samedi 4 août 2007

Selon Marc



Un récit dynamique

Après celui de Matthieu, l’Evangile selon Marc est celui que nous trouvons en 2ème position dans le Nouveau Testament. S’il est le plus court des 4 évangiles, celui de Marc est aussi le plus animé de tous. L’objectif de son auteur est clair : par son style concis, ses descriptions alertes, détaillées, le but de Marc est de donner à ses lecteurs une vision active, énergique et dynamique de la vie de Jésus. Tel un reporter, Marc suit Jésus à la trace et décrit ses actions au présent. Le mot-clé de son évangile est, dit-on, le mot « aussitôt », un terme qui indique le mouvement, le déplacement incessant de Jésus d’un endroit à l’autre ou la rapidité d’un geste à l’autre. En cela, l’Evangile de Marc est un bon complément à celui de Matthieu qui avait pour objet de mettre l’accent plutôt sur le caractère juif de la personne et du message du Christ.

Qui est Marc ?

Marc n’est pas un anonyme dans le Nouveau Testament. Son nom véritable est en fait Jean-Marc. Jean est son nom juif, et Marc son nom romain : un détail qui souligne peut-être que les destinataires de son évangile ne sont pas d’abord des juifs, mais des païens. Un événement anodin que seul Marc rapporte dans son évangile fait que beaucoup de commentateurs identifient Marc au jeune homme qui s’enfuit nu du jardin de Gethsémané au moment de l’arrestation de Jésus.

C’est dans le livre des Actes que nous trouvons les mentions les plus fréquentes de Marc. Sa mère d’abord était une certaine Marie, dans la maison de laquelle l’apôtre Pierre se rendra à sa sortie miraculeuse de prison. Parent de Barnabas, compagnon de la première heure de l’apôtre Paul, Marc accompagnera pour un bout de chemin les deux apôtres lors de leur premier voyage missionnaire. Par crainte de l’opposition, il les abandonnera ensuite et retournera à Jérusalem : une fuite qui sera ultérieurement un sujet de tension vive entre Paul et Barnabas.

Evangile de Marc… ou de Pierre ?

De manière évidente, l’évangile de Marc est lié à la personne de l’apôtre Pierre. Pierre lui-même appelle d’ailleurs Marc, dans l’une de ses lettres « son fils », ce qui tendrait à démontrer que c’est au travers de Pierre que Marc fut gagné à la foi au Christ. Le récit de Marc abonde en détails précis, à la fois sur le vécu de Jésus et celui de Pierre à ses côtés. D’autre part, sont omis les faits qui, dans les autres évangiles, parlent à l’honneur de l’apôtre : sa marche sur les eaux à la rencontre de Jésus, la bénédiction que le Christ prononce sur lui… Pierre ne désirant pas qu’une quelconque gloire lui soit attribuée. L’Evangile de Marc est le récit de la vie de Jésus au travers du regard d’un témoin oculaire, proche de Jésus et présent sur les lieux où l’action se passe.

Enseignement principal de l’Evangile selon Marc

Le 1er enseignement de l’Evangile de Marc est que si Jésus est un homme spirituel, il n’est pas pour autant, comme Bouddha, un contemplatif inerte. Toujours en mouvement, par monts comme par vaux, Marc nous présente Jésus comme un homme qui, semble-t-il, n’a pas assez de 24 heures par jour pour faire tout ce qu’il a à faire. Debout très tôt, il prépare ses journées en passant plusieurs heurs dans la prière, face à face avec son Père. Le soleil levé, il se met en route avec ses disciples. Il va de lieu en lieu faisant le bien, guérissant et délivrant les hommes sous l’oppression du mal. Il s’occupe des foules dans leurs besoins les plus terre à terre comme les plus profonds. Jésus, nous montre Marc, est Dieu sous les traits d’un Dieu proche, en prise direct avec le concret, un Dieu incarné, vivant dans le réel de nos situations, seul capable de répondre à nos besoins, des plus simples aux plus complexes.

Comme Matthieu, Marc souligne cependant le fait que l’œuvre principale de Jésus ne sera pas celle qu’il a accompli de son vivant, mais au moment de sa mort. A trois reprises, Marc souligne le fait que Jésus parle de sa mise à mort comme d’un événement certain et le plus essentiel de son parcours. Par elle, dit-il, la rançon nécessaire pour le rachat des hommes sera payée.

Extrait de l’Evangile selon Marc

Marc, chapitre 7,versets 14 à 23

« 14 Il appela encore la foule et se mit à dire : Ecoutez–moi tous et comprenez.
15 Il n’y a rien au dehors de l’être humain qui puisse le souiller en entrant en lui. C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
16
17 Lorsqu’il fut rentré à la maison, loin de la foule, ses disciples l’interrogèrent sur cette parabole.
18 Il leur dit : Etes–vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez–vous pas que rien de ce qui, du dehors, entre dans l’être humain ne peut le souiller ?
19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, avant de s’en aller aux latrines. Ainsi il purifiait tous les aliments.
20 Et il disait : C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
21 Car c’est du dedans, du cœur des gens, que sortent les raisonnements mauvais : inconduites sexuelles, vols, meurtres,
22 adultères, avidités, méchancetés, ruse, débauche, regard mauvais, calomnie, orgueil, déraison.
23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et souillent l’être humain.

Lisez l’Evangile selon Marc : il vous fera connaître le Sauveur de marque que Dieu nous a envoyé !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 28 juillet 2007

Simplicité dérangeante


Mon voisin


J’ai pour voisin un homme simple. Sans aucune gêne, il interpelle tous ceux qu’il voit passer dans la rue ne se privant pas de commentaires sur eux. Un jour qu’un piéton passait, ce voisin me crie à son sujet : « Eh ! vous savez que cet homme est un alcoolique ! » Je m’approche et lui fais signe de se taire. « Ecoutez ! On ne dit pas cela ! Vous risquez d’avoir des ennuis ! » « Ah ! Pourquoi ? » Puis il termine en me disant : « Vous savez, monsieur ! Il y a de plus en plus de gens drôles ! C’était pas comme ça avant ! »

La simplicité dérangeante de cet homme m’a fait réfléchir. Sans doute a-t-il peu le sens des convenances. Mais il a une qualité : il est sans détour, disant les choses comme il les pense et telles qu’elles lui apparaissent. Habiles à ne toujours montrer que le bon côté de notre personne, nous avons tous du mal à entendre la vérité nue sur nous-mêmes.


Jésus

Bien que différente de celle de mon voisin, une des qualités de Jésus était aussi la simplicité. Après l’avoir rencontré, la Samaritaine dira : « Venez voir ! Il y a là un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ! ». La façon de Jésus de mettre en lumière ce qui est caché n’est pas pour autant agressive. Ce qu’Il veut, c’est non nous condamner, mais nous libérer. Dans votre relation avec Lui, vous aussi soyez simples : dites-Lui tout ce qui vous trouble en vous-mêmes.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 21 juillet 2007

L'utopie de l'idée de progrès

Sens

Dans un billet récent, je me suis proposé de réexaminer, à la lumière de l’usage et de la pensée biblique, le sens de certains mots. Les mots que nous utilisons, avons-nous vu, ne sont pas neutres. Ils sont chargés de sens. Ils nous servent à définir nos idées, notre vision du monde, les concepts qui sont à l’origine de notre façon de penser, de ce que nous croyons. Certains mots sont si utilisés qu’ils paraissent usés jusqu’à la corde. D’autres sont porteurs d’idées si vastes qu’ils en deviennent des bannières au service de partis qui se les approprient. Que serait ainsi, par exemple, le discours d’Arlette Laguiller sans le mot « travailleur » qui lui est inévitablement associé ?

Prisonnier d’une idéologie ou d’un parti, les mots risquent de se dévaluer, d’exprimer une caricature ou de donner une vision réduite de la réalité qu’ils devraient recouvrir. D’où la nécessité d’essayer de retrouver, si possible, la genèse des mots que nous utilisons. Nous constaterons alors que, comme tout ce que l’homme touche, les mots les plus beaux auront été la plupart du temps salis, corrompus, détournés du but ou de l’idée qu’ils étaient à l’origine sensés représenter.

Progrès

Le premier mot que j’aimerais mettre à l’épreuve de l’analyse est celui de progrès. S’il est une catégorie de personnes qui connaît bien ce mot, ce sont les collégiens ou les lycéens. « A fait des progrès », « Peut progresser », sont peut-être les mentions que l’on trouve le plus couramment en marge des bulletins scolaires. L’idée de progrès est liée à un parcours. D’un point A, celui qui progresse se déplace vers un point B qui le rapprochera vers un but C ou D, sensé être le niveau maximum qu’il est appelé à atteindre. L’idée de progrès est ainsi inévitablement liée à l’idée d’excellence, de perfection ou d’idéal à atteindre.

Si le progrès peut être considéré comme un principe, la difficulté réside, en ce qui concerne le contenu que l’on donne à ce mot, dans la nature des idéologies auxquelles il est associé. Car, selon le but ou l’idéal auquel on aspire, ce qui est progrès pour les uns est régression pour les autres. Pour les tenants du droit à la liberté de la femme de disposer de son corps comme elle le souhaite, la loi Veil sur l’avortement est un progrès. Pour ceux pour qui la vie est sacrée, la même loi est un recul. Pour les militants de la tolérance absolue, la reconnaissance du droit à l’orientation sexuelle de son choix est un progrès. A ceux pour qui le socle de la société est la famille, une telle idée est un désastre. Il n’est donc juste pour personne de s’approprier le mot de progrès pour définir l’idéologie qu’il soutient. Car le progrès indique le mouvement. En aucun cas, il ne désigne, à lui tout seul, quelque chose de qualitatif.

Genèse du terme

« Le progrès est une idée très en vogue, écrit Jean-Michel Ducomte, avocat et enseignant. Lors des dernières élections, toute personnalité politique, qu’elle soit de droite ou de gauche, se réclamait du courant progressiste. Croire au progrès, c’est avoir la conviction que l’avenir recèle des ressources pleines de promesses. C’est la garantie d’une société en marche pour l’amélioration de la condition humaine… Le progrès est indissociable de l’affirmation de valeurs à prétention universelle… Croire au progrès, c’est penser que le temps social et politique est orienté vers un but, c’est affirmer qu’existe un sens à l’histoire, conçu tout à la fois comme une signification et une direction. Jusqu’au début du XXème siècle, l’idée dominante était celle d’un progrès sans entrave, menant la destinée humaine vers un avenir meilleur… »

« Le progrès, cette marche de l’humanité vers la perfection, est une idée relativement neuve. Pendant plusieurs siècles, le progrès reste hors de la portée des hommes. Le monothéisme chrétien règne en maître absolu et l’homme est cadenassé par le principe de l’autorité divine. Pour les chrétiens, si l’idée de salut et d’espoir comporte la promesse des temps futurs pleins de félicité, l’homme ne peut y accéder par les seules vertus de son industrie, mais par sa foi, condition de son salut. Ce n’est qu’à partir du XVème siècle, que l’homme commence à se libérer de l’emprise du religieux. Avec la renaissance, des conquêtes scientifiques émergent qui permettent de voir le monde avec un regard nouveau… »

L’idée de progrès et ses avatars

L’idée du progrès devenant la nouvelle foi d’une humanité émancipée de Dieu, la porte était ouverte à de nouvelles constructions philosophiques expliquant le monde. A l’affirmation biblique du créateur, les tenants du progrès substituèrent rapidement la théorie darwinienne de l’évolution comme mécanisme inscrit au cœur même du vivant. La question de l’origine de l’homme résolue, le nouveau fondement posé n’allait pas tarder à voir se greffer quantité d’idéologies centrées sur l’homme réputé, avec Rousseau, bon. Cependant, selon l’analyse faite au début, l’idée de progrès n’allait pas générer les mêmes analyses et les mêmes conclusions chez tous. Selon la perception de chacun sur ce qu’est l’obstacle majeur au progrès, les idéologies nées de l’adhésion à ce concept, allaient s’affronter avec férocité les siècles suivants. Jean-Michel Ducomte fait ainsi dériver de l’idée de progrès :
- Auguste Comte, le fondateur du positivisme
- Max Weber, fondateur de la sociologie et du capitalisme naissant
- Adam Smith, théoricien du capitalisme libéral
- Marx et Engels, les théoriciens du socialisme

Déconvenues

« Le progrès, comme moteur du moins bien vers le mieux, et objet d’espérance, en un avenir radieux : l’idée était belle, mais mise à l’épreuve des faits, cette croyance qui frisait l’idolâtrie ne résista pas… A côté d’un prodigieux essor des sciences et des techniques, l’absurdité sanglante du premier conflit mondial, l’horreur absolue des logiques génocidaires, les crimes du stalinisme et la Shoah vont ébranler la foi sans borne dans l’avenir de l’humanité… Progressivement, il fallut se rendre à l’évidence, la logique émancipatrice d’un progrès indéfini avait échoué, et pire, était responsable d’un processus de désenchantement… Face aux drames d’Hiroshima, les catastrophes de Bhopal ou de Tchernobyl, l’idée que le progrès scientifique et technique serait la garantie d’une amélioration constante de la condition humaine perd encore de sa crédibilité. Il n’apparaît plus que comme un instrument susceptible d’alimenter les passions destructrices et le désir de dominer. »

Que reste-t-il de l’idée de progrès ?

C’est le titre d’une thèse écrite par Etienne Klein, docteur en philosophie des sciences, dont je vous livre quelques extraits. « Désormais, dans nos sociétés, rien n’est vrai que l’immédiat. C’est le présent qui nous domine du matin au soir… On voit bien que depuis quelques années, la catégorie des « lendemains » s’est mise à fléchir. Il n’est plus sûr qu’ils chanteront et certains qu’ils ne chanteront pas juste. Un malaise général a émergé. Une paralysie s’est emparée des discours. La prophétie s’est brisé quelque part, on ne sait pas bien où. Les thèses pas si anciennes qui avaient porté l’espoir de refaire un monde neuf se révèlent sans prise. L’espoir d’un futur radicalement autre s’est effacé par l’effet d’une sorte de lassitude universelle, d’une pesanteur inexorable. L’heure n’est pas celle de l’apocalypse, non, plutôt celle de l’obscurcissement qui gagne, d’un crépuscule, mais d’un crépuscule qui progresse sans la chaleur prometteuse des soirs d’été…

Ce qui est sûr, c’est que le mot progrès a été longtemps un mot magique. Le prononcer, c’était présenter l’avenir, comme un but, comme un accomplissement. C’était imaginer que le temps est le chemin qui mène, sinon à la perfection, du moins au perfectionnement. La philosophie du progrès s’est d’ailleurs construite sur l’idée que le meilleur allait de toutes façons advenir, sinon pour nous, du moins pour nos enfants. On s’en remettait au développement technique et industriel, croissant selon un temps orienté et continu. On croyait pouvoir, à partir de là, en étendre les bénéfices jusqu’à la politique et à la morale. Cette attitude générale faisait que nous attendions sans cesse. L’idée de progrès sonnait comme une promesse, comme un bonheur différé qui procurait à l’anémie du présent une sorte de fortifiant. En somme, elle rendait le présent tolérable en faisant aimer l’avenir.

Mais aujourd’hui, que se passe-t-il ? L’idée selon laquelle l’avenir serait systématiquement complice des initiatives humaines décline. Par une sorte de sortilège, il suffit désormais à l’avenir de devenir présent pour se désenchanter… L’avenir nous inquiétait hier parce que nous étions impuissants, il nous effraie aujourd’hui par les conséquences de nos actes que nous n’avons pas les moyens de discerner. Nous nous sentons impuissants vis-à-vis de notre propre puissance. Celle-ci nous gargarise de belles promesses autant qu’elle nous effraie… »

Réflexion biblique

Bien que neuve, l’idée du progrès est aussi vieille que le monde. Elle apparaît dans le jardin d’Eden dans la proposition faite par Satan à nos premiers parents de goûter à l’arbre de la connaissance. Une proposition qui vise à faire croire que l’homme peut par lui-même atteindre un état idéal supérieur à celui que Dieu peut lui donner. Le monde et toute son histoire témoigne du mensonge de cette proposition. Le philosophe juif allemand Léo Strauss a dit : « En terme de progrès, l’homme moderne est un géant comparé à l’homme d’autrefois. Mais il nous faut aussi noter qu’il n’y a aucun progrès équivalent en sagesse et en bonté. L’homme moderne est un géant dont nous ne savons pas s’il est meilleur ou pire que l’homme d’autrefois. » La faillite de l’idée de progrès donne raison au diagnostic posé par Jésus, le Christ, sur la nature humaine. Pour devenir nouveau, l’homme doit recevoir une vie nouvelle, d’en-haut. La naissance naturelle ne transmet, dit Jésus, que la vie humaine naturelle. Seule une naissance spirituelle peut transmettre la vie de l’Esprit. Le seul progrès que l’homme puisse faire est donc de se repentir de ce qu’il est, de revenir à Dieu, de se laisser réconcilier avec Lui par le Christ, et de laisser Son Esprit le transformer.

P.S : vous pouvez retrouver ce billet sur http://www.agorapolitique.com/
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samedi 14 juillet 2007

Mary Pierce


La française Mary Pierce a connu une véritable renaissance après sa conversion au christianisme. Depuis elle témoigne de sa foi avec simplicité mais conviction, sur les courts comme en dehors...

Sur le court de Roland Garros

Elle arrive, décontractée et souriante, en grande discussion avec une amie accrochée à son bras. David, son frère et entraîneur, la précède. Il pose ses raquettes à l’arrière de la petite Citroën C3 gris métallisé de sa soeur, notre point de rendez-vous. Franche poignée de main. Un grand soleil baigne les allées de Roland Garros. « Ce serait dommage de s’enfermer dans un bureau, non ? », remarque la numéro 6 mondiale. Direction le court central. Les 15000 fauteuils sont encore recouverts d’un plastique vert. En contrebas, des gamins jouent sur la terre battue, les lignes blanches n’ont pas encore été tracées. Le tournoi le plus prestigieux de la planète commence dans quelques semaines à peine. Sur trois finales, la Française née à Montréal en a remporté une, en 2000 ( elle a aussi remporté le titre cette même année en double ). Le public la redécouvre cette année-là. Oubliée la jeune fille aux grosses lunettes et mal dans ses baskets, qui avait perdu une première finale en 1994 : Mary est souriante, apaisée.
Mary fait une queue-de-cheval de ses longs cheveux blonds tout en se remémorant cette année 2000. J’étais très connue, je gagnais des tournois et beaucoup d’argent ... Aux yeux du monde, j’avais tout pour être heureuse. Mais moi, je sentais que je n’avais rien, que j’étais vide, que quelque chose me manquait. Elle cherche alors la paix intérieure dans le bouddhisme, dans le New Age et ses énergies. Plus jeune, elle a pourtant été élevée dans la foi catholique : école catholique, messe tous les dimanches en famille, première communion ... Mais à l’école, on ne m’a jamais appris quoi que ce soit sur Dieu. Et je ne comprenais rien à la messe. Lors d’un tournoi, elle rencontre Linda Wild, une joueuse américaine du circuit professionnel. J’ai senti qu’elle était différente. Tout le monde se moquait d’elle parce qu’elle était toujours souriante, heureuse, bien. On a commencé à passer du temps ensemble, elle m’invitait souvent à dîner. Grâce à sa nouvelle amie, Mary découvre qui est Jésus, qu’il est mort pour ses péchés, qu’elle est pardonnée, qu’elle a la vie éternelle. « Pour moi, c’était ... waouh !!! » s’exclame la championne. Mais il faut encore faire le grand saut de la confiance et de l’abandon total en Dieu. Ce sera pour Mars 2000, en Californie. Je me souviens très bien de ce matin-là, de cette chambre d’hôtel. J’avais perdu mon match deux jours avant. Dans ma vie, c’était de pire en pire. J’étais tombée très, très bas. Je suis sortie de mon lit et je me suis dit : J’arrête d’essayer de mener ma vie moi-même car cela me mène à rien. Soit ça me fait du mal, soit j’en fais aux autres. Et j’ai choisi de donner ma vie au Seigneur. Je lui ai dit : désormais, c’est toi qui contrôles.

Nouveaux coachs :

Eliminée du tournoi, la tenniswoman rentre chez elle, en Floride. Dans sa voiture, elle allume l’autoradio. J’ai entendu une voix d’homme qui a commencé à dire : Si vous avez envie de recevoir Jésus dans votre coeur, dans votre vie ... Je ne savais même pas que des radios chrétiennes ça pouvait exister ! Dans son garage, encore installée au volant de sa voiture, Mary commence à prier comme le propose le pasteur à la radio. La révélation par les ondes d’une relation personnelle, unique, entre la championne et Dieu. Elle se confie à lui. Depuis ce jour, je lui appartiens ! Dès lors, un nouveau set du match de sa vie débute. Avec pour coachs la Bible et Jésus. La Bible m’a vraiment touchée. Ce que je lisais me parlait très fort et souvent, je me disais : C’est exactement ce qui se passe dans ma vie. Et sa vie change. Son fiancé, qui ne comprend plus la nouvelle Mary, préfère mettre un terme à leur relation. De son côté, elle trouve la force de pardonner à son père, Jim, un ancien commando de marine, qui a transformé son enfance en un interminable camp d’entraînement. De retour en France depuis Juin 2004, réconciliée avec sa famille, Mary s’est découvert de nouveaux frères et soeurs dans l’assemblée chrétienne évangélique de Chaville, en banlieue parisienne, qu’elle fréquente assidûment. Parfois, des personnes se disent touchées de me voir louer le Seigneur avec un coeur humble, de m’humilier devant lui ... Son renouveau personnel se traduit également dans sa manière de vivre son sport. Avant, je jouais au tennis parce que je m’y sentais obligée. Je voulais être dans les meilleures, ne pas perdre. Mais j’avais du mal à trouver une finalité à ce que je faisais. Aujourd’hui, je sais que Dieu m’a donné « a gift », un talent pour ce sport. Je joue désormais de tout mon coeur pour le glorifier. Et à l’écouter, Dieu s’en sert pour l’enseigner sur bien des choses : A travers ma pratique du tennis, le Seigneur me montre beaucoup de choses applicables à ma vie de foi : la discipline, le courage ... La persévérance également, sur le court comme dans la prière : Moins on prie et moins on a envie de prier. C’est comme avec une personne : si on passe du temps avec elle, on va la connaître mieux et on aura envie de passer toujours plus de temps avec elle.

Projets :

Sur le court central, des gamins courent désormais dans tous les sens. Des gradins, ils ressemblent à des petites balles multicolores. Mary les regarde, belle et sereine. Son sweat-shirt tout blanc lui donne un air angélique. Après ma conversion, je pensais que tout serait parfait, que je n’aurais plus de problème. J’ai vite compris que ça ne se passait pas tout à fait comme ça. Mais c’est reposant de savoir que votre vie est entre les mains de Dieu, qu’il est fidèle. Il m’a plusieurs fois montré des choses splendides, alors, comment ne pas lui faire confiance ? Ainsi Mary se sent-elle appelée à servir Dieu dans tout ce qu’elle fait. Pour l’instant, dans le tennis. Quand sa carrière prendra fin, elle souhaiterait se rendre en Afrique, s’occuper des enfants et des personnes âgées. Je suis en train de crée un site Web et une fondation pour financer des projets missionnaires, humanitaires. Je veux être encore mieux utilisée par le Seigneur, conclut en forme de voeu celle que ses amis surnomment parfois « Marthe ». Parce que je veux tout faire, et bien !, explique-t-elle dans un dernier sourire.

Source: Benjamin Coste, Famille Chrétienne n°1482 / journalchretien.net / via aleloo.com.


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samedi 7 juillet 2007

Selon Matthieu

Portail d’entrée

L’Evangile selon Matthieu sert de portail d’entrée au Nouveau Testament. C’est donc par lui que, souvent, le lecteur s’initie à la découverte de l’Ecriture sainte. Aussi, est-il un des évangiles préférés par tous les lecteurs de la Bible. Cette préférence n’est pas nouvelle. L’Evangile selon Matthieu est, en effet, le plus cité des évangiles dès le début de l’histoire chrétienne. La popularité de cet évangile n’est pas due au hasard. Elle tient à plusieurs causes que nous allons voir ci-dessous. Auparavant , il convient de dresser un court portrait de son auteur.

Qui est Matthieu ?

Le nom de Matthieu est présent dans toutes les listes d’apôtres citées dans les évangiles. Juif qui exerçait le métier de collecteur d’impôts au service de Rome (l’occupant), Matthieu faisait partie d’une catégorie de personnes souvent haïe par la population. En effet, les collecteurs d’impôts (ou publicains) avaient mauvaise réputation. Ils étaient connu, souvent à juste raison, pour être voleurs. Les collecteurs d’impôts étaient en fait des péagers. Ils étaient chargés de prélever les impôts et les droits de passage sur les marchandises que l’on transportait d’un territoire à l’autre. Aussi, profitaient-ils de leurs positions pour exiger des contribuables plus que nécessaire, cela d’autant plus qu’aucune loi ne protégeait les victimes contre de tels abus.

C’est alors qu’il était en plein travail que Matthieu rencontre Jésus. Celui-ci le voyant lui ordonne de le suivre. Immédiatement Matthieu, sans discuter, obéit, laissant sur place sa fonction. Plus tard, Jésus l’appellera à intégrer le groupe des douze qui l’accompagnera durant les 3 années de son ministère public. En optant pour Matthieu, Jésus a fait un double choix : il a montré que ceux qui étaient le mieux préparés à le recevoir n’était pas les « justes », mais les pécheurs ; en choisissant un homme lettré, il voyait en lui l’évangéliste potentiel dont nous bénéficions des talents encore aujourd’hui.

L’Evangile selon Matthieu

Dès la première phrase, Matthieu dévoile le but premier de son évangile. Il y présente Jésus comme le fils de David et le fils d’Abraham. De toutes les figures juives de l’Ancien Testament, David et Abraham occupent les places de tout premier ordre. Abraham est considéré comme le père de la nation juive, ainsi que le père de la foi juive. David est connu comme le roi juif par excellence, un roi selon le cœur de Dieu. Fait important : les deux hommes ont été l’objet de promesses de la part de Dieu quant au Messie qui devait venir. Le but de Matthieu est de démontrer que Jésus est l’accomplissement des promesses messianiques données à Abraham et David pour les juifs. Il est le Roi des Juifs. C’est d’ailleurs en tant que tel qu’il sera officiellement condamné. « Cet homme est Jésus, le roi des juifs » sera le libellé de l’inscription indiquant le motif de sa condamnation et placée au-dessus de sa tête à la croix.

La conviction de Matthieu, étant que Jésus est le Messie promis et annoncé aux juifs, va colorer tout son évangile. Des 4 évangiles, il est celui qui cite le plus souvent l’Ancien Testament. Matthieu veut démontrer que le vie de Jésus est la réalisation de ce qui était écrit au sujet du Christ. Aussi, le mot-clé de son évangile est le mot « accompli ». Jésus est Celui qui accomplit les promesses données par Dieu aux prophètes. Il réalise l’espérance tant attendue.

L’Evangile du royaume

Pour Matthieu, Jésus est plus que le Roi des juifs. Avec lui, le Royaume de Dieu (ou des cieux) fait irruption dans le monde. Plus de 50 fois, on retrouve cette expression dans l’écrit de Matthieu. 7 paraboles, en particulier, rapportant des extraits de discours de Jésus, écrites au centre de l’évangile, décrivent la façon avec lequel ce royaume se manifeste et cohabite avec le royaume des ténèbres qui domine ce monde. Le discours de Jésus le plus célèbre, le sermon sur la montagne, est en quelque sorte la charte du Royaume.

Autres particularités

Une des raisons de l’affection des croyants pour l’évangile de Matthieu tient à son écriture très structurée. L’évangile est plein de parallélisme. Les chiffres 7 et 3 y occupent une place importante. Le « Notre Père » comporte 7 demandes, le royaume de Dieu est présenté par 7 paraboles, 7 malheurs sont annoncés aux pharisiens ennemis de Jésus, 7 pains et 7 corbeilles sont mentionnés dans le miracle de la multiplication, le pardon doit aller jusqu’à 70 fois 7 fois… Jésus est tenté 3 fois dans le désert, il prie à 3 reprises avant d’aller à la croix… La structure de l’évangile apparaît si clairement lorsqu’on le lit qu’il est celui dont on retient le mieux le contenu.

Extraits de l’Evangile selon Matthieu

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (l’Argent) : chapitre 6, verset 24

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux, car c’est la loi et les prophètes : chapitre 7, verset 12

Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos : Chapitre 11, verset 28

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse : chapitre 12, verset 30

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive : chapitre 16, verset 24

Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux : chapitre 18, verset 20

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde : chapitre 28, versets 19 et 20



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 30 juin 2007

Soleil, soleil

Oh soleil soleil


Quand le ciel sera moins gris
Il me tendra les bras
Un jour comme un ami
Il nous reviendra


Mais je veux déjà
Chanter pour toi
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil


Viens sors enfin de la nuit
Et l'hiver s'en ira
Viens toi qui fait de la pluie
Un grand feu de joie


On attend que toi
Réveilles-toi
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil
Oh soleil soleil soleil soleil soleil soleil

Nana Mouskouri



Le soleil ayant brillé par son absence ce mois de juin, je vous propose de vous réchauffer ici à ses rayons. « Le soleil change souvent d’horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève », a dit Balthazar Y Morales. Savez-vous que la Bible compare Dieu au soleil ? Quelles ressemblances l’astre brillant a-t-il avec son Créateur ? Quelle différences aussi ? C’est ce que je vous propose de découvrir.

Le soleil : l’astre du jour

Dès sa création, la Bible souligne la raison d’être du soleil. Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans le ciel pour séparer le jour et la nuit ! Qu’ils servent de signes pour marquer les rencontres festives, les jours et les années. Le soleil est un signe qui sépare deux mondes : celui du jour et celui de la nuit. Lorsque le soleil se lève, c’est le jour qui paraît. Lorsqu’il se couche, la nuit arrive. Les mêmes effets se produisent avec Dieu dans la vie individuelle et collective des hommes. Dieu, le Dieu de la Bible présent, c’est toute la vie, avec ce qu’elle a de meilleur, qui s’éclaire. Dieu chassé, exclu, ou ignoré, les nations, comme les hommes, ne tardent pas à tomber dans la plus horrible nuit. Or, la nuit, nous le savons, est le moment le plus propice à tous les abus, tous les crimes et toutes les lâchetés. Qui craindre si Dieu n’existe pas ? « Ta lumière, ô Dieu, voilà ce dont nous avons besoin ! »

Le soleil : l’astre aveuglant

Qui peut de ses yeux fixer le soleil ? Ceux qui ont assisté à l’éclipse du 11 août 1999 s’en souviennent. Des lunettes spéciales étaient nécessaires pour l’événement. La seule vue du soleil suffit à rendre aveugle. A Moïse qui voulait Le voir, Dieu répondit : Tu ne peux Me voir en face, car l’être humain ne peut me voir et vivre. Comme pour le soleil, impossible à quiconque de supporter la vision de l’éclat de Dieu. La beauté du soleil n’est pourtant pas inaccessible. Il suffit d’une pluie pour que sa lumière, invisible, se décompose soudain en un magnifique arc-en-ciel. Personne, dit la Bible, n’a jamais vu Dieu. Dieu a trouvé cependant un objet, une personne dans laquelle toutes les nuances de Sa personnalité peuvent se projeter : Jésus-Christ. « La connaissance de la gloire de Dieu resplendit sur le visage du Christ, dira l’apôtre Paul. « Montre-nous le Père ! demanda Philippe à Jésus. » « Il y a si longtemps que Je suis avec vous, et tu ne Me connais pas, Philippe ? Celui qui M’a vu a vu le Père ! répondra Jésus ».

Le soleil : l’astre bienfaisant

Pouvez-vous imaginer un monde sans soleil ? Adieu la chaleur, les fruits savoureux, l’éclat des couleurs… Le paysage devient morne, la vie insipide, l’atmosphère triste. Les psychiatres le savent bien. Les longs mois d’hiver sont les plus propices aux dépressions. Rien de telle qu’une bonne cure de soleil pour remonter le moral. Telle est, trop souvent, la vie sans Dieu : une routine débilitante, un ras-le-bol croissant, un chemin de mort. « Moi, dit Jésus, Je suis la lumière du monde ; celui qui Me suit ne marchera jamais dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Toutes Ses paroles sont comme les rayons bienfaisants du soleil. « Venez à Moi, vous qui peinez sous une charge trop lourde ; Je vous donnerai du repos ». « Celui qui vient à Moi n’aura jamais faim, et celui qui met sa foi en Moi n’aura jamais soif ». « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu ». Quel qualificatif décrit le mieux votre vie aujourd’hui : fade, terne, vide, décevante ? Gorgez-vous, cet été, des paroles du Christ : le soleil de Dieu, avec sa lumière et ses rayons, ne tardera pas à entrer dans votre âme !

Le soleil : l’astre terrible

Les 10 000 victimes françaises de la canicule de l’été 2003 nous le rappellent. Le soleil peut être terrible. Sa chaleur est telle qu’elle dessèche tout. Sous ses rayons, ce qui était vivant hier, dépérit aujourd’hui et meurt demain. La Bible prévoit, sous l’effet du soleil, des jours futurs difficiles. « Le quatrième ange répandit sa coupe sur le soleil. Il lui fut donné de brûler les humains par le feu, et les humains furent brûlés par une chaleur torride. Ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a le pouvoir sur ces fléaux, et ils ne revinrent pas pour Lui donner gloire. » . On a trop souvent tendance, au sujet de Dieu, de ne parler que de Sa bonté. La Bible dit aussi qu’Il est un feu dévorant et que c’est une chose terrible de tomber entre Ses mains. Après avoir patienté des siècles, le Christ, dit Paul, reviendra comme un feu flamboyant pour faire justice . Une seule chose, précise la Bible, permet à l’homme de se mettre à l’abri du feu de la colère de Dieu : sa foi dans le pardon offert par le Christ. Comment allez-vous rencontrer Dieu ?

Le soleil, l’astre universel

Le soleil n’appartient à personne. Il est à tous. Petits ou grands, noirs ou blancs, riches ou pauvres, tous peuvent en bénéficier. Dieu, dit l’Evangile, fait lever son soleil sur les mauvais et les bons. C’est un cadeau qu’Il fait à tous, sans distinction de valeur, de mérite, de niveau intellectuel ou de condition sociale. Il nous rappelle ce qu’est le Christ pour l’humanité : un don gratuit de Dieu offert à tous. Le soleil se lève à l’Orient, puis poursuit sa course jusqu’à l’Occident. Après avoir fait le tour de la planète, il revient à son point de départ. Telle est aussi la Bonne Nouvelle de l’Evangile du Christ. Partie d’Israël, elle s’est mise en route pour illuminer le monde. Eclairant les régions les plus ténébreuses, elle apporte, partout où elle est reçue, vie et espoir. Est-elle entrée chez vous ? Avez-vous ouvert les volets de votre cœur à Ses rayons bienfaisants ? Vous pourrez alors dire comme l’aveugle guéri par Jésus : « Je sais une chose ; j’étais aveugle et maintenant je vois. »

Le soleil, un astre provisoire

Le jour vient où le soleil n’existera plus. Parlant de la ville de Dieu au ciel, la Jérusalem nouvelle, l’apôtre Jean écrit : La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour y briller, car la gloire de Dieu l’éclaire, et sa lampe, c’est l’Agneau (le Christ)… Il n’y aura plus de nuit. Le soleil, avons-nous dit, a été créé pour marquer les époques. L’éternité arrivée, il ne sera plus, comme toutes choses liées au temps. Deux subsisteront : Dieu et vous-mêmes. Réfléchissez-y ! Bonnes vacances sous le soleil de Dieu !


P . S : cette semaine dans le journal l’Express, page courrier des lecteurs, des extraits du billet intitulé ci-dessous « Pauvre Bible » et la réaction du médiateur du journal.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

vendredi 22 juin 2007

L'épouvantail du créationnisme

Une nouvelle stupéfiante !

PARIS (Reuters) - L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe votera la semaine prochaine un rapport visant à défendre la théorie de l'évolution et à maintenir les thèses créationnistes en dehors des programmes scolaires européens.

L'examen d'un tel texte par la principale institution chargée de promouvoir les droits de l'homme en Europe souligne que les attaques émanant de groupes religieux contre l'évolutionnisme - phénomène que beaucoup pensaient cantonné aux Etats-Unis - préoccupent les hommes politiques européens.

Le rapport en question note que la campagne contre l'évolutionnisme trouve ses racines dans différentes formes d'extrémismes religieux et constitue une menace dangereuse pour les connaissances scientifiques.

"Aujourd'hui, des créationnistes de toutes confessions cherchent à imposer leurs idées en Europe. On a ainsi pu assister, depuis quelques années, à plusieurs manifestations émanant de ces différents mouvements sur le continent eurasiatique", peut-on lire dans le rapport. "Les établissements scolaires semblent par ailleurs en être la cible privilégiée."

"Le créationnisme, si l'on n'y prend garde, peut être une menace pour les droits de l'homme." Le Conseil de l'Europe, basé à Strasbourg, travaille sur les questions de droits de l'homme dans chacun de ses 47 Etats membres.

"ATLAS DE LA CREATION"

Le créationnisme prêche que Dieu a créé le monde et tous les êtres qui le peuplent, comme le décrit la Bible. Les sondages réalisés aux Etats-Unis montrent que la moitié des Américains adhèrent à ces idées, qui demeurent très marginales en Europe.

Le rapport, qui sera soumis mardi à l'Assemblée, souligne que les Etats membres du Conseil de l'Europe doivent s'opposer fermement aux enseignements du créationnisme en tant que discipline scientifique qui aurait la même légitimité que la théorie de l'évolution par la sélection naturelle.

"L'ensemble des phénomènes concernant l'enseignement des évolutions en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l'avenir de nos sociétés et de nos démocraties", précise le rapport. "A ce titre, il doit figurer de façon centrale dans les programmes généraux d'enseignement, et notamment au coeur des programmes scientifiques."

Les décisions de l'Assemblée ne sont pas contraignantes pour les Etats membres. Mais le débat et le vote constitueront un baromètre intéressant de l'ancrage de l'évolutionnisme en Europe. Le rapport, rédigé par le socialiste français Guy Lengagne, souligne que les idées créationnistes peuvent faire l'objet de discussions dans le cadre d'études non scientifiques. "Tous les grands représentants des principales religions monothéistes ont une attitude beaucoup plus modérée", souligne le rapport.

Parmi les exemples de campagnes créationnistes récentes en Europe, il évoque le cas de l'écrivain turc Harun Yahya, qui a publié un "Atlas de la Création" de 750 pages qui a été gratuitement distribué dans des écoles en France, en Suisse, en Belgique et en Espagne. Le rapport interroge à ce sujet le biologiste français Hervé Le Guyader, qui juge ce livre "beaucoup plus dangereux que les initiatives créationnistes précédentes, souvent d'origine anglo-saxone".

Cette enquête met en outre à l'index divers mouvements créationnistes à l'oeuvre en France, en Suisse et en Grande-Bretagne, et affirme que des responsables ont commencé à remettre en cause la théorie de l'évolution en Pologne, en Italie, en Serbie et aux Pays-Bas.

L’Inquisition moderne

Pauvre Bible, avais-je écrit dans le billet précédent. Je ne pensais pas si bien dire ! Après les attaques religieuses du XVIème siècle, puis celles des rationalistes du XXVIIIème, voici celles en règle de la communauté scientifique du XXIème. Pas de toute la communauté, comme on voudrait nous le faire croire. Mais de cette frange qui a adopté coûte que coûte l’évolutionnisme comme grille de lecture et d’interprétation de l’histoire de nos origines. Car, même si ses partisans s’en défendent, l’évolutionnisme ne repose pas d’abord sur des faits, mais sur un postulat philosophique. Dans ce sens, il est, comme le créationnisme, lui aussi d’abord une croyance. Aussi, les évolutionnistes ne fonctionnent pas autrement que les croyants. Comme eux, ce sont leurs convictions fondamentales qui les guident et les amènent ensuite, par l’observation, aux conclusions qu’ils en tirent. Nous verrons plus bas cependant que, sur le plan de la pure définition de ce qu’est la science, l’évolution ne peut être reçue que comme une théorie, et jamais comme un fait.

Je suis effaré de lire dans le communiqué de l’agence Reuters que le créationnisme est un danger pour les droits de l’homme. Ma conviction profonde, et l’histoire, m’assure que c’est le contraire qui est vrai. Car, nous le savons, le principe de la sélection naturelle prôné par l’évolutionnisme a fait de terribles petits. Il a engendré une conception purement matérialiste de la vie qui a donné naissance aux deux systèmes les plus meurtriers de l’histoire : le nazisme et le communisme. L’homme n’étant que matière n’a pas de dignité. N’étant qu’un animal au point le plus haut dans la chaîne de l’évolution, sa vie n’a aucun caractère sacré. Il est donc liquidable à souhait, pour autant qu’il gêne la marche en avant de la société vers un monde parfait. Faibles, handicapés, marginaux, sachez-le : pour le bien et le progrès de la société, le principe de sélection naturelle réclame votre élimination. Car c’est le tout qui compte : l’individu, lui, n’est rien !

Jamais autant, par contre, je n’ai eu autant conscience de ma valeur, du sens de responsabilité de mes actes, que depuis que je suis croyant. Je suis, non à l’image de la bête, mais à celle de Dieu. Et non seulement moi, mais aussi mon prochain, quel qu’il soit ! Mon cœur me le dit : ma vie ne s’arrête pas aux quelques années que je vivrai ici-bas. Elle ne m’appartient pas ! Elle fait de moi un débiteur envers Celui qui me l’a donné ! Du coup, les droits de l’homme prennent à mes yeux tout leur sens et leur valeur ! Ce n’est pas la foi biblique en Dieu qui est une menace pour l’humanité, mais la mauvaise foi (celle qui utilise Dieu comme un prétexte), ou la non-foi qui nie jusqu’à la possibilité de son existence ! Enfin ! C'est tout de même étrange que quelqu'un qui, soi-disant, n'existe pas, dérange tant !

Etre croyant est-il un handicap en science ? Parole à un scientifique :

À peu de chose près, tous les fondateurs des sciences modernes étaient "croyants" en Dieu. À priori, on pourrait alors avoir tendance à croire le contraire.

La recherche scientifique incorpore "l'intuition". À titre d’exemple, Ludwing Boltzmann a proposé que la matière était faite de corpuscules invisibles. La Loi des gaz parfaits et son intuition logique lui faisait garder "la foi" dans sa théorie.

Il s'est fait traité de fou par certains scientifiques renommés parce qu'il allait à l'encontre du dogme véhiculé par les scientifiques de l'époque : "ce qui ne peut être observé est mythique". Il s'est battu contre Mach (vitesse supersonique) et d'autres. Il aura fallu attendre la publication des travaux de Einstein au début des années 1900 pour donner une victoire définitive à Boltzmann.

Dogmes et science

Les scientifiques véhiculent des dogmes ; on les appelle respectueusement des paradigmes. Le matérialisme est le dogme central actuel de la science qui stipule que rien d’autre que la matière ne peut expliquer les phénomènes qui nous entourent. Ce qui est vrai la grande majorité du temps. L’erreur monumentale a été de transposer ce dogme dans le cadre des théories des origines : phénomènes du passé lointain inobservable. La matière n’a jamais montré de tendance vers l’auto organisation. La tendance naturelle de la matière est la dégradation vers des états moins complexes (sauf lorsqu’un programme tel l’ADN dicte l’utilisation de l’énergie en vue de la complexification).

Le matérialisme n’a alors aucun sens quand on aborde la question de l’origine de la cellule. Ni l’ADN, ni ses constituants, ni les protéines complexes, ni les membranes plasmiques, ni aucun des centaines de matériaux de base d’une cellule ne se forme spontanément dans la Nature. Pire encore, si on en synthétise et qu’il sont exposés à l’air ou à l’eau, leur désintégration est rapide. Ils ne sont fabriqués et maintenus que dans la cellule.

Le dogme matérialiste qui sert au rejet du créationnisme subsiste donc que par un mince fil : celui des millions et milliards d'années qui sont invoqués comme puissance miraculeuse (inatteignable par observation scientifique) pour annihiler la logique et la physique : la grenouille peut devenir un prince, la bactérie peut devenir un homme, le vide peut engendrer la matière, l'oeuf cosmique peut éclater et former des galaxies, étoiles et planètes dans une harmonie stupéfiante. Absolument n’importe qu’elle élucubration deviendrait possible par l’effet du temps.

Pour ma part, ma logique pure et dure de mathématicien me dit : un ingénieur humain et intelligent peut conceptualiser un ordinateur doter d'information, de programmes et de fonctions.

La cellule la moins complexe sur Terre (Mycoplasma Genitalium) possède déjà plus de complexité qu'un ordinateur moderne (penser par exemple à ses 500 gènes essentiels qui sont comme des programmes informatiques dictant la conception des protéines). À plus forte raison, je proposerai donc comme hypothèse une origine par conception intelligente. Le temps n'amène qu'extinctions et détérioration et nul preuve n'existe pour les millions d'années évoqués à toutes les sauces (http://lifeorigin.over-blog.net/article-5276772.html).

Finalement, les 1ere et 2e loi de thermodynamique imposent que ce créateur intelligent soit hors de la matière, hors de l'Univers.

Citations

« Si un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène : Louis Pasteur. »

« En l’absence d’autres preuves, mon pouce suffit à me prouver l’existence de Dieu : Isaac Newton. »

« La probabilité pour que la vie soit le résultat d’un accident est comparable à la probabilité pour qu’un dictionnaire soit le résultat de l’explosion d’une imprimerie : Edwin Conklin, biologiste, Université de Princeton »

« Je n’ai pas vu Dieu dans l’univers, mais j’ai vu Son évidence : Frank Borman, astronaute d’Apollo 8
Les cieux racontent la gloire de Dieu : le roi David.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 16 juin 2007

Pauvre Bible !

Pauvre Bible !

Pauvre Bible ! Y a-t-il autre livre que toi qui ait connu pareil sort ? Comme Moïse et Jésus, les deux principaux personnages de ton histoire, tes ennuis ont commencé avec ta naissance. Forcément, comme eux, tu dérangeais. Le pouvoir politique ou religieux en place ne voulait pas de toi. Mais, surnaturellement, tu as survécu. Comme Moïse et Jésus, ta vie ne fut pas facile. Longtemps tu as du te taire. Tu as vécue muselée, cadenassée… Longtemps, et à bien des endroits, tu as été censurée, interdite, brûlée… et, avec toi, tous ceux qui t’aimaient et voulaient te faire connaître ! Forcément, tu es de la dynamite ! Et il n’est pas question de laisser un tel explosif entre les mains du peuple. Aussi étais-tu réservée à une élite : les sages, les rois, le clergé, les savants, les nobles… Les prélats, les cardinaux de Rome ne cachaient pas leurs craintes de te voir enseignée au bas peuple. Au XVIème siècle, ils n’ont pas hésité à avertir un pape nouvellement nommé du danger de ta vulgarisation :

« La lecture de l’Evangile, ont-ils écrits à ton sujet, ne doit être permise que le moins possible surtout en langue moderne et dans les pays soumis à votre autorité. Le très peu qui est lu généralement à la messe devrait suffire et il faudrait défendre à quiconque d’en lire plus. Tant que le peuple s’en contentera, vos intérêts prospéreront ; mais dès l’instant qu’on voudra en lire plus, vos intérêts commenceront à en souffrir. Voilà le livre qui plus qu’aucun autre provoquera contre nous les rébellions, les tempêtes qui ont risqué de nous perdre. »

Puis les auteurs continuent en donnant les raisons de leurs craintes :

« En effet, quiconque examine diligemment l’enseignement de la Bible et le compare a ce qui se passe dans nos Eglises trouvera bien vite les contradictions et verra que nos enseignements s’écartent souvent de celui de la Bible et plus souvent encore s’opposent à celle-ci. Si le peuple se rend compte de ceci, il nous provoquera jusqu’à ce que tout soit révélé et alors, nous deviendrons l’objet de la dérision et de la haine universelle. Il est donc nécessaire que la Bible soit enlevée et dérobée des mains du peuple avec zèle, toutefois sans provoquer de tumulte. »[1]

Pauvre Bible !

Malgré une enfance difficile, tu as tout de même atteint l’âge adulte. Tu t’es libéré de l’emprise de ceux qui avaient programmé ce que tu avais le droit d’être et de dire. La réforme est venue et l’imprimerie t’a donné des ailes. Ce sont tes pages que le génial Gutenberg a eu à cœur de mettre sous presse. Libre d’accès dans la langue du peuple, on aurait pu croire tes ennuis terminés. C’était sans compter les discoureurs, issus du rationalisme, de la Haute Critique. « Pour qui te prends-tu, Bible ? Tu as le culot de te dire inspirée, soufflée de Dieu… C’est ce qu’on va voir ! » Et voilà notre Bible dépouillée, insultée, ridiculisée, mise en demeure de prouver ce qu’elle est. Un sort qui me rappelle vaguement celui de Quelqu’un d’autre, que tu connais bien, et qu’on a fini par crucifier…

Curieusement, un effet inverse à celui désiré se produit ! Comme le dit un emblème huguenot, « Plus à me frapper on s’amuse, tant plus de marteaux, on y use. » Comme la pierre scellée ne put retenir Jésus prisonnier du tombeau, de même plus on s’acharne contre toi, plus tu montres réellement qui tu es. Tu te multiplies tant que tu deviens le Livre des livres, les best-seller de tous les temps, la parole la plus aimée, la plus lue, la plus chérie, la plus crue. Qui l’aurait cru ?

Pauvre Bible !

Cette semaine, dans le magazine l’Express, on procède à ta nième dissection ! On a réuni, pour l’occasion, « les meilleurs spécialistes » pour nous faire part « des découvertes les plus récentes » pour que « les derniers mystères » qui subsistent à ton sujet soient éclaircis. Enfin, on va savoir, Bible, qui tu es ! Déception : rien de nouveau sous le soleil. On a fait que redire ce que l’on ne cesse de dire de toi depuis 3 siècles. Tu es un tissu d’imaginations… Moïse n’a jamais rien écrit ou presque… le déluge universel n’a pas existé… certains de tes récits ne sont que de la propagande… les murailles de Jéricho ne se sont écroulées que dans la tête de leurs auteurs… les rois David et Salomon n’ont jamais eu de palais… Jésus ne serait pas né à Bethléem… Judas ne serait pas le traître que l’Evangile dit… Comme d’habitude, un seul son de voix qui en éclipse bien d’autres, toutes aussi éminentes, qui disent exactement le contraire !

Bible si riche !

Jusqu’à la fin, malheureusement, il sera dit que l’on te traitera de la sorte. D’ailleurs, tu l’avais toi-même prédit. Les derniers temps, avec leurs moqueurs, seraient les plus difficiles. Mais, ceux qui te critiquent, réalisent-ils ce qu’ils font vraiment? Car douter de toi, c’est :

1. Douter de Dieu, de Son existence, de Sa capacité à communiquer avec nous et de mettre à notre portée, dans des mots, la connaissance de vérités éternelles.

2. Douter de la possibilité d’avoir accès à la Vérité. C’est livrer notre vie au hasard, au tâtonnement perpétuel, à l’incertitude éternelle, à l’ignorance continuelle, au désespoir le plus cruel…

3. Douter de l’histoire même. Car si les faits rapportés par la Bible (qui est le livre de l’Antiquité qui, de loin, sur le plan archéologique, est le plus crédible) ne sont que purs fantasmes, qui me dit que quoi que ce soit d’autre est vrai ? La vérité appartient dès lors à celui qui a parlé le dernier.

Les critiques de la Bible ont cependant oublié une chose ! C’est que la clé qui ouvre l’accès à la richesse de la Bible, à la conviction qu’elle est bien ce qu’elle prétend être, est, non la clé de la raison, mais celle de la foi. C'est en s'éprouvant que la Bible se prouve. La Bible ne nous demande pas de tout savoir pour croire, mais de croire pour tout savoir. Il y a dans la Bible assez de clarté pour ceux qui veulent croire, mais aussi suffisamment d'obscurité pour ceux qui ne le veulent pas. C'est pourquoi la Bible requiert l’humilité du chercheur authentique, de celui qui ne prétend pas tout connaître, mais qui s’assied d’abord pour entendre, écouter, apprendre. « Dieu a-t-il réellement dit ? » C’est par le doute que, selon la genèse, le mal est entré dans le monde. C’est par le doute aussi qu’il périra !
Ce ne sont pas les obscurités de l'Ecriture qui empêchent de croire, ce sont ses clartés : William Torrey

[1] Lettre envoyée par les cardinaux de Rome lors de l’élection du pape Jules III, en 1550. Bibliothèque National, Folio 1089, Vol II, p 641 et 650, référence Fonds Latin n°12558, année 1550.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 9 juin 2007

Bonne Nouvelle !


BONNE NOUVELLE !

Commencement de la bonne nouvelle de Jésus-Christ ! C’est par ces mots que s’ouvre l’Evangile selon Marc ! Bonne nouvelle : cette expression suffit à elle seule pour résumer et définir ce qu’est l’Evangile. En introduisant son évangile de la sorte, Marc tient d’entrée à souligner deux choses :

Jésus : thème de l’Evangile

L’Evangile a un thème et un seul : Jésus-Christ. Jean, auteur d’un autre évangile, le précise bien en conclusion de tout ce qu’il a écrit : Ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez par Lui la vie éternelle. La rédaction des Evangiles poursuit un but affiché : nous présenter l’homme qu’était Jésus et, à travers ce portrait, nous amener à la conviction qu’Il est le Christ, le Fils de Dieu. Jean précise que l’opinion que nous avons de Jésus n’est pas sans conséquence. Car on ne peut prendre de l’Evangile que ce qui nous intéresse : un exemple, des leçons de morale, des principes éthiques ou philosophiques... L’Evangile a un but, et un seul : il a été écrit, comme le dit l’intitulé de mon blog, pour que tu croies. C’est un tout que l’on prend tel qu’il se présente ou que l’on rejette. Ou notre conviction s’accorde avec celle que les auteurs des Evangiles transmettent par leurs écrits (Jésus est l’Envoyé de Dieu, venu pour régler la question de notre salut et de notre éternité), ou nous pensons autre chose et, en ce cas, le Jésus auquel nous disons croire n’est pas celui auquel les évangélistes croient. C’est un autre Jésus, fruit de notre fabrication, différent et non conforme à celui que les évangiles révèlent.

Une bonne nouvelle : contenu de l’Evangile

L’Evangile est une bonne nouvelle. Pour quiconque n’a jamais lu la Bible (et en particulier l’Ancien Testament qui précède les Evangiles) ce terme ne peut être compris. C’est à Jean que nous allons de nouveau faire appel pour nous éclairer sur le sujet. En introduction de son évangile, il explique le grand changement opéré par la venue de Jésus-Christ. Faisant référence à la période qui précédait sa venue, Jean dit : la loi est venue par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus-Christ. Avant Jésus, les rapports entre Dieu et les hommes étaient conditionnés par la loi : une liste contraignante de règles et d’obligations. Bien que bonne, la loi était décourageante. Elle mettait en relief l’échec de l’homme à s’y conformer. Pire encore : les commandements de la loi l’excitaient même à la désobéissance. Chacun sait, en effet, qu’il suffit que quelque chose soit interdit pour l’attirer. Or, la loi est claire : sa transgression ne peut aboutir qu’à une seule chose : notre séparation avec Dieu, la mort physique, spirituelle, éternelle…

L’Evangile est une bonne nouvelle parce qu’il est la proposition, par Jésus-Christ, d’un autre type de relation avec Dieu. Jésus-Christ ayant parfaitement obéi à la loi, et ayant subi la sanction prévue par la loi pour la faute (la mort), Dieu nous propose, par la foi en Jésus, de mettre pour toujours à notre compte son obéissance et sa justice. Couvert par Lui, nous pouvons désormais sans crainte nous approcher de Dieu et avoir accès à la vie éternelle. La bonne nouvelle de Jésus-Christ n’est pas d’abord la promesse d’une vie terrestre meilleure, plus facile. Les martyrs de la foi d’autrefois et d’aujourd’hui ne s’accrochent pas à une telle chimère. Elle est dans la perspective d’un accès assuré à Dieu pour l’éternité dû à l’effacement de nos fautes par Jésus-Christ, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » Une telle espérance chevillée au cœur transcende l’existence et change la vie. C’est la Bonne Nouvelle des bonnes nouvelles, une bonne nouvelle durable, quotidienne, définitive.

4 Evangiles

Pourquoi 4 évangiles : un seul ne suffisait pas ? Une petite précision d’abord : les Evangiles ne sont pas, au sens où on l’entend aujourd’hui, une biographie du Christ. Chacun des auteurs des évangiles poursuit un but qui lui est propre en écrivant. Il vise un public particulier et veut mettre en valeur un aspect de la vie et de la personne si riche de Jésus. Mais la liste des faits rapportés par les évangélistes n’est de loin pas exhaustive : Jésus, dira Jean en concluant son évangile, a encore fait beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, le monde même, j’imagine, ne pourrait contenir les livres qu’on écrirait. Exagération d’un disciple enthousiaste ? Vision prophétique plutôt ! Car, aucun autre homme dans le monde n’a autant transformé de vies et influencé le cours des nations. « Tous les siècles proclameront qu’entre les fils de l’homme, il n’en est pas né de plus grand : Ernest Renan. »

Une présentation de chacun des Evangiles fera l’objet de futurs billets. Pour vous mettre en appétit, je me contenterai ici de ce résumé succinct :

Evangile selon Matthieu : thème : Jésus le Roi des juifs. Public visé : les juifs. Symbole de l’évangile : le lion. Mot-clé : tout est accompli

Evangile selon Marc : thème : Jésus, le Serviteur. Public visé : les non-juifs. Symbole de l’évangile : le bœuf. Mot-clé : aussitôt

Evangile selon Luc : thème : l’homme idéal (le fils de l’homme). Public visé : le monde grec. Symbole de l’évangile : un visage d’homme. Mot-clé : compassion.

Evangile selon Jean : thème : Jésus : Fils de Dieu. Public visé : le monde entier. Symbole de l’évangile : l’aigle. Mot-clé : croyez !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 2 juin 2007

Plus fort que la haine !


Un inconnu blessé…

Au Nord-Ouest de l’Inde, un groupe d’hommes descend dans la vallée portant sur une civière un blessé aux yeux bandés. Ils l’amènent à la clinique du docteur blanc. Dès qu’il les voit arriver, le Docteur Pennell, médecin missionnaire anglais, s’avance sur le seuil de la porte. « Qui amenez-vous là ? » Les porteurs haussent les épaules. « Nous l’ignorons. L’homme gisait gravement blessé au bord du chemin, alors nous l’avons emmené. As-tu de la place pour lui, Docteur ? » Le médecin se penche sur le malheureux. Pas de doute : c’est un Afghan, probablement membre de la tribu des pillards Patau qui combat sans cesse les tribus voisines. Sûrement un nouveau cas de vengeance sanglante ! « Amenez-le, pour lui nous avons un lit », réplique aimablement le médecin.

Dialogue

Dans son lit, le patient s’agite. Le Docteur Pennell s’approche et le malade éclate :
- Docteur, redonne-moi la vue, je pourrai alors retrouver et tuer l’homme qui m’a mis dans cet état. Mon cœur crie vengeance. Lorsque je l’aurai tué, cela me sera égal d’être aveugle toute ma vie.
- Mon ami, répond le Docteur, tu as été admis dans une clinique chrétienne. Notre Seigneur Jésus-Christ veut que nous apprenions à pardonner à nos ennemis.
S’asseyant sur le bord du lit, il se met à lui parler du Fils de Dieu qui vint sur la terre pour révéler aux hommes le chemin de l’amour, en mourant pour ses ennemis.
- Ce sont de beaux mots, interrompt le malade, mais pour moi, ils ne signifient rien ; je veux me venger… me venger ! Mon ennemi m’a pris les yeux, cela lui coûtera la vie. Il n’y a pas de puissance plus grande que la vengeance. Dans ma tribu, je serai couvert de honte si je ne me venge pas.
- D’autres malades m’attendent encore. Mais ce soir, je reviendrai et je raconterai l’histoire de quelqu’un qui s’est aussi vengé, déclare le Docteur Pennell en s’éloignant.

Récit

A la tombée de la nuit, d’autres malades désirant aussi écouter l’histoire se groupent autour du docteur.

« Il y a longtemps, le gouvernement anglais envoya le capitaine Conolly comme ambassadeur en Afghanistan. Cependant, celui-ci ne parvint pas jusqu’à la capitale du pays, car, dans une contrée déserte, il fut assailli par une tribu de ce peuple qui le saisit et s’empara de tous ses bagages. Il fut accusé d’espionnage et jeté en prison. Un autre anglais, le capitaine Stoddard, lui aussi attaqué sans raison, était enfermé dans la même prison. Quelle joie pour ces deux hommes de se trouver ensemble ! On autorisa même le capitaine Conolly à garder le livre de prières que sa sœur lui avait donné à son départ pour les Indes.

Les semaines et les mois s’écoulèrent dans une extrême monotonie, interrompue uniquement par les brutalités des gardiens. La nourriture était mauvaise, insuffisante, et le cachot uniquement éclairé par un petit trou en haut du mur. Le livre de prières était leur seul réconfort : il leur montrait les choses essentielles de la vie, les consolait par ses prières et ses cantiques qui leur faisaient sentir la présence de Jésus. Le livre de prières remplit encore un autre service. Par le moyen d’un gardien, les deux hommes avaient réussi à se procurer de quoi écrire. Les marges du livre se remplirent de notes sur leur existence et leurs souffrances.

Un an s’écoula ainsi. Les dernières inscriptions relataient comment, un jour, les deux hommes furent sortis de prison, publiquement battus, et comment ils durent creuser deux tombes. Les familles, les amis, et le gouvernement anglais attendirent en vain un signe de vie. Tout espoir disparut lentement. Plus de vingt ans s’écoulèrent…

Un officier russe, flânant dans les rues de Boukara en Asie Centrale, entra un jour dans une boutique de brocanteur. Il y trouva un livre de prières anglais avec de nombreuses annotations. Il ne pouvait pas en déchiffrer le contenu, mais découvrit une adresse sur la première page. « Peut-être ce livre a-t-il une valeur pour ces gens-là », pensa-t-il. Il l’acheta et l’envoya en Angleterre. Ainsi, après plus de vingt-deux ans, la sœur du capitaine Conolly reçut le livre qu’elle avait offert à son frère…

Elle se plongea dans la lecture des annotations et son cœur saigna en apprenant la grande injustice dont avaient été victimes les deux hommes. Que devait-elle faire ? Cela méritait des représailles ! Mais des représailles… chrétiennes. La sœur du capitaine Conolly n’était pas riche. Pourtant, elle décida d’envoyer à la clinique de Patau tout l’argent qu’elle pouvait rassembler ou économiser, avec la recommandation suivante : « Dans cette clinique, un lit doit toujours être disponible pour accueillir un Afghan malade ou blessé, qui sera soigné gratuitement jusqu’à sa guérison. Je fais cela en souvenir de mon frère qui a tant souffert de la part des Afghans et qui est mort dans leur pays. »

Epilogue

Le silence règne dans la petite salle. Le docteur Pennell pose alors sa main sur l’épaule de l’Afghan aveugle : « Mon ami, tu es couché dans ce lit : la vengeance de la mort du capitaine Conolly est que tu puisses guérir de tes blessures. » Le blessé comprend alors qu’il y a une puissance plus forte que la haine : la puissance de l’amour de Jésus-Christ.

Tiré du magazine « La bonne nouvelle dans la famille » : mars 2003




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus