nouvellement révélée, Le-Febvre se mit en tête de travailler à une traduction française des Evangiles.
Inévitable persécution

L’enseignement de Le-Febre à Meaux provoqua la colère du clergé. Au lieu d’une couronne, qu’il aurait fallu poser sur sa tête blanchie par les travaux et les années, il lui prépara un bûcher, sur lequel il serait monté sans l’intervention d’amis puissants à la cour. Quant à Briçonnet, il prit peur, et, sommé de comparaître, se rétracta et se renia.

La traduction de Le-Febvre provoqua une révolution dans le diocèse de Meaux. Chacun voulut lire le texte sacré. Des assemblées se formèrent spontanément et, sans qu’il n’y eut rien de prémédité, ces communautés naissantes ressemblaient trait pour trait aux églises primitives : même foi, même culte, même sainteté de vie.

La Sorbonne réagit en interdisant la traduction de Le-Febvre, et en faisant emprisonner plusieurs novateurs de Meaux. Le-Febvre d’Etaples prit la fuite et se réfugia, avec quelques disciples, à Strasbourg. Il y fut reçu avec tous les égards dus à son mérite et à sa piété. Il demeura dans la capitale de la réforme alsacienne jusqu’au moment où, grâce à la protection de Marguerite de Valois, sœur de François 1er, il put retourner à Paris. La princesse, qui l’affectionnait, le fit nommer précepteur du prince Charles, le 3ème fils de son frère.
Dernières années

Le bon docteur, dans la haute position qu’il occupait, se crut à l’abri des attaques des sorbonnistes. Il n’avait qu’une seule pensée : terminer la traduction de Evangiles, puis quitter ce monde. Mais il n’acheva pas ces jours à Paris. De nouveau persécuté, Le-Febvre ne dut une nouvelle fois son salut qu’à la protection de Marguerite de Valois qui l’emmena à Blois, et le chargea du soin de sa bibliothèque. C’est dans le château de cette ville que Le-Febvre acheva sa traduction du Nouveau Testament, la 1ère qui ait été publiée en français.

Blois encore trop près de Paris, Marguerite de Valois transféra le docteur à Nérac où, en tant que reine de Navarre, elle offrait l’asile à tous les persécutés. C’est la que, empreint de la tristesse de ne pas finir martyr pour sa foi, contrairement à beaucoup de son temps, Le-Febvre s’endormira dans les bras de son Sauveur, après avoir remis son âme à Dieu et ses biens aux pauvres. On lui éleva un tombeau dans l’église de Nérac. Il n’existe plus : des mains profanes et sacrilèges le détruisirent et jetèrent ses cendres au vent. De Le-Fevre d’Etaples, il ne reste qu’un nom et l’immense service qu’il a rendu au mouvement de la Réforme. Celle-ci ne peut ne peut qu’être fière d’avoir eu pour ancêtre un chrétien si pur et si pieux que Le-Febvre d’Etaples !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus